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CHAPITRE II L'HOMME, LE CIEL, LA TERRE

Nous venons d'exposer que l'homme est identique au Cosmos, et que la matière elle-même en ses j^lus infimes parties était établie sur les mêmes principes de mouvement, d'influence et de transformation. Nous avons avancé qu'il ne devait y avoir qu'un seul schéma avec lequel on puisse analyser le Monde et ses créatures. Ce schéma fut la première manifestation graphique de l'homme, c'est le Zodiaque sur lequel beaucoup se sont mépris ou ne l'ont point compris dans ses multiples adaptations.

Pour l'homme primitif, il y avait un Ciel supérieur ou devenu invisible à lui et un Ciel visible qui ne devait son existence qu'à celui invisible. La gestation universelle devenait identique à celle humaine, et l'humain devait être divisé comme l'Univers. Le mouvement apparent de tous les astres devenait à son tour la raison de toutes les générations. Le corps de l'homme devait dès lors correspondre exactement à celui du Ciel, suivant ses parties et les puissances qui avaient coopéré à sa formation, d'où les lois lointaines de l'atavisme et de ses incalculables mutations.

Dans les corps célestes compacts et sans espace, tout se tient, se combine et s'équilibre sans cesse.

CVsl le liiii dans l'inlini, la gestation de la pensée Individuelle allant à sa propre extermination. L'iioinnie Irara donc un cercle, image du centre de vir. (•(•Ile (In (licl on de l'Infini, |)nis il le divisa en (|nahr j)arlies. An cenlr<* il mit le Feu ou le Soleil, 1(> lien (|ni dès lors lui élait détendu mais qui donnait la vie à la réalisation de son désir. La généralion on la connaissance du bien et du mal étant la raison même de reproduire ce Ciel par des sig^nesparticulirrs, il indifjua cette génération dans les quatre angles jKir le noml)re Ï'I (1) svmhole du nombre 3 on d(> la marche du Bélier 'V ou du Soleil à travers les 12 maisons du Zodia(jue. Ces 12 maisons établissant les portions fixes duC'iel indiquaient également colles de son corps. Les rapports géométriques, iliimifjucs et animaux devenaient égaux à la composition de son corps. 11 signait ainsi pour la fin des l<Mnj)s la marche de l'esprit humain à travers la vie manifestée.

L'homme était donc divisé en quatre parties prin- (•i|tah's: Iric. poiliine, ventre et parties génératrices, l(Mi)iii(.iii(('s, conformes en cela aux i éléments, plus de Taclivilé génératrice de ces (juatre parties qui désignaient les organes essentiids de la vie et de sa manilVslalion. Il désignait ainsi récartèlemenl de S(Mi prineij)e et tonte l'obligation locomotrice à la(|iM-lle il était désormais condamné.

Noire déchéance est a|)parenle, visible, mais (piel

{{) Lph croix paUi-Ps, ou fornu'es de qualrc cercles à leur extrémité, ne Honl cpie I expression de ce c|ue nous nvanrons ici cl (]ue nous dévelo|>|ierons plus loin. ('.Ii;i(|ue pointe est éçale au cercle entier, auHsi les églises vont-elles orientées dans le sens de ces angles.

i/hom3IR, le cikl, la tkhkk I 1

est l'homme qui convient de sa faiblesse el ne l'excuse? Aussi l'homme quelle que soit sa classe cherche à justifier ses actes.

Ce schéma 4. '^. 12. devenait la formule de tous les corps et était la clef de leur composition comme de leur résistance ; la cristallographie peut le prouver. Notre terre est donc sujette aux mêmes conditions schématiques, la distribution des terres et des peuples semblerait l'indiquer. A son tour la terre est un ciel et possède un zodiaque; elle s'oppose au ciel et se meut autour de l'astre de la vie comme les planètes errantes.

