DE L'HOMME
I. MoTivs PEOPBBS A aiPAvnBB L'iruna na la VATvaa. » Dans le premier ▼olume on a eiposé, sous la forme d*iin tableau de la nature, les principaux résultats de l'observation scientifique; on se propose de considérer ici le reOet de ce spectacle dans le sentiment et dansTimagination de Thomme.—Du sentiment de la nature chez les Grecs et chez les Homains; ils ont rarement exprimé ce sentiment, sans y être pour cela étrangers. La poésie descriptive ne pouvait être qu'un accessoire dans les grandes formes de l'ode et de l'épopée. L'art, chez les Grecs, se meut toujours dans le cercle de lliumanité.— Hymnes au printemps; Homère, Hésiode; les tragiques; poésie bucolique; Nonnus, Anthologie. Caractère propre au paysage grec, p. i-i 5. — Poètes latins : Lucrèce, Tirgile, Ovide, Lucain, Ludlius junior. Époque postérieure, dans laquelle la poésie n'est plus qtt*un ornement d'emprunt pour la pensée, la ^o«e//ed'Ausone. Prosateurs latins : Cicéron, Tacile, Pline. Desrriptions de villas romaines, p. i S-aÔ. — Changement amené dans la nature et dans l'expression des sentiments par le christianisme et la vie du désert. Octavius de Minucius Félix, passages des Pères de l'Église. Saint Basile dans les solitudes de l'Arméuie, Grégoire de Nysse, Chrysosldme; disposition généralei la mélancolie, p. a6-3a~ Contraste produit par la diversité des races dans la couleur poétique des descriptions chez les Grecs, les races italiennes, les Germains du nord, les peuples sémitiques, les Persans et les Hindous. La poésie si riche de ces races orientales montre que chez les Germains du nord, le sentiment de la nature n'a pas pour cause unique la privation des jouissances de la nature, pendant la durée d'un long hiver.— Poésie chevaleresque desMinnesioger. Épopée Ésopique des Allemands, d*après Jacob et Guillaume Grimm. Poésies celtiqoes et erses, p. 3a-4i.— Peuples de l'Asie orientale et occidentale (Hindous et Persans) ; le Ramaytma , et 1« Mahahahraia^ Stteouniala et le Nuagt Meuagtr de Kalidasa. Littérature persane; cette littérature ne remonte puao delàdes Sassanides, p. 4 1-4 7
— lÊpppée et poésies Gnoise» recueillie de la bovcke des KwtlieM, p. 4v 48. — Nalioos aramcenors ; poésie de lu nalure chea lea Hébreux ; rcfletfhi moDoibéistne, p. 47-5i.—- Ancieaue liuéraioredeft Arabes. DeseriptiMi de li vie de? Bedquiai au désert, dans Antar; Amrou'l-Kais, p. 4S-55. — ReMissaDce des lettres en Italie. Dante Alighieri, Pétrarque, Bojacdo el Yittoria- Colonna. — Dialogue de TEtna de Bembo et description pittoresque de k fit végétale dans le nouveau monde (Historiœ Teoels). Chrtstopbe G>loiDb, p. 54-64 . — Les Lusiades de Camoëus, p. 6 1 -68 . — Poésie espagnole : VArw cana de don Alonso de Ercilla ; fray Lob de Léon et Caldéron, d'après Louis Tieck. — Shakspeare, Millon, Thomsou, p. 68-71. — Prosateurs fraoçûs:
— Rousseau, Buflbn, Bernardin de Saint-Pierre et Chateaubriand, p. 68-76. Regard en arrière sur les voyageurs du moyen âge, Jean Mandeville, Haos Sebiltberger el Bemprd de Breitenbach. Contraste avee les voyagem Badernes. George Forster, compagnon de Cook, p. 79-81. — Objet légitime de la poésie descriptive. Attrait répandu sur toutes les contrées de la terre, depuis l^uateur jusquHinx lones gkciales, p. 81-^4 •
n. Da XJk PEINTUEE DK FATSAOK GOXTSIDiaÉl COMMB UV XOTEH DE PBOTA-
' osa L'iTUDi DE LA aATuaK. — Dans ranliquitéclassique, la peinture de paysage ne pouvait pas être, non plus que la poésie descriptive, uue branche de Tart distincte. Philostrate TAncien. Scénographie; Ludius. — Traces de la peinture
'de paysage chez les Hindous, à Tépoque brillante de Tikramaditya. — Her cutanum et Pompéî. — Peinture chrétienne depuis Constantin le Grand josqu*aUx commencements du moyen âge. Miniatures des manuscrits, p. 8.'»-89. — Place donnée au paysage dans les tableaux historiques des frères Yao Ejck. Le xvii« siècle considéré comme l'époque la plus brillante de la peinture de paysage (Claude Lorrain, Ruysdael, Gaspard et Nicolas Poussin, EverdiDgeo, tlobbema et Cuyp). — Effort pour reproduire avec vérité les formes végétales; on s'attache à imiter la végétation tropicale. François Post, compagooo da prince Maurice de Nassau; Eckhout. Besoin d'individualiser la nature. — L'affranchissement des colonies espagnoles et portugaises ea Amérique , k progrès de la culture dans les Indes, la Nouvelle-Hollande, les îlcsSandwick et l'Afrique méridionale, doivent donner un jour une impulsion nouvelle el un caractère plus grandiose, non-seulement à la météorologie «t à la description de la nature en général, mais aussi k la peinture de paysage et i Texpression graphique de la physionomie de la nature ; — utilité des panoramas circulaires de Parker. — Le sentiment de l'unité du Cosmos doit acquérir d*àutantplus de force qp'on multipliera davantage les moyens de reproduire, sous des images saisissantes, les phénomèues de la nature» p. 89-107.
