SS
Le grand aceoi^ que les données météorologiques des vallées eu Rhin et du Mein présentent entre elles » et dans la manière dont la chaleur de Tannée se trouve répartie entre les diversea uisotis, prouve Texactitode des observations sur lesquelles eea denné(*s re)>osent. Dans ce tableau , l'hiver eoroprend les mois de décembre, de janvier et de février > solon l'u<iage adopté* ftvee raison^ pour tous les tableaux météOrolOiiiques. Quand on compare la qualité des vins en Franeonie ou dans les pays des bords de la Baltique avec la moyenne temipérature des mois d'été et d'automne à Wurt/bouiig et à Berlin, on est presque surpris de ne trouver que des différences de 4° à !<>, 2; mais celles du printemps diffèrent de 2°. L'époque de la ileuraison de la vigne pendant les gelées tardives de roei« et
aprc0 ttû hiver plds froid aussi ûê 79, e6t un élfiment tout aussi important que peuveut Tétre Tépoque de la mdtiifation tiirdiVe de la grappe et Tinfluence de la lumière solaire directe et non diffuee. La difréreuce dont il est question dans le texte, entre ]a température vraie superiicielle du sol et les données d'un thermomètre placé à Tombre, a été étudiée par Dove , ^ Taide d'observations recueillies pendant quinze ans^ dans un Jardin de Chiswick ^ près de Londres (Berichi uebër die Verhunéluà^ §ên der BerL Acad. der Wiêsensch,^ août 4844, ps 285).
(97) [page 390]. Cf. mon traité ueber die Bauptursachen der Tempèraturt)erschiedenheii auf der Erdobenfl'àche^ dans les Mém. de FAcad, de Berlin^ 1827, p. 3M.
(98) [page 890]. Le sol de la Sibérie eompris entre Tobëhk) Tomsk et Barnaul, depuis TiitaT jusqu'h la mer Glaciale^ n*é^ pas aussi élevé que celui de Manbeim et de Dresde; et méiiie Irkutsk , situé à Test du Jenisei, est | plus bas que Mitaibh ; la hauteur est de 405 m.
(99) [page 392]. Bumboldt, Recueil d^ Observaiiont astronomiques^ t. I, p. 426-4 40; Relation historique, t. I, p. 449, 4 44 et 227; Biot, dans la Connaissance des temps pour Tan ^844, p. 90-409.
(400) |page39ii]* Anglerius, de Rebfks OtjeaHiàis^ dee. tl, 1. Il) p. 440 (éd. Col. 4574). Dans la Sierra de Santa Mârta, dont les plus hautes cimes paraissent dépasser 0800 m., un de ces bauts sontmeie porte encore le nom de Pico de GAira. Yof. mtL Relation histor.^ 1. 111, p« S44.
(1) [pnge 396]. Voy. ma table des hauteurs des neiges perpétuelles dans les deux hémisplièies, depuis 74 "^^ de latitude boréale, jusqu'à 53<» 54^ de latitude australe, dans YAsiêcen'traie, t. III, p. 360.
(2) [page 397). Darwin, Journal of the ^oyftgeà of the ÀdwtUure and B9B§k^ p. t9T. Gomme h cette époque le ^dl-
can d*Aconcagua n*était point en éruption , Tabsence des neiges (ce phénomène se présente parfois sur Je Cotopaxi) ne saurait être attribuée à un échauffement rapide de l'intérieur du cratère ou à rémission de gaz fortement chauffés a travers les (issares. (Gillies, dans le Journal oj Nat, Sciences^ iS^O, p. 316.}
(3) [ page 398 ]. .Voy. mon Second Mémoire sur les Montagnes de l'Inde, dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XIV, p. 5-55, et Asie centrale^ t. lil, p. 281-327. Les voyageurs les plus babiles et les plus expérimentés qui aient visité THimalaya, Colebrooke, Webb et Hogdson , Victor Jaquemoiït; Forbes Noyie, Cari de Hûgel et Vigne, ont tous confirmé Texcès de hauteur des neiges sur le versant tbibétain ; et pourtant le fait a été mis en doute par John Gérard , le géologue Mac Clelland , éditeur du CcUcutta Journal^ et le lieutenant Thomas Hutton (Assistant Surveyor of the Agra division). L^apparition de mon ouvrage sur l'Asie centrale a ranimé ce débat. Un numéro récent d'un journal publié aux Indes (Mac Clelland and Grifiith, the Calcutta Journal ofnatural histofy^ t. IV, 4844 January), contient une notice fort remarquable et tout k fait décisive sur les limites des neiges de