décembre
La multi])licité de ces flu\ périodiques no doit pas itre un su-
jet de diffieulté sérieuse, et Ton peut renvoyer, à cet égard, aui comètes dont les espaces célestes sont remplis, sans que la différence essentielle, qui existe entre une comète isolée et un anneau d'asléroïdes, puisse rendre l'assimilation vicieuse.
(75) [page ^40). Ferdinand de Wrangel, Reise làngs der Kordkusie von Sihirien in denJahren^ 4 820-^824, 2* part., page 259. — Sur le retour de la grande apparition du mois de novembre, par périodes de 34 ans, voy. Olbers, dans le Schumacher'» yaAr6«rA, ^ 837 , p. 280. — J'ai enlendu dire, à Cumana, qu'on avait vu, peu de temps avant le tremblement de terre de 4766, un feu d'artifîce céleste, pareil à celui du 44 au j2 novembre 4799; l'intervalle serait donc de 33 ans. Toutefois, le tremblement de terre n'a pas eu lieu ou commencement de novembre, mais bien le 2t octobre 4766. Une certaine nuit, le volcan de Cajambe parut, pendant une heure entière, comme enveloppé d'une pluie d'étoiles filantes, et les habitants de Quito, effrayés de cette apparition, firent des processions, aGn d'apaiser la colère du ciel; peut-être les voyageurs qui vont à Quito pourraient-ils nous apprendre la date précise de cephéno^ mène. Voy. Belat. hislor.^X. 1, c. 4, p. 307 ; c. H 0, p. 520 et 527,
(76) [page 442], Extrait d'une lettre qui me fut adressée, en date du 24 Janvier 4838. L*éDorme essaim d'étoiles Olantes du mois de nov. 4799 ne fut guère visible qu'en Amérique; mais il y fut observé depuis Neu^Rerrnbut, dans le .Groenland, jusqu*à réqoateur. L^essaim de 4881 et celui tie 4832 ont été vus en Europe seulement; ceux de ^838 et de 4834 ne furent aperçus qu'aui États-Unis d'Amérique.
(77) [page 443]. Lettre de M. Edouard Biot à M. Quételet^ sur les anciennes apparitions d^ étoiles filantes en Chine j dans les Bull, de tAcad. de Bruxelles y 4843 ^ t. X , n« 7, p. 8. — Sur la notice extraite du Chronieon Ecclesiœ Pragensis, voy. Boguslawski fils, dans les Annalen de Poggend., i. XLVlli, p. 642.
(78) [pag^ M3]. f II p«r«tt qu*ua qûmbre qui MioU« iaépoi- «ftl^la, de corps trop petits pour être observés , se meuvent d^iis le ciel, soit autour du Soleil, soit autour des planètes» soit peutêtre môme autour des satellites. On suppose que , quand «s corps sont rencontrés par notre atmosphère , la difrérence entre levr vitesse et celle de notre planète est assez grande, pour que le frottement qu'ils éprouvent contre Tafr, les écliaufie au point de les rendre incandescents, et quelquefois de les faire éclater. Si le groupe des étoiles filantesi forme un anneau coutinu autour du Soleil , sa vitesse de circulation pourra être très-difMrente de celle de la Terre ; et ses déplacements dans le ciel, par suite des actions planétaires, pourront encore rendre possible ou impossible, Il différentes époque», le phénomène de la rencontre dans le plan de l'écliptique. • (Poisson, Recherches sur la probabilité des jugements, p. 30^307.)
(79) [page ^44]. Humboldt, Essai politique sur la NouueUe- E^gne (2« édit.), 1. 111, p. 310.
(80) [page 444]. Déjà Pline avait remarqué la couleur particulière k la croule des aéroiithes « colore adusio t (I. Il, c. 56 et 58); Texpression « laieribus plume » se rapporte également à respect des aéroiithes dont la surface indique faction du feu.
(81) [page U5]. Humboldt, Relai. histor.y t. II, c. 20,
(82) [page 446]. Gustave Sose^ Reise nach dem Vral^ t. II, B.:jû2.
(83) [page 446]. G. Rose, dans les At^nalen de Poggend., 4 82.5, t. lY, p. 473-492; Rammelsberg, Erstes SuppL wm chem. Waudwùrterb. der Minerai.^ 4843, p. 402.
c C'est un fait bieo remarquable et trop longtemps laissé di^ns TQubli, a dit Olbers, que jamais aérolithe fossile n'ait été rencontré parmi les coquilles fossiles des terrains secondaires et tertiaires. Faut-il en conclure que , s'il tombe vraisembla-
blement, d'après jSefareibdrs, sept cents aérolitbes par an sur la surface actuelle du globe, il n'en tombait jamais avant Tépoque où cette surface a été formée? • (Olbers^ Schum. Yahrbuch, 4838, p. 329.) Plusieurs masses de fer natif nickelifère , d'une nature problématique, ont été trouvées, k -10 mètres sous terre, dans le nord de TAsie (lavages d'or de Petropawlowsk), et tout récemment encore dans les Carpalbes occidentales (mines de Magura, près de Szlanicz). Cf. Erman, Archiv. fur tvissenschatfL Kunde von Russland, t. T, p. 3^5 ; etHaidinger^ Bericht ûber die Sslaniczer Schûrfe in Vngam.
(84) {page 446]. Berzéiiua, Yahresberiehi, t. XV, p. 247 et 334 ; Rammeisberg, Handwdrterbuch , 2* part., p. 25-28.
(85) [page 447]. t Sir Isaac said , he took ail tbe planeta to be composed of tbe same matter witii this earth , viz. eartb^ water and stonesy but variously concocted. t Turner, Collections for ihe hist, of Grantham, coni, authentic Itfemoirs of sir Isaac Newton, p. 4 72.
(86) {page 449]. Adolpbe Erman , dans les Annalen de Pog* gend, 4839, t. XLVIIT, p. 582-604.
Quelques années auparavant, Blot doutait que le courant d'astéroïdes de novembre dût reparaître vers le commencement de mBÏ (Comptes rendus y 4836, U II, p. 670). Mœdler a cberché , par quatre-vingt-six années d'observations météorologiques faites k Berlin, ce qu'il faut penser de la croyance populaire aui trois fameux jours froids du mois de mai [VerhandL dêr Vereins fir Befàrd. des Gartenboues^ 4834, p. S77), et il a trouvé qu'efTectivement, le 44 , le 42 et le 48 mai, la teoipératqre rétrograde de 4%22, jpste k l'époque de Tannée, où Je mouvement ascensionnel devrait être le plus marqué. Il serait à soub^iter que œ ourieux phénomène, où l'on a vu Teffet de la fopte des glaces dans le nord-ouest de l'Europe , pût être étiidié simultanément sur des points très-éloignés , en Amérique y par exemple, et dans rhémispbère austraU Of.
le BulL de FAcad, imp. de Saint -Péiersbourg , \SÂZ, 1. 1,
(87) [page -1491. Plutarque, Lf/samlrc , c. 22. D*aprcs la narration de Damachus ( Daï machos ) , on aurait vu, pendant soixante-dix jours consécutifs , une nuée enflamuiée lancer des étincelles semblables à des étoiles filantes, puis s^abais* ser et finir par lancer la pierre d*i£gos-Potamos, t laquelle ne formait qu'une portion insignifiante de la nue. • Cette narration n'est rien moins que vraisemblable^ car il en résulterait que le bolide a dû se mouvoir, pendant soiiaute-dix jours^ dans le môme sens et avec la même vitesse que la terre, circonstance dont le bolide du 49 juillet ^686, décrit par Ilalley {Transact., t. XXIX, p. -163), n'a offert la réalisation que pendant un petit nombre de minutes. Au reste, ce Daîmacbos, récrivain irtpl eùotSu'x;, pourrait bien Ctre le Daîmachos de Platée, que Seleucus envoya dans les Indes au fils d'Androcottus , et que Sfrabon (p. 70, Gnsaub.) présente comme un «'grand diseur de fables » ; un autre passage de Plutarque, Paraît, de Solon, et de Public, c. 4, le donnerait presque à penser. Quoi qu*ii en soit, il s'agit seulement ici de la narration trc&-tardive d'uq auteur qui écrivait en Tbrace, un siècle et demi après la chute du célèbre Dcrolithc, et dont riutarque suspecte également la vérociié,
(88) (page 4S0|. Stobée, éd. HeereUi l, 2S,p. SOS; Plularque, de plac. Philos.^ 1. II, c. -IS.
(89) [page -loO]. Le passage remarquable de Plutarque {De plac. Philos», 1. II, c. '1 3 } est ainsi conçu : • Anaxagoras enseigne que réther ambiant est de nature ignée; par la force de son mouvement giratoire, il arrache des blocs de pierre, les rend incandescents et les transfofme en étoiles. • 11 parait que le philosophe de Clazomène expliquait aussi, par un effet analogue du mouvement général de rotation , la chute du lion de Némée, qu'une ancienne tiadition faisait tomber de la
Lune%w le Péloponnèse (FJion.,1. Xlf, c. 7; Plutarque, de Facie in orbe Lunœ , c. 24 ; Schol. ex Cad. Paris, in Apoll. Argon., I. I, p. 498, éd. Schœf. ; t. If, p. 40; Meiueke, Annal. Alex., -1843, p. 85). Nous avions (eut à Theure des pierres de la lune, voici maintenant un animal tombé de la tune! D*après Tingénieuse remarque de Bœckh, cet ancien mythe du lion lunaire de Némée aurait une origine astronomique, et se trouverait en rapport symbolique , dans la chrooologie, avec le cycle d'intercalalion de Tannée lunaire, avec le culte de la lune à rsémée, et les jeux dont il était accompagné.
(90j [page 152]. Je transcris ici un mémorable passage de Kepler sur les radiations caloriGques des étoiles ; c'est une de ces inspirations que Ton rencontre h clmque pas dans les écrits de ce grand gcnie : « Lucis proprium est calor : sydera omnia calefaciunt. De syderum luce claritatis ralio testatur, calorem universorum in miuori esse proportione ad calorem unius solis, quam ut ab bomine, cujus est certa caloris mensura, uterque simul percipi et judicari possit. De cincindularum lucula lenuissima negare non potes, quin cum calore sit. Vivunt enim etmoventur, hoc autem non sine calefactione perficitur. Sed neque putrescentium lignorum lux suo calore destituitur; nam îpsa putredo quidem ientus ignis est. Inest et stirpibus suus calor. • (Paralipomena in Yitell. Astron. pars optica, ^604, Prop. XXXII, p. 23). Cf. Kepler, Epii. Astron. Copemicanœ, ^6^8, t. 1,1. ï, p. 35.
(9^) [page 456]. t Thereis anotber thing , wich I recommend to tbe observatiou of matbematical men : wich is, that in February, and for a little before, and a liltle afler tbat month (as I haYe observed several years together) about sex in the evening, when the Twilight hath almost deserted Ibe horizon, you ahall see a plainly discernable way of (be Twilight stribîDg up loward tho Pléiades, and sceming almost to tonch (b«m. H is 80 observed any clear nîgbt, but it is best illac
nocte. There îs no sach inray to be obsenred ai any otiier time of tbe year (that I can perceiTe), nor any olher way al tbat time to be perceived darting up elsewbere. And I believe it balh been and yflU be coustantly visible at Ihat time of tbe year. Bot ^bat tbe cause of it iu nature sbould be , I cannol yel imagine , but leave it to furtber inquiry^ t Gbildrey, Bri^ tannia Baconica^ 4664 « p. 483. Telle est la première et Ja plus simple description du pbénomène. (Cassiiii, Découverte de la lumière céleste qui parait dans le sodiaqne, dans les Mém* deVAcad.y t. VllF, 4730, p. 276. Mairan^ Traité phffs. de Vaurore boréale i 4754; p. 46). Le remarquable ouvrage de Cbildrey dont nous venons d'extraire ce passage , contient encore (p. 94 ) des détails très-bien raisonnes sur les époques des ibaxitna et des minima, dans la distribution annuelle de la chaleur, et dans la marche diurne de la température, et quelques aperçus sur le retard qui se manifeste pour la production de Teffet maximuni ou minimum, dans tous les phénomènes météorologiques. Par malheur le chapelain de lord Henry Somerset enseigne en même temps, dans sa Philosophie baconienne, que la terre est allongée vers les pôles (c*est là Tidée de Berna^ dln de Saint-Pierre). A rorigine, dit-il, la terre était parfaitement sphériqtie; mais Taugmentation continuelle des couches de glace vers les deux pôles, a modifié cette figure; et comme la glace est formée d'eau , il en résulte que partout la masse deâ eaux diminue.
(92) [page 4 56]. Dominique Cassini{lf^m. deVAcad.^i. Vllf, 4730} p. 488), et Mairan [Aurore boréale, p. 46), ont cm retrouver la lumière xodiaeale dans le phénomène qui a été vu oh Perse en 4668. Delambre (Aû^. die /'ii^^ron. modeme^ t. Il, p. 742) attribue la découverte de cette lumière au célèbre voyageur Chardin ; mais Gliardin lui*mdme présente ce fifu^ zouk (nyzek, petite lance) dans le Couronnement de Sotiman et dans d'autres endroits de la narration de son voyage (éd. de Unglès^ t. IV, p. 326; t. X^ p. 97)^ comme i lagrand^el
fiimense cei&ète qni ptitni presque par ioute la terré» en 46éè, et dont la tête était cacbée dand Feècident , de sorte qu'on né pouf&ît en rien àpereevoir sur rhorlzoïi d*lspabari. i {Adas au voyage de Chardin^ lab. IT^ après les obsertatitfns faites b Sobi« rax). La tête de eette comète a été lUe au Brésil et dans led Indes (Pingre, Cométogrdphie , t. H, p. 22). Sur Tidentifé présumée de la dernière grande comète de 48(43 , avec Celle qu6 Cassini aTait prise pOur la lumière zodiacale , tof. les AsttoH. tiachr, de Schumacher, 4843, n* 4t6, 4480. En persad, les mots nizehi^ âteschtn (dards ou lances de feu) s^applîquent aussi aut rayons du soleil, à son lever ou b son coucher; de même nayàzik est traduit, dans le lexique arabe de Freytag, pût stetiœ èadentes. Au reste ^ ces dénominations singulières applîquéeib aux comètes, par comparaison avec les lanceâ et les épées, se retrouvent dans toutes les langues , surtout pendant le moyen âge. H y a pins, la grande comète qui parut en 4500 , depuis té mois d'avril jusqu'au mois de juin , est toujours désignée pài* les écrivains îlaliens de cette époque , sous le nom de il signor Asione{ voy. mon Examen critique de (histoire de ta géogra-» phie^ t. lr, p. 80). On a Souvent afiirmc qtfe Oescartês (Caàsinî, p. 230, Mairan , p. 46) et même que kepler (Delambt-e, t. I, p. 601 ) avaient corintf la lumière zodiacale; mais cette opinion me paraît inadmissible. Descartes {Principes Ut, art. 436, 437) explique d^une manière assez obscure la for^ ibation des queues des comèf es, « Par des rayons obliques qui , tombant sur diverses parties des orbes planétaires, viennent dés parties latérales h notre œil par une réfraction extraordinaire •; il dit aussi que les comètes, qui se voient dans le trépuscule du soir ou dans celui du matin , peuvent nous paraître t comme une longue poutre •, lorsque le soleil se trouve entre la comète et la terre. Ces passages ne se rapportent pas pins ft la lumière zodiacale , que celui oh Kepler parte d'une atmosphère solaire (limbusclrca solcm, coma lucida); elle empêche, dit-il, que Tobséurité soit complète pendant les éclipses totales de soleil. U n'est pa$ eiaet de dire , avec Gassini ( page 234 ,
art. XXXI), et avec Mairan (p. 45), que les mots t trabes quas ^oxcùc vocant » (Plîoe, 1. H, c. 26 et 27) 8*appliqiieDt à la lumière zodiacale, qui monte sur Thorizon en forme de langue. Partout , chez les anciens , le mot irabes est appliqué aui bolides {ardores effaces) et h d'autres météores ignés ^ ou bien aux comètes & longues chevelures, (Sur les mots : ^c»k, ^«xCa;. ^6MTD(,voy. Scbœffer, SchoL Par. adApolL Rhod., 4813, t. If, p. 206; Pseudo-Aristote, de MundOj 2,9; Comment. Alex., Joh, Philop. et Olymp. in Aristot. Metear^ \. l, c. 7, 3, p. 195, éd. Ideler; Sénèque, Natur. Qucest.y 1. 1 , c. 4.
(93) [page 456]. Humboldt, MonumetUs des peuples indigènes de V Amérique, i. II, p. 301. Ce manuscrit fort rare provient de la bibliothèque de Lelellier, archevêque de Reims ; il contient de nombreux passages extraits d'un rituel aztèque, d*un calendrier astrologique et d'annales historiques qui s'élcndent de 11 97 à 1549. Ces annales rapportent à la fois les phénomènes naturels, la date des tremblements de terre, Kapparition des comètes, par exemple, de celles de 4490 et de 4529, et plusieurs éclipses de soleil fort importantes pour la cbronr>logie mexicaine. Dans le manuscrit de Camargo, Historia de Tlas-^ cala, la lumière qui montait de Thorizon occidental presque jusqu'au zénith, est nommée < étiucelanle et comme parsemée d'étoiles très-serrées. » Celte description d'un phénomène qui dura quarante jours ne peut s'appliquer eu aucune manière aux éruptions du PopocalepetI, volcan situé i fort peu de distance dans le sud-est. (Prescott, Hist. of ihe Conquesl o/Mexico^ U I, p. 284.) Des commentateurs plus récents ont confondu cette apparition , dans laquelle Montézuma voyait le présage de quelque gi*and malheur, avec la t estrella que humeava ■ (proprement : qui scintiliait; en mexicain choloa, sautiller et scintiller). Quant a la connexité de cette vapeur avec Tétoile Ciilal Choloha (Vénus), et avec le Mont de Ç Étoile (Citlaltepell, ou le volcan d'Orizaba), voy. mon ouvrage sur les Monuments des Peuples indig. de l'Amérique^ t. II, p. 303,
(94) (page ^571. Laplace, Expos, du Système du Monde, p. 270; Mécanique céleste^ t. H, p. -169 et M\, Schubert, Axlron., t. III, §206.
(95) [page 157]. Arago, Annuaire de 4842, p. 408. Cf. les considéra lions développées, par sir John Herschel, sur la fan blesse du volume et de Téclat des nébuleuses planétaires, dans l'ouvrage de Mary Sommeryille , Connexion of the Phys. Sciences, 4 835, p. 408. L'idée que le soleil est une étoile nébuleuse, dont Tatmosphère donnerait lieu au plicnomcne de la lumière zodiacale, n'a pas élé émise par Dominique Cassini, mais bien parMairan, en 4731 (Traité de F Aurore boréale , p. 47 et 263 Arago, dans V Annuaire de 4842, p. 442). Celle idée n'est qu*une reproduction des vues de Kepler.
(9G) [page 458]. Afln d'expliquer la forme de la lumière zodiacale, Dominique Cassini avait eu recours, comme le firent plus lard Laplace, Schubert et Poisson, k l'hypothèse d'un anneau isolo. II dit en effet : t Si les orbiles de Mercure et de Vénus étaient visibles (matériellement, dans toute Téten-* due de leur surface), nous les verrions habiluellement de la même figure et dans la même disposition il l'égard du soleil, et aux mêmes temps de l'année que la lumière zodiacale. » (Mém. de l'Acad., t. VIII^ 4730, p. 218, et Biot, dans les Comptes rendusj 4 836, L III, p. 666.) Cassini pensait que l'anneau nébuleux de la lumière zodiacale était formé d'un nomhre in« fini de très pelils corps planétaires, tournant autour du soleil ; il n'ëlalt môme pas fort éloigné de croire que la chute des bolides se rattachait au passage de la Terre à travers cet anneau nébuleux. Oimsted et surtout Biot (ouv. cité, p. 673) ont cherché a y rattacher aussi la pluie d'étoiles filantes du mois de novembre, mais Olbers a élevé des doutes à ce sujet (Schumacher's Yahrhuchj 1837, p. 281 ). llouzeau, dans les Astron. Nachr. du même éditeur, 4843, n"492, p. 490, examine si le plan de la lumière zodiacale coïncide parfaitement avec le plan de réquateur solaire.
(97) (page 498]. Sir JobaHerscbel, ^i^ron., $487.
(98) [page 158]. Arago, dans V Annuaire de 4842, p. 246. Plusieurs (aits semblent indiquer que lorsqu'une masse esl réduite mécaniquement à Tétat de division extrême , la tension électrique peut CroHre assez pour développer de la Idmière et de la cbaleur. Les tentatives que Ton a h'iM avec les plus grands miroirs concates n'ont fourni , jusqull présent y aucune preuve décisive de Texistence de la chaleur rayonnante davs la lumière zodiacale, (lettre de M. Mattliiœsen à M. Arago dans les Comptes rendus, t. ÎVt, 1843 ami, p. 687.)