m. Culture us> puuitbs exmi^om. — ImpreMOB peoduilepar !• pli^ sionomie dea végétasx, autani que dea plaotationa artifieieUea peuvent éomam une idée de. celle physionomie, — ^nHint rintrriiipm TrfMin pua
plantés dans les contrées centrales et méridionales de l*Asie ; arbres et hosqoets consacrés aux dieux, p. iod-xi4. — Dés jardins chez les peuples de TAsie orientale. Jardins chinois sous la dynastie des Han. Poëme des Jar* dins, composé par See-makouang, à la fin du xx* siècle. Prescriptions de Lieou-tscheoa. Poème descriptif de l'empereur Kien-Long. —Influence des monastères boudbistes sur la propagation des plus belles formes végétales , p. sx4*ii8.
ESSAI HISTORIQUE SUR LK DÉVELOPPEMENT PROGRESSIF DE L'IDÉE DE L'UNIVERS.
IirmoDucnov. —* Différence entre la eonnaisaapce générale de la nature et l'histoire des sciences naturelles. L'histoire de la description du monde est rhistoire de l'idée de l'unité appliquée aux phénomèues et aux forces simultanées de l'univers. — Méthode d'exposition appropriée à Thistoire du Cosmos : x** efTort de la raison pour découvrir les lois de la nature ; a' événements qui ont subitement élargi le champ de l'observation ; 3<> découverte d1nstni« ments nouveaux propres à faciliter la perception sensible. — Impulsion donnée par le progrès des langues; rayonnement de la civilisation. Ce qu'il faut croire d'une physique primitive et de cette sagesse natureUe des peuples sauvages que la civilisation aurait obscurcie, p. lax-iSg.
PHASES PRINaPALE9 A SIGNALER DANS L'HISTOIRE DE LA CONTEMPLATION PHYSIQUE DU MONDE
I. LS BASSIir DB LA MxDITBEaÂViB GOVSIDiai COMMX POIHT DX D^PAXT DBi IFFOETS tAITS POUB AGEAVOtE t'ioix Dl/GoaSIOS.— COliflgimitMm Ctdîvi-
sions de ce bassin. Importance do golfe Arabique .Croisement des deux grandet lignes de soulèvement (dn nord-est an snd-oueat et do aud-sod-est ao nord* nord-ooest ). Influence de ce dernier système de crevasses sur le commerce d« monde . — Antique civilisation des peuples répandus sur les côtes de la Méditerranée ."-Tallée du Nil ; ancien et nouvel empire des Égyptiens*— Les Phéniciens, préparés parla nature au rôle d'intermédiaires, répandent l'écriture et Posage des monnaies, ainsi que les poids et mesures d'origine babylonniene. Numération, arithmétique, navigation Hoctumè. Colonies établies snr la eôfe occidentale de l'Afrique, p. 1 46- 1 58. «^Expédition de Salomon et d*Hiram vers les pays aurifères d'Ophir et de Supara, p. 1 58-f fli . — Tyrrhéniens et Étnlsques ( Rasènes) ; dispositions partieulières delà race étrtfsque à entrer en commerce avec la nature; fulgurateors et aqniléges, p. f6('tOS. — Aotrei peuples situés sur les bords de la Méditerranée, et dont là ctfitiire remonte à une haute antiquité. Traces de civilisation à Fest, chei les PlirygieDS et
le« Lycéens; à roaett, chez les Turdiilts et \£& Tiirdclans. — CunmaKeinents de la puissaore belléDÎque ; TAsie Mineure considérée comnie la grande route mililaire des éioigral ions de Torien* à Toccidenl. L* archipel de la mff Egée, lien enlre le monde grec et les contrées lointaines de Torient. Vasla landes dans lesquelles se confondent les limites de l'Europe et de TAsie, aa delà du 48« degré de latitude. Hérodote et Phérécyde de Sjros regardent le nord de l'Asie, qui forme la Scythie, comme une dépendance de la Sarmatie d'Europe. — Caractères des races ionienne et dorienne transportées daas les colonies où se sont établis ces peuples.-^Tentatives pour pénétrer à Teit Ters le Pont et la Colcliide ; première notion de la côte occidentale de la naer Caspienne, confondue jusque-là avec Tocéan qui entoure le monde à Test Commerce d'échange avec les Argypéens, les Issédons et les Arimaspes à travers la chaîne des Scythes Scolotes. Mythe météorologique des byperborérns.— Ouverture de la porte de Gadeira. Navi<:ation de Colaeus deSaoïos. Aspiration incessante vers l'inconnu et l'infini. Connaissance exacte du ûm périodique de la mer, p. i6i-i78.