Nous ne sommes pas compétent pour traiter la question des peuples anciens, il faudrait tout un volume pour cela et la question nous éloignerait du cadre de notre ouvrage. Constatons que les auteurs s'entendent pour accorder au centre de l'Afrique la source des plus hautes connaissances de l'Antiquité, mais qu'elle ne nous a rien laissé pour préciser cette question. Partant d'un point de vue particulier, nous dirons que l'Afrique se rapporte à la tétede l'homme, et nous connaissons plus particulièrement le ciel par les écrits des Arabes qui l'ont toujours figuré par des signes, bannissant les images de leur culte. Toute la magnificence des innombrables mosquées dont la légende a perpétué le souvenir, n'a laissé aucun débris de monument comparable à ceux de l'Ég-jpte et de l'Inde. Avec l'Egypte, l'Inde et la Chine commença la période des temples et de la religion des Dieux qui se personniha et s'humanisa dans la Grèce antique. Le ciel reçut les animaux qui symbolisaient son action cosmique sur la terre; celle-ci se

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peupla do slaliios, les légendes et les fables pulliilèrenl, cliaulaul toutes les actions des Dieux ou les manifestations de la vie universelle. Ce fut la période aérienne de l'expansion cérébrale, de la parole et du i5:cste, (pii se transmit à rEuro[)e, c'est-à-dire aux peuples lalins. Avec la leligion Chrétienne commença la période sanguine, cardiaque et stomacale ou senlimentale. L'agneau humain était sacrifié et dès lors (oui rOrcident allait chanter des cantiques et des poèmes d'amour; les églises et les cathédrales rcm|)la(;aient les temples et les moscjuées.

.Mais d('s lors, les oppositions individuelles augnienlèrent, les discussions d'orthodoxie s'accentuèn-nl, les guerres de religion éclatcrenl, les sectes se imilliplièrent, les j)liiIoso|)liies sensualistes naquirent. Tindlvidualisme de la faim s'imposa, les bouleversements sociaux secouèrent les trônes, les révolutions éclatèrent et les rois eurent à compter avec li'iirs j)euples.

La (lii;estion de ce passé semble s'être accomplie clicz h's peuples du Nouveau Continent on a commencé l:i piTiode nié(;ini(}ue à outrance et où toutes les g-éni'i-.il ions du i;lobe ont ('•mii>-ré. (î'està eux que nous dt'Ndiis rf'iiv;ihissemtMil de la locomotion, et 1 homme par ce singulier progrès est devenu le motrur vivant d«'s éh-ments. Il reste en j)arallèle deux parties de cont iiuMits (jui sont : lAun ri(jne du Sud et l'Australie... c'osl le eli;ini|> libre de l'avenir.

.Vrrètons ici celle e.\j)ositi()n tr(q) hardie peut-être des correspondances des peuples el des continents avec le corps du Ciel et celui de riiomme. Nous entrerons d;i lis l'analyse des rapj)orls(pii unissent T homme

l'iiouime, i,e cifj,, la terrk 13

à l'Univers afin (jne le leclenr coinpreiiiic (jue colle siiiiplicilé est au coniuienceiiient de toutes choses. Nous prouverons que le Ciel seul est le fond des emblèmes de toutes les religions et l'ég-oïsme humain le fond de loutes les sectes et de toutes les révoltes ; nous ne ferons pas cette preuve pour détruire l'idée de Dieu et pousser le croyant à la négation de son culte. En exposant aux yeux de ceux qui liront cet ouvrage la signihcation des rayons de la grande roue du Destin, nous voulons seulement rabaisser l'orgueil de l'homme de révolte et de haine en lui démonlrant que son mensonge et sa colère ne peuvent renverser le trône de l'Elei'nel, briser sa juslice ou vaincre sa miséricorde.

Prouver qu'il y a un Schéma unique, et (jue l'homme ne peut rien accomplir, rien faire, (jui ne porte sa marque puisque lui-même la porte sur son corps, tel est le but de ce travail.

