‹ Cosima, ou, La haine dans l'amourChapitre 29 sur 55 · SCÈNE IV NÉRI, COSIMA, ORDONIO · texte numérisé non relu

SCÈNE IV NÉRI, COSIMA, ORDONIO

Vous ne m'attendiez pas aujourd'hui?

COSIMA, troublée.

Vous êtes le bienvenu, mon ami !

NERIj a part.

11 ne me semble pas ! (Haut.) J'ai quitté Florence pour vous apporter cette lettre de votre mari.

COSIMA

Ah ! merci!...

Elle prend la lettre précipitamment, se rassied sur le banc et ouvre la lettre. Tout en la parcourant, elle lève les yeux a la dérobée et regarde avec inquiétude Néri et Ordonio, qui ne se parlent pas et se tiennent dans une attitude hautaine et gèuée.

ORDONIO, à part.

Comme cette lettre est venue à point pour lui servir de contenance !

NERI, à part .

Comme elle est troublée!... Que s'est-il donc passé?,..

(Haut.) Ma chère Cosima, je ne suis point seul. J'ai rencontré en chemin votre oncle le chanoine et les amis de votre mari qui venaient vous rendre visite. Je les ai devancés.

COSIMA

En ce cas, mon ami, allez les recevoir; je voudrais lire

sans distraction la lettre d'Alvise. (Néri s'éloigne après avoir regardé Ordonio, qui ne le suit pas. — Cosima, s'adressant à Ordonio.) Allez aussi, Ordonio.

ORDONIO , ironiquement.

Il est donc bien jaloux?

COSIMA

Vous voulez donc me compromettre ?

ORDONIO.

Je ne veux pas vous .brouiller avec lui 1

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