(99) [ page 4 59 ]. t Ce que vous me dites snr les variations de la lumière zodiacale entre les tropiques, et sur les causes de ces yariations, excite d'autant plus vivement mon intérêt, que J'accorde moi-même depuis longtemps une attention toute pai ticnlière à ce phénomène , chaque fois qu'il se présente , au printemps, dans notre zone septentrionale. J'ai toujours pensé comme vous que la lumière zodiacale devait être animée d^nn mouvement de rotation ; mais , contrairement à Topinion de Poisson <lont vous the faites part , j'admets que cette lumière s'étend jusqu'au Soleil, en croissant rapidement en intensité, et que sa partie la plus brillante forme la couronne lumineuse dont le Soleil paraît ôtre entouré pendant les éclipses totales. D'une année k l'autre, j'ai remarqué des variations considérables dans cette lumière : souvent elle est, plusieurs années de suite, très-brrllante et très-étendue; souvent aussi elle est h peine perceptible pendant d'autres années. Je crO'S avoir trouvé fa première indication de la lumière zodiacale, dans une lettre de Rothmann à Tycho, où Rothmann dit avoir observé que le crépuscule du soir finissait , pendant le printemps , lorsque le Soleil était descendu a 21* au-dessous de l'horizon. Rothmann a certainement pris lu disparition successive de la lumière zodiacale dans les vapeurs du couchant, pour la Gn réelle du phénomène crépusculaire. Je n'ui jamais vu de mou-
vemeol d'efferTMceoce , sans deule k caDse de la faiblesM d« la lumière zodiacale dans dos cootrées ; mais assarémeut, vous avez raison d'altribuer auz cliangements qui suniennent dans notre atmosphère , surtout dans les régions élevées, les varia** tions rapides d'éclat que les objets célestes vous ont présentées sous les tropiques. L'effet dont vous parlez se manifeste de la manière la plus frappante dans les queues des comètes. On voit souvent ^ surtout quand le ciel est très-pur, des pulsations partir de la tête comme du point le plus bas , et parcourir la queue entière en une ou deux secondes, de telle sorte que la queue paraît s*allonger rapidement de plusieurs degrés, et se raccourcir aussitôt après de la m^me manière. Ces otidula'tiohs dont autrefois Robert Hooke, et récemment encore Sehrœter et Cbladni se sont occupés, ne se produisent pas dans le corps même de la comète : elles résultent de simples accidents atmospliériques. Gela devient évident, si Ton songe que les diverses parties d'une comète longue de plusieurs millions de lieues, se trouvent nécessairement situées à des distances trcs-inégales de la Terre, et que leur lumière emploie, pour venir jusqu'à nous, des intervalles de temps qui peovefit différer de plusieurs minutes. Quant a ces variations de la lumière zodiacale que vous avez vues, sur les bords de rOrénoque, se prolonger pendant des minutes entières, je ne saurais décider s'il faut les attribuer à des coruscations réelles , ou bien à un jeu de Tatmospbère. Il m'est également impossible d'expliquer la clarté singulière de certaines nuits, ainsi que l'étendue et réclat anormal des crépuscules de ^ 83 1 , crépuscules dont la partie la plus brillante ne correspondait pas, selon quelques observateurs , au lieu que le Soleil devait occuper au-dessous de rhorizon. d (Extrait d'une lettre que le docteur 01i>ers m'a écrite de Brème, le 26 mars ^ S33.)
H 00) [page ^60]. Biot, Traité d'Astron. physique (^^ M,), -1841, t. I, p. 171, 238 et 312.
(4) (page^6S]. Bessel, dans le Schumacher's Yakrbuch fur
4839, p. 51 ; cette vitesse va peut-être i 7420G0 myriamètred par jour; la vitesse relative est au moîos de 618000 inyriamètrès : c'est plus du double de la vitesse avec laquelle la Terre accomplit ses révolutions autour du Soleil.
(^) [P^86 463]. Sur le mouvement du système solaire d'après Bradiey, Tobie Mayer, Lambert, Lalande et W. Herscbell, voy. Arago dans V Annuaire (!e -1842, p. 388-399; Argelander, dans les Asiron. Nachr. de Sclium., n*' 5C3, 364, 398, et sur Persée, considéré comme corps central autour duquel tournerait tout ramasstellaire, dans le Mémoire von dereigenen Bewegung des Sonnensystems^ 1837,^ p« 43; Voy. aussi Othon Struve, dans le Bull, de CAcad. de Saint-Pétersbourg, 4 842, t. X, n** 9, p. ^ 37- 139. Un nouveau calcul de ce dernier donne, pour la direction du mouvement solaire, 261* 23' A. R; + 37' 36' Décl.; et en réunissant ce résultat à celui d'Argelander, on trouve, par une combinaison définitive de 797 étoiles, 2o9« 9' A. R ; -h 34« 36' Décl.
(3) [page 464]. Aristote, de Cœlo^ 1. ill, c 2, p. 201, éd. Bekker; Phîjs., I. Vllï, c. 5, p. 256.
(4) [page 165]. Savary, dans la Connaissance des temps pour 1830, p. 56 et 4 63; Encke, Berl. Yahrbûcher, 1832, p. 253 et suiv.; Arago, dans VAnnuaire de 1834, p. 260-295; John Herschel, dans les Metn. o) ihe Astron. Soc, t. V, p. 171.
(5) [page 165]. Bessel^ Untersuchung des Theils der pla^ netarischen St'orungen, welche aus der Bewegung der Sonne entsteheny dans les Mém* de VAcad. des Sciences de Berlin, 4824 (Classe des Mathém,), p. 2-6. La question avait été soulevée par Jean Tobie Mayer, dans les Comment. Soc. Reg. Gotting., 4804-1808, t. XVI, p. 31-68.
(6) [page 166]. Philos. Transact. /or 4 803, p. 225; Arago, Annuaire de 1842, p. 375. Si Ton veut se figurer d'une manière simple la distance des étoiles, (elle que je l'ai rapportée
quelques lignes plus haut, dans le lexte, il suflil de placer deux points séparés par une distance d'un pied , pour représenter le Soleil et la Terre; alors Uranus sera situé à ^9 pieds du premier point y et Wéga de la Lyre à 64 lieues (de 4000 m. ).
(7) [page 466]. Bessel^ dans Scliumaclier's Yahrbuch, 4839, p. 53.
(8) [page 467]. Mœdier, Âstron.^ p. 476; le méme^ dans Schum. Yahrbuch, 1839, p. 95.
(9) [page 469]. Sir W. Herscliel, dans les Philos. Trans. for 4847, 2« part., p. 328.
(10) [page 169]. Arago, éansV Annuaire de 4 842, p. 459.
(H)[page470]. Sir John Herscliel, dans une lettre écrite du cap de Bonne-Espéraucc, le 4 3 janvier 4836; NichoJl , Archit. ofihe Heavens, 4 838, p. 22. Voy. aussi plusieurs indications épnrses de sir William llei^schel, sur l'espace vide d'étoiles qui nous sépare de la voie lactée, dans les Philos, TransacL for 4817, 2« part., p. 328.
(12) [page 470]. Sir John lïerschel, Astron.^ § 624. Le môme, dans les Observations of Nebulœ and Clusters o/ Stars (Transact., 4839, 2* part., p. 479, f)g. 25.) : « Wehave hère a brother System bearing a real phyiical resemblance and sirong analogy of structure of our own. •
(43) [page 474]. Sir William Derscbeli dans les TransacL
for 4785 « P. I, p. 257. Sir John Herschel, Astron.^ § 646.
( • The nebulous région of the heavens forms a nebulous milky
ivay^ composed of distinct nchulae as the otiier of stars. • Le
même, dans une lettre adressée à moi, en mars 4 829.)
(14) ) page 474 ]. John Herschel, Asiron,, $ 585.
(15) [page 472]. Arago, Annuaire de 48(2, p. 282-285, 409444 et 439-442.
(46) [puge -172). Oibers, sur la transparence des eepaees lestes» daas Bode's Yahrlfuck^ 482&, p. 140-424.
(\7) [page 472]. tAn opening io the beavens^ i William Herschel, dans les Transact. for 4785, t. LXXV, i^ part., p. 256 ; le Français Lalande, dans la Counaiss. des temps pour Tan YIII, p. 383; Arago, dans Tilnntiatre de 4842, p. 425.
(18) [page 473]. Aristote, Meteor.y 1. II, c. 5, 4 ; Sénèque, Natur. Quœst., 1. 1, c. 44, 2. « Gœlum discessisse, • dans Cicéron, de Divin. ^ 1. 1, c. 43.
(49) [page 473]. Arago, Annuaire de 4842, p. 429.
(20) (page 474). En décembre 4837, sir John Herschel vit rétoile Ti d'Argo, qui avait toujours élé jusqu'alors de seconde grandeur , croître rapidement en éclat et devenir de première grandeur. En janvier 4838^ son éclat égalait déjà celui de a dn Centaure. D'après les nouvelles les plus récentes, Maclear Ta trouvée en mars 4 843 , aussi brillante que Canopus, et môme % de la Croix du Sud paraissait tout à fait terne à côté de r« d'Argo.
(24) [page 475 ]. « Hence it folio ws that the rays of light of the remotest nebulœ must bave been almost two millions of jears on their way , and that consequently , so many of years ago, this objecln^ust already baye had an exisience'm the sidereal heaven, j^n order to send out those ray by wich we now perceive it. » William Herschel , dans les Transact. for 4802, p. 498; John Herschel , Astron^^ § 590 ; Arago, Anntiaire de 4842, p. 334 , 3B9 et 382-385.
(22) [page 475]. Ce vers est tiré d'un beau sonnet de mon frère, Guillaume de Humboldt, gesammelte Werke, t. IV, p. 358, n«25.
(23) [page 475]. Otfried Mùller, Prolegomena^ § 373.
(24) [page 480]. Quand il s'agit de la plus grande profon-
degr a laquelle les traTaux des hommes aient pu atteindre, il faut distinguer entre la profondeur absolue , comptée à partir de la surface même du sol , et la profondeur relative, comptée seulement a partir du niveau de la mer. La plus grande profondeur relative qui ait jamais été atteinte, est peut-être celle du puits artésien de Neu-Salzwerk, près de Minden, en Prusse; elle était, en juin -1844, de 607, 4 m.; la profondeur absolue était de 680 m. La chaleur de l'eau, au fond du puits, montait alors à 32%7 ; en admettant 9^6 pour la température moyenne de Tatmosphère , on aurait un accroissement de ^ * pour 29,6 m. Le puits de Grenelle, à Paris, a 547 m. de profondeur absolue. Au dire du missionnaire Imbert, la profondeur de nos puits artésiens est bien dépassée par celle des fontaines de feu (Ho-lsing), en Ciiine; on perce ces puits aHn de se procurer le gaz hydrogène que Ton brûle, dans les salines, pour faire évaporer Teau. Dans la province chinoise de Szou-Tchouan , les fontaines de feu ont ordinairement de 600 b 650 m. de profondeur; à Tseou-Lieou-Tsing (lieu de l'écoulement perpétuel)^ on a foré kla corde, en 4812, un Ho-Tsing de 975 m. (Humboldt, Asie centrale ^ t. H, p. 521 et 525; Annales de V association p^mr la Propagation de la Foi, ^ 829 , n*» ^ 6, p. 369 ). La profondeur relative atteinte à Monte-Massi , en Toscane , au sud de Yolterra^ n^est que de 382 m., diaprés Matteucci. H est probable que la houillère d'Apendale, à Nevt'castle-sur-Tyne (Çtaffordshire), vient, en fait de profondeur relative, immédiatement après le puits artésien de Neu-Salzwerk. Dans celte mine, les travaux d'exploitation s'exécutent k 725 yards (658 m.) au-dessous de la surface (Thomas Smith, Mineras Guide ^ -1836, p. 460); malheureusement, je ne connais pas la hauteur exacte du sol au-dessus du niveau de la mer. La profondeur de la mine de Monk-Wearmouth , à Newcastle , est de 456 m. seulement (Phillips, dans le Philos. Magaz., vol. Y, 4834 1 p. 446); celle du charbonnage TEspérance, à Seraing, 413 m., d'après M. de Dechen; celle de Tancien charbonnage Maribaye, près de Yal-Saint-Lambert, dans la vallée de la
Meuse, 37G m., diaprés ringénieur des mines Gcrnaeri. Les fouilles les plus profondes ( en mesurant maînleDant à partir dn sol); ont été entreprises, pour la plupart, sur des plaleaui oa (laus des vallées tellement hautes que le niveau de la mer n*a été dépassé que de bien peu , ou même n*a jamais étc atteint. Un puits de mine, actuellement abandonné, à Kulteni erg, eu Bohême, était arrivé a Fénorme profondeur absolue de ^^51 m. (F. A. Sclunidt, Berggesetze der ùsierr. Mon,y i^ pail., l. I, p. XXXII.) A Saint-Daniel et à Geist, sur la Rœrcrbûhel (district de Kit/bûhl), les travaux étaient parvenus, dans le xti* siècle, à 947 m. On conserve encore les plans des travaux exécutés sur la Rœrerbûhel, en ^539. (Josepli do Spcrges, TyroUr Bergwerksgeschichte^ p. ^2\ .)CÎ. aussi HumboUlt, in die Guiachien Hber Herantrcibung des Meissner Stollcvs in die Freiberger Erzrevier imprimé dans Herder, ueber den jelsl begonnenen Erbstollen, \ 838, p. cxxiv.) La profondeur extraordinaire de ces travaux parait avoir éic très-anciennement connue en Angleterre; car Gilbert, de Blagnete, assure que ri.ommc a pu pénétrer, dans réiorcc terrestre, a 780 et mCme a 975 m. de profondeur, a Kxigua videtur terrœ portio, qoae unquaro hominibus speo landa emerget aut eruitur : cum profundius in ejus viscera, ultra efflorescentis extremitatis corruptelam , aut propter aquaa in magnis fodinis , lanquam per venias sraturentes, aut propter aeris aalubrioris ad viiam operariorum sustinendam necesaarii defectumi aut propter ingentes sumptusad tantos labores euotlandos, multasque difûcultates i ad profundiores terro ptrtei penetrarenon possumus; adeo ut quadringcntns aut [quod ra-* rissime] quingentas orgyas in quibusdam metallis desceodisseï Btupendus omnibus videatur conatus. » Guillielmi Gilbert!, Colcestrensis, de Magneie Phijsiologia nova y Lond., 4600, p. 40. Les profondeurs absolues des mines de Freiberg, en Saxe , sont de 592 et 557 m.; les profondeurs relatives ne dépassent pas 203 et 84 m.^ en supposant que , pour trouver la hauteur du sol au-dessus de la mer, on prenne, avec Reich, 387 m. pour celle de Freiberg. La profondeur absolue des mines de Joachims-
liMil , en Bcrfiôme , non moins célèbre pour sa rtebesse ^e celles de Freibergy est de 616 m., sans qne tes travaux soient parvenus pour cela au niveau de la mer, puisque les mesures de M. de Derhen donnent environ 734 m. pour hauteur delà surface au-dessus de ce niveau. Dans le Hartz ^ le puits Samson , à Andreâsberg , a 670 m. de profondeur absolue. Je ne connais pas, dans la ci-devant Amérique espagnole, de mines plus profondes que celles de Valenciana , à Guanaxuato (Mexique)^ où j'ai mesuré la profondeur absolue des planes de San^ Bemardo : ces p/an^â. avaient 514 m«; par conséquent il leur manquait encore 4816 mètres pour atteindre le niveau de la mer. La profondeur des anciens travaux de Knttcnberg surpasse la hauteur du mont Brocken, et n'est inférieure a la hauteur du Vésuve que de 65 m. Si on la compare à ht hauteur des plus grands édlGces construits par la main des hommes (la pyramide de Cbéops et la flèche de la cathédrale de Strasbourg), OD trouve le rapport de ^ à -1 . Nos livres géologiques contiennent tant de données numériques d'une inexactitude manifeste ; ces données ont été si souvent altérées par de fausses ré* ductionS; qu*il m*a semblé utile de présenter ici tous les documents certains que j'ai pu recueillir sur les profondeurs altsokies et relatives des mines et des puits artésiens. -— I<orsqu*on descend de Jérusalem vers la mer Morto, en se diri* géant II Test, on jouit d'un spectacle unique dans le monde: je dis unique^ pour Tétat actuel de nos connaissances sur rhy[)somérie de la surface terrestre ; k mesure que Ton s'approche de la faille qui sert de lit au Jourdain , on marche a ciel ouvert sur des couches de roches dont la profondeur au-dessous du niveau de la Méditerranée est de 422 m., d'après le nivellement barométrique de Bertou et de Rnssegger. (Humboldt, Asie centrale^ 1. 11, p. 323. )
(25) [page 484 J. A défaot des travaux des mineurs, les cou* cbes qni se recourbent en forme de voûtes renversées, et que, Ton voit plonger et reparaître plus loiui à une distance déter-
minëe» peuvent donner des indicatîone précieuses rar la am^ stittttion des parties très-^proftindes de la croûte terrestre; les données de cette nature ont un grand intérêt pour la géognosie. Je dois les remarques snivantes à un eicellent géologue » M. de Dechon : « La profondeur de la dépression fonnéa par les couches carbonifères de Liège 5 au mont Saint-Gilles, d'après les mesures que j'ai foites, de concert arec notre ami M. de OEynhausen^ est d'environ 4486 m. au-dessous de la sarftiee; comme le mont Saint-Giiles n'a certainement pas {dos de 430 m. de liautear absolue, le fond du sinus est à 1056 m. audessous du niveau de la mer. Le sinus des lits de cbarbon de terre , k Mons, est encore de 868 m. plus profond. Mais ces pre» fondeurs sont bien faibles en comparaison de c<^le qu'on peut déduire du gisement des lits de charbon de terre de Saar-Revier (SaarbrOcken ). J'ai trouvé, par différents essais, que la eeuche de charbon située aui environs de Dultweiler, près de Saarlouis, descend à 6740 m. au-dessous du niveau de la mer. » Ce résultat dépasse de 2600 m. la profondeur que j'ai attri-i» buée, dans le texte, )i un sinus formé par le plissement des strates devoniennes. Les lits de charbon de terre dont parie M. de Oedien , s'enfoncent ainsi au-dessous du nivean de la mer, autant que le Chimborazo s'élève au-dessus du même niveau. A cette profondeur, la chaleur terrestre doit être de 221*. Des plus hautes cimes de rHimalaya, jusqu'à ces couches où la végétation du monde primitif est enfouie, la distance comptée Tcrticalement est de 44600 m. ou de j^ûvl rayon de la terre.
(26) (page 486]. Platon, Phœdo, p. 97 (Aristote, Metaph., p. 985 ). Cf. Hegel r Geschiehte der PMlog. , 4 840, p. 4 6.
(27) [page 486]. Bessel, AUgemeine Betrachittnffen uebar Gradmessungen naeh astronomisch-^eodatisehen Arbeiten, à la fln de Touvrage de Bessel et Baeyer, Gradmessung in Oêtpreussen, p. 427. Quant au passage relatif à la Lune, voy. Laplace, Eoopot. du Système du Monde y p. 308.
(28) [pag. 487). Pline, I. if^ c. 68. Sénèque, Naiur. Qumt. Prœf , c. 2. El mundo es poco (la terre est bien petite )y disait CfaristopheColomt), dans une lettre qu'il écrivait de la Jamaïque^ à la reine Isabelle, le 7 juillet ^503, afin de lui faire comprendre que le chemin d'Espagne ne pouvait ôtre long, quand on chercbait t Torient en partant de Toccident. » Cf. mon Examen critique de Phist. de la Géogr. au xv* siècle^ t. l , p. 83; et I. Il, p. 327. Delisle, Fréret et Gosselin ont soutenu que les contradictions des Grecs, sur les dimensions de notre globe, étaient purement apparentes , et pouTaient ôtre levées en tenant compte de la di^érence des stades pris pour unités de mesure ; j'ai montré, dans les deux passages cités plus haut, que cette opinion avait déjk été émise , en 4 495 , par Jaime Ferrer , dans une proposition faite par lui pour fixer la ligne de démarcation papale.
(29) (page 4 87]. Brewster, Life of sir Isnac Newton, \%Z\ , p. 4 62 : • The discovery of the spheroidal form of Jupiter by Cassini had probably directed the attention of Newton to the détermination of its cause, and consequenily to the true figure of tbe earth. » La première publication de Cassini sur Taplatissement de Jupiter (il Tavait Oxé à j^), date de 4694 {An^ eiens Mémoires de l'Acad. des Sciences, t. II, p. 408). Mais Lalande nous apprend [Astron,, 3* édit., t. III, p. 335) que Maraldi possédait, en quelques feuillets imprimés d'un ouvrage latin de Cassini t sur les taches des planètes, i" la preuve que Cassini connaissait Taplatissement de Jupiter avant 4666, c' est-a-dire vingt et un ans avant Tapparition des Principia de Newton.
(30) (page 4 89]. D*après tes recherches faites par Bessel , sur dix mesures de degré , redierches où il a été tenu compte de la faute que Puissant a découverte dans le calcul de la mesure de degré française (Schumacher's, il^/ron. Nachr.f 4844, n* 438, page 446.), le demi-grand axe de rdlipsoide de révolution qui se rapproche le plus de la figure irrégulièrç
du sphéroïde lerreslrc, est de 3272077», U (6377398*»J); le demi-petit axe est de 3264439^33 (6356079%9); Taplatissement est de rvvhrï' ^ longueur du degré moyen d'un méridien est de57043\l09(NII20"',64), avec une erreur de + 2*,8403 (5",r)36) : ainsi, un mille géographique vaut3807*,23 (7420"',43). Les résultais obtenus antérieurement par d'autres auteurs en combinant les mêmes mesures de degré, osciilaieat entre j^ et f^, pour l'oplatissement. Ainsi, Walbeck, Déformé et magnitudine Telluris in demensis arcuùus meriàiani definiendiSj 4849, a trouvé jg-^ ; Ed. Sclimidt, en 4829, a déduit rrrrru j ^® ^P^ mesures de degré ( Cours de mathém. et de géogr, phys., p. v); sur l'influence que de grandes différences en longitude exercent sur Taplatissement polaire^ voy. la Biblioifiègue universelle, t. XXXIII, p. 484, et t, XXXV, p. 56; roy. aussi la Connaissance des temps, 4 829, p. 290. — Lnpiace déduisit des seules inégalités lunaires la valeur de Taplatissemcnt qu'il fixa a y^Vn , d'après les anciennes tables de Bûrg; et plus tard , à Yô^gjf, d'après les observations de la Lune discutées par Burckhardt et Bous'àTd{ Mécanique céleste, t. V, p. 43 et 43).
