‹ Cosmogonie humaineChapitre 46 sur 143 · THÉORIE DES TEMPÉRAMENTS · texte numérisé non relu

THÉORIE DES TEMPÉRAMENTS

Tout d'abord les auteurs nous mettent en garde sur les rapports de leur méthode avec les tempéraments médicaux.

« Cependant ces quatre tendances se trouvaient particulariser à peu près les quatre tempéraments médicaux, tels que nous étions arrivé à les transformer pour notre usage particulier... mais non pas, tant s'en fallait-il, tels qu'ils sont usités.

« Que faire? Inventer des mots nouveaux forcément bizarres, longs et d'un emploi par conséquent difficile pour des formules, ou nous servir de signes cabalistiques, lesquels eussent donné à notre théorie un caractère étrange, ou bien employer des lettres algébriques quelconques?

« Ce dernier parti aurait apporté quelque séchera

resso à la roriiio do ro rôsnmô ; de plus, rertains caiiiclèrcs des vieux leiiipéraiiienls élant restés dans la prrseiilc iiiélliode,il ne nous parnt pas utile d'effacer la trace du clieniin suivi.

« Pour parer au seul dani^er que puisse offrir ce choix, nous n'avons qu'à établir, une fois pour toutes, (|ue si les lettres par nous employées évo- (juciit le souvenir des tempéraments médicaux, on ne doit cependant inscrire sous ces initiales devenues des signes algébriques que les seuls caractères que nous II rallacherons, un à un^ dans la suite. Ceci rhihli, nous apj)elons, pour le nez, signe de Téléiiiciil A. toute concavité dans la partie supérieure, cl ])ar conséquent toute tendance que le nez aura à se r(dever dès la racine ; signe de rélément N. toute {•oiivexilé supérieure, (>l par consécjuent toute ten- (iaiicc à s'abaisser aussitôt après la racine ; signe de rt''l('Mii(Mil 7>, loulc ('(Jiivt'xilé uiréneure, et par cons(''(|ii(Mil toute tendance à s'abaisser à partir du milieu ( c'est-à-dii"e ilu conimencement du cartilage); signe de l'éU-nienl .S', toute concavité inférieure et pai' consécjuent, toute l(Midance à se relev(M(]n bas on du IkmiI .

( )n Noit donc (juc plus diin S. (ex-Sanguin) peut être ;inenii(]iie, ly niphati(jue, lymplial i(|ue-cldorolii|ne ; plus d'un A. (Kx-Lymphal i(jue) a po pi cet l(|ne, pal' cond)inaison ; plus dnn .^^ ( cx-NerN eux) parl.iilenicnt calme dans ses allures, comme pins d lin I). ( e\-iîilieii\ ) du j)résent sxsicme aussi peu hilici(.i\ <lans le sens \ nli^aire que possiljle.

« Si nous prenons le icste du prolil, nous pourrons

dans ses diverses zones, faire des observations semblables à celles qui concernent le nez.

« A l'arrière du crâne, à l'avant du crâne, dans le bas de la figure, nous constaterons les correspondances suivantes: à la dépression L. du nez, une dépression pareille dans le haut de la zone; à la saillie N. une saillie de même sorte, à la saillie B. inférieure, une saillie proportionnelle dans la moitié inférieure de la zone. Et enfin à la dépression S, une dépression toute pareille relevant le bas comme pour le nez.

« Il nous sera donc assez facile, avec les proportions d'un quart de profil, d'établir le reste; nous verrons même plus loin qu'une simple formule suffit pour faire retracer la silhouette, une siUioueite naturelle, cela va de soi, et qui n'a pas à tenir compte des altérations apportées à la forme par des accidents, etc. Mieux même, cette formule nous servira à retrouver la proportion où se trouvent mélangés les signes que nous allons donner de ces quatre éléments dans les diverses manifestations de la personnalité. »

En examinant la fig-ure 33, le lecteur se rendra parfaitement compte que les auteurs ont très exactement compris la création des formes géométriques produites par la rotation du cercle. Nous allons voir que les tempéraments L. B. et S. N. opposés l'un à l'autre ne sont niplus ni moins que VBan,, \e Feu, VAir et la Terre, sous les influences de Mars B., Saturne A', Soleil et Vénus S. (sous entendu Mercure), Jupiter et Lune B.

Mais pour comprendre ce qui va suivre, il faut

nous roporler à la figure 13, où chaque angle représenle à lui seul un Zodiaque. Chaque partie du corps est donc représentée dans la tête, comme elle le sera dans les autres parties. En poussant plus loin l'analyse, chaque signe deviendra à son tour un zodiaque et nous aurons les correspondances organiques. Comme pour le zodiaque, les correspondances vont par irigone; le quaternaire est toujours inù par le ternaire ; l'action du geste et l'action de la marche se combinent, on pourrait représenter la dualité par les deux lobes cérébraux figurés chacun par le signe ci-contre (fig-. 35) qui représenterait une partie de la

Fig. 3G.

face symbole de la première partie du J^élier. En les joignani nous aurions la suture du frontal et la boucle du sig;ne nous indicjuerait IVMjuilibre des deux lobes (pu* l'on donnerait au cervelet point de départi!»' la nioellc épinirir ou de l'arbre de vie. C.r milieu du front est du reste attribué par les jdiK'nologues à la mémoire, à la comparaison et au jugement. \'m haut rinlellectualilé, en bas ranimalilé, au cciilic Péipiilibre, le nez deviendrait

ainsi (fig-. 36) ce qu'il est du reste, une indication phjsionomique des plus précieuses.