II. EjiPÉoiTfOXf DisMAciooiriasssons Aliuardee le Grand rrxvTLUivci DE l'empiee de BAcrai ave. — Riche moisson de vues nouvelles sur la nature; « ri?n de semblable ne s'était produit à aucune autre époque, si l'on excepte la découverte de l'Amérique tropicale. — Aristotefari!ile la mise en œuvrede ci.'S matériaux par la direction qu*il imprime aux rechert bes de la philosophie spéculative, et la précision qu'il dcnue au langage.-^Caractère sneotifique de l'expédition macédonienne. Callistliène d'Olynlbe, disci| Jed'Arisloit et ami de Théophrasie. — Accroissements considérables apportés à la sdenee des corps célestes par les relations établies avec Babylone et la oonnaissaoce des oliservations dues à la caste sacerdotale de la Clialdée, p. 178-198.
III. AORAHOiaSEMElTT DE l'iDÉE DU MOSBE SOUS LES PtOLÉMKF.. ^ Uoité
politique deJ'Égypte sous la domination des Grecs. Avantages résultant pour cette contrée de sa situation géographique. — ^Inférioriic, sous ce double rapport, de Teropire des Séleucides, formé par l'agrégation de nationalités difTérentes. Les fleuveset les routes des caravanes^ unique débouché ouvert au coiaroerce dans ce pays.— Connaissance des moussons. Rétablissement du canal qui joint le Nil à la mer Rouge. — Instituts scientifiques placés sous la proteclioa des Lagides^ Musée d'Alexandrie. Bibliothèque du Hruchiuro et de Rhakotis. Direction des études ; à côté de Tapplicalion qui recueille les matériaux se manifeste une heureuse tendance à généraliser les a{ierços.— ÉratosthénedeCyrène. Première mesure du degré faite par un Grec, entre Syènn et Alexandrie, d'après les données incomplètes des bémaiistes. Progrès simultanés de la science dans les nuthématiques pures, la mécanique et Tastrunomie. Aris* lyle et Timocbarès. Idées d'Aristarque de Samos et de Séleucus de Rabjlooe ou d'Érythres sur la structure du monde. Hipparque, créateur de l'astroDO-
mie KÎentifiqtte et le plus grand astronome observateur de toute Tanliquité. Eoelide, Apoltonius de Perge el Ârcliinicde, p. 199-213.
