LA LÉGENDE, LES QUATRE KACES
Du nord, le courant le plus gi-antcsquc de durelé et de barbarie, les légendes des monstres, symbole des éléments déchaînés, conflit du nord et du sud : le crépuscule des Dieux.
La Grèce et sa personnification mythologique des forces de la nature, innombrables dieux qui gouvernent les éléments. La Gaule, sous l'influence des Druides sacrificateurs, l'Italie et ses Romains envahisseurs ; enfin l'Allemagne et ses Germains destructeurs.
Cette nappe blanche que l'on peut imaginer audessus du triangle semble être la base d'un autre triangle invisible dont la pointe se perd dans les glaces éternelles, condensation des forces d'en bas. Elle est la race envahissante qui bouleverse le globe à mesure que son union s'accentue au sud, car elle descend en parties négative et positive, elle est par excellence la race assimilatrice et pratique : c'est le refroidissement du feu et des vapeurs parties du sud. \
C'est en elle que le christianisme a pris sa plus g-rande extension ; c'est chez elle que son Église s'est installée ; c'est en elle que la Croix est inscrite et c'est d'elle que viendra cette Fin des Temps annoncée par les prophètes.
Cet essai ethnographique n'a rien de scientifique, mais nous le proposons aux esprits réfléchis pour leur suggérer de nouvelles idées sur les couleurs du spectre et sur la qualité de chaque rayon quand on parvient à les isoler.
Le premier sacrifice de l'homme fut d'immoler son semblable, puis de le manger, telle est la base
de toutes les religions : le sacrifice. Nous allons dans la suite en démontrer les diverses transformations pour parvenir au sacrifice divin.
l'Ixde et la Chixr
Le Brahmanisme, religion des Hindous ne manque pas de raison ni de sublimité ; il est l'expression même de notre Schéma, il contient en même temps les mêmes lég^endes mythologiques, et c'est aussi la religion qui se rapproche le plus du Christianisme. Brahma ou Bralim (l'a ne se prononce pas) est le principe et l'essence du monde, la source unique et divine de tous les êtres, et à laquelle ils retournent. On ne le représente par aucune fig-ure; sa g-loire est si grande, disent les Védas, qu'il n'en saurait exister aucune image. Brahma, dont le nom se distingue du précédent par un a long est la première personne de la Trimourti ou triade Hindoue. Dans la Mythologie indienne, il existe une triade suprême, inférieure à l'être souverain, mais qui a reçu de lui le soin et le gouvernement du monde. Elle est composée de Brahma, le pouvoir créateur, de Wichnoii, le pouvoir conservateur, et de Siva, le pouvoir destructeur et régénérateur. Brahma, revêtu du pouvoir suprême, procéda à la création. Il commença par diviser l'œuf en deux parts, dont il forma le ciel et la terre, entre lesquels il plaça le vide ou ratmos])hère, c'est bien ce que l'on appelle les trois mondes. Ou bien, suivant une autre division, il créa les sept swargas ou cieux, les sept patalas ou enfers, et au iniliru des uns et des autres il plaça la Inie.
Nous ne rentrerons pas dans la créai ion des (juali-e
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classes établies sur la formule des quatre éléments, quoique cette histoire de la création soit des plus symboliqtie. Remarquons tout d'abord que le nom de Brahma se prononce avec un a long, tandis que pour celui de l'Être suprême, cette lettre finale ne se fait pas entendre; a étant le principe incarné dans les éléments ; c'est pourquoi il est accentué dans le nom de Brahmà, première personne de la trinité Hindoue. Malgré son rôle de créateur, Brahma n'est cependant pas l'objet d'un culte spécial de la part des Hindous. On a seulement élevé des temples à Wichnou et à Siva.
Le Tout-Puissant le précipite, avec son paradis, au-dessus des régions infernales. Pour mériter son pardon, Brahma fit une rigoureuse pénitence d'un million d'années, pendant lesquelles il se tint sur une seule jambe; mais le Très-Haut l'obligea pour rentrer en grâce, de passer par quatre régénérations ou incarnations sur la terre, une fois dans chacun des quatre âges. Brahma a quatre têtes; il paraît même qu'autrefois, il en eut une cinquième; mais cette dernière lui fut coupée par Siva, indigné de la conduite plus que légère de son confrère en divinité.
Nous retrouvons, sous le symbolisme du Brahmanisme, toute la formule du Zodiaque ou du Ciel avec toutes ses divisions et l'action des éléments, et même le pentagramme décapité symbolisé par la cinquième tête de Brahma, coupée par Siva.
Les croyances de la Chine étaient purement philosophiques et morales. Il y a trois sectes principales : 1° Celle de Ju-Kigo ou des lettrés, dont le principal
apôtre Koicng-Tsèe ou Confucius. 2° Celle des Tao- Tse ou sectateurs de la raison, qui suivent la doctrine de Lao-Tsèe ; 3° celle de Fo ou Bouddha.
Les croyances et la morale des Chinois se tirent de leurs livres canoniques. Le premier se nomme 17- King, ou le livre des changements ou transmutations, dont nous avons déjà parlé ; il contient (i4 figures symboliques, inventées par Fou-hi ; elles sont formées de trois traits pleins == et de trois traits l)risés = = appelés Koiia et que Ton considère comme le premier alphabet des Chinois. Cet alphabet allégorique contient les plus sublimes vérités, et nous aurons lieu d'y revenir dans notre livre siii' le Tarot. C'est Confucius qui en découvrit la doctrine qui regarde particulièrement la naluie des êtres, surtout les éléments et leurs propriétés, la morale et le gouvernement du genre humain, il devint le livre de la Divination et de la Magie; ces ()i koua sont tirés de 8 koua simples. La tradilion rapporte que Fou-hi contemplant le ciel, puis baissant les yeux vers la terre et en observant les particularités, considérant l'apparence des oiseaux et les productions de la terre, les caractères du coips iiiimain et ceux des êtres et des choses extérieures, commenra par tracer huit koua ou trigrammes, avec (h'iix sortes de traits: un trait ])lein j)()ur le Ciel, |)osilivilé, et un trait brisé pour la Icrre, négativité. Fnsuite combinant ces huit premiers Koua sim|)les deux à deux, il en forma iS\ hexagrammes; cVsl là son œuvre cl la Irame du Yi-King. (-e livi'c (jui est encore l'analyse la |)lus parfaite de notre Schéma est égalemenl établi sur l'astiologie, car on a trouvé ces