Voici la description de ces éléments telle qu'elle est donnée par les auteurs et que le lecteur suivra sur la fig-. 33.

Nous nous convaincrons de la parfaite correspondance du Zodiaque avec leur théorie :

1° La loi des correspondances élémentaires. 2° La correspondance des 30" de chaque maison divisés en 3 parties, clef de l'anatomie comparée et du système appliqué par Léonard de Vinci.

3° Les rapports phrénolog-iques, physiognomoniques et graphologiques.

« L'ÉLÉMENT L. (de la irp au n)^) ^mm:f. ^ largeur des mâchoires, remarqua-

ble de face ; largeur par conséquent du bassin etdes membres dans leur -rJ '^'■y%„W/ partie supérieure. L'anatomie com-

parée a déjà expliqué par leurs origines analogues des rapports qui unissent les parties suivantes du corps (suivre la lig-ne horizontale).

Ventre, bras, cuisse, partie perpendiculaire de la mâchoire inférieure.

Poitrine, avant-bras, jambe, partie horizontale. Tête, main, pied, dents.

Auxquelles la physionomie de Lavater, et quelques récents chercheurs permettent de rattacher encore les analogies suivantes :

Phalang-es Paume Plante du pied Phalangettes Orteils

Mâchoire Poignet Cheville

Nez Front

Doigts

Phalangines.

182 cosMor.o.Mi: hu.m.vini:

Puis le hauf, le milieu et l'extrémilé de cliaciine de ces parties, de cliaque os, etc. Nous avons là, à défaut de relations rigoureusement chiffrées, des rapports très remarquables et très utiles pour le physionomiste et pour l'artiste.

{.'importance de l'élément L. s'accuse dans le corps par une blanchntr éblouissante de neige ^ par un contact froid et mon. Parmi les sens, le goût lui doil son développement.

Dans le geste il donne la lenieuy^ La diction en reçoit cette même lenteur, et tout ce qu'elle a de long^ de iralnanl, de coulant^ de descendant', le ton lui doit ce récitatif intéressant, qui chante un peu, ce narratif (|ui tire en longueur avec uneespèce de complaisance languissante; les mots s'achèvent dans un soupir; l'intonation devient celle du rêve.

En Graphologie, plus cet élément domine, plus vous rencontrez ces lettres molles, négligemment tracées, paresseuses, plus larges que hautes, car l'écrihirc n'est (jue la révélai ion automatique du geste.

Dans le style (« le si vie est l'homme même ») à l'éléinent />. et à lout ce (|ui le produit sont dues les périodes surchargées ; i\ lui les descriptions. Sa tendance littéraire est éminemment didactique. D'aulaul plus (jue parmi les facultés intellectuelles, c'est lui (jui donne la ménioii'c, la patience, le naturel, le sang-froid. Son vice de raisonnement est le goût des documents imitiles, des circonstances oiseuses. Sa maladie \\\^u;\\i\ Ti inhéciiité. Ses maladies |)hysiques seront celles des tissus, les rinimes, etc., etc.

Son inlluence sur l'esprit est de faire douter brutncitsciiioil, étudier : câline, leni, profond, l'homme

L\ tMIYSf-ONOMIE DANS LE ZODIAfMJl':

clipz (jiii il a grande importance a des cliauces de trouver le Vrai et, à la longue àe persuader.

L'opinion politique est d'une indifFérencc ntililaire et pratique, rèalisrae. Dans la vie régularité ; dans les habits, un moelleux un peu douillet; s'il choisit des couleurs, il les prendra limpides : rose et bleu tendre.

Où se trouve cet élément, en dehors de nous? Qu'est-ce qui l'importe en nous ? Nous le voyons dans le froid, dans fhiver, et dans la dernière vieillesse, comme aux deux bouts de l'année ; c'est cette espèce àli.ijdrogénogêiie qui nous fait pareils aux mornes reptiles. »

Les sig-nifications du tempérament L. sont très exactes et découlent de l'analyse des signes de la nrj?, de la 'zù^ et du \y\î. C'est le tempérament lym phatico- sanguin.

« L'ÉLKMENT B, au Contraire, ce serait poétiquement l'humide rosée des matins de printemps, telle ([u'un léger vent d'ouest en couvre nos fleurs ; c'est la jeunesse s'envolant dans l'air, pareille aux oiseaux; ce serait chimiquement comme un Azotogéne.

