SCÈNE VIII
PASCALINA, ALVISE, en tenue de voyage.
PASCALINA
Jésus, Maria!... Qui étes-vous?... Je crie au voleur, d'abord !
ALVISE
Tais-toi, folle! ne me reconnais-tu pas?
PASCALINA, laissant tomber son flambeau. Ah! notre maitre!...
ALVISE
Oui, mon enfant, ne fais pas de bruit. Je suis entré par la petite porte du parc J'ai laissé mon cheval attaché à un ar-
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bre... Je me suis glissé jusqu'ici. J'ai bien entendu plusieurs voix...
PASCALINA
Ah! monsieur, c'est votre oncle lechanoine...etM. Néril... vrai! et vos deux vieux voisins, sur l'honneur!
ALVISE
C'est bon, c'est bon ! Laissons-les partir. J'aime mieux qu'ils ne me voient pas. J'ai honte d'être si ému ! Je suis si heureux de revoir ce jardin... et cette maison!
P ASC ALIX A, à part, essuyant ses yeux.
Pauvre maître ! (Haut.) Je vais avertir madame, n'est-ce pas?
ALVISE
Non, non, ne lui dis rien de mon arrivée!... Je me fais un plaisir de la surprendre.
Pascalina sort.