IV.IsFLuinca dk la domutatioif rumaini. — Services rendus à la tcieiiee du Cosmos par ud vaste assemblage d'Élaîs. Si, d'une pari, la variété du sol et des productions organi<|ue5 , qui frappeut les regards dans les expéditions ioinuioes, dut donner une impulsion nouvelle à Télude delà nature; d'un autre c6té, res|irit de la nationalité romaine étoufla raclivité particulière k chaque peuple, et en même temps disparurent la publicité et le principe de rindividualité, les deux plus fermes soutiens des États libres. — Dioscoride de Cilicie et Galicn de Pi rgaroe seuls observateurs de la nature dans cette période. Claude Ptolémée, fondateur deToplique expérimentale.^ Avantages matériels de l'extension donnée au commerce par terre avec le centre de l'Asie, et de la navigation de M)-os Hormos vers Tlnde.— >Soiis Yespasien et Domitien, une armée chinoise s'avance jusqu'aux côtes orientales de la mer Caspienne. Migrations des peuples dirigées en orient de Test à l'onest, et dans le nouveau continent du nord au sud. Les migrations des peuples asiatiques commencent •▼ec l'irruption d'une race turque, desUioungnou,qui sejettentsurlesToueti, et les Ousuns, près de la muraille de la Chine, un siècle et demi avant notr t ère. •— Ambassade envoyée à Tempereur Claude par le Rajah de Ceylan. Ambassadeur romain député par Marc-Aurèle à la cour de Chine. Les grands mathématiciens hindous Warahamihira, Brabmagoupta et peut-être même Aryabhattasout postérieurs à cette époque; mab les découvertes faites antérieurement dans rinde, i la suite de recherches isolées, avaient pu pénétrer en partie dam l'occident, avant Diophante, grice à l'extension du commerce sous les Lagides et les Césars.— On peut juger de ces relations commerciales par les grands ouvrages géographiques de Strabon et de Ptolémée. Importance historique de la nomenclature de Ptolémée reconnue dans les temps modernes. — Essai d'une description de la nature par Pttne. Caractère de cette encyclopédie de l'art et de la nature. —Unité de la race humaine prodamée par le christianisme, p. ai4-a4S«
Y. IirvAsioir nas Arabbs. — Influence d'un élément étranger mêlé an développement de la civilisation européenne» — Les Ambes, race séroiliquedonéed'une vive imagination, dissipent la barbarie eu conservant l'ancienne civilisation et en ouvrant des voies nouvelles à l'étude de la nature. -> Configuration de la presqu'île Arabique; productions de THadharamaut, de l'Yémen et de l'Oman; chaînes de montagnes de Djebel, d* Akhbar et d'Asyr. Gerrha, ancien entrepdl des marchandises indiennes, placé vis-à-vis des établissements phéniciens d'Arados et de Ty los. — Rrlalions actives entre TArabie, particulièrement dans la partie septentrionale, et d'autres contrées civilisées. — Première culture des Arabes ; ils commencent à s'immiscer dans le commerce du monde ; expéditions à l'ouest
elàre»t.LesHycsoi;UpriocedeiHimyarite8, Arûeus^iilUéde Ninu*.-* Car»elèrc particulier de la fie nomade chez les Arabes, p. a44-a56.->— Influeneedcs NestorienSy des Syriens cl de l'école médico-pharmaceuliqiie d'Edesse. — Les Arabes fondateurs des sciences physiques et chimiques .Pharmacologie. — Instituts scientifiques, à répoqiie brillante d'Al-Mansonr, d'Haroun-al-Raschidyde Msmoun et de Mofasem. Emprunts faits parles Arabes à t'Inde et à Yt^ptt. Jardin botanique fondé auprès de Cordoue souf le kalife Abdourrhaman , p. 7 56«s67. — Observations astrononiques et perfectionnement apporté ani instruments. Application du pendule à la mesnre du temps par Ebn Jonnis. Travaux d'Alhazen sur la réfraction. Tables planétaires des Hindous. Pertiir« batiun dans la longitude de la lune, reconnue par Aboul - Wefa . Congrès astronomique à Tolède. Observatoires de Meragba. Mesure du degré dans la plaine qui s'étend entre Tadmor et Kakka. — Les Arabes redevables h la fois de leur seiene« algébrique aux Hindous et aux Grecs. Mohamed Ben-Muia, de Chowarexm. Diophante traduit pour la première fois en arabe, au ccminracernent du x* siècle, par Aboul-Wefa Bousjani. — Les chiffres indieu et le i)Stène de posithn parviennent à la connaissance des Arabes par les méiui voies que Talgèbre. Lai Arabes iransporttBf ees inveiilioiis dans l'Afrique septentrionale. Vrabemblance de Topinfoo d'après laquelle les ebrélleM de Toecldent auraient conau avant les Arabes les neuf diiffres et leur valeur rtla-. tive,ious le nom de système de r^^atfri#.*K}ue fAt-il résulté pour la eifili«êtion, si la domination des Arabes se fàt indéfiniment prolongée, p. a6*-a7t f