A cette Hère courbure du nez répond un menton saillant Napoléonien, et l'œil d'aigle, plutôt presbyte. Corps musclé, poilu ; aux biceps roulanis comme les grands traits du visage, d'un contact solide, à peau mate dont le grain serré rappelle la pierre sculptée ou ces marbres plus blancs quepolis. Front large.

Gesle accentué précis. L'écriture ofFre donc des let/res courtes, nettes, droites, bien faites, avec tous les pleins indiqués ; aux t, de petites barres droites; diction parfois un 2^611 brève, qui semble martelée, syllabe par syllabe, mais des respirations, des étendues de voix, de temps en temps y ajoutent un je ne sais quoi de sentencieux, pontifical, de majestueux, souvent jusqu'à l'emphase.

Caractère: raisonnement, volonté, domination. Style: raisonnement, récit; préférence littéraire (naturelle et primitive lu'en entendu) épique, le roman (surtout l'analyse), l'histoire à l'ancienne. Esprit: établir, conclure, habitudes: plus de svstèmes que de suite, idéalisme. Costumes : étoffes l'eniies, inoiitranL les formes; des grandes couleurs tranchées et classiques (roug-es, jaunes et bleus éclatants).

Vice de raisonnement: dans les parenthèses, ouvrir des parenthèses à l'infini. — Par cela même (ju'il voudrait conclure d'une manière absolue. — Maladie morale : la manie, (jui consiste à déduire d'un principe, avec une logique plus ou moins exacte, mais toujours impitoyable, même devant l'absurdité des résultats. Maladies physiques : surtout les fièvres » .

En rei-ardant en fare de L, l'Élément B, nous trouvons les correspondances de l'analyse qui précède dans les signes des ^ , (\\\ <fj> et du H et dans les trois éléments A'ai^, /"W^ et 7Y'rrecaractéristi(jue du Bilieux opposé au Lym[)hati(|ue.

IwV PHYSIONOMIE DANS LK ZODIAQUE

« L'ÉLÉMENT S. Corps de tons chauds, dorés, chang-eants, contact chaud et solide ; larg-eur et saillie des pommettes. — Sens: odorat; Gestes : for(s. — Écriture : lettres rondes ouvertes, lég-ères, peu penchées, souvent peu lisibles (par rapidité). Diction: aiguë, poussée âpre; ton plaintif, criard, avec des arrêts; l'intonation de la colère. Couleurs ou haie. — Costumes : étoffes à reflets et combinaisons amusantes; nuances vives, gaies, claires.

Maladies physiques: coups de sang-, ruptures de vaisseaux (leurs suites). — Maladies morales : folies impulsives. — Vices de raisonnemenis : mensonee et sophisme pour les autres et pour soi. Style : les actions; tendance littéraire: théâtrale. Esprit: affirmer d'abord ; agressif, railleur ; personnalité; force; arg-uments ai? hominem. Facultés : vivacité d'esprit, action, relation. — Opinions: démocrate, scepticisme.

Caractère : force, hardiesse, énerg^ie, initiative; « lâcheur ». — Habitudes : pratiques et s'adaptant à l'extérieur.

Analog-ie: chaleur, virilité mûre, été, après-midi ; le sud, une sorte à' Oxygènogêne. 'RessamhXiincG aux quadrupèdes, etc. »

h' S. est expliqué par les # le 2S et le Q, c'est Mercure terrestre ou Jupiter, l'Air: la couleur, l'extérieur, la virilité, le bien-être et le tempérament sang-uin. C'est aussi l'intelligence ou tout au moins le point de relation qui la facilite. Nous allons voir

COSMOGON I K II I '.M AINE

tlans le si£>nc suivant 1\V, on le tempérament mélancolique, l'intellectuel, le Saturnien froid opposé au Mercure chaud et sec, il est formé des influences

du ^ , /S , — •

« L'klkment N. : \)Ci\u transparente, au contact lisse cl fin, res- V. /'l|senil)lo à certains marbres très

-^ ^"(^ if polis ou à l'ivoire; erosseur des 'm veux, front haut; largeur de ! arrière de la tète, gestes étroits et tremblants. — Graphologie : lettres étroites, hautes, minces, ang-uleuses, paraphes entortillés; barres longues et minces, hésitantes. — Diction: vibrante en dessous, tremblante, un peu grave. Prononcialion [)arfois embarrassée. Dans le fond de la voix, ces notes un peu gutturales, du « Ah » de la victime dans les drames. Intoiialion spé('iale : l'ironie. — Costumes: harmonies sombres, vert mélancolifjue, bnnis, noirs; étoffes soveuses aux aspects changeants. — Habitudes: capricieuses, c'est-à-dire suivant les évolutions complicjuées (Tiin dessin et peu visibles au premier coup d d'il. — C-heveux longs par derrière et tombants. Sens important : Voii'ie.

Maladies: frapj)ant les sens, les nerfs; myopie frécjuente ; hallucination, folie commune. — Vict^s «le raisonnement : zig-zag illogicjues, oubli des principales parties, désordre et recommencement perpétuel.

