II DÉDICACE
hérentes des errants de la haute vie et le caractère de pérennité empreint partout dans la grande cité des Césars et des papes qui in a fait choisir ce lieu où. les moindres coins parlent d'un passé séculaire pour y évoquer quelques représentants du genre d'existence le plus moderne, et aussi le plus arbitraire et le plus momentané. Uous qui connais s e\ mieux que personne ce monde bigarré des Cosmopolites, vous comprendre-^ pourquoi je me suis borne à n'en peindre ici qu'un fragment, comme J'ai dû, à son occasion, ne raconter qu'un épisode. Ce monde en effet n'a pas, il ne peut avoir ni des mœurs définies ni un caractère général. Il est tout en exceptions et en singularités. C^ous sommes si naturellement des êtres de coutume, notre continuelle mobilité a un tel besoin de graviter autour d'un axe fixe, que des raisons d'un ordre très personnel peuvent seules nous déterminer à un habituel et volontaire exil hors du pays natal. C'est tantôt, pour un artiste, le méthodique souci de la culture et du renouvellement ; tantôt, chei un homme d'affaires, le besoin d'assurer l'oubli à quelque scandaleuse incorrection; tantôt, che^ un homme de plaisir, la recherche d'aventures nouvelles; che^ un autre, et qui souffre d'un préjugé de naissance, c'est le désir de rencontrer un milieu plus équitable ;che^ un autre, lafuitedetrop douloureux souvenirs . L'existence du Cosmopolite peut tout cacher sous la luxueuse banalité de ses fantaisies, depuis le snobisme en quête de relations plus hautes, jusqu'à V escroquerie en