TL Époqos des oBivoxs nicouvatTU davs L'OciAV. — Causes qui oot pré|)arc ces découvertes. — Nécessité de distinguer la première découverte dee Mot^6i septentrionales et tempérées de i'Améiique, par I.eif, iîis d Erik la Biooge, et la seconde découverte de TAmérique tropicale à la Ho du xv^ siècle. Les îles Fadrcer et l'Islande, découvertes accidentellement par N^iddod, sont les stations et les poials de départ des expédiiioiis vcr$ la Scandinavie américaine. Oo visite les côtes orientales du Groenland dans le pays de Scoresby, celles delà baie de Baffin jusqu'à 730 55' ^ l'entrée du détroit de Lancaslre el d« détroit de Barrow. — Découvertes, antérieures peut-être, des Ires. Les pays dea HowmeS'BUncs entre la Virginie et la Floride. L'Islande, avant la colonisation de Naddod etd'Ingolf, a-t-elle été peuplée par des 1res ( les hommes de l'ouest de la Grande Iriande américaine) ou par des missionnaires irlandais ( papar, les derici de Dicuil) que les Normands avaient chassés des îles Fcrœr. — Les anciennes légendes de l'Europe septentrionale , menacées d'être étoulTées fur le sol où elles ont pris naissance, sont transportées en Islande. Traces des relations commerciales entre Le Groenland et hi Nouvelle Ecosse jusqu'en 1347. Le Groenland perd en ia5i sa constitution libre, et, comme propriété de la couronne de Norwége, se voit iplerdire toute communication avec les élnin|ers, même avec les IsUndais. Ainsi s'explique c(»BUiuutt
investigatîoné venantor, non ntsi singulorum aniroàliam, plan« tanim, rerum metallicarum rel (Ténia sit yerbo ) fossilinm formas, anatomen, vifes serutanlur. Historia telluris, GeogooslâS magie quam Physiograpbiœ afGnis, nemini adhuc lentata, plantarum animaliumque gênera orbem inhabitantia primœvum , mîgratiooes eorum compluriumque interitum^ ortum qûefri montes, yalles, saxorum strala et venœ metalliferm ducunt, aerem, mutatis teroporum vicibud, modo purum, modo vilialum , tarrœ superOciém bumo plantisque paulalim oblectam , fluminum inundantium impetu denuo nudatam, iterumque siccatam et gramine vestitam commémorât. Igitur Bisloria zoologica, Historia plantarum et Historia oryctologica , quœ noa Dîst pristinum orbis terrœ statum indicant, a geognosia probe distinguendœ. • (Humboldt, Flora Fribergensis êubterranea^ cui aceedunt aphorismi ex Physiologia chemica plantarum^ •1793; p. IX-X. ) Sur les mouvements spontanés dont il est question plus bas dans le texte, Cf. un passage remarquable d'Arislote (de Cœli^f 1. H, c. 2, p. 284, Bekkér), où la dlstinctidfl entre les corps animés et les corps inanimés est tirée du mode de détermination du mouvement, soit intérieur, soit extérieur t L'âme nutritive des végétaux, dit le Stagirite, ne produit aucun mouvement^ parce qu'elle est plongée dans un engourdissement dont rien ne peut la tirer (Aristote, de Generaté animaLy t. V, c. I, p. 778 Bekker) ; ils n'ont en propre ftucua désir qui les inciie b produire d'eux-^sêmes des mouvements. » (Âristote, de Somno et Vigil.^ c. 4 , p. 455 Bekker.)
(2^) [page 4^3]. Mémoire d'Ehreuberg ûber dos kleinsie Leben im Océan ^ lu k VAcad. des Sciences de Berlin , le 9 mai ^844.
(22) [page 4^4]. Humboldt, Tableaux delà Nature.
(23) [page 414 ]. Sur la mulliplicalion par la division spontanée du corps générateur et par Tintercalaiion d'une substance nouvelle, voy. Ebrenberg, von denjetzt lebenden Thierarien
der Kreidebildung, des espèces animales actuellement , dans les Mémoires de FAcad. de Berlin, ^ 839, p. 94. La plus grande faculté génératrice , dans la nature , est celle des Vorlicelles. On trouve révaluation du maximum de rapidité que puisse atteindre le développement de leur masse, dans le grand ouvrage d'Ebreo- Lerg : dit Infusionsthierchen als vollkommne Organismen^ ^838, p. Xllly XIX et 244. a La voie lactée de ces organismes est formée des espèces MonaSy Vibrio^ Bacterium et Bodo. • La vie est répandue dans la nature avec une telle profusion, que de petits infusoires vivent en parasites sur d'autres infusoires plus grands, et même que les premiers servent, à leur tour, de demeures a d'autres infusoires encore plus petits, voy. p. 494, "1\\ et5J2.
(24) [page 4151. Arislote, Hist. animal, 1. V, c. 49, p. 552, Bekker.