Caractère: iinaginatif, intuitions, ces bizairtM-ies (l'iiiie suite pourlaiit l(n;i(|ue, mais inconsciente, (|tie (iirllii' atlribuail à un jinncipe (ju'il appelait le

démoniaque. —Opinion: aristocratiques. — Facultés: imag-ination, sensibilité plus nerveuse que profonde. Style : le moi, lyrisnne, confidence; tendance littéraire; lyrique. — Esprit: nier d'abord, puis enthousiasme; mysticisme; suggestif, fait éclore.

Analogie: le sec automne de l'année de la vie ou du jour; l'orient, le passé. — Une espèce de Carhonogène: quelque chose du poisson.

« Nous avons donné les signes d'après lesquels on peut reconnaître, au premier abord, dans le visage, dans le corps à l'audition, au simple contact, par l'écriture, par le style, par les habitudes, etc., le rôle que joue dans chaque individu chacun de ces quatre éléments, espèces de corps tout à fait premiers et inséparables ; il est facile, en partant de ces données, de les développer dans les branches de l'observation humaine que l'on a le plus à sa portée ou qu'on préjuge devoir être les plus fructueuses. Il est en effet facile, d'après les analog-ies que nous avons indiquées de diagnostiquer sur un signe révélateur de l'importance d'un de ces éléments, les autres signes par lesquels elle doit se trahir fatalement. »

Les Combinaisons

« Il y aurait à bien compter, six étapes successives dans la route que nous suivons :

1'' Donner des théories sur le sens en quelque sorte métaphysique de ces quatre éléments de forme. — Nous nous en abstenons, de même qu'on s'abstient de théories sur les atomes dans les abrégés de chimie ;

2° De cliaquc manifeslalion de rindividualité, dég-ag-er comme nous en avons donjié quelques exemples, quatre éléments primitifs correspondant à ceux qui ont été d'abord déterminés.

3° Combiner ces éléments deux à deux, et «étudier les phénomènes seconds qui se présentent partout où se diagnostique Tune de ces combinaisons.

4° Indiquer par Tordre des lettres l'ordre d'importance des quatre éléments ; comparer entre elles les classes que l'on aura ainsi créées.

5» Fixer [)ar des cliiflVes la proportion dans huiuelle ces quatre éléments sont unis chacun.

()" Déterminer enfin la valeur ahsolue de chacun d'entre eux dans Tiiulividu à étudier par rapport au reste des hommes, et classer ainsi cet individu à sa place exacte dans l'humanité et dans le monde. »

Combinaisons binaires. — Gomme ce point de vue est presque aussi g-énéral que celui des quatre éléments, nous avons eu besoin de six autres noms.

Toute combinaison d'/>. et de B. est objective ; à' S. et d'iV. subjective^ à' S. et de B. active ; d'L. et d'A^. passive; d'.V. et de B. intellectuelle : (ï S. et de L. corporelle (voir lig-. 33). L. est donc corporel, objectif et passif, ce que nous exprimerons plus brièvemeni avec les initiales c.o.p. comme nous dirons B. a.o.i. S. c.a.s. N. i.p.s.

Il faut dans cette nouvelle façon de considérer, faire abstraction du (otal (ju'atteignent lesélémenls: c'est-à-dire cjuc tel individu à [)vcdom\i\i{i\cc intellectuelle {N. B. ou n. N.) sera pourtant, intellectuellement moins dével()j)j)é (jue le! aulic à j)rédoininjiiice corporelle (S. L. L. S.) mais dont le lotal est

LA l'HYSrONOiMIE DANS LE ZODIAQUE 189

tellement supérieur que ses éléments les plus faibles dépassent encore les éléments les plus forts du premier. Grâce à ces premières combinaisons, nous allons nous rendre compte d'un mystère le plus amusant de la physionomie. Je veux dire des ressemblances et analogies de toute espèce qui unissent les êtres d'aspects absolument contraires. On concevra sans peine, en effet que la prédominance, même faible, de l'un ou de l'autre de ces deux éléments puisse changer considérablement la direction des formes, sans que leurs proportions ni ces influences en soient beaucoup modihées : L. relèvera des traits que N. rabaissera, mais cela n'empêchera pas les prédominances L. N. et N. L. d'exercer des influences très parentes sur le moral et même pour l'œil déjà accoutumé à discerner nos éléments sur le physique. (Comme on le verra plus loin, nous nommons le premier, l'élément le plus important.)

