‹ Cosmopolis (volume 2)Chapitre 3 sur 13 · DÉDICACE III · texte numérisé non relu

DÉDICACE III

quête de vols plus faciles, en passant par les brillantes frivolités du sport, les sombres intrigues de la politique, — ou la tristesse d'une destinée manquée'i Une pareille variété de causes rend à la fois très attrayante et presque inexécutable la tâche du romancier qui se pose comme modèle cette société mouvante, si pareille à elle-même dans les rites extérieurs de ses élégances, si réellement, si intimement complexe et composite dans ses éléments fondamentaux. L'écrivain en est réduit à prendre une série de cas particuliers, comme fai fait, tout en essayant de dégager à leur propos une loi qui les domine. Cette loi, dans le présent livre, est la permanence de la race. Si contradictoire que paraisse ce résultat, plus on fréquente les Cosmopolites, plus on constate que la donnée la plus irréductible en eux est cette force spéciale de l'hérédité qui sommeille sous l'uniforme monotonie des rapports superficiels, prête à se réveiller aussitôt que la passion remue l' arrière-fond du tempérament. éMais encore là une difficulté se rencontre, presque insoluble. Obligé de concentrer son action dans un nombre restreint de personnages, le romancier ne saurait non plus avoir la prétention d'incarner dans ces personnages cet ensemble confus de caractères que résume le mot vague de race. Tour prendre de nouveau le présent livre comme exemple, vous et moi, mon cher Trimoli, nous connaissons quantité de Vénitiennes et d'cAnglaises, de Tolonais et de T^mains, d'oiméricains et de Français qui n'ont rien de commun

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