THimalaya. M. Batten (Bengal service) écrit du camp de Semulka , sur la rivière de Cosillah , dans la province de Kumaon : t Je viens de lire avec surprise les assertions de M. Thomas Hutton sur la limite des neiges éternelles, il est de mon devoir de contredire de pareilles assertions , surtout quand je vois M. Mac Clelland aller jusqu'à parler du ser^ce que M. Hutton vient de rendre aux sciences , en détruisant une erreur généralement répandue (Journal of the Asiatic Society of Bengal^ t. IX, Calcutta, 48(i'0, p. 575, 578 et 580). On a tort d'afOrmer que tout voyageur qui aura parcouru l'Himalaya partagera les doutes de M. Hulton. Je suis un de ceux qui ont visité le plus souvent la partie occidentale de notre puissante chaîne. Je suis allé , par le Borendo-Pass , dans la vallée de Bospa et dans le bas Kunawur, et je suis revenu dans les montagnes du GurwaI, en
traversant le col élevé de Rupin. Ïhï atteint les sources du Jumma, vers Jumnotri; de Ta, je me suis dirigé vers les af^ fluents du Gange de Mundakni et Wlschnou-Âluknunda , vers Sadamath et le célèbre pic neigeux de Nundidevi. Souvent j*ai traversé le Niti Pass, pour atteindre le plateau thibétain. J'ai moi-même fondé l'établissement de Bhote-Mehals. La situation de ma demeure , au milieu des montagnes , m'a mis, depuis six ans, en communication habituelle avec les voyageurs européens et indigènes, dont j*ai pu tirer les meilleurs renseignements sur Taspect du pays. Tous les documents que j'ai réussi à rassembler ainsi, dans mes voyages ou par mes relations personnelles, m'ont conduit k une conviction que je suis en mesure de défendre, savoir, que, dans l'Himalaya, la limite des neiges éternelles estplits élevée sur le versant septeti" irional {thibétain) que sur le versant méridional [indien). M. Hutton change la question, tout en croyant s'attaquer aux conclusions de M. Humboldt sur le phénomène pris dans sa généralité ; il combat une idée qu'il s'est forgée lui-même ; il cherche à prouver, et nous sommes prêt à le lui accorder, que dans certaines montagnes de l'Himalaya, la neige a pu durer plus longtemps sur le versant du nord que sur celui du sud. p (Cf. aussi la note 5, p. 438). Si la hauteur moyenne du plateau thibétain est de 3500 mètres, il est permis de le comparer au plateau fertile de Gaxamarca, dans le Pérou ; mais cette évaluation même le place à 400 mètres au-dessous du plateau de Bolivia, où se trouve le lac de Titicaca, et du pavé des rues de la ville de Potosi. D'après Tévaluation que Vigne a conclue du point d'ébullition de l'eau, la hauteur de Ladak est de 3046 mètres. Cette hauteur est probablement aussi celle de H'Lassa (Youl-Soung), ville entièrement monastique, entourée de vignes et nommée par les écrivains chinois : Royaume de la foie; peut-être ces vignes sont-elles situées dans des vallons profondément découpés.
(4) [page 399 ]• Voy. Dove, Meieorologische Vergleichung I. 37
von Nùrdumwikm und Europa, dus le Yahrbuek de Schumacher pour -i 844 ,p.^U,ei MeUarologiêchê VfUertuekunftn du môme auteur, p. A4B.
(5) [page 400]. La quantité moyenne de pluie a été, i Paris, de 4803 k 4822, de 507 millimètres, d*dprès Ârago; à Londres , de 4 84 2 à 4 827 , de 632 millimètres ; à Genève, par une moyenne de vingt-trois années d'obserration , de 776 millimètres. Sur les cAtes de l'Hindoustan , la quantité annuelle de pluie yarie entre 2924 et 3248 millimètres; h Cuba, en4S21, il n'en tomba pas moins de 3600 millimètres. Voy. sur la dislribntton de la quantité de pluie , selon les saisons , dans TEorope moyenne , les excellentes observations de Gasparin , de Schouv et de .Bravais , dans la Bibliothèque universelle , t. XXXVllI, p. 54 et 264 ; Tableau du climat de t Italie , p. 76, et les notes dont Martins a enrichi sa belle traduction française de Keemtz, Cours complet de Météorologie, p. 442.