(31) [page 489]. Voici les valeurs de raplatissement qn on a déduites des oscillations du pendule : résultat général de la grande expédiliun de Sabiue (4 822 et 4823, depuis l'équafeur, jusqu'à 80* de latitude noixl), î^Vrri d'après Freycinet, en excluant les séries de nie-dc-France, de Guam et de Mowi ( Maoui ), Tâkïi d'après Foisler , ç^; d'après Duperrey, j^; d'après Lûtke (Partie tiaulique, 4 836, p. 232), -j^, par onze stations. Les observations qui furent fuites entre Formenlera et Dnnkerque {Connaiss. des temps, 4816 ^ p. 330, ont donné yA:!^ d'après Mathieu: entre Formentera et l'île d'Unst^ ^, d'apiTS Biot. Cf. Baily, Report un Pendulum experiments , dans les Memoirs of the royal Astron. Society, t. VU, p. 96; Borenius, dans le Bulletin de l'Acad. de Saint-Pétersbourg y 4 843, t. I, p. 25. — - Le premier qui ait proposé d'employer la longueur du pendule a secondes, comme base d'un système de
mesure, et de prendre le tiers de cette longueur (supposée cûd stâute sur toute la terre) 4)our pcs horarius, pour unité de me* sure, doutions les -peuples pourra u^nt, en tout temps, retrouver la valeur, c*est Huygens, dans son Horoiogium oscUlaiorium ^ ^673, prop. 25. Ce vœu se trouve reproduit sur un monument qui fut érigé solennellement sous réquateur, par Bouguer, La Condamine et Godin. On lit sur la belle table de marbre , que j'ai retrouvée intacte dans Tancien collège des jésuites, à Quito : f Penduli simplici «quinoxialis unius minuti secundi arcbetypus^ mensur^e naturalis exemplar , utinam universalis! t D'après ce que dit La Condamine dans son Journal de Voyage à [Equateur y 4754 , p. 453, sur certaines lacunes de Tinscriplion , et sur ses différends avec Bouguer au sujet de quelques nombres, je m'attendais à trouver de notables discordances entre la table de marbre et rinscription publiée à Paris. Toutes corn* paraîsons faites, je ne pus découvrir que deui différences peu importantes : ex arcu graduum 3 1, au lieu de ex arou graduum plus quant trium, et au lieu de 4742, la date 4745. Cette dernière date est singulière, car La Condamine et Bouguer revinrent en Europe en 4744 , l'un au mois de novembre, Tautre au mois de juin ; Godin lui-même avait déjà quitté T Amérique en juillet 4744. La correction la plus importante et la plus utile qu'on eût pu faire aux nombres cités dans l'inscription , eût été celle de la longitude astronomique de la ville de Quito (Humboldt« Recueil cTObserv. astron., t. 11, p. 319- 354). Les latitudes gravées par Nouet sur les monuments égyp* tiens, nous donnent un nonvel exemple du danger qu'il y a d'accorder trop légèrement une sorte de perpétuité solennelle à des résultats faux ou mal calculés.
(32) [page 489]. Sur l'accroissement de h pesanteur que l'on a remaj^qué dans les lies volcaniques (Sainte-Hélène, Oualan, Fernando-de-Noronba, Ile-de-France, Guaham, Mo>vi et lies Galapagos) sauf Pile de Rawak qui fait e\ceplion à cette règle, peut-être à cause du voisiuage des hautes terres de la Nouvelle-
GaÎDée (Lûtke, p. 240), voy. Malbieu, dans VHUt derAitnm. au XTm* iiècle, par Delambre, p. 70^.
(33) (page ^89]. De nombreuses observa lions ont proové qu*U existe, au milieu des continents eux-mômes, des attractions locales qui se trahissent par de grandes irrégularités dans In longueur du pendule (Delambre, Mesure delà méridienne^ t. m, p. 548; Biot) dans lesH^m. de tAead. des Sciences, t. VIII, 4829, p. 48 et 23). Lorsqu'on traverse, de Touest à Test, le midi de la France et la Lombardie, on trouve à Bof^ deaux la plus faible intensité de la pesanteur; pois Tintensité crott rapidement à Figeac, )i Clermont-Ferrand et à Milan, jasqu'à Padoue^ où elle atteint son maximum. L'influence du yersant méridional des Alpes sur ces variations , ne doit pat être attribuée uniquement k la grande masse de cette chaîne ; elle appartient surtout aux roches de mélaphyre et de serpentine qui en ont opéré le soulèvement : cette opinion a été émise par Élie de Beauroont , dans ses Rech. sur les Révùl. de la surface du globe ^ 4830, p. 7*19. On peut en dire autant des versants de TAraraty qui se trouve, avec le Caucase, k peu près au centre de gravité de Taucien continent (Europe, Asie, Afrique); les remarquables observations du pendule, que Fedorow a faites sur ce point, bien loin d'établir Texistence de cavités souter^ raines, autorisent, au contraire, à conclure i celle de masses volcaniques d'une grande densité (Parrot, Voyage au mont Araraty t. Il, p. 443). On trouve dans les opérations géodésiques de Carlini et de Plana, en Lombardie . des différences de 20^^ h 47^', 8 entre les latitudes astronomiques et les latitudes déduites de ces opérations (voy., par exemple, Andrate et Mondovi , Milan et Padoue , dans les Opérations géodes, et astron. pour la mesure d'un arc du parallèle moperi, t. Il, p. 347 ; Effetneridi astroti, di Milanoy 4842, p. 57). Si on colonie la latitude de Milan parcelle de Berne, à l'aide de la triangulation française, on trouve 45° 27' 52'' pour cette latitude, tandis que les observations astronomiques ont donné 45* 27' 35'^
Comme les perturbatteos s'étendent dans les plaines de la Lom«> bardie jusqo'à Parme, bien loin au sud du P6 (Plana, Opérai* çéodét.f t. IFy p. 847), Il est permis de croire que les causes qui dévient le fil k plomb tiennent a la riature du sol mêiDe de la plaine. Des effets semblables se sont présentés à Struve, dans les plaines les plus unies de TEurope orientale (SchuiDacher's Asiran. Nachr.^ 4830, n'' -164, p. 899). Quant à rinflaence des masses pesantes que Ton suppose eiister par une profondeur égale à la hauteur moyenne de la chaîne des Alpes, Yoy. les eipressions analytiques que Hossard et Rozel ont insérées dans les Comptes rendue ^ L XVIII, 4844, p. 392; et Cf. avec Poisson^ Traité de mécanique (2« éd.), t. I, p. 483. La première indication de Tinfluence que les roches de diverse nature peuvent exercer.sur les oscillations d*un pendule, a été donnée par Thomas Young, dans les Philos* iransact. for 4849, p. 79-96. Mais lorsqu'il s*agit de tirer des observatîolM do pendule quelque conclusion sur la courbure de la (erre> il ne faut pas perdre de vue que la consolidation de la croûte terrestre peut avoir été antérieure b Téruption des masses basaltiques et métallifères.
(34) |p. 490). Laplace, Exp, du Sysi. du Monde^ p. 231 .
(35) [p. 191 ]. Les observations du pendule faites par La Caille, au Cap de Bonne-Espérance, et calculées avec le plus grand soin par Matliieu ( Delambre , Hist, de VAslron. au XYiii* sièele, p. 479), donnent un apiatissemeat de f%^; mais, de quelque manière que l'on combine les observations faites sous les mômes latitudes, dans les deux hémisphères, oa ne trouve aucune raison de croire Taplalissement de Thé* roisphère austral filus fort que celui de Thémisphère boréal (Biot, dans les Mém. de VAcad, des sciences, t» Ylll, 4829, p 39^1).
(38) [p. 494]« Les trots méthodes d'observation donnent
-- Age —
lés résultais suivants ; 4^ Pai* la dévîatioo du iil à plembpr^s du mont Sheballieu (eo gallois Thiehaliin)^ dans le Pertli* shire , méthode proposée autrefois par Newton et mise à exécrution, eu 4774-^76 et eu 4810, par Maskelyue, Hutton et Playfair : 4;7'I3; 2° par les oscillations d'un pendule observé sur le sommet d'une montagne et dans la plaine : 4,837 (oi»servationsde Carlini sur le Mont-^Ienis, comparées aux observations de Biot, à Bordeaux , Effemer, astr. di Milano^ 4^21 , p. 484); 3^ par la balance de torsion^ eti Taide d'un appareil imaginé primiiivement par Mitcbell, Cavendish a trouve 5,48 (d'après HuUon, qui a revu les calculs, 5,32; d'après la révision d'Edouard Sclimidt, 5,52 : Lehrbuck der mathem. Geogr.j t. I, p. 487,); par la balance de torsion, fteicli a trouvé 5,44. Dans le calcul de ces dernières recherches, véritable chefd'œuvre d'exactitude, le professeur Reich obtint d'abord, pour résultat moyen, 5,43 ( avec uue erreur probable de 0,0233 seulement) ; mais, en tenant compte de la quantité dont la force centrifuge diminue l'intensilé de la pesanteur, sous la lalitiide de Freiberg (50** 55^^ on obtient déGnitivement 5,44. La subslltution du fer fondu au plomb n'a produit aucune différence qu'on ne fût en droit d'attribuer aux petites erreurs de Tul^servation , il ne s'est manifesté aucune trace d'action magnétique ( Reich, Versuche ûber die mUilere Dichligkeitder Erde^A^'^s^ p. 60, 62 et 66).
La densité moyenne de la terre , que Ton déduisit d'abord des observations fuites au sommet et au pied des montagnes, e»t trop faible d'environ \ : 4,764 (Laplace, Mècan. céleste^ t. V, p. 46) ou 4,785 (Ed. Schmidt, Cours de géograph. muthém.^ vol. I, $ 387 et 44 8). Cette différence s'explique par remploi, dans les calculs, d'une valeur trop faible de l'aplatissement, et par la difficulté de déterminer avec eiaclitude la densité des roches de la surface. — Yoy. sur l'hypothèse de Ualley (citée p. 493, dans le texte) qui considérait la terre comme une sphère creuse (c'est là le germe des idées de Frauklin sur les f rcmblemeuts de terre )^ les Philos. Traw
aél.^ for ihe year, -1693, t. XVII, p. 563 (On the striidure of Ihe iaternal parts of the Earth , and the concave liabitated arch of tbc shell). flalley pense qu'il est plus digne du Créateur f que le g{ol;e terrestre soît habité à Tintérieur et à Pextérieur, comme une maison k plusieurs étages. Quant à la lumière nécessaire pour éclairer Fintérieur, H doit y avoir été pourvu d'une façon quelconque (p. 576). »
(37) [ page 195]. Cette question a été l'objet des beaux travaux analytiques dé Fouricr, de Biot, de Ijiplace, de Duhamel et de Lamé. Dans la Théorie mathématique de ta Chaleur, ^835, p. 3, 428-430, 436 et 524-524 (voy. aussi l'extrait qu'en a fait de La Rive dans la Bibliothèque univers, de Genève^ t. LX, p. 415), Poisson a développé une hypothèse complètement opposée aux vues de Fourier. ( Théorie analytique de la Chaleur.) Il nie que le noyau de la Terre soit actuelle-» ment a Télat liquide; suivant lui, « lorsque la Terre s'est refroidie en rayonnant vers le milieu ambiant, les parties de la surface qui se sont solidiiiées les premières, se sont aussitôt précipitées vers le centre , et un double courant ascendant et descendant a ainsi diminué la grande inégalité qui aurait eu lieu dans un corps solide, dont le refroidissement s*opère a partir de la surface. • Le grand géomètre admet que la solidification a débuté par les parties les plus rapprochées du centre; ■ que le pbénomène de la chaleur croissant avec )a profondeur, ne s'étend point à la masse entière du globe, et qu'elle est une simple conséquence du mouvement de notre système planétaire dans l'espace céleste, dont les diverses parties possèdent, en vertu de la chaleur stellaire, des tempéra* turcs très-^différentes. t La chaleur des eaux de nos puits artésiens ne serait donc, d'après Poisson , qu'une chaleur étrangère qui aurait pénétré de l'extérieur à l'intérieur du globe terrestre ; « on pourrait comparer celui-ci à un bloc de rocher que l'on transporterait de ré<|uateur jusque sous les pôles, assez rapidement pour qu'il n'eut pas le temps do se refroidir en*
tièrement : raocroissement de température ne s'étendrail pas, dans un tel bloc, jusqu'aux couches voisines du centre, t On peut lire dans les Annalen der Physik und Chemie de Poggendorff^ t. XXXIX , p. 93-400, les justes objections que cette singulière théorie cosmogonique a soulevées, en attribuant aui espaces célestes un phénomène qui s'eiplique bien mieui par le passage de la matière primitivement gazeuse à Tétat ac* tuel de solidiOcalion.
(38) [page ^96 [. L'accroissement de chaleur indiqué parle puits de Grenelle^ à Paris, est de -1° pour 32 m.; par le puits artésien de Neu-Salzwerk^ près de Minden, en Prusse, de \* pour 29", 6; à Prégny, près de Genève, rorifice du puits artt^ sien est situé a 490 m. au-dessus du niveau de la mer, et pourtant Taccroissement y est encore àt V pour 29"*, 6 d'après Anguste de La Rive et Marcet. Celte méthode a été proposée ponr la première fois, en 4821, par Arago (Annuaire du Bureau des Longitudes^ 4835, p« 234); on vient de voir l'admirable concordance des résultats qu'elle a fournis par trois puits artésiens dont les profondeurs sont respectivement 547, 680 et 224 mètres. S'il est deux points sur la terre (situés a peu de distance l'un au-dessous de l'autre) dont les moyennes températures annuelles soient bien connues, ces deui points se trouvent i l'Observatoire de Paris où la température de l'air extérieur est 40%822, et celle des caves 41^834; la différence est 4%OI2 pour 28 m. de profondeur. (Poisson, Théorie Wiothém* de la ChiUeuff p. 415 et 462.) H parait que dans le ecNira de ees dix-sept dernières années, certaines causes dont la nature n'est pas encore parfaitement connue, ont fait monter de 0*,220| non la température des caves de l'Observatoire^ mais bien les indications du thermomètre qui s'y trouve ûxé. Si les puits artésiens présentent quelques chances de perturbations dans leur température propre , pour peu que des eaux étrangères s^y in-> troduisent par des lissures latérales, les observations faîtes dans les mines sont exposées à bien d'autres erreurs, i cause des cott-
ranU d'air froid qui y circulent sans cesse. Les nombreuses re* cbercbes que Reicli a faites sur la température des puits des mines de Saze^ établissent un accroissement un peu plus leni de la chaleur terrestre ; Reich trouve 4'* d'aufmentation peur 4i'",8i. {Observations sur la température des couches à di» verses profondeurs^ 4834, p. 434.) Cependant, Phi]i|»s a trouvé (Poggend. Ânnalen, t. XXXIV, p. 491) dans un puits de la houillère de Monk-Wearmoutb , à Newcastie, dont la profondeur est de 456 m. au-dessous du niveau de la mer, une augmentation de chaleur de 4^ pour 32"*,4y résultat presque identique à celui qu*Arago et Walfèrdin ont obtenu par le puits de Grenelle.
(39) (page 4 97]. Boussîngault, Sur la profondeur à laquelle se trouve la couche de température invariable, entre les tropiques^ dans les Annales de Chimie et de Physique, t. Lllf ,
(40) [page 499]. Laplace^ Exp. du Syst. du Monde, p. 229 et 263; Mécanique céleste, t« V, p. 4 8 et 72. H est à remar-< quer que la fraction de ^^ de degré centésimal du thermomètre à mercure, laquelle désigne, dans le texte, la limite de la stabilité de la température terrestre, depuis les temps d*Hipparque, suppose que la dilatation des matières dont le globe terrestre se compose est égale a celle du verre, ou à i^^\^^ pour 4* du thermomètre. Voy. les remarques d'Arago sur cette hypothèse , dans Y Annuaire pour 4834, p. 477-490.
(44) (page 200] William Gilbert, de Colcbester, qneGallMe nommait t grand jusqu'à (aire naître Tenvie, » disait déjh : t Magnus magnes ipse est globus terrestiis. • 11 raillait les montagnes d*aimant que Fracastor, Tillustre contemporain de Christophe Colomb, plaçait aux pOles : t Rejicienda est vulgaris opinio de montibus magneticis, aut rope aliqua mngnetica , aut polo phantasiieo a polo mundi distante. » Il admet que la déclinaison de Taigoille aimantée est invariable sur toute la terre (variaiio unimeujusgue ioci conslans est); et il explique
ies courbures des lignes îsogoniques par la configuration deâ (!00tincnts et la situation des bassins des mers, dont Faction magnétique est moindre que celle des masses solides qui s'élèveol auHlessus du niveau de Tocéjn. (Gilbert, de Magaete^ éd. t633, p. 42, 98, 452 et 4 55.)
(12) [page 200]. Gauss, AUgemeine Théorie des Erdmor gnelismusy dans ResuUale aus den Bcob. des magnet. Vereins, im Jahr 4838, § 41, p. 56.
(43) (page 201 ]. 11 existe d'autres caisses perturb-itrices encore plus locales, dont le siège est peut-être moins profomlémeut situé, et dont les effets ne s'étendent pas trcs-loin. fai fait c^mnattre, il y a déju longtemps, un exemple fort rare de ces perturbations exceptionnelles qui s'étaient fait sentir dans les mines de Saxe et non à Berlin [Leilre de M. de Humboldi à son A. B. le duc de Sussrx , sur les moyens propres à perfeclionver la connaissance du magnétisme terrestre, dans le Traité expérimental de Céleclricité de Becquerel, t. VIF, p. 442). On a Yu certains orages magnétiques se manifester simullanémeot depuis la Sicile jusqu'à Upsala, sans se propager d'Cpsaia *a Alton. (Gauss et Weber, ResuUate des magnet, Vereins, 1839, p. 128; Lioyd, dans les Comptes rendus de F Académie des Sciences, t. XIII, 4843. Sém. II, p. 725 et 827.) Parmi les nomlTeux et récents exemples de ces perturbations, que Sabine a rassemblés dans son important ouvrage (Observ. on days of unusual magnetie disturbance, 4843), l'un des plus remarquables est celui du 25 septembre 4 84 1 : la perturbation se Ot sentir à Toronto , dans le Canada , au cap de Bonne-Espéranee, à Prague, et, en partie du moins, à la Terre de Yan-Diémeo. Les Anglais attachent tant d'importance a la solennité du Dimanche, qu'ils croiraient commettre un péché s'ils consentaient à lire une échelle graduée, une fois que minuit a sonné dans la nuit qui suit le samedi, quand bien même il s'agirait dei plus merveilleux phénomènes de la création. Or, comme To* rage magnétique dont nous parlons, tomba précisément sur
lin âimanche, dans h Terre de Vaa-Diémcn , à cause do la différence de longitude , l'observalion resta incomplète. (Observ. p. XIV, 78. 85 et 87).
(44) (page 201 ]. J'ai montré dans le Journal de Phtjsique de Lamélherie , 1804, t. LIX, p. 449, comment on peut déterminer la latitude à Paide de rincHnaison de Taiguille aimantée, sur une côte dirigée du nord au sud qui, comme celles du Chili et du Pérou, serait constamment enveloppée de brouillards (garua) pendant une partie de l'année. Cette application est d'une utilité d*autant plus réelle, pour cette localité, qu'un courant violent y porte du sud- au nord, jusqu'à Cubo-Pariî&a, et qu'un navigateur perdrait beaucoup de temps si, faute de bien connaître sa latitude, il attaquait la côte au nord du port où il veut relâcher. Dans la mer du Sud , depuis le Callao de Lima jusqu'à Truxiilo , c'est-à-dire pour une différence en latitude de 3° 57^, j*ui trouvé i)o (division centésimale) de variation dans Irnclinaison de raiguille aimantée ; de Caliao aGuayaquil, j'ai trouvé, pour 9» 50^ de différence en latitude, 33o, 05 de différence dans l'inclinaison magnétique (voy. ma Relation historique y t. 111, p. 622). A Guarmey (lat. IO04' sud), a Iluaura (lut. Il» 3'), à Chancny (lut. Ito 22'), les inclinaisons sont respectivement : 6o,80 ; 9o,00 et -I0«,3o de la division centésimale. Cette méthode, pour déterminer la latitude à Taide delà boussole d'inclinaison, est donc parfîHtement applicable, loi-squc le vaisseau fait route en coupant a peu près à angle droit les lignes isocliiiiqu'^s, et elle a cet avantage remarquable sur toutes les autres méthodes , qu'elle n'exige point la détermination de l'heure, ni par conséquent Toliservation du Soleil ou des autres astres. J'ai trouvé tout récemment que, vers la Gn du xvi* siècle, vingt ans à peine après l'invention de V Inclinatorium par Robert Norman , William Gilbert avait proposé, dans son grand ouvrage (/« ^a^nrf^, de déterminer la Intitude par l'aiguille aimantée, lorsque le ciel est nébuleux I aère caliginoso t ( Physiologia nova de Magnetc , 1. Y^
cap. S, p. 200). Edward Wright dit, dans la préfeca qu'il a jomCe k l'œuvre de aon illustre mattre, qu'oiM telle propoutioQ « vaut beaucoup d*or. i Mais comme il croyait , avec Gi^ bert, que les lignes isoclioiques coïncidaient avec les parallèles de la sphère 9 ainsi que l'équateur magnétique avec r&qaaleor géographique, il n*a point remarque que cette mélbodene saurait être employée partout, mais seulement dans quelqoes localités*
(45) [page 202]. Gauss et Weber, ResuUate des magnd. Fef«n5, 4838, §31, p. 46.
(46) [page 202]. D'après Faraday {London and Edinburgh Phtlosophical Magasine y 4836, t. VIII, p. 478), Je cobalt pur ne possède aucune propriété magnétique. A la vérité, d'autres chimistes célèbres (Henri Rosse el Wœhler) ne regardent pas les expériences de Faraday comme complètement décisives. Cependant , si de deux masses de cobalt épurées avec solo et supposées toutes deux exemptes de nickel, Tune se montrait indifférente au magnétisme (je parle du magnétisme en repos)^ tandis que Tautre présenterait quelques propriétés magnétiques, on serait en droit , ce me semble , de soupçonner dans celle^i un manque de pureté, et de conclure comme Ta M Faraday.
(47) [page 202]. Arago, dans les Annales de Chimie^ t. XXX, p. 244; Brewster, Treatise of Magneiismj 4837, p. 4 4 4 ; Baumgartner, dans la Zeitschri/t fur Phyt* tf*^ Mathem,, t. II, p. 449*
(48) [ page 203 ]. Humboldt , Examen critique de Vhisi* de la Géographie, U III, p. 36.