(25) [page 416]. Lhrenberg, ouv. cité, p. XIV, 422 et 493. A la multiplication rapide des animalcules microscopiques, vient se joindre pour quelques-uns (anguilles du froment, infusoires roulés en cercle, ours d*eau ou tardigrades) une étonnante vitalité. Après avoir été desséchés pendant 28 jours dans le vide, à Taide du chlorure de chaux et de Facide sulfuiMque, après avoir été chauffés à 420% ces infusoires ont pu encore être rappelés à la vie et sortir de leur engourdissement. Voy. les belles recherches de M. Doyère, dans son mémoire sur Us Tardigrades et sur leur propriété de retfenir à la w, 4842, p. ^49, 429, 431 et 433. Cf. en général, sur la résurrection des infusoires desséchés pendant des années entièreSi Ehrenberg, p. 492, 496.
(26) [page 446]. Sur la « transformation primitive » présumée de la matière organique ou inorganique en plantes et en animaux, Gomp. Ehrenberg, dans les Annales de Poggendorff, t. XXIV, p. 4-48, et du môme auteur, In/usionsthier^ chen, p. 424 et 525, avec Jean Mûller, Physiologie des
Menschen (4«é(i.; 1844), t. I, p. 8-17. Il me parait extrêmement remarquable que saint Augustin, en traitant cette question : comment les îles ont-elles pu recevoir, après le déluge, de nouvelles plantes et de nouveaux animaux, ne se montre aucunement éloigné d'avoir recours \ Tidée d'une génération spontanée (Generatio œquivoca, spontanea aut pri* maria). • Si les anges ou les chasseurs des continents, dit ce Père de TÉglise, n'ont point transporté d'animaux dans les îles éloignées, il faut bien admettre que la terre les a engendrés; mais alors on se demande à quoi bon renfermer dans Tarche des animaux de toute espèce. > SI e terra exortœ sunt (bestiœ) secundum originem primam, quando dixit : Produàai ierra animam t;tt;am/multo clariusapparet, non tam reparandorum animalium causa, quam figurandarum variarum gentium (?) propter Ecclesiœ sacramentam in Ârca fuisse omnia gênera , si in insulis, quo transire non possent, multa animalia terra produxit (Augustinus, de Civitate Dei, 1. XYI, c. 7; t. VU, Yenet. , -1732, p. 422 de l'édition des Bénédictins). — Deux siècles avant Tévéque d*Hippone, nous trouvons déjà établie, dans Tabrégé de Trogue-Pompée , entre le dessèchement primitif de Tancien monde, du plateau asiatique, et la génération spontanée, une connexion semblable à celle qu'on retrouve dans la théorie du grand Linnée sur le Paradis terrestre et dans les rêveries du xviii* siècle sur l'Atlantide fabuleuse : i Quod si omnes quondam terrœ submersœ profundo fuerunt , profecto editissimam quamque partem decarrentibus aquis primum deteclam ; humillimo autem solo eamdem aquam diutissime immoratam, et quanto prier quœque pars terrarum siccata sit, tanto prius animalia generare cœpisse. Porro Scythiam adeo editîorem omnibus terris esse, ut euncta flumina ibi nata in Maeotim, tum deinde in Ponticum et iEgyptium mare decorrant» Justin, 1. 11, c. 4). L^opinion erronée qui fait de la Scythie un plateau élevé est fort ancienne ; nous la retrouvons d^k trèsnettement indiquée dans flippocrate ( de Aère et Aquis , c. 6, § 96 , édit. de Coray ). t La Scythie , dit-il , forme une plaine
iiautd et sèche qui ; 9an$ être couronnée iê monloffieiy n te«* jours en s'élevait vers le nord, t
(27) [page ^7]. Humboldt, Aphorismi ex Physiologiaehemica plantarum^ dans la Flora Fribergensis subterranee, n93, p. 478.
(28) (page Â\7]. Sur la physionomie des végétaux, toy. Humboldt, Tableaux de la natureyt. II, p. 4-243.
(29) (page 34 8). jEtna Dialogus (Opuscula^ Bm],j i^U, p. 53 54). Dans ees derniers temps, Pbilippi a donné uoe belle géographie des plantes de TEtna. Yoy. Linnœa^ 48S2; p. 733.
(30) [page 420]. Ebrenberg, d%m les Ànnalei des êeUsim natureUâêt U XXI ^ p. 887*442; Himboldty Ane &énMii 1. 1, pé 389-342; I. III, p« 9M04.