(6) [page 400]. D'après Boussingault {Économie rurale ^ t. Il, p. 693), la quantité de pluie, à Marmato (lat. ^ iV, hauteur 4425 m., tempérât, moy. 20<*, 4 ) a été, en 4 833 et eo 4834, de 4629 millimètres pour la moyenne ie$ deux années, tandis qu'à Santa-Fe de Bogota (lat. 4'' 26^ hauteur 2647 m,» et température moy. 44**, 5), elle n'était que de 4004 millina.
(7) [page 400 1. Pour le détail de cette obeervation, voy. mes Asie centrale, t. HI, p. 85-89 et 567 ; sur l'état hygrométriqoe de l'atmosphère des plaines basses de rAnérique dn Sud, voy. ma Relat. àislor.^ i. I, p. 248-248 ; t. II, p. 45, 464.
(8) (page 401 ]. Eaemtz, Vorlesungen ueber Meteorologief p. 447.
(9) [p. 402]. Sur l'électricité qui provient de l'évaporatioo, i une température élevée, voy. Peltier, dans les Annales de Chimie, t. LXXV, p. 330.
(40) [page 402]. Pouillet, dans les Anncdes de Chimi0f U UIV, p. 401^.
(^ ï ) Ip^ge 403 1. D« jft ^ive, daii9 m l»l^e|l^t JS^sai historique sur t Electricité^ p. 4 40.
(^ 2] ( page 402 ]. Peltier^ dans les Comptée rendus de FAcad. des Sciences, t. XJI| p. 307; Becquerel, T^f^fté d^ VElfictricjtf et du MagnitismCf t. lY, P; i 07.
(< 31 Ipage 4021. Daprez, sur F Électricité de l'air (Bruxelles, 4844, p. 56-04).
{U) {page 408). flumboldi, Reht. AtstorffUôy i. III, p. 348. Je ne parle ici que des refherdies que J^ai faites anc titt électromètre 4e Samsure, armé d'un conducteur métaiiiqtte long d'un mètre , fechercbes dans lesquelles l-électrainètfe ne recevait aucun mouvement, de haut en bas , ni de bas en haut, et cil le conducteur p'était point armé d'uoâ éponge in^l^ibée d^alcool enflammé. Ceux de mes lecteurs qui sont au courant des points actuellepieut controversés, dans la théorie de l'électricité atmosphérique, comprendront le but de cette restriction. Quant k la formation des orages sous les tropiques, voy. ma Relat Mst., t. Il, p. 45 et 202-209.
(15) (page 403]. Gay-Lussae, dans les il nnafe^ de CAIm^e et de Physique^ t. Vin , p. 467. Le désaccord qui règne entre les vues de Lané , de Becquerel «t de fdtSer, ne permet guère de rien décider encore sur la cause de la distribution spécifique de réleetricité datis les nuages, les uns chargés d'éiectridlé positive, les antres d*électricité négatife. L'électrielté négative, qui se développe dans Tair, près des cascades où l'ean est incessamment réduite en poussière fine, est un phénomène extrêmement frappant; il a été découvert, en premier lieu, par TraUee, M j'ai en souvent Tooeaslon de le vérifier sous des latitudes irès-^df- ▼erses; ses effets sont encore sensibles à 400 on à 430 m. 4e distance pour un bon éleetromètre.
<46) (page 404]. Àrago^ Annuaire du Bureau des I/mgi" tudespour 4i^», f.U^.
(47) [page 404). Môme ouvr., p. 249-266. Cf. p. 268-279.
(48) [page 405]. Mêmeou?r., p. 388-391. L'académicien de Baer, qui a fait faire tant de progrès à la météorologie du nord de TÂsie, n'a point eu en vue Texcessive rareté des orages en Irlande et dans le Groenland ; il dit seulement que Ton a entendu tonner quelquefois à la Nouvelle-Zemble et au Spitzberg ( Bulletin de FAcad. de Saint-Pétersbourg, ^839, mal).
(49) [page 407]* Kœmtz, dans le Yahrbruch de Schumacher pour 4 838, p. 285. Sur la comparaison des lois de la distri* bution de la chaleur k Test et k Touesl, en Europe et dans l'Amérique du nord, voy. Dove, Repertorium der Physik^ t. IIJ^ p. 392-395 .