(49) [page 203]. Asie centrale , t. I. Introduction, p* XXXVII-XLH. Les peuples occidentaux , les Grecs et les Romains savaient que Ton peut communiquer au fer des ^Top^étés magnétiques permanentes : « Sola batc materia ferri vi^
a magnete lapide accipit retinetgue Ion go iempore, (Pline, I. XXXIV, c. 4 4. ) On aurait donc pu dccoumr aussi , dans COccident, la force directrice du f^obe, si on s'était avisé de suspendre k un fil ou de faire flotter sur Teau, k Taide d'un support en bois, un long fragment d'aimant ou un barreau de fer aimante, et d*obsenrer ensuite leurs mouvements dans Tétat de liberté.
(50) [pi^e 204). Les lieux où la déclinaison magnétique est invariable ou, du moins, n'éprouve que de lentes variations séculaires y sont les seuls où Ton puisse fixer les lignes de démarcation à Taide de la boussole , sans tenir compte des corrections de la déclinaison de Taiguille , et sans s'exposer au danger de voir les actions magnétiques du globe faire changer, a la longue, la superticie légalement constatée des propriétés. • The whoie mass of West-Iodia property, > dit sir John Berscliel , • bad been saved from the bottomless pit of endiess litigation, by the invariability of the magnetic declination in Jamaica and the surroundiiig archipelago, during the whole of the lastcentury, ail surveys of property therehaving been conducted solely by the compass. t Voy. Robertsoii , dans les Philos. TransacU for ^800, 2<* part., p. 248. On the permanency of the compass in Jamaica since ^660. Dans la mère patrie (F Angleterre), la décliuaison a varié de ^4<> dans le môme laps de temps.
(54) [page 201]. J'ai montré ailleurs que les documents qui nous sont parvenus sur les voyages de Christophe Colomb , peuytnï servir à fixer la position exacte de trois points de la ligne ailantigue sans déclinaison , pour le 43 septembre 4492, le 24 mai 4496 et le 4 6 août 4498. La ligne atlantique sans déclinaison était alors dirigée du nord-est au sud-ouest ; elle touchait le continent méridional de l'Amérique, un peu à Test du cap Codera , tandis qu'elle le touche aujourd'hui au nord du Brésil (Humboldt, Examen critique de thist. de la Géogr. , t. lU, p. 44-48). On voit clairement par la Physiohgia nova de
Magneteie GUb€rl (I. lY, c. 4), qu'eu 1660 la déctioaiioa était nulle aux environs des Açorea. comme du lem|)s de Colomb. Je crois avoir prouvé, sur des documents certains, dans mon Examen critique (t. III, p. 54), que si la Tameuse ligne de démarcation) établie par le pape Alexandre VI pour partager 1 Ihéroispiicre occidental entre le Portugal et l'Espagne, n'a point été tracée par la plus occidentale des Açores, c'est parce que Colomb dc'sirail Hiire, d*une division naturelle^ une difision politique. Aussi, Colomb a-t-il toujours attaché une importance extrême à la zone (raya) • où la boussole est snns variation, où Tair et la mer couverte d'herbes marines commencent à offrir une constitution nouvelle, où les brises fraîches commencent a se faire sentir, et la courbure de la terre a changer (ce dernier point lui paraissait résulter de quelques observations de la polaire dont il serait superflu de vouloir aujourd'hui démontrer la fausseté. )
(32) (page 205]. Une des questions dont la solution importe le plus à la théorie physique du magnétisme terrestre, c*e$t de savoir si les doux systèmes ovales de lignes isogoniques doivent conserver leur forme singulière, pendant toute la durée de ce siècle, ou sMis doivent finir par se dissoudre en se développant? Dans le nœud de TAsie oriontale, la déclinaison augmente de dehors en dedans. Le contraire a lieu pour le ncpud ouTovale de la mer du Sud; on ne connaît même aujouitl'hui dans toute la mer du Sud, à Test du méridien du Kamschatka, aucune ligne de déclinaison qui soit au-dessous de 2». (Erman, dans les Annalen de Poggend. , t. XXI , p. ^29. ) Cependant Cornélius Schouten aurait trouvé, en 4G46, le jour de Pâques, la déclinaison nulle par 45o de latitude sud et par 432» de longitude occidentale, c'est-i-dire, un peu dans le sud-ouest de Noukabiva. (Hansteen, Magnetismus der Erde^ 4849, p. 28.) Il oe faut pas perdre de vue que les déplacements des lignes ne peuvent être suivis autrement qu*en projection sur la surftce môme du globe.
(53) (page 206]. Arago, dans V Annuaire y 1836, p. 284, et -1840, p. 3a0-338.
(54) [page 206). Gauss ^ Allgem. Théorie des Erd-tnagneiinmts, §31.
(55) [page 206). Duperrey, De ta configuration de Véquateur magnétique, dans les Annales de Chimie, t. XLV, p. 374 et 379. (Voy. aussi Morlet, dans les Mémoires présentés par divers savants à fAcad. roy, des Sciences y t. Hl, p. 432.)
(36) [page 207). Voy. dans l'ouvrage de SMne {Contributions to terrestrial Magnetism^ 4840, p. 139) la remarquable carte des lignes isocliniques, dans Tocéan Atlantique, pour les années 4 825 et 4 837.
(57) [page 208]. Humboldt, Ueber die seculœre Verœnderung der magneiischen Inclination , dans les Annaten de Po^endorff, t. XV, p. 822.
(58) [ page 209 ]. Gauss , Rcsultate der Beobacht. des metgnet. Vereins^ 4838» § 21 ; Sabine, Report on the variations ofihe magnetîc Intensitg^ p. 63.
(59) [ page 209 ]. Voici l'exposé historique des faits relatifs i la découverte d'une loi importante pour le ningnélisme terrestre, celle des intensités croissant (en général) avec les latitudes magnétiques. Lorsque je voulus m'adjoindre , en 4798, à Texpédition du capitaine Baudin, pour un voyage de circumnavigation, Borda s'intéressa vivement b mon projet, et m'invita h faire osciller une aiguille verticale dans le méndicn magnéti* que, par différentes latitudes, sur Tun et Tautre hémisphère, afin d'examiner si l'intensité magnétique varie, ou si elle est partout la même. Ces recherches furent effectivement un des objets principaux que j'eus en vue, lorsque j'entrepris mon voyage dans les régions équinoxiales de l'Amérique. Là, je parvins à constater^ par mes observations, qu'.une mCme ai^
fuilte faisant , 0n 40 œioated, 245 oaeillatioiis h. Paris , en fait 246 à la Havane, 242 h Mexico, 246 à San-Carlo dd Rio-Negro (lat. 4'' 53' N., long. 80<» 40' 0.); 244 seulement au Pérou, sur réquateur magnétique, c'est-à-dire sur la ligne où Tindlnaison = 0 (lat. 7" 4' S., long. 80^ 40^ 0.), et que ceUe môme aiguille transportée à Lima (lat. 4^ ^ S.)^ eiécale 249 micillations, dans to m6me intervalle de temps. Ainsi, de 4799 i 4803, j'ai trouvé quW représentant par 4,0000 la force totale sur réquateur magnétique, dans la chaîne des Andes péruviennes, entre Micuipampa et Caxamarca, la forée totale à Paris est représentée par 4,3482; à Meiico par 4,3455; à San-Carlo del Rio-Negro, par 4^0480; à Lima, par 4,0773. Lorsque je développai à Tlnslitut, le 26 frimaire an XUI, dans un Mémoire dont la parlie mathématique appartient à M. Biot, la loi des variations de Tintensité de la force magnétique du globe, en montrant qu'elle était vérifiée par les valeurs numériques déduites des observations que j'avais faites en 404 poiats différents , la loi et les faits parurent complâement nouveaux. Ce fut seulement après la lecture de ce Mémoire que M. de Ro9sél communiqua à M. Biot six observations antérieures, faites, de 479 1 à 4704, h la terre de Yan-Diémen, à Java et à Amboine : cette circonstance a été expressément consignée par Biot dans le Mémoire indiqué ci-dessus ( Lamétherie , Joufrêol de PhyMquej t. LIX, p. 446, note 2 ), et par raoHnéme dans la Behtian histor., t. f, p. 262, note 4 . Les observations de M. de Rossel établissent aussi le décroissement d'intensité dans Tarchipel Indien. II est k présumer qu'avant la lecture de mon Mémoire ) cet excellent homme n'avait point reconnu « dans ses propres travaux, la régularité avec laquelle Tintensité augmente ou diminue; car il n'avait jamais parlé de cette loi importante à nos amis communs Laplaee, Delambre, Prony et Biot. Ce fut en 4808 seulement, e'est-k-dire quatre ans après mon retour d'Amérique, que les observations de M. de AosseJ parurent dans le Voyage d'Entreeasteaux, U U, p. 287, 294 , 321, 480 et 644. Dans toutes les Tables (finUnsité magné-
iifU0 qui oot paru, soit en Allemagne (HansCeen, Magnni. dêr Eré»^ 4949, p. 74 ; Gansa, Beobaeht dê$ magnei. Vereini^ 4i38, p. 36-39; Erman ^ phfsik. Beoàaeht., iBÂi, p. 529-579), aeit en Angleterre (Sabine, R^mi on magnet. Intétuity^ \ 839, p. 43-62; Contriiutionn to terreêtrial MagneêUm, 4843), floit en France (Beeqtierel, Traité d^EUetr. et de MagnéL^ t. VII, p. 354-367 ), en a conservé Thabitade de réduire les oseiilations observées en quelque lieu que ce soit sur la surface du gtobe k la mesure de la force que j'ai trouvée sur Féquateor magnétique , dans le Pérou septentrional ; c'est ainsi que cette force étant choisie pour unité conventionnelle, l'intensité ma* gnétiqne à Paris se trouve exprimée par 4,348. Mais d'autres observations , antérieures même à celles de Pamiral Rossel , ont été faites par Lamanon , pendant la malheureuse expédition de Lapérouse, et adressées à TAcadémie des Sciences : ces observations commencées pendant la relAcke i Ttle de Ténériffe {1785), ont été continuées jusqu'à Farrivée h Macao (4787). On sait postlivement (Becquerel, t. VII, p. 320) qu'elles étaient d^k, en juillet 4787, entre les mains de Gondoreet; mais quel* quea recherches qu'on ait pu faire jusqu'à présent, ces observations n'ont point été retrouvées. Le capitaine Duperrey possède la copie d'une lettre très-imporUmte de Lamanon , adressée au secrétaire perpétuel de l'Académie, et oubliée dans l'impression du Voyage de Lapérouse. Il y est dit eipresaément : t que la force attractive de l'aimant est moindre dans les tropiques qu'en avançant vers les pèles, et que l'intensité magnétique, déduite du nombre des oscillations de l'aiguille de la boussole d'inclinaison, change et augmente avec la latitude. » Si l'Académie des Sciences s'était crue autorisée à devao* cer le retour alors espéré de rinfortuné Lapérouse, et à publier, en 4787, une vérité qui a dû être retrouvée depuis paf deux voyageurs complètement étrangers l'un h l'autre , la théorie du magnétisme terrestre n'aurait pas attendu dixrhuit ans le pro^ grès dont elle devait ôtre dotée par la découverte d'une nou* velle classe de phénomènes. Cette simple exposition des faits
JQtlifiera sans deirle le passage suivant do ma Relaiion histo^ tique j t. Uf, p. 615 : i Les observaiioiis sur les Tarialions du magnétisme terrestre auxquelles je me suis livre pendant treoledeux ans, au moyen d'instruments comparables entre eux, ea Amérique, «D Europe et en Asie, embrassent, dans les deux hémisphères , depuis les frontières de la Dzoungarie chinoise , jusque, vers l'ouest, à la mer du Sud qui baigne les côtes da Mexique et du Pérou, un espace de -188* de longitude, depuis les 60*^ de latitude nord, jusqu'aux -12® de latitude sod. J*ai considéré la loi du décroissement des forces magnétique», da p6le à réquateur, comme le résultat le plus important de moa voyage américain. 9 II n'est pas certain, mais il est très-probable, que Condorcet a lu la lettre de Lamanon du morsde juil« let 1787, dans une séance de i* Académie des Sciences; et je regarde une simple lecture de ce genre comme une publication parfaitement valable (Annuaire du Bureau des Longitudes , •1842, p. 463). Ainsi le compagnon de Lapérouse est incoulestablement le premier qui ait reconnu Texistence de la loi ; mais cette loi de l'intensité du magaélismc terrestre variable avec i« latitude, loi qu'on a si longtemps négligée ou laissée dans tin profond oubli, n'a reçu, ce me semble, une véritable existeoee scientiGque qu'à dater de Tépoque où j'ai publié mes observations de ^708 a 4804. L'objet et la longueur de cette noie ne surprendront point les personnes qui connaissent l'histoire récente du magnétisme et les incertitudes qu'elle a pu faire naître dans quelques esprits; on 'm'excusera d'attacher de l'importance au fruit de recherches péaibles, souvent périlleuses, entreprises dans un noble but, et continuées pendant cinq ans avec énergie, malgré le poids du climat des tropiques.
(60) [page 210]. Les observations que l'on a pu recueillir jusqu'à présent donnent 2,052 pour le maximum il'inteQsitê sur la surface entière du globe terrestre , et 0,706 pour le minimum. Le maximum et le minimum appartiennent à Thémiaphère austrd ; le premier a été observé près du mont Groxier,
à roueât-nord»ouest du p6le sud magnétique , par 73** 47' de latitude sud, et par 469* 30' de longitude oucst^ en un point ou le capitaine James Ross a trouvé 87^41' pour Tinclinnison de FaiguîUe (Sabine, Contributions to ienestrial Magnetisw H 843, tt* 5, p. 231 ). Le minimum a été observé par Erman, par ■19'' 59' de latitude sud et 37* 24' de longil. ouest, h 80 milles h Test de la côte brésilienne de la province Espiiitu-Santo (Erman, phfjsik. Deoùacht,, 4841, p. 570); en ce point, rinclinaison est seulement de 7° 55'. Ainsi^ le rapport exact des intensités est celui de 4 k 2,906. Longtemps on a cru que l'inlcnsité la plus forte ne dépassait pas deux fois et demie l'intensité la plus Taible qu*on pôt trouver sur la surface de notre planète (Sabine, Uepoti on magn. Intensity, p. 82). ,
(61) (page 240]. Plipe a dit sur Fambre (Succinumf gle$^ $um] l.XXXVIl,c. 3 : «Gênera ejus piura. Àttrîtu digitorum ac* cepla calorls anima trahunt in se paleas ac folia arida qnas leiria sunty ac ut magnes lapis ferri ramenta quoque. t (Voy. Platon, Timéey p. 80; Martin , Études sur le Timée^ t. Il, p. 343- 346; Strabon, L XV, p. 703, Casaub.; Clément d'Alex. Strom. 1. Il, p. 370, où Ton trouve une distinction singulière entre TO oouxtcv et xh xXixTpcv ). Lorsque Thalôs, dans Aristote , de Animay 1. 1, c. 2, et Hippias, dans Diog. Laert., 1. I, § 24, attii* buent une fime à l'aimant et h Tambre , il est évident que ce mot âme désigne simplement ici une force ou une cause de mouvement.
(62) [page 2^4 ]. i L'aimant attire le fer, fout comme fambre attire les plus petites graines de sénevé. C'est comme si un souffle mystérieux parcourait ces deux matières et se communiquait avec la rapidité de la Hccbe. v Ainsi parlait Kouopho, ce philosophe chinois qui écrivit Téloge de l'aimant, vers le commencement du iv« siècle (Klaproth, Lettre à M. A. de HumboUïtj sur r invention de la Boussole j -1834, p. 125).
(63) [page 242]. « The phenomena of periodical variations
dépend manifestly on ibe ieiion of solar beat, operaUng prokblj lhrou|b Ibe médium of ihermoelectrio cumnto îndueed on Uie eartk's surface. Beyond tbis rode fuess boweier, oolhiog is as yet known of tbe pbysical cause* It is even stîU a m&Uer of spéculation , wbether tbe solar influence be a principal, or aniy a subordinate cause in tbe pbenomena of terrestrial magaetism. 1 {Ob$0rv. io be mode in ihê Amiarciie Exped.^ 484A, p. 35.)
(64) [page 242]. Barlow, dans les Philos. Transaet. far 4822 , p. I y p. 447; sir David firewster, Treatise on Magur tisnif p. 429. L'influence de la chaleur pour diminuer la force directrice de Taiguille aimantée a été enseignée dans Touvrage cbinois Ou-thsa-tsou^ longtemps avant Gilbert et Hooke (filaprolb, Lettre à M. A. de Hutnboidt, sur Vinvention de la Boussole^ p, 06).
(65) [ page 243 ]. Voy. le Mémoire on terrestrial Maçnetism, dans la Quart. Beview, 4840, t. LXVI, p. 274-34 2.
(66) [page 2U]. Lorsque je proposai, pour la première fois, de fonder un réseau d'observatoires, tous munis d'instruments semblables , je n'avais guère alors Tespoir de vivre asses pour voir mes vœux réalisés , comme ils Tont été en effet par les efforts réunis d'astronomes et de physiciens distingués, et surtout par rintervention généreuse et soutenue de deux grandes puissances , la Russie et TÂngleterre. Aujourd'hui , grftce aa concours de tant de pouvoir et de tant de lumières , les deux hémisphères sont couverts d^observatoires magnétiques. J'avais formé le projet d'observer, sans interruption , la marche de Taiguilie aimantée pendant cinq ou six jours et autant de nuits , principalement à l'époque des solstices et des éqninoxes, et j'avais mis ce projet à exécution, b Berlin, en 4806 et en 4807, avec mon ami et mon collaborateur, M. Oltmanns. J*é* tais persuadé qu'une série d'observations continuées, sans interruption (observatio perpétua)^ pendant plusieurs jours et
pJusiears nuils, secuii plus fructueuse que des obsenratioiiB iio^ lées failes durant plusieurs mois. L'appareil employé, une lu* nette magnétique de Prouy^ suspendue dans une botie à glaeea à l'aide d'un fil sans torsion , permettait de mesurer des angles de sept ou de buit secondes sur une mire éloignée qui portait des divisions flnes et qu'on éclairait , la nuit, ayec une lampe. Déjà, k cette époque » des perfurfra^tom (orages magnétiques) qui revenaient parfois aux mêmes heures , pendant plusieurs nuits consécutives, me faisaient désirer vivement que de semblables appareils fussent observés simultanément à Fouest et à l'est de Berlin , aGn de pouvoir enfin distinguer les pbéoomènea généraux du magnétisme terrestre^ d'avec les perturbations lo* cales qui se produisent» soit dans la croûte inégalement écbauf* fée de notre globe , soit dans Talmosphère où se forment les nuages. Mon voyage \ Paris, et les troubles politiques de cette époque , s'opposèrent alors b raoçempliasement des vœux que j'avais exprimés. Mais, en 4820, la grande déeourerle d'ÛErs* ted vint répandre une vive lumière sur Tiatime eonnexité d» réJectricité et du magnétisme , et attirer enfin Tintérét général sur les variations périodiques de la tension magnétique du globe. Arago, qui avait commencé quelques années auparavant , k robservatoire de Paris , avec une admirable boussole de d4« dinaison de Gambey, la plus longue série continue d'observations horaires qu'il y ait en Europe , Arago , di»je , montra , par la comparaison de ses observations sTee cdlea de Kasan , faites aux mfimes heures et accusant les m^mes perturbations, tout Tayantage qu*on pouvait retirer de mesures correspon-* dantes de la déclinaison. Lorsque je retournai à Berlin, après un séjour de dix-huit ans li Paris , je fis élever un petit observatoire magnétique pendant l'automne de \ 828 , afin de continuer le travail commencé en \ 806 , et surtout dans le but d'instituer un système d'observations simultanées, faites A des heures convenues , k Berlin , a Paris et dans les mines de Freî* berg (par 66 m. de profondeur). La simultanéité des perturbations et le parallélisine des mouvemenls de l'aiguille, pendant
les mois d'octobre et de décembre A 829 , furent dès lors repré* seules graphiquement (Poggend, Annalen^ (. XIX, p. 357, tabl. 1-ilI). Bientôt une expédition entreprise eu 1819, sur Tordre de Tempereur de Russie « dans l'Asie septentriouale , vint me fournir Toccasion d'exécuter mon pian sur une édielte plus vaste. Ce plan fut développé dans le seiu d'une commission spécialement instituée à cet effet par l'Académie impériale de Saint-Pélersboui g ; en conséquence , sous la protection du dief du corps des mines, le comte Gancrin, et sous la savante direction du prof. Kupffer, des stations magnétiques furent établies dans toute l'Asie septentrionale, depuis Nicolajeff, Gatbarinenbourg, Barnaul, Nertchinsk, jusqu'à Pékin. L'année 4832 flgure dans les annales de la science, comme Tépoque où l'illustre fondateur d'une théorie générale du magnétisme terrestre, Frédéric Gauss, commença à établir dans l'Observatoire de Gœltingue des appareils construits sur de nouveaux principes. L'observatoire magnétique fut achevé en 4834^ et dans la même année (ResuUtUeder Beobacht. des magnet. Vereins, iS2%j p. 135, et Poggend, Annalen, t. XXXill, p. 426), Gauss, activement aidé par un ingénieux physicien, G. Weber, fitconnafuv ses instruments , ses méthodes d'observation , et les répandit ea Suède , en Italie et dans une grande partie de rAllemagne. Telle est l'origine de l'Union magnétique dont Gœttingue est le centre. Depuis 4836, cette Union a Gxé quatre époques daas l'année pour les observations qui doivent être continuées pendant vingt-quatre heures; mais ces époques ne colnddeot point avec celles que j'avais adoptées (les équinoxes et les solstices) et proposées en 4830. Jusque-là, la Grande-Bretagne, en possession des plus vastes relations commerciales du monde entier et de la navigation la plus étendue, était restée étrangère à ce grand mouvement scientiOque , dont les résultats fai* saient espérer, dès 4828, tant de progrès pour l'étude do magnétisme terrestre. (Jne inviUition publique que j'adressai de Berlin, en avril 4836, au Président de la Société royale de Londres, le duc de Sussex ( Lettre de M. de Humboldt à
S. J. /}. le due de SusseXy sur tes moyens propres à perfee^ iionner la connaissance du magnétisme terrestre par l'établis^ sèment de stations magnétiques et d'observations correspond dantes)^ fut couronnée d'un plein succès; j'eus le bonheur d*appeler un intérêt bienveillant sur une entreprise dont Textension était , depuis bien dcsannées^ Tobjet de mes vœux les plus ardents. J'insistais, dans celte lettre, sur l'étnhlisseincnt de stations permanentes dans le Canad.i, à Saintc-Ilclône, au Cap de Bonne-l£spérancCy à Tile de France, a Ccylnn et à la Nouvelle- Hollande y points dont j'avais signalé riuiportance cinq ans auparavant. Un comité, dont les atlributions devaient s'étendre à la physique et à la météorologie y fut nommé dans le sein de la Société royale, et ce comité proposa au gouverne^ ment : -1' la fondation d'observatoires magnétiques tixes, dans les deux hémisphères; 2* une expédition navale destinée a recueillir des observations magnétiques dans les mers antarctiques. On sait assez combien la science a été redevable a la grande et noble activité que sir John Hersche], Sabine , Airy et Lloyd ont déployée à cette occasion , ainsi qu'au puissant appui de V Association britannique pour Vavancement des Sciences y réunie a Newcastle en ^1838. En juin ^839, l'expéditiion magnétique vers le pôle austral fut résolue et placée sous le commandement du capitaine James Clark Ross. Cette expédi* tiou a été glorieusement terminée; elle a doté la science des plus importantes découvertes géographiques vers le pôle austral, et d'observations simultanées en huit ou dix stations magnétiques.