«A se contenter de combiner les notions qu'il y a sur les quatre éléments, le lecteur se rendra vite compte que les s'i^nts passifs sont pour la tête, en haut et en arrière, et pour le corps en arrière ; les sig-nes actifs en bas pour le visage, et en avant pour le corps. Considérons par conséquent l'homme comme un animal quelconque qu'on a posé sur les pattes de derrière, il verra les signes subjectifs abaisser pour relever ensuite, les signes objectifs faire l'inverse, les signes intellectuels rendre convexe, ramener en bas et comme fermer, les signes corporels rendre concave, retrousser les chairs, ouvrir. S'il a l'esprit porté aux analogies, il méditera

de toutes les façons qu'il lui plciira sur ces combinaisons; il pourra aussi se convaincre que notre système renferme bien toutes les formes si patiemment et sagement énumérées par Léonard de Vinci dans son Traité de la Peinture. Il pourra même tirer quelque profit des présentes études pour étudier certaine ligne courhe, sur laquelle Hog-arlh a écrit son Analyse de la Beauté... Mais ce sont là les régions réservées aux spécialistes ; qu'après les avoir longtemps parcourues pour notre propre plaisir, il nous suffira de les sig-naler à d'autres; nous leur laisserons de même retrouver (besogne enfantine) ce qui, dans les combinaisons binaires, n'est (jue simple mélange. Il n'est pas non plus bien dillicile de saisir les origines des propriétés nouvelles que nous allons exposer. »

Cette méthode vraiment subtile est-elle bien plus commode pour les observateurs de tous tempéraments et de toutes catégories? Car nous avons besoin de nous mettre un })eu à la portée de tous les intellectuels, et l'on paraît le plus souvent plus abstrait pour le lecteur par le manque de connaissance d'adaptation. Nous trouvons ce système très personnel ; il est d'abord incomplet et il est donné plutôt comme un moyen uouyeau de physiognomonie sans plus éclairer cette science. Nous comprenons l'orl bi(Mi que dans un si court espace les auteurs aient f.iil une sviillièsc, mais ils n'en ont pas moins paru plus mystérieux.

En prenant la forme ovoïde ellipti(jue de la marclir de hiTerrc i-t de la forme normale du visage (jue Ton (lonuf au I \ [)<• solaire, nous comprendrons

LA PHYSIONOMIK DANS LI-: ZODIAOUE

(]uc les poussées en dedans on en dehors ont leurs correspondances dans les parties opposées. Si l'on considère d'autre part révolution des éléments dans les quatre saisons, les adaptations organiques de notre corps, celles qui correspondent aux g-emmes, aux parfums, etc., et ce, par lois de correspondances planétaires et zodiacales, on comprendra aisément les quehjues combinaisons que nous allons donner pour terminer cette étude sur les quatre éléments de cette théorie. Ces mélanges relèvent directement des types planétaires et des signes du Zodiaque correspondant aux Eléments. Ainsi que nous venons de le dire, la forme elliptique est celle qui gouverne toutes les formes et c'est le mouvement terrestre ou la vie qui la décrit dans le cercle. C'est la forme du crâne, du frontal à l'occipital, c'est la forme de la paupière, c'est la forme de l'ensemhle du visaee et c est enfin la forme du ventre, centre générateur qui contient chez la femme l'ove si bien symbolisé par la té(e et les trois premières lettres de l'al-j phabet hébreu (fig-. 37). Ce visage est exactement l'emblème de l'enfant dans le sein de sa mère et représente le binaire ])roduisant la génération.

1° Le front marqué de la,, lettre 5^ « aleph » qui symbolise les deux hémisphères '^" cérébraux se ci-oisant et formant au centre la coin-

paraison ou unité de direction, cette lettre signifie Maître. Au point de vue embryonnaire, c'est la tête de l'enfant généré.

2° La bouche comprenant les lèvres, le palais et les dents, centre mastiquant et absorbant, et symbolisée par la lettre 3. Bctli qui signifie l'action interne, tout ce qui est intérieur; c'est le lieu de la génération verbale, c'est l'entrée des organes générateurs intérieurs.

IJ" La gorge et le menton symbolisent les fonctions verbales et la création de la parole, le verbe exprimé, le conduit qui l'amène à la lumière et qui est représenté par la lettre J « Guimel », symbole de toute canalisation, de la gorge, et de tout principe générateur. Le corps apparaît donc tout entier sur la face, à plus forte raison toutes les facultés y sont représentées comme nous allons le voir dans notre esquisse de la Phrénologic.

Nous avons donné la partie principale de l'étude de MM. PoUi et Gary ; nous devons dire qu'ils sont les premiers qui aient fait une synthèse aussi complète ; depuis nous ne voyons aucun auteur qui sérieusement ait traité du sujet. Pourtant la clef de toutes les sciences se trouve ici dans ce simple cercle de 12 signes.

Nous croyons avoir rendu service à tous ceux qui seraieni en possession de celle brochure qui conlienl liinl d(; choses en si \)cu dt' pages, car avec le complément ([ue nous y apportons, étude des Eléments, des Planètes cl des signes, le lecteur pourra très promplement faire des adaptations faciles. Enfin les auteurs disent (jue les signes passifs sont en haul et

à l'arrière de la tête, il suffit de regarder les maisons qui occupent le sommet du Zodiaque ; en bas et en arrière pour les signes actifs ; or les signes corporels #, 2S, Çl, np, !:i:ii sont en bas. Les subjectifs abaissent pour relever ensuite ; les deux parties du cercle t? S 25 et =;; ;5 ^ l'indiquent, les objectifs font l'inverse. Les signes intellectuels rendront convexe, fermeront ; les corporels rendront concave, retrousseront les chairs, ils ouvriront. Il est facile de suivre les analogies : la concavité, ce sont les organes intérieurs destinés à recevoir et à produire l'objectivité passive ou active. Le ventre, l'estomac, le cerveau sont des organes subjectifs qui sont les générateurs de l'activité physique et morale. Terminons cette étude par les combinaisons binaires.