(20) [page 40^]. V Histoire des Plantes, qui a été esquissée avec talent par Endlicber et Unger [Grundzûge der Botanik , 4843, p. 449-468), avait été distingué de la Géographie des plantes, un demi-siècle auparavant, dans les aphorismes de ma Flore souterraine : « Geognosia naturam animantem et inanimam vel, ut vocabulo minus apto, ex antiquitate saltem baud petito, utar, corpora organica œque ac inorganica considérât. Sunt enim tria quibus absolvitur capita : Geograpbia •ryctologica quam simpliciter geognosiam vel geologiam dicunt, virque acutissimus Wernerus egregie digessit; Geographîa zoologica, cujus doctrime fundamenta Zimmermannus et Treviranus jecerunt; et Geograpbia plantarum quam œquales nostri diu iutactam reliquerunt. Geograpbia plantarum vincula et cognationem tradit, quibus omnia yegetabilia inter se conuexa sint, terrœ tractus quos teneant, in aerem atmosphaericum qutt sit eorum vis ostendit, saxa atque rupes quibus potissimum algarum primordiis radicibusque destruantur docet, et quo pacto in telluris superficie humus nascatur commémorât. Est itaque quod différât inter geographiam et physiograpbiam, historia naturalis perperam nuncupatam, quum Zoognosia« Phytognosia et Oryctognosia, qu» quidem omnes in natur»
investigatione versanlur, non nisi singulorum animalium , plantarum, rerum metailicarum vel (venia sit verbo) foseilium formas, anatomen, vires scrutantur. Historia teliuris, Geognosiae magis quam Physiographiœ affinis^ nemini adhuc tentata^ plantarum animaliumque gênera orbem inhabitantia primœvum, mlgrationes eorum complariumque interitum, ortam qaem montes, valles^ saxorum strata et venœ metalliferœ ducunt, aerem, mutatis temporum vlcibus, modo purum, modo vitiatum y terrœ superficiem humo plantisqua paulatim obtectam , fluminum inundantium impetu denuo nudatam, iterumque siccatam et gramine vestitam commémorât. Igitur Historia zoologica, Historia plantarum et Historia oryctologica ^ quœ non nisi pristinum orbis terrœ statum indicant , a geognosia probe distinguendœ. » (Hamboldt, Flora Fribergensis subterranea eui aecedunt apharismi ex Physiologia chemiea plantarum ^ 4793, p. ix-x.) Sur les mouvements spontanés dont il est question plus bas dans le teite, Cf. un passage remarquable d'Aristote (de Cœlo, 1. 11, c. 2, p. 284, Bekker ) , où la dislinction entre les corps animés et les corps inanimés est tirée du mode de délermination du mouvement , soit intérieur, soit extérieur, c L'âme nutritive des végétaux , dit le Stagirite, ne produit aucun mouvement , parce qu'elle est plongée dans un engourdissement dont rien ne peut la tirer (Aristote, de Générât, animal,, 1. V, c. -1 , p. 778 Bekker) ; ils n'ont en propre aucun désir qui les invite à produire d'eux-m^mes des mouvements. » ( Aristote ^ de Somno et Vigil.j c. 4 , p. 455 Bekker.)
(24) [page 443]. Mémoire d'Ehrenberg tiber dos kleinste Leben im Océan, lu à VÀcad. des Sciences de Berlin f le 9 mai 4844.
(22) [page 444 ]. Humboldt, Tableaux de la Nature.
<23) [page 414 ]. Sur la multiplication par la division spontanée du corps générateur et par Tintercalation d'une substance nouvelle, voy. Ehrenberg, von den jetzt lebenden Thierarten
dèf Krèidebitdung , datii les Mémoires de VAcadéftHé d^ SciénéeÉ de Èertifi, -1839, p. 94. La plus gmdde facoltô gêoSrâlHce, dans la oattarë, est celle des Vorticellès. oa trouve Yenliiatlon du maxittium de rapidité que puisse atteindre le développement de leur masse, dans le grand ouvrage d'Ëhretibëtg intitulé : â(è infusioftstMèfchèn nti ^ûllkomfnne Organismen, 4838, p. Iltf, Ht et 244. k ta voie lactée de ces organismes est formée des espèces itonas, VibriOy Baciertum et Bodo. • La tlè ëât répandue dans U nattlfe àteti une telle profusidtl que de petits inruiSdtres tkent en parasitent sut* d^auires infusoites plus grailds ; et même que les premiers servent, k leur tour, de demeures S d'autrëô intusbirës encore pluâ petits , toy. p. iU, 2U et 6^2.