(67) [page 214 ). Au lieu d'attribuer la chaleur interne de la terre au passage de la matière de Téiat de nébulosité gazeuse à l'état solide, Ampère l'explique d'une manière fort pou vraisemblable, à mon avis, par l'action chimique prolongée d'un noyau composé de métaux alcalins, sur l'écorce déjà oxydée du globe, i On ne peut douter, dit-il, dans son chef-d'œuvre, la Théorie des phinomines éleetro- dynamiques (^826, p. -199),
qu'il a&iste dans Tintéiieur du gldbe d« eourauU éleclro-oiftgnétiqueSy et que ces couranU sont la c^use ëe la chaleur qui lui eat propre. Ils naisseat d'un noyau métallique eentral composé des métaux que sir Humpbry Davy nous a {ait eoonattre, agioant sur la couclie oxydée qui entoure le noyau, p
(68) [page 214). La remarquable conneiité qui existe entre la courbure des lignes magnétiques et celle de mes isotliermes a été découverte par sir David Brewster; Yoy. Transactions of the Royal Society of Edinburgh , t. IX, -1821, p. 318, et Treatise on Magnetism, ^837, p. 42, 44, 47 et 268. Ce célèbre physicien admel Texislence de deux pôles de froid (pôles of maximum cold) dans riiémisphère septentrional, Fun en Amérique, par 73** de lat. et ^02® de long, ouest (prèà du cap Walker); et Tautre en Asie , par 73^ de lat. et 78"^ de long. est. Il y aurait ainsi deux méridiens où régnerait la plus forte chaleur; et deux autres méridiens pour le plus graud froid» Déjb^ au XVI® siècle , Acosta enseignait qu'il y avait quatre lignes sans déclinaison, en se fondant sur les observations d'un pilote portugais très-expérimenté ( Hisforia natural de las InéUas^ ^5Ç9, I. I, c. M). Cette opinion parait n'avoir poi ut été étrangère à la théorie des quatre pôles magnétiques de Halley, a en juger, du moins, par la discussion de Henry Bond (rauteur de la Longitude found, 1 676) avec Beckborrow, Yoy. mon Examen critique de l'hist, de la Géographie^ t. III, p. 60.
(69) { page 21 4 ]. Halley, dans les Philosophical Transaelions for n4 4-1 74 6, t. XXIX n»341.
(70) [page 215]. Oove, dans les Poggené. AnmUen, U XX, p. 344 ; t. XIX, p. 388 : < L'aiguyie de déciioaiaoa se comporte à peu près comme un électromètre atmosphérique , dont la divergence indique également la tension cro»sanle de Télectricilé , avant que cette tension soit devenue uses forte pour donner lieu a la production d'une élînoelle ( éclair ). » Yoy. aussi les ingénieuses considérations du prof«
KœmU, dans spa Lehrbwh der Météorologie, U III» p, 5H* 519; sir David Brc\?8ter> Treatise on Magn^tUnit p. 2S0, Sur les propriétés magnétiques d'uDe flamme ou d'un afic lumineux galvanique produit par une batterie de Bunsen, zinc ^teharboni voy. Casselmann's Beobacht. (Marbourg, ^844), p. 56-69.
(74) f page 246]. Argelander^ dans un mémoire important neber des Nordlieht 9 qu'il a joint aui VorUàgefij gehalten in der physikaliseh'ôkonom. 6eseUsehaft su Konisgsberg, t. !, 48B4, p. 257-264.
(72) [page 2^6]. Les résultats des observations que Lottin, Bravais et Siljerstrœm ont faites sur la c6te de Laponle à Bosekop (lat. 70^), où ils ont vu 460 aurores boréales en 210 nuits» se trouvent dans les Comptes rendus de l'Acad, des Sciences, t. X, p. 289, et dans la Météorologie de Martins, 4843, p. 453. Cf. Argelanderi collection citée dans la noie précédente, t. \, p. 259.
(73) [ page 21 0 ]• John Franklin » Narrative of a Jowrney to tbeshores o/the Polar S^ in ih^ years 4 81 9-1 829 « p. 538 et 597; Tbienemann, dans VEdinburgh Philos. Journal i t, XX, p. 366; Farqubarson» même collection» t. VI, p. 392; Wrangel, Phys. Beobacht.^ ^. 59. Parry vit même eu plein jour Tare de Tanrore boréale sans aucune agitation ; vo y. Journal of a second Voyage, per/ormed in 4821-1823, p. 456. Une remarque à peu près semblable fut faite en Angleterre le 9 sept. 4827 : on distinguait, en plein midi, dans une partie du ciel qui venait de s'éclaircir à la suite d'une pluie, un arc lumineux de 20'' de hauteur d'où s'élevaient àes colonnes brillantes; voy. Journalofthe Royal Institution of Gr. Btitain^ 4828; janv.» p. 429.
(74) (page 249]. A mon retour d'Amérique, je décrivis, iqus le nom de bandes polaires , une disposition qu'affectent parfois de petits flocons de nuages très-régulièrement détachés comme par l'action de forces répulsives; j'avais choisi ce nom, parce que d'ordinaire le point où ces bandes convergeaient en perspec-
tW6 sur le ciel colaeîdait d'abord avec le p6le roagnélique , en sorle que les Hgnes parallèles formées par ces flocons saivaient le méridien magnétique du lieu. Ce pliénomène énigmatique présentait une autre particularité : le point de convergence paraissait s'élever et s'abaisser tour a tour ; d'autres fois il marcbait régulièrement dans une mCme direction. Ordinairement, ces bandes ne se forment entièrement que dans une partie du ciel ; d'abord elles affectent la direction du nord au sud ; puis , à mesure qu'elles marchent, elles changent peu à peu de direction, et Gnissent par prendre celle de l'est à l'oue&t. H ne me paraît pas possible d'expliquer les mouvements de ces zones par des variations qui surviendraient dans les courants des régions supérieures de l'atmosphère. Ces bandes se montrent dans le calme le plus complet, lorsque le ciel est parfaitement pur, et sont bien plus fréquentes sous les tropiques que dans les zones froides ou tempérées. J'ai remarqué ce phénomène sur la chaîne des Andes, presque sous Téqualeur, à 4150 m. d'élévation, ainsi qu'en Asie, dans les plaines de Krasnojarski, au sud de Buchtarminsk, et toujours il s'est développé d'une manière si frappante qu'il était Impossible de n'y pas voir l'action de forces naturelles très-^générales et très-répanduos. Voy. les importantes remarques deKœmtz ( Vorles.Uber Météorologie, ^SÂQ^ p. 446), et les I éflexions plus récentes de Marlins et de Bravais ( Méléo^ rologie^ 4843, p. 417]. Arago a remarqué, à Paris, le 23 juin 4844, des bandes polaires australes, formées de nuages extrêmement légers, et des rayons sombres qui paraissaient sortir d'un arc dirigé de Test b l'ouest. Nous avons signalé plus haut (p. 217), dans les aurores boréales nocturnes, des rayons notW, semblaUes \ une fumée épaisse.
(75) {page 220]. Aux Ues Shetland , l'aurore boréale porte le nom de ihe merry dancers. Voy. Kendal, dans le Quar/erty Journal of Sience, new séries, t. lY, p. 395.
(76) ( page 220]. Voyez l'excellent travail de Muocke, dans la
DOQvelto écKtion do Phy$ik. Worierbuch de Gehler, t. VIT, 4r* part., p. ^43«2$8, et en particulier, p. 458.
(77) [page 221 ]. Farquharsoh, dans VEdinh, Philos. Journal, l. XVI, p. 504 ; Philos. Transact. for 4829, p. US,
(78) [page 223]. Rœmtz, Lehrbuch der Météorologie^ t. III , p. 498 et 501.
(79) [page 225]. Arago, sur les brouillards secs de 4783 et de 4834 , qui paraissent lumineux pendant la nuit, dans VAn* nuaire du Bureau des longitudes , 4832, p. 246 et 250; et sur la lumière singulière émise par certains nuages non ORigeax , voy. Notices sur le Tonnerre^ dans V Annuaire pour 4838, p. 279-285.
(80) [page 228). Hérodote, I. IV, c 28. Les anciens assuraient que régyple n*était point sujette aux tremblements de terre (Pline, 1. \\y c« 80); mais cette assertion est contredite par la nécessité où Ton fut de restaurer le colosse de Memnon ( Letronne, la Statue vocale de Memnon, 4833, p. 25-26); du moins on peut dire que la vallée du Nil est située en dehors du cercle d*él)ranlement de fijzance, de l'Arcbipel et de la Sfrie (Idcler, ad Afislot. Meteor., p. 584).
(81) (page 229). Saint-Martin, dans les savantes notes qu'il a jointes à V Histoire du Bas^Empire, de Lebeau, t. IX, p. 401.
(82) [page 229). Elumboldt, Asie Centrale, t. Il , p. 410-148. Sur la différence entre Tébranlement de la surface et celui des couches inférieures, voy. Gay-Lussac, dans les Annales de Chi" mie et de Physique, t. XXII , p. 429.
(33) [page 230]. « Tutisstmum est cum vihrat crispante 9di<iicieram crepitu ; et cum intumescit assurgens alternoque mota resîdet, innoxium et cum concurrentia tecta contrario ictu arie« tant ; quoniam aller motus altert renititur. Undantis inclinatio et fluctas more quaNlam v(4utatio infesta est, aut cum in unam partem totus se motus impellit. » Pline, 1. Il , c. 82.
(S4) [page 934 ]• Même en Italie , on commenoe k recoonattre combien peu les tremblements de teri'e dépendent des phénomènes méCéorologiqwes et de Faspect du oiel, ayant les secousses. Les données numériques de Frédéric Hoffmann s*aocordent très-bien avec les expériences de Tabbé Scina, de Palermè; voy. les œuvres posthumes du premier , t. II, p. 366-375» J'ai remarque moi-même, a diverses reprises, qu'un brouillard rougefttre se montrait peu de temps ayanl les secousses, et le 4 nov. -1799, j'ai éprouvé deux violentes secousses, au moment ou un fort coup de tonnerre se faisait entendre ( A^/a^. hUt.,\. IV, c. 40]. Un physicien de Turin, Vasalli Eandi , a vu i'électromètre de Volta fortement agité pendant les longs tremblements de terre qui durèrent, h Pignerol, du 2 avril au 47 mai 4808 (Journal de Physique^ t. LXVII, p. 294 ). Mais les brouillards , les Variations brusques de Téleetrlcité atmosphérique et le calme de Tair ne se rattachent pas nécessairement aux tremblements de terre; on aurait tort de leur attribuer, en général, une signification quelconque; car on a observé partout, à Quito, au Pérou, au Chili, aussi bien qu'au Canada et en Italie , que les tremblements de terre avaient lieu également par un ciel serein , cotnplétement pur de nuages, et par une brise fratche de terre ou de mer. Mais, tout en reconnàiisant que les tremblements de terre ne sont ni précédés, ni annoncés par aucun signe météorologique, même pendant le jour où ils doivent se faire sentir , il ne faudrait pas cependant rejeter avec dédain certaines croyances populaires qui attribuent de l'influence aux saisons (les équinoxes d^automne et de printemps) , aux débuts de la saison des pluies, sous les tropiques, après une longue sécheresse, enfin au retour des moussons; il ne faudrait pas, dis^je, les dédaigner, en se fendant sur notre tgnoranoe actoelle des rapports qui peuvent exister entre les phénomènes météorologiques et les phénomènes souterraine. Des reohercfaes numériques ont été laites avec un lèle extrême par M. de Hoff , Peter Merian et Frédéric Hoffmann, dans le but d'établir le mode de distrihulion des tremUemeots de ferre
pour les différanles saiBODS de I*aniiée : ces reeherches s'accordent à indiquer un maximum vers Fepoque des équinoies. «^ 11 est singulier que Pline ait appelé les tremblements de terre : un orage êouterrain; il est plus curieux encore de voir quelles raisons il en donne , à la fip de sa fantastique théorie. Pour lui , la ressemblance n*est pas seulement dans le fracas qui accompagne souvent ce phénomène redoutable ; ce qui le frappe surlout| c'est que les forces élastiques, dont la tension croissante finit par ébranler le sol, s'amassent dans les entrailles de la terre I alqrs qu'elles font défaut dans l'atmosphère. • Ventos in causa esse non dubium reor. Neque enim unquam intremiscunt terne y nisi sopito mari ccsloque adeo tranquillo» ut irolatus •TÎum non pendeant, subtracto omni spiritu qui vehit; nec anquam nisi post ventos conditos , scilicet in venas et caveroas ejus occulto afflalu. Neque aliud est in terra tremor, quam iu nube tonitruum ; nec hiatus allud quam cum fulmen crumpit , incluso spiritu luclanle et ad libertatem exire nitento. » (Pline, h II 9 c. 79.) Au reste, on retrouve dans Sénèque {Natur, Quœst,, 1. II, c. 4-31 ) , le germe assez développé de tout ce qui a été dit ou imaginé, jusque dans ces derniers temps, sur les causes des tremblements de terre.
(85) (page 231]. J'ai montré, dans ma Relat. hist,, 1. 1, p. 3H et 543; que la marche des variations honoraires du baromètre n'est nullement troublée, soit avant, soit après un tremblement de terre.
(86) [page 231 ], Humboldt, Relat. hisU^ i. I, p. 515-517.
(87) [page 234). Voy. sur les Bramidos de Guanaxua(o , mon Essai polit, sur la Nouv.-Espagney t. I , p. 303. Ce fracas souterrain ne fut accompagné d'aucune secousse, dans les mines profondes» ni à la surface (la ville de Guanaxuato est située à 4955 mètres au-dessus de la mer); on ne rcntendit point sur le plateau voisin, mais seulement daos la partie montueuse de la Sierra, depuis la Guesta de los Aguilares^ non loin de Marfli^
jusqu'au nord de Snnla*Rosa. Les ondes sonores ne panioitot pas dans certaines régions isolées de la Sierra, situées à 4 m 5 myriamëtrcs nunord-ouestdeGuanaxuato,près de la sonrced'eau bouillante de San José de Comangillas. On imaginera diflldlement k quels excès d'antorité les magistrats de ce grand centre dMndustrie métallurgique crurent devoir recourir, lorsque la terreur causée par le tonnerre $oxiterrain était a son comble, i Toute famille qui prendra la fuite sera punie d^une amende de \ 000 piastres , si elle est riche, et de deux mois de prison, si elle est pauvre. La milice a ordre de poursuivre et de ramener les fuyards, i Ce qu'il y a de plus curieux dans cette histoire singulière, c'est la confiance affectée par Tautorité (el Cab\ldo]\ voici ce que j*ai lu dans une des Proclamas : t L\iutorité saura bien rcconnattre, dans sa sagesse (en su sabiduria), le moment où le danger sera imminent ; alors elle pourra songer ii la fuite. Pour le présent , il suffit que les processions soient continuées, i La famine survint ; car la peur des frtienos empocha les habitants des hautes terres d^apportcr leurs grains à la ville. —Les anciens connaissaient aussi les bruits souterrains sans secousses ; voy. Aristote, Meteor,,\. Il, p. 802 ; Pline, I. Il, c. 80. Le brait singulier qui se fit entendre, de mars 4822 jusqu'en septembre 482{, dans Tiie dalmate de Meleda (à 3 myriaroètresde Raguse), bruit dont Partsch a donné une explication satisfaisante, a été parfois accompagné de secousses.
(88) [page 236) Dralvc, Art/, and Siatist. Wiew of Cincinnati, p. 232-238; Milchell, dans les Transactions of the Litt. and Philos. Soc. ofNew-york, 1. 1, p. 281-308. Dans le comté piémontais de Pignorol , des vases remplis d'eau jusqu'aux bords restaient en mouvement pendant des heures entières.
(89) [ page 238]. On dit en espagnol : rocas que haeen puenle. Ces interruptions toutes locales des ébranlements transmis par les couches supérieures ont pout-t»lre quelque analogie a?w un phénomène remarqualde qui s'est présenté au commence* ment de ce sièc'e, dans les mines de Saxe : de fortes secousses
se fireal sentir avec tant de violence dans les mines d'argent de Marienberg, qoe les onvriers effrayés se liftièrent de remnn* ter; sur le sol même, on n'avait éprouvé aucune secousse. Voici maintenant un phénomène inverse : en novembre 4823, les mineurs de Falun et de Persberg n'éprouvaient aucune seeousse au moment m^me où, au-dessus de leurs tiMes, un violent tremblement de terre jetait Terfroi parmi les habitants de ta surface.
(90) [page 238 1. Sir Alex. Burnes, Traveb info Bokhara, 1. 1, p. 48; et Wathen, Mem. on ihe Vsbek State ^ dans le Journal ofthe Asiatic Soc, of Bengale t. III, p. 337.
(91) [page 239]. Philos. Transact., i. XLIX, p. 414.
(92) l page 24 1 1. Voy. sur la fréquence des tremblemmts de terre dans le Cachemir, la traduction de l'ancien Badjataran^' gini par Troyer , t. II , p. 297, et Cari de Bûgel, Beisen, t. II , p. 484.
(93) [page 242 j. Strabon 1. I, p. 400, Gasaub. La preuve que Fexpression imXoû ^taicûpcu ircrauôv ne signifie point de la boue (éruption de boue), mais bien delà lave, résulte clairement d'un passage du même auteur (Stiabon,!. VI, p. 442.), Cf. WaN ter, Utber Abnahme dcr vulhanischen Th'dtigkeit in histo-^ rischen Zeiten, 4844, p. 25.
(94) [page 245 1. Sur les puits de feu artésiens (Uo-tsitig) en Chine, et sur remploi du gaz transporté a Taide de tuyaux de bambou dans In ville de Khioung-Tcheou , voy. Klaproth, dans mon Asie centrale y X. Il, p. 549-530.
(95) [page 245]. Voy. Texcellent ouvrage de Biscliof: WàrmcT lehre des inneren Erdkorpers,
(96) [page 245). BouMlngault [Annales de Chimie, t. 111, p» 481) o*a point remarqué d'actda bydrocbloriquo dftns lei émiHloiii iftMUNi dM voloani do II NoavoUo^Crenado , tandii h S4
que MôOtÎMni en a trouvé d^éaormet quantilé^ dam les produiU de réru]^oB du Vésuve, eo U43.
(97) (page 245]. Humboldt, Recueil d*Observ. oitronmi' ques^ t. I, p. 3^4 {Nivellement barométrique de laCordiUère des Andes, n* 206).
(98][pag0 246], Adolphe BroDgDÎarty daos les ÀnnoUsist Sciences naturelles^ t. XV, p. 225.
(M) [page 247]. Bischof, ouvrage ciié, p. 324, rem. 2.
(400) [page 247]. Humboldt, Asie centrale^ 1. 1, p. 43.
(1) (page 248]. Sur la théorie des lignes isogéothermes (chthonisothermes\ voy. les ingénieux travaux de Kupffer, dans ItSilMafondePoggeDd., t. XV, p. 484, et t. XXXIf, p. 270; dans le Voyage dans l'Oural, p. 382-398 ; éi daos VEdimb. Jùumal of ScienceSy new séries, t. IV, p. 355. Cf. Ksinti, Lehrbueh der Météorologie, t. II, p. 217, et sur Texhaossemeut des cbthonîsothermes dans les pays des montagnes, Bischof, p. 474-498.
(2) [page 248]. Léopold de fiuch', dans les Annalen de Po§gend. i. XII, p. 405.
