L'HOMME PRIMITIF ET LE CIEL LE SCHÉMA ET LES SCIENCES
Nous voici parvenu au terme de noire travail qui n'est que l'ébauche de la grande œuvre que pourront poursuivre les esprits amoureux de la Lumière et de la Vérité.
Le Ciel est la voie spirituelle, la voie unique où se confondent toutes les voies. L'Antiquité est là pour nous le prouver. En Janvier 1822, le Planisphère de Dendérah fut transporté d'Egjpte à Paris et de suite éclatèrent des polémiques à son sujet. Un savant, le Chevalier de Paravey s'exprimait ainsi sur l'origine du g-enre humain : « Relaéivemenf: « au genre humain et à son origine sur la terre, il « existe deux systèmes principaux, qui se parta- « gent les esprits en ce moment.
« L'un, adopté par les matérialistes, consiste à (( regarder l'homme comme une combinaison for- « tuite du hasard, comme un être sorti du limon de (( la terre, sur laquelle il a rampé longtemps dans
« lin état inférieur à celui des plus vils animaux ;
(( c'est ainsi que le présente M. le colonel et acadé-
« micien Borv de Saint-Vincent, dans son Essai sur
« les Races, extrait du nouveait dictionnaire clas-
« signe d'Histoire naturelle. C'est aussi presque à
« la même idée qu'arrivent quelques auteurs, spiri-
« tualistes à la vérité, et reconnaissant que l'homme
« est sorti des mains de Dieu, mais sans science,
« sans l'usage de la parole surtout, qu'il n'a acquise
(( que par le bon usag-e de ses facultés.
« L'autre système, conforme à la Bible et aux
« livres sacrés conservés en Chine, nous montre
(( l'homme comme une noble intelligence, descen-
« due dit Ciel, avec la science et la parole, et sou-
« mise ensuite, mais par punition seulement, à la
« suj'étion des sens; c'est une tradition qu'on voit
« admirablement conservée dans le discours préli-
« minaire du Ghoii-king, où il est dit : que Hoang-
« lij (ou r homme-rouge, c'est-à-dire Adam), naquit
« avec une intelligence extraordinaire et savait
« parler en naissant : c'est ce ([ui a été exprimé par
" M. de Donald, quand il a répété, d'après le divin
« Platon, (jue VJiomme était une intelligence servie
*< par des organes.
« Si, comme tout le démontre, ce dernier point
« de vue est le véritable; si, comme le disent la
« Bible et les livres conservés en Chine, les premiers
« hommes, à peine soumis aux maladies, altei-
« g-naient une vie i\v plusieurs centaines d'années,
« (UI ronroit (jue Iciiis découvertes ont dû être
« sublimes: on se hi»iire aisément (|u'elles oui dii
« égaler, si ce n'est surpasser les nôtres.
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« Que l'on imagine en effet, Leibnitz et Newton, « vivant seulement trois cents ans, et vivant sans « maladies, sans ces infirmités qui accablaient « Pascal et que l'on évalue alors ce que la force de « leur esprit eût peu à peu pénétré. Nous passons « maintenant notre courte et triste vie à apprendre « pour bientôt oublier; mais il n'en était pas de « même avant le déluge, et jusqu'au temps d'Abra- « ham, ce patriarche célèbre, dont le souvenir rem- « plit encore tout l'Orient.
« La mémoire de ces premiers hommes était pro- « digieuse; leur pénétration devait être admirable, « comme le démontre la combinaison si ingénieuse « des hiérog-lyphes qui nous restent encore, et qui « peuvent nous faire jug-er de la force de leur esprit, « si grande qu'ils avaient à peine besoin d'écrire « pour se transmettre les faits relatifs à cet ancien « monde ; de ces hiéroglyphes dont tant de person- « nés ont à peine une idée confuse, et qui cependant « ont été la seule écriture en usag-e avant le déluge « et pendant plus de 1.000 ans après ce grand cala- « clysme. Aussi leurs poèmes hiéroglyphiques sur- « passaient-ils V Iliade et VOdyssêe, que nul cepen- « dant n'a pu ég-aler parmi nous, et leurs statues « étaient-elles supérieures à celles des Phidias, et à « cet Apollon du Belvéder, éternel désespoir de nos « sculpteurs.
