LES QUATRE HUMEURS 16S
chaude; l'endroit où elle se forme en plus grande C[uantité est la tête : elle se divise là en deux parties dont l'une va avec le sang- dans les veines, l'autre dans la vésicule biliaire (on ne peut s'empêcher de song-er ici à la formation de la cholestérine et des calculs biliaires à la suite d'efforts cérébraux et d'activité nerveuse). La partie qui sert à accompag-ner le sang- sert à nourrir les membres cholériques et à subtiliser le sang-; celle qui va à la vésicule a pour rôle :
1° De nourrir cette vésicule, 2° de purifier le tube digestif en nettoyant les intestins des matières fécales et du plilegme qui y adhèrent et en excitant les intestins et les muscles de l'anus pour qu'ils sentent ce qui leur est nuisible et accélèrent l'expulsion des résidus de digestion.
La Cholère pas plus que les autres humeurs n'est donc hostile à la vie, indifférente ou nuisible à la nutrition. Toutes les humeurs ont, dans le processus physiologique des rôles différents, mais nécessaires et ce n'est pas au seul sang* qu'il est donné de nourrir ou de transformer. Ces 4 humeurs sont 4 éléments vitaux, tous indispensables au bon fonctionnement de l'individu. Nous verrons plus loin d'où est venue cette idée erronée que la cholère ou la mélancholie étaient des humeurs patholog-iques.
La cholère ne présente de propriétés néfastes que dans ses variétés qui sont déjà des altérations maladives, soit qu'elle soit mélangée de phlegme comme dans la fièvre tierce, ou qu'elle soit brûlée, incinérée, ce qui est la variété la plus dang-ereuse, ou mélangée de mélancholie et alors elle ressemble au sang-
veineux ; ses eft'ets dans ce cas sont moins graves. En elle-même, par les modifications de sa propre génération, dans le foie, par exemple, par une combustion incomplète ou excessive, elle peut naître avec d'autres qualités, également mauvaises, telles sont la cholère rouilléeetla cholère verte ou vitelline.
LA MÉLANCHOLIE
La mélancholie est riiumcur la plus éloignée du principe de vie « Ennemie de la joie et de la franche expansion, parente de la vieillesse et de la mort. »
C'est une humeur froide et sèche de la nature de la terre, dépôt du sang qui se purifie en l'abandonnant. Sa saveur participe à la fois du doux et de l'aigre. Lorsque celte humeur a été engendrée, et cela a lieu principalement dans le foie, elle se divise en deux parties : l'une accompagne le sang dans les veines, l'autre va à la rate. La portion qui se trouve mélangée au sang nourrit les membres mélancholiques, c'est-à-dire froids et secs, comme les os: elle épaissit et iorLilie le sang i)Oiir([u'il puissealimeuler ces membres plus résistants. La partie qui va à la ijilc V va: I" pour élre évacuée, 2'' pour nourrir la rate, W \)0\\\' se déverser de là à l'estomac, et c'est à celte action de la mélancholie sur l'eslomac que sont dues, pour l'auteur, Tevcilalion de l'eslomac el la sensation de faim. Arnaud invenlc^ même un canal allant directement de la rate à l'oi-ilice de l'estomac (peut-éire les vaisseaux spicnicjues) et qui serl à ce passage, (l'est ainsi (|iic plusieurs fois et surtout pour les (juestions iranalomie le besoin de symétrie