« B. L. Objectifs. — Traits majestueux, écartés, concordants, larges et calmes ; sourcils qui retombent en dehors. Gestes larges et calmes ; démarche grave, ample, entière ; posture droite du corps ; devient de bonne heure dominateur. Écriture régulière, petite, un peu serrée ; voient de haut en bas, pensant du dehors en dedans, esprit large, suivant une trajectoire incommensurable, sans but ni retour visibles. La tête prédomine sur le cœur, tout naturellement, dans le gouvernement des setis. Le corps, d'une chair blanche aux airs de pierre nouvellement sculptée, surtout dans le bas, reste froid et même lorsque le sang est riche, manque du frisson de la vie ; les muscles parfois exagérés donnent de la lourdeur ; la taille est d'ordinaire entre celle de l'homme et celle de la femme. Défauts : lenteur d'idées, orgueil, d'où (excepté quand l'étude vient apporter

sa niodeslie) la « pose » physique et morale, el de là l'ambition. Style oratoire, explicatif, emphatique, porté à grandir par des développements successifs ce qui était petit, surtout la maladie des idées. La tendance naturelle de leurs opinions est conservatrice, ploutocratique, bourgeoise, hiérarchique, amis de Tordre, de la loi, de l'harmonie, de la respectabilité, avec le bonheur considéré comme but. En philosophie, ce sont des panthéistes ; en sciences des physiciens ; en art, des sculpteurs. Ils sont du parti primitif des Olympiens et des héros autoritaires ; ce sont des Neptuniens, pour parler avec Gœthe, l'un d'eux ; leur influence a quelque chose de celle de l'eau. De cette classe la femme aimera comme un homme, souvent trop comme un homme ; les enfants objectifs préfèrent la mère. Géographiquement, au point de vue fran(;ais, ce tempérament paraîtra fréquent chez les Normands, chez les Anglais.

« N. S. Subjectifs. — Traits ramassés, minces, comme jaillissants ; sourcils relevés à l'orientale ; corps aux chaudes transparences des marbres les plus fins, chairs rosées par le bas ; les laideurs proviendraient d'aspects visqueux, ou d'une coloration trop forte et de iiàle ; grosseur proportionnée, généralement des traces quelconques d'élégance ; geste enthousiaste, le geste révolutionnaire ; jiosture aisément iiéroïque ; les pas sont assez courts, mais précipités. Ixriture composées de variai ions, paraphes, etc. Parole vive ; style représentatif ; éclat des images, anlillièses, esprit ou éloquence tragitjue , aj)Oslropiies el j)rosopopées. — Le cœur prédomine sur la lète dans le gouvernement des sens ; les sub-

L,V PHYSIONOxMIE DANS LE ZODIAQUE 195

jeclifs vivent à l'état de passion, tout au moins intéi"i(îure. C'est leur qualité, c'est la source de leurs défauts. La vue part de bas en haut, la pensée s'élance du dedans au dehors. Quelle que soit leur opinion acquise., vous retrouverez en eux les fils du vieux parti des Titans et de ces géants révolutionnaires, frères de Promélhée ; il y a toujours au fond d'eux de l'insurgé républicain et égalilaire, épris du droit de l'héroïsme, de la sincérité quand même, de la liberté, de la grandeur, de la cause des opprimés et des humbles. Idéalistes de nature, ils sont artistes, ils sont poètes. Ce sont des vulcaniques de la nature du feu ; en sciences ils seront plutôt chimistes. Enfants, c'est le père qu'ils préfèrent. Plus lard s'il y a prédominance corporelle surtout, cela rend in([uiélante leur préférence pour la beauté virile. Ironique ; VN. S. est flatteur, VS. /Y. complimenteur : Provence, Italie.

« Actifs. — Leur corps de tons fermes, de chair chaude et légèrement brunie, aux formes développées, d'une taille plutôt virile, a pour éléments de laideur la brutalité et les poils. Leurs gestes iorts, concentrés, puissants, leur démarche rapide et amoureuse des courts chemins, leur posture prèle à l'action, font comprendre que pour de tels esprits les impulsions intérieures, le sentiment de la vie ont plus d'importance que les impressions qu'ils mentent ou exagèrent facilement, qu'ils jouent la vie, qu'ils sont essayistes, tâteurs de nouveau avec une hardiesse de sceptiques, irrévérencieux du passé. L'écriture est rapide et peu lisible ; leur style narratif et agile, clair, grandement et nettement coloré.

se crée surtout par l'usag-e. Hommes de la foule, ils aiment ce qui la pousse, et sont de fond, césariens point ennemis des coups d'Etat ni des aventures, enthousiastes des armées. Sectateurs de Ven Avant, la lutte les séduit ; libres comme Vair, ils savent se tirer un peu de tout, grâce à quelque égoïsme. De naturalisme déiste, ils aiment les sciences naturelles. Les parfums qu'ils préfèrent sont forts, animaux, comme le musc ; rohjectif aime mieux ceux qui ne sont en quelque sorte que des odeurs, comme le corylopsis, l'encens, etc., le subjectif va aux parfums vifs et poivrés, le passif aux frais comme la violette ; rintellectucl aux enivrants comme le café, et le corporel aux joyeux comme la rose. — Géographie des actifs : Gascogne, Espagne.