(3) [page 248]. La température des gouttes de pluie était descendue k 22%3, lorsque la température de Pair était de 30 à 34* quelques instants auparavant ; pendant la pluie même , la température atmosphérique était 23'*,4 ; voy. ma Belat. hist., \. II, p. 22. La température initiale des gouttes de pluie dépend de la hauteur de la couche nuageuse et du degré d'échau(fement que les rayons solaires ont communiqué h la face supérieure de cette couche ; mais cette température change pendant la chute. Lorsque les gouttes de pluie commencent à se former, leur température est supérieure à celle du milieu environnanti à cause du calorique latent qui devient libre; puis, en tombant, elles traversent des couches d'air plus basses et plus chaudes, ou
ailes s'échauffent et grossissent eneore un peu^ en eandeosMit la Tapeur d'eau contenue dans ces couches (Biscbof, Wdrme^ lehre dtr tnn. Eràkorpers^ p. 73); mais cet échaufTement est compensé par la perle de chaleur qu'entraîne Tévaporation des gouttes ellcs-mômes. Si Ton met hors de cause Télectricité atmosphérique dont les effets se font probablement sentir pendant les pluies d'orage , on peut attribuer le refroidissement de Tatmosphère, pendant la pluie, d'abord a la température initiale plus faible, que les gouttes ont acquises dans les hautes régions^ puis à Tair froid des coudies supérieures qu'elles entraînent avec elles; enûn à l'évaporation qui s'établit sur le sol humecté. Telle est, en effet, la marche ordinaire du phcDomène. Mais, dans certains cas rares, les gouttes de pluie sont plus chaudes que Tair voisin du sol ( Humboldt, i{e/a^ hi$t,^ t. III, p. 513), ce qui tient peut-être à la présence de courants d'air chaud dans les hautes régions , ou à la température élevée que Vinsolalion peut développer dans des couches de nuages trcs-étendues et peu épaisses. Ajoutons qo'Ârago a montré, dans Y Annuaire pour ^836, p. 300, comment la grandeur et l'accroissement du volume des gouttes de pluie se rattachent au phénomène des arcs supplémentaires de rarc*en-ciel , qui ont été expliquées au moyen d'interférences des rayons lumineux : cette savante discussion fait voir tout le parti qu'on peut tirer d'un phénomène optique convenablement (rt>servé, pour éclalrcir les questions les plus ardues de la méléorologie.
(A) [page 248]. Après les observations décisives de Boussingault; il n'est plus permis de douter que la température du sol, à une faible profondeur, ne soit égale à la température moyenne de Tatmosphère, sous les tropiques. Je me permettrai de citer ici les exemples suivants :
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Le doute que mes propres obsenrations , dans la caveroe de Caripe (Cueva del Guacharo), ont pu faire nailre a ce sujet {Rd. hUl.^ t. 111, p. ^91-196) y disparaU devant la remarque sui- ¥an(e : j'ai comparé la température moyenne présumée de l'air du couvent de Guripe (I8%5), non pas à la température de Tair dans la caverne (18^,7), mais à celle du ruisseau souterrain (16*8); louteruis, j'avais déjà reconnu moi-môme [Relai. hùL, t. III, p. \Âù et 191) qu'il était furt possible que des eaus provenant des hautes montagnes vinssent se mêler aux eaux de la caverne.
(5) [page 250]. Boussingault, dans les Annales de ChimU, t. LH, p. 181. La température de la source de Chaudes-Aigoes, en Auvergne , ne dépasse pas 80». Il est aussi à remarquer que toutes les sources situées sur les versants de certains volcans encore actifs (le Pasto, le Cotop.ixi, le Tunguragua) n'ont p?» u;)c température de plus de 30)"* à 54*, tandis que les Aguai çaf'entesde las Trincheras (au sud de Porto-€abello) sortent, d un granit divisé en assises régulières^ avec une température de 97'\
(a) [page 351). la Casiotii (Fontaine de Saint*Nieolas) et la letirop do Caiialle (au pied doi Phédrladei), lonl déorllei dflni patmiilaïf I. X, o. 24, el 1. X| o. 8 1 la Pirèna (Aerooorintk»)»
dans StrabôB, p. 379 ; la source d'Erasinos ( sur l« Chaoïi, au sud d'Argos); dans Hérodote, 1. VI, c. 67, et daos Pausan., I. Il, c. 2i ; les thermes d'^depse (en Ëubée) , dont la température est pour les uns de 3^^ et pour d'autres de 62^ à 75% dans StraboUy p. 60, 447, et dans Atbéuée, I. Il, c. 3; les sources des Thermopjles, sttuées au pied de TOEta, et dont la chaleur est de 65^; dans Pausan., I. X, c. 21 (Extrait des notes manuscrites de M. le professeur Gurtius, le savant compagnon de vof âge d'Otfried MOller).
(7) (page 25^ ]. Pline, I. II, c. ^106 ; Sénèqne, Epist. 79, $ 3, éd. Ruhkopf); (fieaufort, Survey of the Coast of Karamania^ 4820, art. Yanar,près de Deliklasch, Tancienne Phasélis,p. 21)* Cf. aussi Ctesias, Fragm.^ c. 40, p. 250, éd. tehr; Strabon, 1. XiV, p. 665, Casaub.
(8) [page 25^]. Arago, dans r^InntfatVtf pour 4835, p. 234.
(9). { page 254 ]. Aeia S. Patrieii, p. 555, éd. Ruinart, t. II, p. 385 , Mazochi. Dureau de la Malte est le premier qui ait signalé ce passage remarquable, dans ses Recherches sur la 7bpoçraphie de Carihage, 4835, p. 276. (Cf. Sénèque, Natur. Quœst., 1. III, c. 24).
(40) [page 254). Bumboldt, Kelat. hist., t. III, p. 562-567; Asie Centrale y I- 1» P- "(3, t. Il, p. 505-515; Vues des Cor^ dilièreSy PI. XLI. Sur le Macalubi (de Parabe makhtub, ren- Tcrsé, racine : khalaba) ^ et sur t la terré fluide vomie par la Terre i, voy. Solinus, c. 5 : • Idem ager Agrigentinus éructât iiroosas scaturigines , et ut venœ Tontium sufficiunt rivis subminislrandis, ita in bac Siciliae parle, solo nunquam déficiente, leterna rcjectatione terraro terra cvomit.
(44) (page 256). Voy. Texcellente petite carte de Tlle de Nisyros, dans Ross, Keisen au/ den griechischen Insein, t. Il, 4843, p. 69.
(42) [page 257). Voy. Léopold de Buch, Canarisehe Insein ^
p. 326, et du même auteur, V^bêr Ërhebungâêraien imd Vulcane, dans les Annt^en de PoggendorfT, t. XXXVI, p. 469. D^à Slrabon distingue très-bien deui modes de formatioft des fies, dans le passage où il parle de la séparatioR de la Sicile et de la Calabre : t Quelques tles, dit-il {I. ¥f, p. 258, éd. Casaab.), sont des fragments détachés de la ferre ferme; d*autres ont été soulevées du fond même delà mer, ainsi qu'on le voit encore aajourd^hui. Les îles de la haute mer (les Iles situées loin des continents) ont été probablement formées ainsi par le soulèvement d'une partie du sol sous-marin; tandis que les îles placées en avant des promontoires semblent avoir été séparées de la terre ferme. •
(43) (page 257]. Ocre Fisove (Mons Vesiivius), dans Taocienne langue Ombrique (Lassen, Deutung der Eugubinisehen Tafetn^ dans le Rkein. Muséum, 4 832, p. 387) ; le mot ocre signifie montagne, d'après le témoignage de Festus lui-même. D'après Voss, JEtna signifierait montagne brûlante ou montagne brillante; mais Voss croit le mol àitvt, d'origine grecque, et il le rattache à aiOu ou à aïOivcç; or, le savant Parthey a contesté cette origine heliénique, d'abord par des motifs purement étymologiques, ensuite parce que l'Etna n'a jamais été, pour les navigateurs grecs, un phare lumineux, comme cet infatigable Stromboli qn*Homère semble désigner dans V Odyssée (1. XH, v. 68, 202 et 249), mais sans en fixer bien nettement la position. A mon avis, ce serait p1ul6t dans la langue des anciens Sicùles qu*il faudrait chercher l'origine du raot Etna, si toutefois on parvenait jamais a recueillir quelques débris importants de celte langue. D'après Diodore (1. V, c. 6), les Sicani, c'est-k-dire les aborigènes siciliens qui habitaient la Sicile avant les Siculi , furent obligés de se confiner dans la partie occidentale dei'îie, pour fuir des éruptions de TEloa qui durèrent plusieurs années. La plus ancienne éruption historique de ce volcan est celle dont Pindare et Eschyle ont fait mention; elle eut lieu sous Diéron, dans la 2* année de In 75* olympiade.
Selon toute miteiiiblancey Hésiode eonnainait les ëniptiODs dévaelatrices de TEtua avant l'établissement des colonies greo* ques ; cependant , il reste encore quelques doutes sur le mot AtTvi} qui se trouve dans le texte d'Hcsiode. (Romboldl» Exiktnen critigue^ 1. 1, p. 468.)
(44) (page 257]. Sénèque^ EpisL 79.
<4 5) [page 257 1. Elien, Var. hist.^ L VIII, e. 44.
(46) (pnge 260]. Pétri Bembi Opuseula (Mina, Dialogus), Basil., 4 556 y p. 63 : « Quicquid in JEinm matris utero coales* cit nunqnam exit ex cratère superiore, quod td eo Incendere gratis materia non qneat, Tel, quia inferius aHa spiratnétifa sont, non fit opus. Despumant flammis urgentibus îgnel rtli pigro fluxu totas delambentes plagas , et in laptdem indurescunt. »
(47) [page 264 ]• Voy. mon dessin dn ?olcan de toruHo, de ses Homitos et du Malpays soulevé , dans les Vues dêsCçrdftlèreSj pi. XLIU, p. 239).
(46) (page 264 ]. Humboldt, Essai sur la Géogr. des Plantes et Tableau phys. des Régions iquinoxiales^ 4607, p. 430, ft Essai géogn. sur le Gisement des Roches, p. 324 • U sufOt de considérer la plus grande partie des volcans javanais , pour s'af* surer que la forme, la position et la hauteur absolue d'un voUra ne suffisent pas à rendre compte de l'absence totale de cpii-* ranis de lave, pendant une période d'activité non interrompu^. Voy. Léopold de Bucb, Canarische Insein, p. 449; Aeinwardt et Hoffmann, dans les ilnna/en de Poggendorff, tomeUI, p. 607.
(19) [page 264]. Voy, la comparaison de mes mesures avec celles de Saussure et du comte Minto, dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Berlin, 4822 et 4823, p. 30.
(20) [ page 269 ]• Pimelodes Cyclopum. Voy. Homboldt; Re^
eueil d'Observations de Zoologie et d^Anatomie comparée, 1. 1 y p. 2^-25.
(21) [page 267]. Léopold de Buch, dans les AnnaUn^ Poggend., t. TilXYW, p. ^9.
(22) [page 268]. Sur la formalion du fer spéculaire dans les masses volcaniques^ voy* Mitsclierliih , daas lès AnnaUn de Poggeod.^ t. XV, p. 630. Sur le dégagemenl de gaz acide hydrocblorique dans les cratères, voy. Gay-Lussac, dans \esAnnalei de Chimie et de Phys., t. XXII, p. 423.
(23) [page 270). Voy. les belles recherches de Bischof sur !e refroidissement des masses pierreuses, daus Warmelehre, etc., p. 384 «443, 500-512,
(24) [page 270]. Voy. Berzélius et Woefaler dans les Anntden de Poggeod., t. I, p. 224 ,et t. XI, p. 446; Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie j t. XXil, p. 422; Bischof, ReasoM against ihe Chemical Theory of Volcanoes, dans rédilion anglaise de la Wàrmeiehre^ p. 207-309.
(25) [page 272]. D'après les idées géognostiqnes de Platon, telles que PhéJon nous les présente, le Pyriplilégéthon jouerait, par rapport à raclivitc volcanique, le mi^me rôle b pea près que la chaleur interne de la terre et Tëtat de fusion des couches profondes, dans nos idées actuelles (Phœdon, éd. AsI., p. 603 et 607; Annol., p. 808 et 817). f 11 règne, dans rinférieur de la terre et tout autour d*elle, des conduits souierrains de toute grandeur, l/eau y coule en abondance; mais il y couJe aussi du feu et des courants formés d'une Tsse liquide plus ou moins impure, semblables aux torrents de boue qui précèdent, en Sicile, Téruption des torrents de feu et qui recouvrent, comme ces derniers, tous les lieux situés sur leur passage. U Pyriphlégétiion se déverse dans un espace immense rempli d*un feu ardent et actif, et là, il forme un lac plus grand que notre mer, un lac où Teau et la vase sont constamment en ébul-
litioQ. Il sort ensuite de ce lac et il roule ses eaax troubles et fangeuses, en décrivant un cercle autour de la terre. • Ce fleuYe de terre fondue et de rase est si bien la source générale àes phénomènes volcaniques que Platon ajoute expressément : o Tel est le Pyriplilégéthon , dout quelques petites parties s'échappent vers le haut, et forment des torrents de Teu, ce ^6«x«<, qui appa*raissent en quelque lieu que ce soit sur la terre ( iic^ &v •nix»a« rHç-fk)- • Ces scories volcaniques et les coulées de lave sont donc des parties du Pyriphlégétlion lui-même, ou de la masse en fusion, sans cesse en mouvement dans les entrailles de la terre. Que cette expression ci ^ûojct; signiûe : courants de lave, et non point : montagnes ignivomes, comme le veulent Schneider, Passow et Schleiermacher , c'est ce qui résulte clairement d'une foule de passages déjà rassemblés en partie par Ukert, dans sa Geogr, der Grieeheu und Kômer^ 2« part., 1. 1, p. 200. ^«(est le phénomène volcanique pris du côté le plus saillant, le courant, de lave ; de la vient l'expression l^s puewt< de TEIttta, Cf. kf hioi. ^ M irab.Ausû. y t. H, p. 833, sect. xxxvii, éd. Bekker; Tbucyd., 1. III, c. -116; Theophr., de Lapid.^ 22, p. 427, éd. Schneider ; Diodore, 1. V, c. 6 , et I. XI V, c. 59, dans lequel on lit ces mots remarquables : • Plusieurs villes situées près de la mer et non loin de l'Etna, ont été ensevelies : (mh t&û x«Xcufuvou puaxoc; • Strabon, 1. VI , p. 269, 1. XIII, p. 628, et sur les célèbres vases brûlantes des plaines de Lélante, en Eubéc, 1. 1, p. 58, éd. Gaiaob.; cnûn Appien, de Bellis civililms, I. Y, c. 4^4. Le biftme déversé par Aristote (Meieor., 1. Il, c. 2, ^9) sur les fantaisies géognostiques du Phédon ne porte, a proprement parler, que sur l'origine des fleuves qui coulent a la surface de la terre. Oa a dû remarquer, dans le passage de Platon cité plus haut, une assertion singulière, mais très-précise; à savoir qu'en Sicile, des éruptions de vase précèdent les courants ignés. Faut-il , pour expliquer ce passage, admettre que des rapillis et des cendres, rejetés du cratère, pendant un orage vulcano-électrique, et détrempées par la pluie ou la neige fondue, ont pu passer pour des boues expulsées avant l'éruption? ou bien ces courants da
Tase humide {ir^^w itin^oG froTay.ot) n'étaient-its, poor Platon, qu'une timt>]e réminiscence des salses d*Agrigente (Totcans de houe), qm Tomissent la boue avec fracas, et dont il a été question (note 80). Celte incertitude nous fait regretter qu'on écrit de Théophraste, « sur le courant volcanique en Sicile • (ittpt tcu ^unoc h itNtXta )y ait partagé le sort des nombreux écrits du mètae aoteufy et ne soit pas parvenu jusqu*b nous. Ce livre est cité par Dîogène Laftrce, 1. V, $ 39.
(26) (page 273]. Léopold de Buch, Canariseh Imehê^p. 3M- 407. Je doute que Tou puisse considérer, avec ringéoieux G. Darwin {Geolog. Observât, on the Volcanie Islands, 4844 , p. ^127), les volcans centraux comme formant, en général, des chaînes volcaniques peu étendues et disposées sur des failles parallèles. Déjà Frédéric Hoffmann, en étudiant le groupe des Iles de Lipari, où il a reconnu les traces de deui fissures d*érup(ioD qui se croisent à Panaria, avait cru trouver dans ce groupe, une sorte d'intermédiaire entre les volcans centraux et les chaloes volcaniques de Léopofd de Buch. Voy. les Annalen de Poggeod., t. XXYl, p. 81-80).
(27) [ page 274 ). Dumboklt, Geogn. Beobachi. ueber die F«fkane von Quito^ dans les Annalen de Poggend., t. ILIV, p. 494.
(2S) [page 274]. Après avoir parlé d'une manière très-rema»quaMe de Taffaissement problématique de l'Etna, Sénèqoe dit dans sa 79« épttre : « Polest hoc acctdere, non quia montis altidudo desedlt, sed quia ignis evanuit et minus vehemens ac largus effertur : ob eamdom causam ^ fumo quoque per diem segoiore. Neutrum autem incredibile est, uec montem qui devoreiur quotidie minui, nec ignem non manére cumdem; quia non ipse en se est , sed in aliqua inférna relie couceplua eisstuât et alibi pascilur : in ipso monte non alimentum habet, sed vtam. » (Ed. RuhkopOana, tome III, p. 32). Strabon reconnaît parfaitement qu'il doit exister une communicalioii souterraine
entre le$?oloaos de Sieile, ceux deLipari, de Pilbecus (l9c)iia) ei le Vésuve |i. I^ p. 247 et 248). Il ajoute que la contrée entière e^t placée sur un foyer son terrain.
(29) [page 275{. HumboldU £sMi polit, $ur la Nouvelle- Espagne j t. If, p. 473H75,
(30) [page 2761. Voici les vers d'Ovide (^e/aworpA., 1. XV, ▼. 296-306) :
Est prope Piuheam (umulus Trœzena sine ullis Arduus arboribos, qaondam planissima campi Arca, nune tumulus : nam — res horrenda relatn — Vis fera ventonim, c»cis incinsa cavemis, Esspirarû aiiqua cupiens, luciataque frustra Liberiore frui cœlo, cum carcere rima Nulla foret loto, née pervia flatibus esset, Kxtentam tumefecit humum; ceu spiritus cris Tendere vesicam solet, aul direpta bicomf Terga capro. Tumor ille loci permaosit, et alti Collis babet specîem, longoque ioduruit sevo.
Celle description d'un soulèvement en forme de clocbe a un véritable intérêt au point de rue géognosliquc ; en outre, elle s'accorde parfaitement avec un passnge d'Arislote, relatif au soulèvement d'une île d'éruption {Meieor., I. H, c. 8, p. 47-19) : « La terre ne cesse pas de trembler tant que le vent (déve{i.c;), cause de rébranlement du sol, ne trouve pas d'issue b travers la terre. C*est ce qui est arrivé dernièrement à lléraclée, dans le Pont, et plus anciennement h fliéra, l'une des îles d'Eole. Dans celle-ci 9 une partie du sol se gonfla et s'éleva avec fracas, sous forme de monticule, jusqu'à ce que le souffle puissant (itvcû^a) eût trouvé une issue; alors il lança au dehors des étincelles et des cendres, qui couvrirent la ville voisine des Lipariens, et atteignirent môme plusieurs villes d'ilalie. » Celle description distingue prafaitcment la période de soulèvement de 1 éruption elle-mcrae. Slrabon a aussi décrit le phénomène de Méthone (1. I, p. 59^ Caaaub.) : • Une éruption
de flammes eut lieu près de Trézène ; ub volcan surgit josqu a la hauteur de sept stades (?). Le jour, il était inaccessible ^ cause de sa forte chaleur et de soo odeur de soufre; mais la Duit» il exhalait une bonne odeur (?). Il s'en dégageait tant de chaleur que la mer bouillait sur une étendue de cinq stades; Il vingt stades de Ih , elle était trouble et encombrée de blocs de rocliers rejetés par le volcan. » Sur la constitution roinéralogique actuelle de la presqu'île de Méthana, voy. Fiedier, Reise dureh Griechenlandj 4^ part.^ p. 257.
(31) [page 276]. Léopold de Buch, Canarùche Insdfif p. 402 ; voy. aussi le môme auteur, dans les Annalen de Poggendorffy t. XXXYlly p. ^183. Dans ces derniers temps, une lie sous-marine s'est formée de nouveau dans le cratère de Saatonin; elle était, dans Tannée 4810, h 15 brasses au-dessous du niveau de la mer, et eu 4830, elle n'en était plus éloignée que de 3 ou 4 brasses. Cette Ile est escarpée; on dirait un énorme cylindre qui s'élève du fond de la mer. Inactivité continue du cratère sous-marin se révèle encore par un dégigement de vapeurs acides de soufre qui se mêlent aux eaux de la mer, dans la baie orientale de la Néo-Kammeni, comme à Vromolimni, près de Méthana. Les navires revêtus de cuivre vontsouvent jeter l'ancre dans cette baie, afin d'en mettreiprofit les propriétés naturelles, ou plutôt volcaniques, pour nettoyer leur bordage de cuivre et le rendre brillant. Voy. Virlet, dans le Bulletin de la Société géologique de France^ t. III| p. 409, et Fiedler, Reise dureh Griechenland, PI. H, P- ^^^ et 584 ).
(32) [page 276]. Apparitions de Ttle nouvelle près de Ttle San-Miguel, une des Açores : 44 juin 4638; 34 déc. 4719; 43 juin 4841.
(33) Ipage 276]. Prévost, dact le Buttetin de la SoeUU
giohgigw, I. Il, p. 34; Frédéric HoflmaiiD , Hintêttassenô Werke, %. U, p. 454*4&6.
