LIVRE VII
iNOTIONS D'ASTRONOMIE SIDÉRALE
924. Distances des étoiles à la terre. — Lorsqu^on veut appliquer aux étoi'"" '•» 'Méthode qu'on emploie ordinairement pour mesurer la ^ • '>d'un point accessible à un point inao cessible, on constate i. les rayons visuels menés des deux ex-* trémités de la base d^opération à Tétoile sont parallèles entre eux (H g. 139), et cela arrive quand bien môme la base serait égale au diamètre de la terre.
Flg. 139.
Les astronomes ont profité du mouvement de translation de notre globe autour du soleil et ont pris pour base le diamètre de Torbite terrestre. Afin de se placer dans les conditions les plus favorables, ils ont opéré de telle sorte que la droite qui joint rétoile au centre du soleil fût perpendiculaire à la base d'opération. Ainsi, EE' représentant le plan de Técliptique, TT* Torbite de la terre et A Tétoile, la droite AS est perpendiculaire à TT (flg. 140). Dans cet état, l'angle SAT est ce qu'on appelle la parallaxe annuelle de Tétoile. C^est Tangle sous lequel on
NOTIONS o'ASTnONOMIE SlDÉlnLE,
verrait de Tcloile le demi-diamètre de Torbite terrestre perpendiculaire à la droite qui joint Tctoile au soleil. Cet angle n'a
encore été mesuré avec précision que pour un petit nombre d'étoiles. Sa valeur maximum correspond à Tôtoile a du Centaure; elle est de 0',91. C'est pour une étoile appartenant à la constellation du Cygne et désignée dans les catalogues sous le n« 61 que la première détermination a été obtenue; la parallaxe annuelle de cette étoile est de 0',37 d'après l'astronome Bessel, Ce dont on est bien certain aujourd'hui, c'est que pour aucune étoile connue la parallaxe annuelle n'atteint T. 11 fcst donc facile de fixer une limite inférieure de la distance des étoiles à la terre.
On peut en effet admettre que le rayon de l'orbite terrestre se confond avec l'arc décrit de la position de l'étoile comme centre avec un rayon égal à la distance de l'étoile à la tetre, dislance que nous désignerons par D. Or, soit l la longueur de l'arc de r dont le rayon serait égal à l'unité et R le rayon de l'orbite terrestre; on a évidemment
Fig. 140.
Mais
donc
Pour venir du soleil h la terre, la lumière emploie 8» 18» ou 498*. Pour venir d'une étoile dont la parallaxe annuelle serait r, elle emploierait donc :
498» X 206265 = Sans, 25.
Voici un tableau des principales parallaxes obtenues et les distances des étoiles à la terre exprimées en rayons de l'orbite »/^rrcstre r
Nom d68 étoiles. Parallaxes. Distances en rayons Retard
— — de l'orbi le terrestre. delalDmi^'s,
a da Centaure .