(34) [page 424]. Schleiden» ûber die Entwiekelung der PflanzenzelUn^ dans Mflller's Arckiv fur Ànatomie und Pki' siotogie, 4838, p. 437-176, et Grandzûge der wissenschafh lichen Botanik, 4"> part.» p. 491 ; 2« part,| p. 44 ; Schwano, tnikroskopische Untersuchungen ûber die lJbereinslimmnn§ in der Struktur und dem Wachsthum der Thiere mi Pflanzen, 4839, p. 45 et 220. Cf. J. Mûller, Physiologie 4et Menschen, 4840, 2" part., p. 644.
(32) {page 424 j. ScMeiden, Grundzûge der Èotanih, 4842, p. I, p. 492-197.
(33) [p9ge 423]. Tadte^ daas ses eonsîdératîoDs nr la popu-' lattoo 4o la firetagae {Àgrieoiay e. 2), dî8lioga« à mei^ vaille ce qui peut tenir aux iefluences^u climat, de ce qui, che» les tribus venues du dehors, appartient, «u contr^rt , k r^intique et immuable ^uvoir du tfpe hArédUaire. f BrUifl^ ttiam qui mortales ImUu ooluerunt, iudigeMB an adveeii, ât
Colomb, dans un voyage en Islande (février 1477}» ne recueilliuuctin rtoseignement sur un nouveau continent situé à Touest. Continuation des relatiooê commerciales entre le port de Bergen el le Groenland jusqu'en 1484, p. t79* 991 .— Conséquences bien différentes de la seconde découverte de TA^riqu^ par Cbristophe Colomb. Ce navigateur cependant p eut d'autre pensée que de chercher un chemin plus court vers l'Asie orientale, et cnit jusqu'à la mort, ainsi qu'Amerigo Yespucci, avoir abordé aux côtes orientales de ce continent, — Nécessité, pour comprendre l'influence exercée aux xv^ et xvi* siècles sur le progrès des idées par les découvertes maritimes, de jeter un regard sur It temps qui sépare l'époque de Colomb de celle où florbçaient les Arabes. -«» Causes qui ont contribué à marquer l'ère de Colomb d'un caractère particulier: apparition d'un petit nombre de libres penseurs (Albert le Grand, Roger Bacon* Duns Scott, Guill|ume d'Occam); retour aux monumenb de U littérature grecque ; invention de l'imprimerie; moines envoyés en ambajuade auprès des princes mongols; voyages accomplis dans des vues commerciales vers l'Atit orientale et les Indes méridion«les(Mtrco Polo, Mande ville, Nicolo 4e* Coati); progrès de l'art nautique; usage de la boussole ou des propriétés de TainMiiit emprunté aux Chinois par l'intermédiaire desAnibes,p. 99i»3i i.— Voj«|i9 entreprude bonne heure par les Catalans veri les côtes occideoidliif de l'Afri^iie tropicale ; découverte des Açores ; mappemonde de Pi^ano de l'apnée 1 367. Rapports de Colomb avec Toscapelli et Martiii-Alon^ Pinson. Carte» récioiment signalée, de Juan de la Cose. — Mer du Sudi p, 3i i«334« -~ Décou- "verte de la ligne magnétique sans déçlioaisoQ dans l'océan Atlantique. Obser* vations sur la flexion des bandes isothermesà 100 milles vert l'ouest de» Açirci, Ligne de démarcation fixée par le pape Alexandre VI, le 4 mai 1493 ; division naturelle changée en une division politique.— » Connaissance de la distribution de la chaleur ; la limite des neiges étemelles e»t reconnue eomme une fonction de la latitude géographique. Mouvement des eaux dans la vallée de l'océan Atlantique. Prairies océaniques de varechf, p. 334-347. — Agrandissement de l'horizon du inonde; constellations du ciel eustral; conneÎMence plua eon* lemplative que Kientifique des espace* célestes. -^Efforts nouveaux peur per* lectionner les méthodes pratiques propres à déterminer la longitude, en vue de fixer la ligne de démarcation pepsle. — La découverte el la première oplo^ nisation de l'Amérique, ainsi que le voyage aux Indes orientales par le cep de Bonne-Espérance, concourent avec l'épanouissemeol de l'art et la réforme religieuse qui commence l'affranchissement de l'esprit humain et prépare les grandes révclutions politiques. lia hardiesse de Colomb est le premier anown dans la chaîne sans fin dg œs mystérieux événements. C'est le hasard ^ ce n'est pas la fraude qui a enlevé le non de Colomb au continent découvert par lui, et y a substitué celui d'Amerpi^. Xoflijence du nouveau monde sur les institutions politiques, sur les idées et les tendanoes des peuples de Taneien continent, p« 347-36a.