(34) (page 277]. t Accedunt vidni et perpetui JEintd inontis ignés et insularum iEolidum, Teloti ipsis uadis alatur incendittoi ; Deque enim aliter durare tôt seculis tantus îgois poluisset, nisi humoris DUtrimeotis aleretur. i (Justin, I. IV» c. -1.) Justin commence la description physique de la Sicile par une ttiéorie volcanique fort compliquée. Des lils de soufre et de résine situés à une grande profondeur; un sol très-mince^ rempli de cavités, sujet à se fendiller; une agitation eitrôme produite par les flots de la mer, lesquels en battant le rivage, entraînent Talr avec eux et le forcent à pénétrer jusqu'au foyer qu*il alimente : telles sont les données que Justin met en œuvre dans sa théorie, copiée de Troguo^Pompéc. Au reste, en imaginant que l'air pouvait être forcé de pénétrer dans les entrailies de la terre pour y alimenter les foyers voIcani<|iies, les Anciens avaient en vue Tinflueuce qu'ils attribuaient à certains vents sur l'activité volcanique de l'Etna, de Hiera et iL Stroinboli. ( Voy. un passage remarquable de Slrabon,!. VI, p. 275 et 276). L'Ile de Stromboll (Strongyle) passait pour la demeure d'Ëole , « le régulateur des vents », parce que les navigateurs prévoyaient les changements de temps, d*après le degré de violeuce des éruptions du volcan de Stromboli. Les mêmes phénomènes se reproduisent encore de nos jours. Voy. Lcopold de Buch , Canarische Imeln^ p. 334, et Hoffmann, dans les Annalen de Poggondorff, t. XXVi, p. 8. On a reconnu que les éruptions de ce petit volcan dépendent à la fois de la tiauteur du baromètre et de Ja direction des vents; mais il faut avouer cependant que Qous sommes bien éloignés de pouvoir en donner une expli* cation satisfaisauie, dans Tétat actuel de nos connaissances sur les phénomènes volcaniques et sur las faibles variations que las f ants produisant dans la pression atmosphérique. — Btmbo, dont rédiMitlon tvalt été ùoûHU à dfi Oraei réfugMi m
y A raconté «es eicarsions sur l-Etoa dans un livre écrit avec tout le charme et toute Tardeur de la jeonesse {JEtim Dt«loguSy vers le milieu du xvi'' siècle); il y développe la théorie Ab l'iotroductioD des eaui de la mer dans les foyers des Tolcans, et il cherche à prouver que le voisinage de la mer est une condition nécessaire de la production des phénomènes volcaniques. Yoici les questions qu'il agite en gravissant TEtna : • Eiplana potius nobis quœ petirous, ea incendia unde oriantur etorta quomodo perdurent? -* In ooroi tellure nospiam majores 6stul« aut meatos ampliores sunt quam in locis , quae vel mari vicina sunt vel a mari protinus alluuntnr : mare erodit lUa facillime pergitque in viscera terrœ. Itaque cum in aliéna régna sihi vism fsciat, veutis etiam facit; ex quo fit ut loca quieque maritima maxime terrœ motibos subjecta sint, parum mediterranea. Habes quum in sulfuris venas venti furentes inciderint, unde inceodia oriantur i£tnœ tuae. Vides, quae mare in radicibus habeat, qo» sulfurea sit, qu» cavernosay quse a mari aliquando perforata ventes admiserit œstuantes , per quos idonea flamm» materies iacenderetur.
(35) [page 277 1. Yoy, Gay-Lussac, Sur les Volcans y dans les Annales de Chimie ^ t. XXII, p. 427; et Biscbof, Wàrmelehrey p. 272. Les éruptions de fumée et de vapeurs d'eau que Ton a vues, à différentes époques, autour de Lancerote, de Fislande, et des Kouriles , pendant l'éruption des volcans voisins, autorisent à croire à la réaction des foyers volcaniques contre la pression hydrostatique des eaux voisines ; et même , ces éruptions gazeuses prouvent que Télasticitc des vapeurs qui se développent dans ces foyers peut devenir bien supérieure à cette pression.
(36) [page 279]. Abel Rémusat, Lelire à M. Cordier, dans les Annales des Mines, t. V, p. 137.
(37) (page 279]. Bumboldt, Asie centrale, t. H, p. 3(K3S, aa-S», 70-80 et 420-429. L'existence de volcaiu aetiCi dans le
Kordolao , à 4 00 myriamèlres de h mer Rouge, a été oiée ré-^ ceoimeat par Rûppell {ReUen in Nubien y 4829, p. ibi )*
(38) [pag^ 2801* DufréDoy et Elle de Beaumont, Explication de la Carte géologique ^ la France^ t. I, p. 89.
(39) [page 280). Sophocle, Philoct.y v. 97^ et 972. Sur Tépoque présumée de rextinclion des feux de Lemnos , ver$ le temps d'Alexandre I Cf. Buttmann, dans le Muséum (1er Air terfhumswisse^ischaft^ 1. 1, 1807, p. 295; Dureau de la Malle, dans les Annales des Voyages de Malte-Brun, t. IX, 4809, p. 5; Ukert, daps les ^i^o^r. Ephem, de Bertucb, t. XXX1X,4842, p. 364 ; Rbode, lies Lemnicœ^ 4829, p. 8; et Walter, ueher Abnahme der vulkanischen Thatigkeit in historischen Zeiten, 4844, p. 2 f. On a supposé que le cratère éteint du Mosychlos a été englouti par la mer, h une époque reeuiéei ainsi que Pile déserte de Ghryse, antique demeure de Pbiloctète (Otfried Mâller, Minyéry p. 300); la carte hydrographique de rUe de Lemnos, exécutée par Choiseul, donne beaucoup de vraisemblance à cette opinion ; les récifs et les écueils situés au Dord-est de Lemnos indiquent encore la place où la mer Egée possédait autrefois un volcan actif semblable à TEtna, au Vésuve, au Stromboli et au Yolcano des îles Lipari.
(40) [p. 284]. Cf. Reinwardt et Hoffmann, dans les AnnaUn de Poggendorff, t. Xll, p. 607 ; Léopoid de Buch, Canarische Insebiy p. 424, 426. L'éruption des boues argileuses du Carguairazo, en 4 698, lors de la démolition du volcan; les Lodazales d*lgualata, et la Moya de Pelileo, offrent des phénomènes volcaniques du même genre, sur le plateau de Quito.
(44) [p. 283]. Dans un profil des environs de Te/xuco, de Totonilco et de Moran (Atlas géogr. et phys*, pi. VU), que je destinais originairement (4803) à un ouvrage inédit (Pasigrafia geognostica destinada al uso de los Jovenes del Colegio de
Mineria de Mexico)^ fai désigné plus tard (4832) les roches d'éruption plutoniques et volcaniques, sous le nom d^endogènes (engendrées dans rinlérieur), et les roches de sédiment sous le nom ÔLexogènea ( engendrées eitérieurement sur Técorce terrestre). Dans le système graphir{U0 que j*ayais adopté, les premières étaient indiquées par une flèche dirigée vers le haut , et les secondes, par une flèche tournée vers le bas. Cette méthode a du moins Tavantuge de ne point défigurer les profils^ où il s'agit ordinairement de représenter des séries de couches sédimentaires disposées horizontalement les unes au-dessus des autres ; dans un grand nombre de profils plus récents, les éruptions et les pénétrations de basalte , de porphyre ou de syénite, sont figurées par des veines ascendantes, d'une manière tout à fait arbitraire et peu conforme à la nature. Les déiiominati«ms que j'ai proposées dans le profil pasigraphico-^géognoslique, avaient été formées d'après celles de De Candolle {endogènes pour les plantes monocotylées , exogènes ^m \c% dicolylées); mais Mohl a prouvé, par une analyse plus exacte <lu règne végétal, qu'en thèse générale et rigoureuse, la croissance des monocolyiées ne s*opère pas du dedans au dehors, ni celle des dicotylëes , de dehors en dedans (Link . Elementa philosophim Bin'anicxBy t. 1, -1837, p. 287: Endlirber et Unger, GrundsûQê der Bolanik , 4 8 13 , p. 89 ; et Ju^sieu , Traité de Botanique , 1. 1, p. 85). Ce que je nomme emogène^ Lyell le désigne par Texpiession carat-léristif]ue de netherfurmed ou de hypogene rocks ( Principies of G' oto^f/y 1 833, t. 111^ p. 37 \ ).
(42) [p. 283]. Cf. Léop. do Buch , Ueber doiomit als Gebirgnart ^ ^1823, p. 30; et le nume auteur , sur le degré de fluidité qui doit être attribué aux roches plutoniques, à Tépoque de leur éruption , ainsi que sur lu transformation du schiste en gneiss, par l'action du granit et des matières qui ont accompagné le soulèvement de celle roche, dans les Mém, de VAend. de Berlin^ 4842, p. 88 dt 68; at dans Yahrbwh fttr wiismh iehafiHehê KriHk^ 4840, p. I»B,
(43) (page 2H5). Darwin, volcanic Itlands, 4844, p. 40 et
(44) [page 283|. Moreau de Jouiiès, HUt. phtji. desAniilles, t. I, p. 436, 438 et 343; BumbolM ^ Relat. hisior.y t. 111, p. 367.
(45) [page 285|. Près de Teguiza; Léop* de Buch, Cano' rische insein, p. 304 .
(46) (page 283]. Voy. plus haut^ p. 7«
(47) [page 286]. Bernbard Gotta, Geognosie^ 4839, p. 273.
(48) (page 286]. Léop. de %\ït\\,ueber Granit und Gneiss ^ dans les Mim. de VAcad. de Berlin^ 4842, p. 60.
(49) (page 286]. Legranitqui s'élève, près du lac Kolivan^sous forme de murailles divisées en étroites assises parallèles, contient fort peu de cristaux de titanite ; le feldspath et Talbite y prédominent; voy. Humboldt, Asie centrale^ 1. 1, p. 293; Gustave Rose, Reise naeh dem Vrai y t. f, p. 324.
(30) [page 286). Humboldt, Helat. histar., t. il, p, 99.
(34) [p. 287). Voy. dans l'ouvrage cité de Rose, f. 1, p. 584, le plan du Biri-Taou que j'ai dessiué du cAté du sud, là où se trouvaient les tentes Kirghises. — Sur le granit sphéroîdal qui se divise en écailles concentriques, voy. Humboldt, Eelat. histor.y t. Il, p. 597, et Essai géogn. sur le gisement du roches, p. 78.
(32) [page 287]. Humboldt, ^ste centrale^ 1. 1, p. 299-3 M, et les dessins du Voyage de Rose, t. 1, p. 644 ; ces dessins reproduisent la courbure des écailles du granit, indiquée par Léop. de Bueb comme trait caractéristique.
(33) [page 288]. Ce gisement remarquable a été décrit, pour la première fois, par Weiss, dans Karsten's Àrchiv fur Bergbau und BHUenwesen, t. XVI, 4827, p. 3.
IN) jpifie t8S}. £Hifréfiar«l Elle deBiftunHHit, Ûdélogiede la France, t. 1, p. -130.
iSSj [ paie 2M ]. Cea lîto jotereaMB detéioiîHe joimit un rMa importaDt^dans le diBti-i<tf dtoB «aines de Nallii , près de Steben ; mes plus doax souvenirs de jeunesse se rattachent keeUe«eDD* trëe, où J'ai étudié la conduite des travaux d<^ mines, vers la fin au dernier siècle. Cf. T. HoTTnmnn , dans les Annàten de Poggendorfr, t. XYI, p. 558.
(56) [page 288 ]• Dans !*Onràl méridional et BaschiLirien;
(57) {page 2891. G. Rose, Reke naeh dem Vrri, iA\, p. 47-52, sur aideatllé de rétéolilbe et de Ja Q^âine(lt proportion de cbaux est un peu plus forte dans ce dernier minerai); ^oy. Scheerer, dans les Annaien de Poggend. t. XLfX, p. 359-384 .
i^S) \ V^ 2^^ )• Yoy. les belles recberobefi de IGtscheiMi, dans les Mém. de CAead. de Berlin, 4822 >et 4.823, .p« 25-41 ; dans les Annaien de Poggend., t. X, p. -137-452 ; t. XI^ p. 323- 332; 1. X4.1, p. 243-2^16 ; et Gustave Rose, uÉber Bildung des Kidkspaihs und Araganites dans les Annaien de Poggend., t. XLII, p. 353-366; fiaidiager, dans les TtwnsocL t^tk Royal Society qf Edinbur^, 4 827, ^p. 4 48.
iM) (pttge'W9]. iiyéll , Prineiptes cf Geùtogy^ t. Tlî, p. 358
(60) [ page 296 ]. Cette description des rapports de gisement 4ki.grahU met en téM le emrdtère temdnmetftal ^ général de loule la tftmnation. ^Cependant, Pespect que 4e gmit préseate •dans t|udqoea 'lecaiMs mMorte là tx^fe qtie cette roche D*a pas toiyours manqué d'une cerMilie ^flnldifé) au moment de^'érjiption. Voy. plus haut, ji. 286 ; voy. aussi Ja description d'une partie de la chaîne de Narym, voisiae des frantièras de remfiire chinois, dans Rose^ Reisenach dem Vrai, 1. 1, p. 599; on peut
en dire aiiteol 4u Irachf te ; voy. Diifrénoy et JÉlie de Baauoiûiity Description gMogtqw de ia Franae , t. I , p. 701. Puisque j'ai parlé plus haut^ dans le texte , des fissures étroites par lesqn^Dei les épenebenieiits -basaHiques ont eu lieu quelquefeis , iementioniieFai ici les laides failles qui eut livré fiatsage à -des mékpliyiiSB (eetle dernière rocbe ne doit pas élre eonfoodue 8fee les twsahes); foy. «dans MBrehison , SUurUm System^ p. '^^26, riDléreesaotedesoPiptlon d'une faille de 44^6 m. de ;]iiTgemr, par laquelle le mélafflifTe a été injeoté dans la houillère de Gornbreok, Hoar-'Edge.
(64) .(page 297]. iSir James Hall, dans les Edinb. Transaci., t. V, p. 43 ; t. YI, p. 74 ; Gregory Walt, dans les Philm. Transactions of the Royal Society of London for -1804, p. Il, p. 2794 Dactigues et Fleuriau de Bellevue, dans le Journal de r, t. LX, p. ÂM ; BIschof, WikimeUbre^ p. 343 et 443.
(62) [page 297]. Gustave Rose, dans les Annalen de Poggend., t. XLIl, p. 364.
(68) (page 297]. Yoy. sur le dimerpbisme du soufre, Mitaehiir- Kcb, tehrbuch der Chemie, S 5S4tô.
(64) l page 297 ]. Sur le gypse considéré comme cristal à un seul axe, sur le sulfate magnésien et Jes oxydes de zinc et de nickel, voy. Mitscherlich, dans les Annalen de Poggend., t. XI, p. 328.
(65) [page 2^]. Yoy. ies recherches faites par Costa, au Creusdl, sur la transformation du fer laminé en fereassantà froid, dans les Mém. Géolog. d'Élie de Beaumont, t. n, p. 44 1 .
(66) (page 21^ |. MilBChefliah, IJMer die Ausdeàminç Mer krisiallisirten Kôrper dureh die WàrmCy dans les Annalen de Poggendorff, t. X, p. 454.
(67) ( page 296 ]. Sur Jes doubles joittlB de simliricatioti, voy. Élie de Beaumont , Géologie âe ia Ftanee^ p. 44 ; Gredner,
Gêognosiê Thûringens und des Baraes , p. 40 ; Roeiner, du fheiniichê Vebergangsgebirge^ 4844, p. 5 et 9.
(68) (page 298|. La silice n'est pas simplemeikt colorée par Toxyde de fer» elle est encore accompagnée d*argile, decbanx et de potasse; voy. Rose, Beise^ t. II, p. 487. Sur laformatioB du jaspe par l'action du porphyre diorîtique, de Taugite et de rbyperstheofels, voy. le m(me auteur^ t. H, p. 469, 487 et 4 92* Cf. t. ly p. 427, où Ton voit le dessin des globes de porphyre entre lesquels le jaspe se présente aussi , dans la grauwaeke calcaire de Bogoslowsk , comme un produit de Taction platonique de raogile, t. Il, p. 545, et Humboldt, Asie centrale ^ t. 1, p. 486.
(09) I page 299 ]• A propos de Torigine volcanique du mica, il est important de rappeler que les cristaux de mica se trou* vent : dans le basalte du Mittelgebirge Bohémien ; dans la lave rejetéc par le Vc^uvc, en 4822 (Monlicelli, Storia del Vesuvio^ negli anni ^824 e 4822, $ 99); dans les fragments de schiste argileux enveloppés de basalte scoriacé qu'on trouve sur le Hoheufels , non loin de Gérolsteini dans Tlilirel ( voy. Milacherlicb , dans les htuali'Gebilde de Leonhard , p. 244). Sur le feldspath produit dans le schiste argileux par le contact du porphyre, entre Urval et Poîct (Forez), voy. Dufrénoy, GéoL de ta France j t. I , p. 437. C'est à un contact de ce genre qu'il faut attribuer lu singulière structure amygdaloîde et cellulaire des M;histes que j'ai rencontrés à Palmpol, eu Bretagne (t. I, p. 234), dans uue excursion géologique entreprise de concert avec M. le professeur Kunth.
(70) Ipage 299 J. Rose, Reise naeh dem Vrai, t. I, p. 886-588.
(74) [page 299]. Léopold de Buch^ dans les Mém. de CAcad, de Berlin^ 4842, p. 63 , et dans les YahrùUcker fur wisseneehafttiehe Kritik, 4840, p« 496.
(72) ( page 290 ]. Élie de Eeaumoiit, dans les Annales des Sciences naturelles , t. XV, p. 362-372 : • En se rapprochant des masses primilhres du Mont-Rose et des montagnes situées à l'ouest de Goni , on Toit les couches secondaires perdre de plus en plus les caractères inhérents i leur mode de dép6t. Souvent alors elles en prennent qui semblent provenir d^ne tout antre cause, sans perdre pour cela leur stratification , rappelant par cette disposition la structure physique d'un tison à moitié charbonné, dans lequel on peut suivre les traces des libres ligneuses, bien au delà des points qui présentent encore les ca« ractères naturels du bols. » (Cf. les Annales des Sciences naturelles ^ t. XIV, p. 448-122^ et M. de Dechen, Geognosie, p. 553 )• Parmi les preuves les plus Trappantes de la métamorphose des roches sous Tinfluence platonique , il faut compter les bélemnites du schiste de Nuffenen ( vallée alpestre d'Égine et glacier de Gries), et celles que M. de Charpentier a trouvées dans le calcaire prétendu primitif , sur le flanc occidental du Col de Seigne (entre TEndove de Montjovet et la hutte alpine de La Lanchette), et qu*il m'a montrées b Bex^ dans Tautomne de 4822 {Annales de Chimie, t. XXlll, p. 262).
(73) [page 299]. Hoffmann, dans les Annalen de Poggend., t. XVly p. 552 : i Les strates de schiste argileux de transition qu'on peut suivre, dans le Fichtelgebirge , sur une étendue de trois myriamètres, ont été transformées en gneiss aux deux bouts seulement par lesquels ces couches se trouvent en contact avec le granit. Là^ on voit comment le gneiss s*est formé peu u peu, comment le mica et les amygdaloldes feldspathiques se sont développés dans la masse intérieure du schiste, qui contient déjà lui-même presque tous les éléments de ces minéraux. •
(74) [ page 300 ]. Parmi les œuvres d'art que nous a léguées Tantiquilé grecque ou romaine, on ne trouve ni colonnes, ni grands vases de jaspe ; aujourd'hui même , les monts Ourals sont seuls en possession de fournir les pièces de jaspe de grandes dimensions. La matière qu'on exploite dans l'Altaï {Revenn^fu
SophUy sous la uùou de jaspa, proxiaot d'un- iiia9iiiiiqttft*|H>rfbym rubanié^ Le mot luiHDDdme. se mIdouv^ daos les laogutt aéniiliques; il a été appli()ué aussi à des kafKuanlAàejiu^hai ei k- une opale jaspoîde connue des anciens, sons, le nom ds jatponyx :. c'est là du moins oe qui paraît résulter de la deicriplion fort embrouillée qu'on lit dans Théopbrasle^da LapitLt. c 23 et 27); et dans Pline (1. XXJLVII, c. 8 et 9) : œ demisr range le jaspe au nombre- des gemmes opaques. Cette matiàoft éiaitsi peu commune. cboK les anciens qu'en: pariant d^unmor* eeau de jaspe de omte pouces de longueur, Pline croit deToic affirmer qu'il a TU lui-mâme cette rareté : t Magnitudinem j^ispidis undecim unciarum vidimus, (bramtamque inde eCfigiem NerooiA tboracatam.. » D'après Théopbraste, la pierre nommée maragdj. ou émesaude ,. dont on a taillé de grands obélisques, os serait qu'un jaspe non rubané.
(75) I page 300 ]. Humboldt , Lettre à M. Brochant de fil" lîers, dlins les Annaies de Chimie et de Physique y t. XXIÏÏ, p. 36^ ; Léop. de Bnch , Briefe «eber d(a sûdiiche Tyrol, p. foi , ^ 05 et 273.
(76) I page 300 ]. Sur la transformation du calcaire compact mr calcaire granulaire, par le granit, dans les Pyrénées (Montagne de Rancie) ; voy. Dufrénoy, dans les Mémoires gèokgir gués y t. It, p. 440; et dans les montagnes de TOisons, Elle deBeaumonl, Mém. géol., t. If, p. 379-415; par le porphyre dîorilique et pyroxénique (ophyte; Élie de Benumonl, Géol. de la France^ 1. 1, p. 72), en(re Tolosa el Saint-Sébastien ; Yoy. Dufrénoy, dans les Mém, géo!., t. II, p. 430; dans l'île de Skye, où le calcaire métamorphosé par la syénite, présente encore dei tra<es visibles de pétri lications; voy. M. de Decben, Geognosie, p« 573. Dans la métamorpbose de la craie en conlaclavs&ie basalte, les molécules ontdîi subir uu déplacement tràs^msB^ q^able, pour donner lieu à la structure cristalline ou grenus de la roche actuelle; car, avant la transformation, eesimoléeultt' foimaient une infinité de petits anneaux séparés, ainsi qft*Cb-
renbeii§ &en ùA assuré |i«r dea. reciterches microsQOi^qiiMi suc la rocbe prîmitWe. Voy. les AnmUen de Poggendorff, t. XXttX^ p. 405, et sur les anneaux forméi» par des précipités d'arago- Dite, Gustave Rose^ mémo coHeclion, t. XUÎ, p. 359.
(77) [page 304 [. Lits de calcaire granulaire d'ans fe igranit, an port d*Oo et k Mont de Labourd. Charpentier, Constitution géo^ logique des Pyrénées^ p. 444-446.
(78) [page 364 \k Léopold de fiuoh , £an«métttei Insêtn^ p. 394 ; Fiedier, Reise dureh Grieehenland^ 2* part., p. ^^,. 490 et 546.