L'image du ciel se reflète sur la face de riionime, ce ciel est celui de son àme et l'on y aperçoit les influences qui y circulent. Les Sciences Divinaloires (jui furent au sommet de toutes les théurgies reposent toutes sur le Zodiaque. Les 78 lames «lu larot ([ui servent à la Cartomancie représentent le Zodia- (jue.

1° i éléuKMils, ou (jualre couleurs.

2'^ JO noud)res à chacun do ces élénicnls.

3" 4 personnages ([ui leprésenlent la société humaine.

4" 22 atouts majeurs représentant le cercle zodiacal et ses influences.

Vhomme ::odmqi{e tire le zodiaque pour connaître

lo zodiaque de Sa y le. La Grapliolog-le loute moderne, dil-on, repose également sur le Zodiaque. La grandeur (M l'rpaisseur des lellres correspondent aux (pialrc (l/'uienls, la diredion des lettres dans le cerclt' iudiijue dans quel monde s'exercent ces inlluences élémentaires. Enfin la Chiromancie aussi ancienne que le Tarot est établie sur un double zodia(jue. La main représente le corps entier, cluujue pailic correspond exactement à une partie du corps cl (liMiuc des ex|)licalions sur le moral et le physique, (l'est à cette science (juc nous donnerons dans cet onvrai-c le pins i^rand développement ; il en est également (l(^ même |)()iii- la Physiognomonie de Lavater et la Pliii-nologie de (Jall ; on peut en dire autant (le I ('•! iide (les songes.

Nous allons entrer dans le cœur de cette étude en connnencant par les éléments, nous continuerons par les 7 |)lam"'tes et les 12 signes du Zodiaque, et nous prendions les Fables njythologi(|ues |)our aider le Icclenr ;i bien coniprendre les diverses inlluences célestes et leurs lois (b^ correspondance avec l'humain.

l'ai\ eiin ;i l:i eon n;i issanc(> d(> tous ces sig'ues, nous donnerons dans la j>artie expt'rimenlale des exemples <]ni diMnonlrci-onl (|ii"il n'y a rien de mystérieux dans les ()ral i(jues divinatoires. Ui'pélons (jue nous ne sommes ni savant, ni écrivain, mais simple observateur. .Nous oJlVijns ici la réunion de notes dont l'ordre et la dis|»osilion pcniriont peut-être faire di'-ranl, mais ne nuira pas, nous l'espérons à la (•(•m|irehcnsion de noire travail.

Nous avons dit plus haut que c'est à la Chiromancie que nous donnerions le plus grand développement, car c'est à elle que nous devons d'avoir découvert les lois qui l'unissent à l'Astrologie.

Les plus anciens écrivains qui en ont traité se sont bien gardé d'en donner la clef, bien qu'ayant expliqué assez clairement les lignes et les formes de la main et la manière de procéder pour faire des prédictions. Mais il y manquait le schéma du Zodiaque, nous l'avons appliqué et nous avons trouvé de suite le pourquoi des sig-nifications données aux lig-nes et différents signes de la main.

Le lecteur doit donc bien se pénétrer de la valeur des 4 éléments que nous allons étudier; les bien connaître est essentiel pour tirer un diag'nostic, soit en Chiromancie, en Physiognomonie ou en Graphologie.

Il y a 4 éléments (fig\ 1), .3 principes et 2 propriétés inhérentes à la matière qui sont la fixité et la volatilité. Les trois principes se réunissent en une seule et unique forme et sont inséparables, l'un ne peut exister sans les deux autres. Le triangle /\ représente celte trinité, il symbolise la génération dans les trois mondes : spirituel, moral et physique.

On représente les éléments par une -f ou un Q. Celte croix se place tantôt au-dessous du triangle /\

pour indiquer la génération spirituelle, tantôt au-

+ dessus \J pour indiquer la génération matérielle.