VU. ÉroQUIS DfcS OAAHDBS DÉCOUTSâTXS DAHS LKS ESPACES CÉLESTES PAt
L*APPLicATxoii DU TÉLESCOPE. -*• Aperçui SUF Is ilrucluro du monde qui oot préparé ces découTertes. — Observations faites par Nicolas Copernirà Crtcovie concurremment avec rastronome Brudzew&ki, dès le temps où Colonl» découvrait TAmérique. Le xtix* siècle rattaché au xvi* par Peurbach et Regiomontanus. Le système de Copernic présenté par lui non comme une hypothèse, mais comme une véiité inébranlable, p. 363-378. — Kepler et les lois expérimentales &ur le cours des planètes, p. 378-380 et 388-391.— Invention du télescope; Mans Lippershey, Jacob Adriaans£ (Melius], Zacharias Jansen. Premiers résultats de la vue par le télescope : montagnes de la lune; amas d'étoiles; voie lactée; les quatre satellites de Jupiter; prétendue triplicité de Saturne ; croisunt de Vénus; taches du soleil et durée de sa rotation.— Importance du petit mo/u/e de Jupiter (mundus Jovialis). Les lunei de Jupiter donnent Toccasion de reconnaître la vitesse de la lumière, et par suite d'expliquer l'ellipse d'aberration des étoiles fixes , d'où ressort la démonstration matériiille du mouvement de translation de la terre. — Aux découvertes de Galilée, de Simon Marins et de Fabricius succèdent celles des satellites de Saturne par Uu}gens et Cassini; de la lumière xodiacale, eoDsidérée comme un anneau nébuleux tournant isolément autour du soleil, par Childrey ; de la lumière changeante des fixes, par David Fabrinus, Jeaa Bayer et Hoiwarda. Nébuleuse sans étoiles d'Andromède, p. 3 80 -396. — Les observations physiques sur les phénomènes de la lumière, de la chaleur et du magnétisme courourent aussi, avec les grandes découvertes de Galilée et de Kepler , de Newton et de Leiboiti, à jeter un éclat plus vif sur le xvix« siècle. Double réfraction et polarisation ; traces de la connaissance dtf interférences chez Grimaldi et chez Hooke. William Gilbert distingue le magnétisme de l'électricité. Connaissance du déplacement périodique des lignes sans déclinaison. Conjecture de Halley que la lumière polaire est ut effet magnétique. Thermoscope de Galilée, et application de cet înstnimeat à une série d'observations journalières , dans des stations de hauteur difié> rente. Recherches sur la chaleur rayonnante. Tube de Toricelli et mesorts de hauteur d'après l'élévation du mercure. Connaissance des courants aéricss et de l'influence qu'exerce sur eux la rotation de la terre. Loi de rotation des vents soupçonnée par Bacon. Heureuse mais courte influence de l'Academia del Cimento sur la connaissance expérimenia'e et mathématique de la nature. — Tentatives pour mesurer l'humidité atmosphérique ; hygromètre condensateur.— Phénomènes électriques; électricité terrestre; Otto de Goéricke voit la première lueur dans une détonatio#électrique provoquée par lui-mi^me. — Commencements de la chimie pneumatique; accroissement de poids observé dans l'oxydatiun des métaux ; Jer. Cardan et Jean Rey, Hooke et Mayow. Hypothèses de particules salpétriques (spiritus nitro-aëreos) existant dans l'air et nécessaires au phénomène de la combattioo et à la
respiration des animaux. — Influence exercée par 1rs progrés de la physique et de la chimie sur le développement de la géograpl'ic (Nicolas Stcmou, Scilla, Lister) ; soulèfement du lit et des riva;;fs de la mer. I.a fluidtié première et la solidification de notre planète reflétées dans U forme nnlhématique de la terre. Mesures de degrés et expériences sur le pendule, par des latitudes différentes. Aplatissement polaire. La forme de la terre, reconnue théoriquement par Newton, amène la découverte de la force dont les lois de Kepler sont une couséquence nécessaire. La découverte de la gravitation, développée par Newton dans le livre des Principes, coïncide presque avec l'essor donné aux recherches mathématiques par le calcul infinitésimal, p. 396.4a7.
VIII. DiVERSITS ST IHCBAÎirBMFKT DU IVrORTS SCtSimriQUU TBKTIS DS
nos JOURS. — Coup d*œil rétrospectif sur la suite des périodes parcourues. — I«a compréhension de la science moderne rend difficile tie distinguer et de limiter chaque science en particulier. — L*intelligence accomplit désormais de grandes œuvres^ en vertu de sa propre force et sans excitation extérieure. L'histoire des sciences physiques se confond peu à peu avec l'histoire du Cosmos, p. 4^8-435.