« C'est ce que nous prouvent et les Vèdas des « Indiens et les Kings conservés en Chine, et le livre « sublime de Joh, où se montrent, outre une foi « profonde et une admirable poésie, des connais - « sauces que toutes nos sciences modernes nous ont
(( démontrées seulement depuis un temps fort peu « reculé : c'est dans cette haute science des anciens, (( qu'il faut rechercher la raison qui porta les ;< peuples qui vinrent après, à déifier, dans les place nèlcs, dans les constellations, dans leschants poéti- « (|ues, ces hommes prodii^ieux des temps primitifs. »
Nous le voyons, M. de Paravey, astronome distini»ué, mais non astrologue était de notre opinion. Si nous nous adressons à la Chine, elle nous donnera le Yi : King, le livre des changements de la dynastie des Tsheou ow le livre des Koua, établi en entier sur les mouvements célestes, nous en extrayons ce commentaire sur le Soleil (1).
« Si Shan tshen Ski dit: Le Soleil disparaît, la « Lune surgit; le froid cesse et est remplacé par la « chaleur; le jour et la nuit, l'obscurité et la clarté « se succèdent sans fin ; tel est le cours ordinaire de la (( marche (Tao) des phénomènescélestes. Les hommes « saints, en l'observant pour faire le livre des chan- « gements, ne hreiit ({ue mettre en lumière la loi « immuable de croissance et de décroissance de la « négativité et de la positivité. Si la positivité cioîl, « la négativité diminue ; si la négativité grandit, la « positivité se dissipe ; une période de croissance et « une période de décroissauce, lelle est la loi du « Ciel. L'homme {\m étudie le livre des changements (( connaîtra la raison d'être du bonheur et du mal- « liciir, (le la décadence et de l'élévation, et la voie « i-alionnelle (Tao) selon la(|n('ll(' il convient d'avan-
(I) Annales du Musée (îuiMtT(Le )V ; Kiiui,, tomes V'III et XXIII. Paris, Leroux, I88."i.
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« cer ou de reculer, de laquelle enfin résulte le salut « ou la perte. »
La Mythologie nous donne également connaissance des puissances célestes personnifiées dans l'humanité, nous l'avons vu au cours des études qui précèdent. Enfin nous avons soutenu et nous maintenons cette thèse que l'homme né du Ciel et de la Terre porte le Ciel et la Terre en lui-même, et que dans chaque chose qu'il fait, il représente un fait céleste, dans chaque acte qu'il accomplit, il signe une action céleste.
C'est pourquoi notre Schéma est juste pour toutes choses et pour tous les êtres ; car ce Schéma c'est le Zodiaque, mot qui signifie Lumière dualisée et corporisée, c'est-à-dire ZO manifestation lumineuse; en positif et nég-atif /)L4, enfermé dans la formule élémentaire QUE.
Ce Schéma est d'accord avec toutes les sciences, toutes les philosopliies et toutes les religions; de lui sont sorties les connaissances humaines et en lui reste latente la connaissance absolue. Les lang-ues les lettres, les nombres, les formes, la mécanique la chimie, l'électricité, la médecine oX tous les arts et tous les visages, différenciation de la face, que nous ne connaissons pas. Etudiez l'architecture avec ce Schéma et vous apprendrez seul à connaître les styles. Etudiez le mouvement, la force et ses centres de puissance, allez avec lui dans la géométrie, dans Talg-èbre, allez dans l'analyse la plus ténue, il sera pour vous le soutien le plus sûr, comme il fut l'appui
des grands philosophes de l'Antiquité. Etudiez encore les applications de l'Electricité qui a été pro-
duite. justement en accomplissant la condition principale du Schéma qui est le mouvement, vous comprendrez les lois qui régissent les courants et vous ferez encore des découvertes.
Oui, nous le répétons et nous l'affirmons, la Divination est la plus haute science ; mais c'est aussi la plus terrible pour l'homme qui s'enfonce dans les ténèbres et s'abrutit dans la fang-e terrestre. Le Ciel est le livre sacré qui porte en lettres de feu la condamnation de l'homme ; l'homme qui ne se souvient des secrets de la Nature que pour accomplir ses crimes; qui tue par le fer, par le feu, par toutes les sciences et par l'esprit de mensonge.
La Chiromancie et la Physiog-nomonie nous prouvent c{ue le mal est vivant dans l'humain et (ju'il y a laissé sa marque indélébile, son sceau qu'on nomme le Destin. Or s'il y a une destinée, c'est qu'elle est juste, équitable, ([u'elle émane d'une Justice audessus de toutes les Justices, et qu'il y a une raison aux douleurs et aux souffrances humaines, à toutes les liorreurs et à toutes les atrocités de l'humanité.