(24) [ page 4411); Âristote^ HMé mUmul.j 1^ V> e^ 4», p. 558, Bèkler.
(25) {page 446]. fihrenberg, ouv. cité^ p. ziy, 422 et 493« k la moUiplication rapide des animalcules mieroecopiqueS) vient se joindre pour quelques-uns (anguilles du froment, infusoireg roulés en cercle, ours d'eau ou tardigrades) une étonnante vitalité. Après avoir été desséchés pendant 98 jours dans le vide, à Taide du chlorure de chaux et de Tacide sulfuriqucy après avoir été chauffés k 420<>, ces infusoires ont pu encore être rappelés ^ la vie et sortir de leur engourdissement. Voy. les belles recherches de M« Doyère, dans son mémoire sur les Tardigrades et sur leur propriété de revenir à la vie, 4848, p. 449^ 429, 481 et 433. Cf. eo généi^U sur la résurrection dea infusoires desséchés pendant des années entièrék, Ehrenberg, p. 492, 496.
(26) [page 446)i Sur la < transformation primitive » présumée de la manière oi^anique ou inorganique en plantes et en aniffiaut, Gdmp. Ehréttberg» dans les Annales de Poggendorff, t. XXtV, p. 4'-48, et dtt tnéme auteur^ Infusimsthiér' thefi, p. 424 «t !(25, atoe JMA Ha}lér> Physiologie des
Mensehen <4« éà., A$ÂÂ)^ ti I, p. 8^7* Il me paratt extr^ roement remarquable que saint Augustin^ 6n trailaat cette question : comment les lies ont-elles pu recevoir, après le déluge ^ de Houyelles plantes et de nouvéaui animaux, lié se montre aucuneiiiént éloigné d'atoir recoure à i*idée d'uiie génération spontanée (Generatio œquivocay spontanea aut primaria), t Si les anges ou les chasseurs des continents, dit ce Père de TÉglise, n^ont point transporté d'animaux dans les îles éloignées y il faut bien admettre que la terre ies a engendrés; mais alors on se demande à quoi bon renfermer dans Tarcbe des animaux de toute espèce» » Si e terra exort» sunt (bestisa) secundum originem primam , quande dixit : Producût têtrë animam vivant ! multo clarius apparet, non tam reparandorum animalium causa, quam figurandarum variarum genlium (?) propter Eeclesiœ sacramentuin iin Arcà fuisse omiiia gênera , si in idsulis> quo transire non passent , muita Knimalia terra produxit (Augustinus, de CitHaîe Dei, 1. XVl. c. T; t. YII, Venet. , -1732, p. 422 de Fédition des Bénédictins). — Deux siècles avant Févêque d'fiippone, ilous trouvons déjà établie, dans Tabrégé de trogue-Pompée , entre le dessèchement primitif de l'ancien monde, du plateau asiatique, et la génération spontanée, une connexion semblable a celle qu'on retrouve dans la théorie du grand Linné sur le Paradis terrestre et dans les rêveries du xym" siècle sur TAtlanlide fabuleuse : « Quod si omnes quondam terrœ submers® profundo fueruut, profecto editissimam quamque partem decurrentibus aquis primum detectam; humillimo autem solo eamdem aquam diutissime immoratam , et quando prier quœque pars terrarum siccata sit , tanto prius animalia generare cœpisse. Porro Scythiam adeo editiorem omnibus terris esse « ut cuneta flumina M mta in MaDOlimi tuni deînde in Poniieum et iCgyplium mare decurrant » (Justin I 1. II y c* •! ). L'opinion erronée qui fait de la Scythîe un plateau élevé est fort ancienne ; noué la retrouvons déjà trèsneltement indiquée dans Hippocrate (dé Atrt tt Aquis ^ c. i , S W f édil. de Goray )• « La 6of thie ^ dit-il » forme une plaine
haute et sèche qui, sans être couronnée de montagnes , va toujours en s'élevant vers le nord. »
(27) [page 317 ]. Humboldt, Aphorismi ex Physiologia chemica plantarum, dans la Flora Fribergensis subterranea « -1793, p. ^ 78.
