‹ Corvisart et la cardiologieChapitre 9 sur 26 · LL ARS EP · texte numérisé non relu

LL ARS EP

Méya CE pépos fyetmor vis Ley vs elyat 10 Covacthot cxoreiy Pouvoir explorer est, à mon avis, une grande par- * tie de l'art ». Si une classification, et par là une clarification a été apportée par Sénac dans le fatras des affections cardiaques jusqu'alors délaissées et mal connues, c'est bien Corvisart qui, en sentant la nécessité d’explorer, mérite d'être tenu pour le fondateur de la clinique cardiologique. À

Quanr À PorTar, lui aussi est parfois cité comme un des précurseurs de Corvisart, à ce point qu'à peine ce dernier aurait-il le bénéfice de quelque innovation.

Or, à remonter aux sources, on à peine à imaginer que ces deux hommes furent contemporains ; mieux encore, que Portal survécut à Corvisart. Portal, c’est, en effet, la vieille faculté en habit à la française et en perruque; avec son esprit. dogmatique, ses classifications immuables depuis l’antiquité, son absence vomplète de sens clinique, son dégoût de toute nouveauté. Si l’on vient à chercher en quoi il aurait été un -des fondateurs de la Cardiologie, on se demande pourquoi l’on ne pourrait de même lui attribuer le mérite d'avoir jeté les bases de toutes les autres branches de la pathologie. C’est, de fait, un compilateur et son titre de gloire est d’avoir publié un énorme recueil « contenant les découvertes importantes de la médecine et de la chirurgie depuis leur origine, et une analyse critique de tous les ouvrages sur [a matière, jusqu'aux thèses inclusivement » (1).

(1) Dictionnaire de la Biographie et d'Histoire. Bachelet.

De cet ouvrage, véritable encyclopédie, une petite partie seulement nous intéresse et à aucun moment une personnalité ne transparaît derrière un style compassé.

Le renom de cardiologue lui vient sans douté de ce qu'il fut chargé par son maître Sénac de faire paraître la deuxième édition de son « Traité sur la structure du cœur ». Il n’eut guère d'autre mérite que « d’ajouter quelques figures et d'enrichir ce traité de quelques observations excellentes sur la structure du cœur ». |

Par ailleurs, il publia quelques Mémoires sur des affections cardiaques qu'il avait observées : il y reste fidèle à la tradition, n'apporte pas un seul élément de précision dans le chaos où s'égare encore le diagnostic. Nous avons ainsi relu des notes sur « les morts subites par rupture du ventricule gauche du cœur » (1) : äl y affirme la fréquence de ces ruptures, en dehors de toute altération qui ait préalablement affaibli le tissu de ce viscère, ruptures causées, dit-il, par la contraction du cœur ; après quoi il affirme que souvent « le ventricule droit est dilaté, Sans que le ventricule gauche le soit, lequel même est alors souvent rétréci ».

Pas une de ces conclusions n’est vraie : nous verrons que Corvisart ne commet pas de telles erreurs, tandis qu'il donne, au contraire, des descriptions restées exactes.

Ailleurs, il prétend établir que « l’inflammation du

péricarde ou péricardite... ne peut jamais être ainsi dif-

(1) Mémoires sur la nature et le traité de plusieurs maladies. Tome II. p. 1 (1.800).

4 Las.

Page 1