La réunion de ces deux signes forme le Septénaire

>^ -\- /\= /\ si considéré et si mystérieux de toutes

les religions.

Multipliant le nombre élémentaire 4 par le générateur 3, on obtient le nombre de tous les corps composés et de toutes les formes et l'effusion du principe créateur ; car si l'on divise ce nombre en 2 on obtient deux fois le chiffre 6 symbole de la marche du soleil dans les deux hémisphères ou le sig-ne du Cancer.

Les 4 éléments sont le Feu, l'Eau, l'Air et la Terre. Le Feu est chaud et sec, l'Eau est froide et humide, l'Air est chaud et humide, la Terre est froide et sèche. On voit par cela que chaque élément possède ime qitalitè i^riiicipe (jui lui est essentielle et une moyenne qui s'accorde avec l'élément contraire, comme le Feu avec la TeiTe, et l'Air avec l'Eau.

En principe, la chaleur étend et dilate les corps et les fait grands. C'est dans les pays chauds où la végétation est la plus ardente. En Chiromancie la main de feu sera donc développée, chaude et les lignes longues et larg-es.

Le tVoid réi récit les corps, les amincit, les fait plus petits elles lignes des mains sont plus courtes et plus déliées. L'humidité les élargit et les dilate, les rend épais et courts ; les lignes seront courtes et

JLWA

-rossos. La sécheresse les rends longs et minces et tait les lignes longues et déliées. C'est par l'action plus ou moins grande de la chaleur naturelle que naissent les variétés des formes et des couleurs, et par cela même la raison des causes et des effets que celte chaleur naturelle engendre en unissant les éléin.nis entre eux ; c'est par ce mariage que nous pouvons déduire des tempéraments.

On sait (jue la chaleur etThumidilé unies dans de

justes proportions sont les formatrices de tons les corps, attendu que dans ces conditions elles les proportionnent, les éipiilibrent (fig. 2) et Kiir. "2. leur donnent leurs

honm-s (pialités. C'est l'atmosphère ou la température de l'air conlenanl ce juste équilibre qui fournit les belles moissons, les beaux fruits et la belle végétation. Kn chiioniancie les lignes des mains seront alors longues, larges, profondes, d'un rouge veiiiieil et caractériseront le tempérament sanguin (jni rend les personnes joyeuses et libérales, fidèles et jilVables, généreuses, paisibles et portées vers la religiosité. Mais ces personnes aiment plus les divertissements et les plaisirs cpie l'étude.

Si la chaleur l'emporte sur riiumidité, alors apparaît la sécliiM-esse (jui rend les ct)r[)s très longs mais ne les dilate pas en proportion de leur longueur (lig.lJj. Leslignesdes mains seront longues, délicates, rf déliées, apparentes et de cduleur jaune safran. La

COLERIQUL

olialeur et la sécheresse correspondent au tempérament colérique bilieux, il rend les personnes promptes, querelleuses, ambitieuses, téméraires et inconstantes, mais capables de s'exposer au péril ; elles sèment autour d'elles la discorde et la division. Fio-. 3.

Si le froid se mêle à l'humidité, la chaleur naturelle fait alors complètemeiit défaut tout au moins à l'extérieur, les corps qui en sont composés sont g-rossiers, mous et de petite slature ; les lignes des mains sont grosses, courtes, pales et livides, ce qui indique le tempérament ftegmaticjue et pituiteux (fig. 4). Ce tempérament rend les personnes timides,

peureuses, inconstantes, efféminées, très indiscrètes, paresseuses et slupides.

Si le froid se combine avec la sécheresse, les corps sont cliétifs, longs, grêles et délicats. Les lignes des mains sont déliées et longues, d'une couleur obscure ou plombée. C'est le tempérament mélancolique (fig. 5) ou triste qui rend maussade, fourbe, rêveur, prudent, sévère, opiniâtre et soupçonneux, peureux et timide ; on se fâche difhcilement, mais on garde longtemps la mémoire des injures.

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