(28) [page 447]. Sur la physionomie des végétaux, voy. Humboldt, Tableaux de la nature. 1. 11, ^1854, p. 4-243.
(29) [page 348]. JEtna Diahgus {Opuseula, Basil., 4556, p. 53-54). Dans ces derniers temps, Philippî a donné une belle] géographie des plantes de TEtna. Voy, Linnœa , 4832, p. 733.
(30) [page 420]. Ëhrenbei^, dans les Annales des sciences naturelles , t. XXI , p. 387-442; Humboidt, Asie centrale, t. I, p. 339-342; 1. 111, p. 96-404.
(34) [page 421]. Schleiden, Uber die Entewickelung der Fflanzenzellen, dans Mûller's Archiv fur Anatomie und Physiologie , 4 838 , p. 4 37-4 76, et Grandzûge der wissenschaft^ lichen Botanik, i^ part., p. 494 ; 2« part., p. 44 ; Schwann , mikroskopisehe Untersuchungen ûber die Ubereinstimmung in der Struktur und dem Wachsthum der Thiere und Pflanzen, 4839, p. 45 et 220. Cf. J. MûUer, Physiologie des Menschen, 4840, 2" part., p. 644.
(32) [page 424 ]. Schleiden, Grundzùge der Botanik^ 4842, p.!, p. 492-497.
(33) (page 423]. Tacite, dans ses considérations sur la population de la Bretagne [Agricota^ c. 2), distingue à merveille ce qui peut tenir aui influences du climat, de ce qui, chez les tribus venues du dehors , appartient , au contraire , à Tantique et immuable pouvoir du type héréditaire. « Britanniam qui mortales initio coluerunt, indigent an advecti, ut
inter barbaros, parum compertum. Habitus corporis, atque ex ea argumenta ; namque rutilœ Galedoniam habitantium comœ, magni artus GermaDicam originem adseyeraot. Silurum colorati vultus et torti plerumque crines, et posita contra Hispania, Iberos veteres trajecisse , easque sedes occupasse fidem faciunt : proximi Galiis, et similes sunt : seu durante originis vi; seu, procurrentibus in diversa terris, positio cœii corporibus babitum dédit. » Gf. sur la permanence des types de conâguration dans les régions chaudes et froides de la terre et des montagnes du Nouveau Gontinent, ma Relation historique^ ^* I^ P* 498-503 ; t. Il, p. 572-574.
(34) [page 423]. Yoy. sur la race américaine en général le magnifique ouvrage de Samuel George Morton : Crania amo' ricana^ •1839, p. 62-86, et sur les crânes apportés par Pentlaud du haut pays de Titicaca , Dublin Journal of Médical and Chemical Sciences, t. Y, ^834, p. 475; Alcide d*Orbigny, V Homme américain considéré sous ses rapports phyaiologigues et moraux^ 4839, p. 224. Voy. aussi Reise in dos innere von Nordamerika, par le prince Maximilien de Wied, 4839, livre si riche en fines observations ethnographiques.
(35) [page 424]. Rudolph Wagner, ueber Blendlinge und Bastarderzeugung , dans ses remarques jointes 3i la traduction allemande de l'ouvrage de Pricbard, Naturgesckichie des Menschengeschlechts f t* I9 P* 474-488.
(36) [page 424]. Prichard, 1. 1, p. 434 ; t. Il, p. 363-369.
(37) [page 424]. Onésicrite^ dans Strabon,!. XV, p? 690 et 695, Gasaub. — Welcker (Griechische Tragœdien^ t. IfT, p. 4078), pense que les vers de Théodecte cités par Strabon étaient empruntés à une tragédie perdue, qui portait peut-être le titre de Memnon.
(3g) [pAge425]. Joh. Iffiller, Physiologie dm Mtmekmj t. n,p. T6«, 77î-^74.
(39) [page 427). Pricliard, \^ part,, p. 295; 3* part., p. W .