« Passifs. — Chairs blondes, dont le défaut serait la mollesse, le manque d'attache auxos; formes rentrées. Taille de la femme. Gestes souvent involontaires ; paroles aussi ; écriture qui garde toujours quelque chose d'enfantin ou de « jeune fille », posture étendue ; démarche molle, balancée, av-ec le pied assez d'aplomb pourtant ; style harmonieux, périodique, orné ; décrivant volontiers, nature musicale, devient facilement religieuse. Les impressions dans l'esprit recouvrent les impidsions : ils s'habituent volontiers, d'où grande importance du souvenir et quchjue choses de provincial. En politi(|ue, dévouements légilimistes, fidélité au troue et à l'autel, vieilli* tradition familiale, loyalisme cl royalisme, culte du l\oi aniani et plus même (|ue de la rovauté ; la France classi(jnt', réiégaiicc liiie, acailémies et faubourg Sainl-Germain, le bon vieux tein[)s, les classiques et

le droit divin. Caractère : gaieté d'enfant ; le passif voit comiquement le laid, le sale et le grossier ; il rira du désir, mais en dessous, un fond d'ardeur mélancolique, d'où sérieux profond pour ses propres sentiments, qui s'expriment en paroles mignardes. Pas de raffinements, beaucoup d'habitudes et d'hypocrisie ; finesses parfois mauvaises. Vertus de famille. — Etres d'en ayrière. — iVnalogie dans le goût antique ; la terre immuable. Géographie des passifs : Champagne, Allemagne.

« Intellectuels. — La chair pâle, à peine un peu rosée par place, rare, est distribuée en masses séparées ; la maigreur fréquente, est molle chez les uns, sèche chez les autres, formes rabaissées ; poitrine, omoplates et ventre bombés ; l'expression se conserve jusque dans les cuisses (italiennes). — Le geste est souvent maniaque, plein de tics ; la posture bizarre et distraite semblera un mouvement suspendu ; la démarche s'allonge, pliant les genoux, un peu forte. L'écriture est saccadée, aiguë ou bizarre. — Style concis, intense, axiomatique, fiévreux, souvent originaL L'esprit et les tendances se résument dans ces deux principes indissolublement liés: fantaisie et absolu. La parole est pleine d'expressions curieuses, acquises et employées presque inconsciemment. Dans ces êtres incurablement eyi dedans.) les défauts seront cachés, envieux et égoïstes. Ou bien c'est l'opinion qui est individualiste, anarchiste, destructive, pessimiste ; un sentiment énergique des droits de la personnalité fait admettre par l'insensibilité de ces stoïciens et théoriciens nés, tout pour arriver à un état idéal ou l'in-

iqS COSMOGOMl': HUMAINli

divitlii clt'pciule le moins possible de la foule. — Querelleurs et sophistes ; goùl des abstractions. Alg-ébristes souvent négligés sur eux ou bien très soig-neux par système et méthode. — Géographie : Paris, Tours, Toulouse.

(( Corporels. — Coquetterie qui frise parfois les lettres dans l'écriture, laquelle est basse et ronde, lourde (écriture militaire). Les chairs fournies partout sont variées de reliefs ; la maigreur rare est musclée ; dès la poitrine l'expression se noie dans la chair (flamandes) ; leur laideur sera la boursoullure. Forines relevées en l'air, plutôt trapues. Le geste est rvthmi(iue, (Tuii développement aisé; la démarche bien que tout le corps, en remuant les hanches et la posture biiMi que d'aplomb, ne sont pas lourdes du ioul. Le défaut (le l'esprit, tout examen, tout ex|)érimental et tout restreint, est un prosaïsme donl la grossièreté passe quelquefois dans le caractère et les g-oùts, souvent sensuels. Adaptation, réalisation. — L'opinion s'appuie sur une doctrine; elle est associationisle ; elle repose plus ou moins sur la solidarité, la (•oo[)ération, Telforl en masse, et accorde peu à l'inilialive, n'accoicle rien à l'inégalité. C'est If niveneiiieiil et le cosmopolitisme; sa science sera industrie, sa vie toute d'adiiplnl ion, son art essentiellemenl iiieilalem-. — Cléographie : Belgicjue et Fhuulre, l^oiret, Auvei'gne, AUérie.

Lxi;.Meij:s n'oiJJKCTU-s. — Les Apollon, les Juiion, Alexandre, César, Xiiui, Newton, (kel lie. Napoléon, li;d/ac.