(4é) (page 42S]. L'arrivée tardif e des tribus turques et mongoles, soit sur TOxus, soit dans le steppe des Kii^îses, est en opposition avec Topinion de Niebubr , selon laquelle les Scythes d*Hérodote et d*IIippocrate auraient été des Mongols. Il est beaucoup plus vraisemblable que les Scytbes (Scolotes) doivent être rapportés aux Massagètes indo-germains (Alaîns). Les Mongols , les vrais Tatares (ce dernier nom fut donné plus tard mal à propos à des tribus purement turques, en Russie et an Sibérie), habitaient alors bien loin dans Pest de l'Asie. Cf. mon Asie centrale^ t. !, p. 239 et 4#0; et V Examen eriiiqne de l'histoire de la Qéographiej t. Il, p. 820. Un linguiste distingué^ le professeur Buschmann ^ rappelle que Fîrdousi, dans le Sdiafinameh, qui débute par une histoire li demi mythique , fait mention d'une « forteresse des Àlains » sur les bords de la mer, oè SeHn, le fils atné du roi Féridoun (deux siècles certainement avant Gyrus), voulait se réfugier. Les Kirghises du steppe dit scythique étaient originairement une population finnoise; ils sont aujourd'hui vraisemblablement, avec leurs trois hordes, le plus nombreux de tous les peuples nomades, et ils vivaient déjh au vi^ siècle dans le steppe oh je les ai vos. Le Byiantin Méoandre (p. 9M-382 , édH. de fflebuhr), raeoBle positivement que le chakan des Turks (lliou^lhiou), e» Mt , tt présent d'une esclave kirgfalse k Tambassadeur de Justin II, Zémarque; il appelle cette esclave une x'px^Ci ^^ ^'^ même chez Âboulgasi {Eisteria Mongolorum et Tatarorum) les Kirghises sont nommés Kirkiz. La ressemblance des mœurs, là où la nature du pays leur imprime «n caraotère dominant, est une preuve fort peu certaine de Tidentité des races. La vie des steppes produit chez les Turks (Ti , Toukoiu), chez les Baschidrs (Finnois), chez les Kii^ises, chez les Torgod et les Dsuagares (Mongols), les usages communs aux tribus mnadei, oàm
des tentes de feutre, par exemple, transportées sur des chars , et dressées auprès des troupeaui.
(4^] I page 428]. Guillaume de Humbeldt, neber die Verschiedenheit des tnenschUchen Sprachbaues , dans le grand ouvrage ueber die Kawi-Sprachej aufder Insel Java^ t. 1^ p. xxi,
XLYUI et CGXIY.
(43) [page 430]. La doctrine si désolante, et plus tard tant de fois reproduite, de l'inégalité du droit k la liberté parmi les hommes, et de Tesclayage comme étant une institution fondée sur la nature, se trouve, bêlas! développée avec une rigueur toute systématique dans la Politique d'Âristote, I. I, c. 3, 5^ 6.
(43) [ page 434 ]. Guillaume de Humboldt , ueber die Kavi- Sprctche^ t. III, p. 426. Je tire da même ouvrage les réflexions suivantes : • Les impétueuses conquêtes d'Alexandre, eelles des Romains, conduites avec une habileté toute politique, celles des Mexicains, si sauvages et si cruelles, les despotiques réunions de territoire des Incas, ont contribué, dans les deux mondes, à faire cesser l'isolement des peuples et \ former de plus vastes sociétés. De grandes et fortes ftmes , des nations entières agirent sous Tempire d'une idée qui, dans sa pureté morale, leur était complètement étrangère. Ce fut le christianisme qui la proclama le premier, dans sa vérité et sa charité profonde, quoiqu'il lui ait fallu bien du temps pour la faire accueillir. L'on ne trouve auparavant que des accents épars et fugitifs préludant à cette grande voix. Les temps modernes ont donné un essor nouveau à Tidée de la civilisation, et ont suscité le besoin d'étendre de plus en plus les relations des peuples entre eux , et les bienfaits de la culture morale et intellectuelle. La cupidité elle-même commence à trouver qu'il y
a plus ti gagner pour elle, en suivant cette vole de progrès,
qu'en maintenant par la force un isolement rétrograde. Le langage, plus q«'«ieaM miUM faouUé éi rbomiBê, forme ^un
faisceau de Tespèce IiumaÎDe tout entière. Il semble , au premier abord, séparer les peuples comme les idiomes; mais c'est justemeot la nécessité de s*eutendre réciproquement dans une langue étrangère qui rapprodie les individualités, en. laissant k chacune son originalité propre, i [Ibid,^ p. 427.)