Sriui:(Tii-s. — Les Vénus, Kaphaël. Mozart, Des- Ciiiles, .Molièif. lieelhoven. Schiller, \ Ollaii'e, Uous-

seau, Musset, Baudelaire, Flaubert, Verlaine, etc.

Actifs. — Les Mars, Michel-Ang-e, Henri IV, Boileau, La Fontaine, Dumas père, Zola, etc.

Passifs. — Pierre Corneille, Madame de Sévig-né,

Renan, etc.

Lntellegtuels. —Saturne, Calvin, Dante, Spinoza, Pascal, Edgar Poe, Alphonse Daudet, Gharcot, etc.

Corporels. — Les Silènes, les Cupidon, La Pérouse, Danton, La Harpe, etc.

Combinaisons ordonnées. — A ne prendre que les quatre lettres dont l'ordre indique l'ordre d'importance des quatre éléments (le plus important vient en premier et ainsi de suite), nous pouvons les disposer de 24 manières différentes, d'où 24 classes générales.

L. N. S. B., Renan ; L. B. S. N., Balzac ; L. B. N. S., Newton ; B. S. L. N., Alexandre ; B. L. N. S., César; B. N. L. S., Cliarcot; B. N. S. L., Calvin; B. S. N. L., Boileau ; B. S. L. N., Henri IV ; S. B. N. L., Zola; S. B. N. L., Dumas père; S. L. B. N., Danton; S. L. N. B., La Harpe ; S. N. L. B., Voltaire; N. S. B. L., Baudelaire; N. B. S. L., Edgar Poe; N. B. L. S,, Alphonse Daudet; N. L. B. S.,

Corneille.

« On va voir combien il était important d'établir les combinaisons binaires, pour arriver à pénétrer

dans le détail.

« Analyse psychologique. — (Ebauche d'un parallèle).

Soit devant nous deux objectifs: B. L. S. N. et B. L. N. S. Le premier sera (L. S.) plus corporel, c'est-à-dire en dehors, et le deuxième plus passif

(L. N.) c'est-à-dire en arriére; B. L. S. N. est en effet philosophe, libre, parfois même débraillé, tandis que B. L. N. S. est plus ambitieux, et de fa»;on contenue, persévérante; celui-ci sera César, celui-là Alexandre (dans la fin de sa vie surtout). — Prenez deux autres objectifs : L. B. S. N. et L. B. N. S. ; ici l'élément corporel ou calmant (L.) domine l'élément précis ou systématique (B.) ; L. B. N. S., plus intellectuel, c'est Newton; L. B. S. N. plus actif, c'est Balzac. Au point de vue physique, Alexandre et Balzac sont forcément plus colorés de visage que Newton et César, car ils sont plus corporels. Nous constaterons dans Alexandre, comparé à César une tendance jilus énergique de S. à rejoindre B : c'est un aventureux; chez César, c'est N. qui tend à rejoindre B : il n'y a plus lieu de s'étonner que César ait fait des livres de g-rammaire et d'astronomie. Balzac et Newton ont, au même point de vue, une tendance chez le premier, corporelle, chez le second, passive, qui porte par exemple le premier à adapter, le second à étudier le mysticisme chrétien, pris par Balzac dans Swedenborg' et Saint-Martin (le corporel rlKMche dans le restreint et le contemporain) et par Newton dans TApocalypse (le passif est homme de tradition), \'ous pouvez poursuivre cette étude dans les plus petits détails. Prenez après cela, les (juatre subjectifs, les quai re actifs, etc., et vous ferez lin jx'ii (le celte fameuse « analyse psychologique » d'une <( scient iti(|ue ligueur» dont on parle beaucoup, mais (jiron prati(jue moins.

« OiTici encore il nous suffise (riiidiqner les excursions à faire et fjff'il fai't fairc^ non seulement

pour avoir des preuves en notre faveur, mais pour bien comprendre la présente synthèse. »

La méthode de MM. Polti et Gary, que nous venons d'exposer au lecteur a cet avantage qu'au premier coup d'œil on peut tirer un diagnostic de tempérament rien qu'avec le profil du nez. Les déductions que l'on peut faire sont nombreuses; les auteurs leur donnent le nom de lois d'évolution et de complémentarisme. En eifet comme nous l'avons déjà dit, les éléments dans l'espace d'une journée accomplissent par le mouvement de la Terre ce mélange continuel que l'on figure par la roue de fortune ; enfm si l'on prend une période digestive pour telle ou telle combinaison élémentaire de tempérament, on pourra déduire du caractère et des impressions pendant le cours de cette période; de môme pourra-t-on en déduire pour les saisons car les réactions produites par l'été ou l'hiver sur un B. L. seront différentes de celles produites sur un S. N.

Mais nous ne sommes pas encore dans ce domaine absolu de la divination que donne la chiromancie, nous parlons au point de vue fait, date et au point de vue du genre d'événement. C'est là le point capital de notre travail.

Passons encore à l'étude de la Physiognomonie et

de la Phrénologie.

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