(79) [page 304]. J'ai déjà fait allusion, dans un autre en-dinoî^, Il ce passage nmarquable d-Origène; PHUèeopIkiMenm , c. 44 {Opéra, ed« Selarue, t. I, p. 8§3)^ Toul^ porinrk enoiw que Xénophane u'a pas voulu parler d'une eroprelote de laurier {■nnsw ^oçvDç),, mais bien d'une empreinte de. poisson {tfmpf, d(7^< ) ; Delarue biftme k tort Jacob Gronovius d'avoir préféré la seconde version et d'avoir substitué le mot sardine an mot hmrietf. Eoe to«l ca», Iff déromerte. d^m poIsBom loaiile g&t plus vraisemblable que celle d'une image de Silène (FKHe^ I. XXXVIy c. 5), trouvée^ dilrOJi^ gar des ouvriers». dans. lea«earrières do Paros ( marbres du moat Marpessos, Servius, ad Ftrgk JSn., h VI, V. 474 ).
(80) [page 302). Sur la constitutioii géblogîque de» enviroBS de Carrare {vilh d» la Lune-^ Sirabon, L V, p. 232); voj. Savi^ Osservazioni sui terrent antichi Toscam, daoa le Nuovo GiornaU de Litterati di Pisa^, n« 63, ei Eoffomn^ dana. Karsten's ArehivfUr Minéralogie^ t. Yî, p. 258^263 ; voj. aussi da môme auteur, Geogn. Reise dureh Italien», B« 244.-265.
0') [f^ 3^21- ^^ hypothèse a été émise par un observateur distingué, Karis de Leonhard; voy. son YahrbuchJBêr
MinerahgiCj tS34. p. 329, ei Bemliard Coda ,• Geognosie ^ p. 340.
(82) (page 303], Léop. de Buch, geogn. Briefe an A. van Buwboldiy 4824, p. 36 et 82; le tnc-me, dans les Anna/es de Chimie y t. XXIII, p. 276, et daus les Mém, de VAcad, de Berlin y 4822 et 4823» p. 83-136; H. de Dechen, Geognosie^ p. 574-576,
(83) [page 305]. Hoffmanii, Geogn. Reise^ re?u par H. de De» cben, p. 443-149, 380-386; Poggendorffs Annalen, t. XX Vf, p« 44.
(84) (page 305|. Dufréiioy, dans les Mém, géologiques^ 1. Il, p. 445 el 479.
(85) ( page 305 ]. Homboldt , Essai géogn. sur le Gisement des EocheSf p. 93. Asie centrale^ 1. 111, p. 532.
(86) ( page 305 ]. Élîe de Beaumont , Annales des Sciences naturelles^ t. XV, p. 362; Murchison, Silurian System, p. 286.
{87) [ page 306 ]• Rose, Reise nach dem Vral^ t« I> P* 364 et 367.
(88) [page 306). Léop. de Bach, Briefe, p. 409-429. Cf. Élie de Beaumont, sur le contact du granit aiec les couches du Jura, daus les Mémoires géolog.^ t. II, p. 408.
(89) [page 306]. Hoffmann, ReisCy p. 30 et 37.
(HO) [page 307]. Sur la formation du fer spéculaire et sur les réactions chimiques qui la déterminent, yoy. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie^ t. XXII , p. 445, et Mitscherlich , dans les Annalen de Poggend., t. XV, p. 630. Les cavités de l'obsidienne de Gerro del Jacal, que j'ai rapportée du Mexique, contiennent aussi des cristaux d'olivine formés sans doute par voie de sublimation (Gustave Uose, dans les Annalen de Poggend., t. X, p. 323). Ainsi Tolivine se présente dans le basalte, la lave, Tob-
sidienne^ les scories artiOcielteSy les pierres météoriques, la syé*** nite d^EJfdalen, et sous le nom d'hyalosîdérite, dans la wacke de Raiserstuhle.
(91) [page 307]. Constantin de Beust, ûber die Porphyr-Ge* bUde, -1835, p. 89-96; et du même auteur, Beleuchtung der We/fier'scken Gangtheorie^ p. 6; C. de Weissenbacb, Abbil^ dungen merhwûrdiger Gangverhàlinisse, 4836, fig. ^2, Mais la structure en forme de bandes étroites n'est pas générale ; de raêmey Tordre dans lequel les divers membres de ces masses se succèdent n'indique pas nécessairemenl leur âge relatif; Toj. Freiesleben, ûber die sachsischen Krzg'àvge^ 48^3, p. 40-42.
(92) [page 308]. Mitsclterlich, ûber die kunstliehe Darsiellung der Mineralien y dans les Mém. de VAead, de Berlin^ 4822 et 4823, p. 25-44.
(93) [page 308]. les scories ont offert : des cristaux de feld<^ spath, découverts par Heine , dans un fourneau de fonte pour le minerai de cuivre , près de Sangerhausen , et analysés par Kersten (Poggend. Annalen, t. XXXIII, p. 337); des cris* taux d'augite, dans les scories de Saiile (Mitscberlieh, Mém. de VAcad, de Berlin^ 4 822 et 4823, p. 40) ; des cristaux d'olivine (Serstrœm, dans Touvrage de Leonhard, Basalt-Gebilde, t. U, p. 495); du mica, dans les vieilles scories de Garpenberg (Mitscherllcliy dans Touvrage cité de Leonhard, p. 506); des cristaux d'oxyde magnétique de fer, dans les scories de Châtillon-sur-Seine ( Leonbard, p. 444 ); du fer spéculaire prodoit dans de Targile à poteries (Mitsciierlich , dans Leonhard, p. 234).
(91) (page 308). Les minéraux que Ton a réussi à reproduire de toutes pièces, sont : Tidocrase et le grenat (Milscheriich dans les Toggend. Annalen, t. XXXIH, p. 340), le rubis (Gandin ; Comptes rendus de VAcad. des Sciences, i. IV, P. I, p. 999); Tolivine et Taugite (Mitscberlicb et Bertbier, dans les Annnies de Chimie et de Physique, t. XXIV, p. 376). Quoique Tau-
gilie- et. la. koraUende préfenteot, d'^Mi Cr. %Dm\ Ut ph» pniiâa «iQÎIîUidto dftiiB la forme de levfftL orialaux , et qufeili» aieot presque la même composition chimique ; cependant la. hornblende ne s'est jfimais rencontrée , dans 1e& scories ». à côté de Taugite , et Los cbimisles n'ont encore pu. reproduire ni la hornblende, ni le feldspath (Mitscherlicb^. dana les PoggeniL Annahn, t. XXXiJI, p. 340 , et Rose , Heise nach dem Vral^ U U^ p. 358 et 363 ). Cf. aussi Beudant ,. Mém. de l'Acad. des. ScienceSf t. VIH, p» 224, et les recherches ingénieuses de Becquerel,, dans son Traité de l'Électricité^ t I , p. 334; t. Ilî, p.218; t. V, 4" part., 448 et 485.
(95) [ page 308 ]. D'Anbnissoo , Journal de Pkyiique ,. t. LXVIII, p.. 428.
(96) [page 340). Léop. de Buch^ geogn. Briefe, p. 73-82; on Yoit en môme temps, dans ce passage, pourquoi le grès ronge (le todUiegend^ des couche» de flœtede la Thuiitifej'flt' le terrain hoailler doivent être oonsldérfe comme pnsdiitte^ par l'ékuplioa* des rochee porphf ritiqaes.
(97) [page 343]. C'est une découverte de miss Mary Anning, qui a trouvé aussi les coprolithes des poissons. Ces coproiithes et ceux des ichtliyosaures sont si nombreux en Angleterre (par exemple, à Lyme Régis), que Buckland les compare à des pommes de (erre répandues en abondance sur le aoK Cf. Buckland , Geology considered tvith référence to Natural The<hlogy, t. 1, p. 488-202 et 305. Sur Tespoir manifesté' par Hooke a lo mise a chronology » de l'étude des coquilles fossiles, a and to state the inlervols of tbe time wherein such or such catastroplies aud mutations Irnve bappened, » voy. Posth, Works^ Lecture Féà. 20, 4 688.
(98) [page 343]. Léop. de EuchyMém. de VAcad. de Berlin, 4 837, p. 64-
(90) [page 344], Lemûne, Gebirg^formatùme$^vm Jttut* Imd, 4840^p. a4-40.
(4^) [.page 3f5|. AgaMî», Mtmographie dêB Fomens/hssi/es du vieux gri» rouge^ p. VI ei 4.
(1) [page 315]. Léop. de Buch, Mém. de VAcad. de Berlin^ ♦838, p. i40-l68; Beyrich , Beitr, zur Kenntn. des rhein. Vebergangsgebirges, ^837, p. 45.
(2) [page 315]. Âgassiz, Recherches sur les Poissons fossiles, t. I, Introd. p. XVIII (Davy, Consolations in Travel, d\uU Hl ).
(8) (piig»3>l5]. D-aprè» Hernmnn de Meyer, ce senîtua Pror iosaurus. La côte d'un saurien trouvée, dit-on, diou^te oaL* caire de montagpe (calcaire carbonifère) du Nortbumberland (Henn. de Meyer, Palœologica, p. 299), est très-douteuse ^ selon Lyeil ( Géologie, 4832^ 1. 1, p. -148). L'auteur de la déeoQverte- eat fixe kti-roéme la place dans le» eouches d'alluvion qui recouvrent le calcaire de montagne.
(4) [page 346]. F. d'Alberti, Monographie des Bunten Stmdêieins, Mvmfheikaii^s und Keufmsy 4834, p. 4:49 ct34vi.
(5) [page 34 6|» Voyes: les iogcnieuses coosiilératMas de U^ da llefer» sur l'organisation* de» saurien» volants, dnna les Ptdœor' lagioa^ p* 228-252. C'est à Solenbo/ea., dans le schiste lilbogra** l^fMB d» la formation jurassique supérieure, que Ton a traufé. la Pterodaelylus crassirosfris , ainsi que le P. lon^firosiri^ [Omithùcepkalus^ Sœmineriog) plus anciennement connu* Le profeseeur Goldfuss a ménie trou^'é, sur un eienuplairo fossile da la |ireraière espèce, des ti'aces de l'aile membraneuse et Tcffl— pneiate de pkisieai» mèche» de poils recourbés, aiMinl , ou et b.,. quelques oentûnêiies de longueur.
(6) [page 347]. Guvier, Becherches sur les OssêmenUfaSh sileSf U I9 1^ LII-LYII. Cf. VÉohelle des époques géologiques, dans Pbilips, Geologg , 4837, p. 466-485.
(7) ( page 348 1« Agawiz , Poissons fossiles , t. I , p. XXX et t. III^ p. 4-52; Buckland, Geology, 1. 1, p. 273-277.
(S) (page 348]. Ehrenberg, ûeber nochjetzt lebende Thierarien der Kreidebildung^ dans les Mém. de CÀead. de Berlin^ 4839, p. 464.
(9) (page 348], ValeDcieoDes, Comptes rendus de fAead. des Sciences, t. VU, 4838, P. Il, p. 580.
(40) [page 318]. DansleWeald-Clay; voy. Beadant^ Géologie, p. 473. Le nombre des ornitholithes augmente dans le gypse de Ja formation tertiaire cf« €uvier , Ossements fossiles , t. lil , p. 802-328.
(14) [page 349]. Léop. de Bucli , dans les Mém. de PAcad. de Berlin, 4830, p. 435-187.
(12) [page 349]. Quenstedt, Flazgébirge Wurtembergs^ 4843, p. 435.
(13) [page 320]. Le même, p. 43.
(44) [page 320]. Murchison fait deux divisions du bunter sandstein; Tune est le (ricu supérieur d'Albeili ; l'autre division comprend le trias inférieur, auquel apimrlient le grès ▼osgien d*Élie de Beaumont; le zechstein (calcaire magnésien) et le lodtliegende (nouveau grès rouge inférieur) forment le lyttème permien. Il fait eommenœr les formations secondaires au trias supérieur, c'est-à-dire à la division supérieure du bun* ter sandstein allemand ; le système pormien, le calcaire carbonifère ou calcaire de montagne , les strates devonleunes et siluriennes constituent les terrains palœozoiques de Murchison. Dans ce système , la craie et le calcaire du Jura portent le nom de formations secondaires supérieures; et le keuper, le calcaire coquillier, le grîs bicarré , portent celui de formations secondaires inférieures; le système permien et le calcaire cart>onilere composent la formation palœozolque supérieure , tandis que les couches devoniennes et siluriennes sont, ensemble, désignées
8008 le nom de formation paléozoîque inférieure. Les bases de eette classiftcation géaérale sont développées dans le grand on* ▼rage, où Tiiifaligable savant anglais doit exposer la géologie d'une grande partie de TEorope orientale.
(45) [page 32t ]• Cuvler, Ossements fossiles y 4831 , t. f, p. 437; 261 et 264. Cf. Humboldt, ûber die Hochebenevon Bogota^ dans la deutsche Viertefjahrs-Schrrft, 4839, t. I, p. 447.
(4 6) [ page 324 ]. Journal oj the Asiaiic Society , 4 844 ,
(47) [ page 322 ]• fieyricb, dans KarsterCs Arehiv fur Minerahffie, 4844, t. IVIII, p. 248.
(48) [page 322]. Par les exeellents travaux du comte SCernberg^ d'Adotpbe Brongntart, de Gceppert et de I jndley.
(4 9) [ page 323 ]. Voy. Robert Brown , Botany of Congo , p. 42 y et d'Urville, dans le mémoire : de la Distribution des Fougères sur la surface du globe terrestre.
(20) [page 323]. Telles sont les cycadées découvertes par le comte Stem berg, dans Tancien terrain bouiller de Nadnitz, en Bohême, et décrites par Corda (deux espèces de cycadites et le zamites Cordai; voy. Gœppert, fosxile Cycadeen, dans les Arbeiten der Schles. Gesellschaft, 4843, p. 33, 37, 40 et 50. On a trouvé aussi une cycadée , le Pterophyllum gonorrhachis Gcepp., dans le terrain bouiller de la Silésie supérieure.
(24) [page 323]. Lindley, Fossil Flora^ n^ 45, p. 463.
(22) I page 323 ]. Fossil coniferœ, dans Buckland , Geology, p. 483-490. M. Wilham a le grand mérite d'avoir le premier reconnu Texistence des conifères dans la végétation primitive de Fancienne formation carbonifère. Autrefois, la plupart des troncs d'arbre que Ton rencontrait dans cette formation étaient considérés comme des palmiers. Au reste ^ les espèces du genre Araucariies ne sont point exclusivement
p¥o{m8 «11 temins hooitlere des ik» lritanBM|u«B ; éHtm «a tffou?6iit BiiSBi dati8tla-8HéNe supérieure.
(23) l page 323 ]. Adolphe Brongniart , Prodrome d'une Histoire des Végéiaux fossiles, p. -179; Buckland, Geoloçtf, p. 479 ; Endficher et Unger, GrundsUffe êer Botanik, 1843^ p. 455.
(24) [page 324 ]• « By means of Lepidodendron a belter passage ts established from Flowerîog to Flowerless plaots than by either Equisetum or Gycas, or auy other known genus. » Lindiej et Hulton, Fossil Flora, t. 11^ p. 53.
(25) [page 324]. Kuntb, Atmrdnung der tietiy dans son Handbuch der botanik^ p. 307 et 344.
(26) [page 824 ). Le ebarben de tom ne pnmeiH poiol de végétaux carbonisés par le feu^ mais de végétaux décoioposés par la voie bimide^ sous rinfluence de «l'acide sulfarique. La preuve la plus frappante dont on jiuisse arguer en faveur de cette opinion a été donnée par Gœppert, dans Karsten*s Arehiv fur Minerai.^ U XVIII, p. 530. Gœppert a examiné an fragment de Tarbre à ambre qui a été transformé en charbon noir, sans que Tambre ait subi d'allération ; le charbon et Tambre s*j trouvent juxtaposés. Quant à la part qui revierft aux petits végétaux, dans la formation des couches carbonifères, voy. linli, dans les Jf^m. deVAcad. de Berlin, 4838, p. 38.
(27) [page 325]. Voy. les excellents travaux de Chevandier, dans les Comptes rendus de CAcad. des Sciences j ^844 , t. KVIIL P. i, p. 285. En oomparant ealte eoucbe «de c&ihone, de 46 millimètres d'épfiîBsetir, avec les coucbes -de charbon ée terre, il faut tenir compte de Ténorme pressien ài hrqiielle tm dernières eoucbes sent ^eeuoiises ; cette ^maaion se BWiniiwk par la forme aplatie de presque tous les iroiica dVirbree sovler* rains. t Les moniaffnes de bois que Ton a vues s«r le rivage nvéridimial de 'la Moirvelle-Sibérie, Ile décottverle en ^iàê ,
— Di) I —
|Mur Strowatskui , eomistont, d'après ^iedenatroun y «s judc lérie de «eoudies de giès horizontales., akaroant , sur une tiaulear d'en^ÎFOB 60 )n., a?ec des trônes d'arbres bitumineux, au som* met de la montagne., ees trônes eout disposés verticalement. La couche, remplie de bois flotté^ est visible sur une étendue de 5 myriamèlres. » Yay. Wrangel, Reise langé der Nordkûsie von Sibirien,in den /aArcn ^820-^ 824, i"parl., p. 402.
(28) (page 326). Ce corypha est la soyate (enatzèque, zoyatt\ ou le Palma dulce des indigènes ; voy. HumboISt et Bonplandy Synopsis Plant, œquinoct, Orbis Novi^ 1. 1, p. 302. Od hoBUtte prelMidément versédans les langues de i*Amérique, le professeur JBaschmann^ fait remarquer que le Palma soyate est désigné sous ce nom dans le Vocabulario de la lengva Othomi de Yepes, et que le mot aztè(]ue zoyatl (Molina, Vocabulario en lengua mexicana y castellana)^ se retrouve dans les noms de lieu, tels que Zoyatitlan et Zoyapanco, dans Tétat deChiapa*
(29) {page 326]. A^Baraeeaet à Gayos de Mea ; ^voy. le journal de l'Amiral, ë la date du 25 et dn 27 novembre ^ 492/et Humèoldt, Examen eriiiqfK de l'MisL de la Géoçr. du IVoftveau- Continenty t. H, p. 252 et t. III, p. 28. Colomb accordait une attention si soutenue à tous les faits naturels, qu'il reconnut, le premier, k dîfférenee én-Podocarpus au Pinus. Je trouve, dit-il, • en la tierra aspera de! Cibao pinos que no llevan piîias, pero por tal orden compuestos por naturaleza, que (los frutos) parecen azeytunas del Axarafe de Sevilla. » Legraud botaniste Richard ne soupçonnait guère, en publiant son excellent traité sur lee Cycadées et les Conifères, que bien avant L'Héritier, le Podoearpus avait déjà été distingué des AtiéCinées, par un navigateur du XV* siècle.
i30) [page 327). Charles Uarwiu^ Journal o/ihe Voyages cf 4he Ad»e$èiur€ and Beagle^ 4 8a9, p. 274 .
(31) [page 327]. Gœppert déerit encore troh Gycadées (espëees du genre CyeadUes tiFieraphyUum) provenant du schiste argileux carbonifère d*AlUatlel et de Commofau en Bohême; elles appartiennent peut-être a la période éoeène; voy. Gosppert, dans Touvrage riié, note 20, p. 6^.
(32) [page 328]. Buckland, Geology^p. 509.
(33) [page 329). Léopold de Buch, dans les Mém. de l'Aead, de Berlin, 4814-4845, p. 164, et dans les Annalen de Poggendorff, t. IXy page 575 ; ÉlJe de Beaumont, dans les Annales des Seienees naiur.^ t. XIX, p. 60.
(34) [page 334 }. Cf. Élie de Beaumont, DeeeripL géoLdeia Franeey 1. 1, p. 65 ; Boudant^ Géologie, 4844, p. 209.
(35) (page 336]. Transactions of Ihe Cambridge Phiios. Society, t. YI, 2* part., 1837, p. 297. Selon d'auhes auteurs, le rapport est celui de 400 à 284.
(36) [page 337|. On croyait, dans le moyen âge, que les mers couvraient la septième partie seulement de la surface terrestre; et cette croyance, le cardinal d*AîUy la basait sur le iv* livre apocryphe d'Esdras. Christoplie Colomb, qui puisait toutes ses notions cosmologiques dansrœuvredu Cardinal, avait un grand intérêt à défendre cette opinion de la petitesse relative desmerb, que re&(ire$8ion mal comprise de « Fleuve de l'Océan • venait encore renforcer. Cf. Bumboldt, Examen critique de Ckisi. de la Géographie^ 1. 1^ p. \ 80.
(37) [ page 337 ]. Agathémère, dans les Geographi minores d'Hudson, t. Il, p. 4. Cf. Uumboldt, i45te centrale ^ t. I, p. 420,
(38) [page 338]. Strabon, 1. I, p. 65, éd. Causab. Cf. Humboldl. Examen critique, t. I, p. 452.
(39) [ page 339 ]. Voy. sur la latitude moyenne du littoral de l'Asie seplerarionale, et sur la véiilable dénomination du C^p Taîmoura (Cap Siewero-Wostotscbnoi ) et du Cap du Nord-Est
(Schalagskoi Mys), Humboldt, Asie centrale ^ t. Ilf, p. 35 et 37.
(40) [pnge 339]. Même ouvr., t. I, p. 498-200. De même, la pointe méridionale de l'Amérique, ainsi que Farchipel qui porte le nom de Terre de Feu , se trouvent sur le méridien de la partie la plus septentrionale de la baie de Baffin et de la grande terre polaire dont les limites ne sont pas encore Gxées, et qui appartient peut-être au Groenland occidental.
(44) [page 340]. Slrabon , I. M, p. 92 et 408 Gasaub.
(42) [ page 340]. Bumboldt, Asie centrale^ t. Ilf, p. 25. Dès 4847, j'ai montré, dans mon ouvrage de Distributitme geo^ graphica Plantarum secundum cœli temperiem et altitudinem montiumy de quelle importance il est, pour la climatologie et rétude de la civilisation , de distinguer entre les continents ar-tieulés et les conlinenls compactes : « Regiones vel per sinus lunatos in longa cornua porrectœ, angujosis lit(orum recessibus quasi membratim discerptœ, yel spatia patentia in immensum, quorum liltora nullis incisa angulis ambit sine anfractu Oceanus » (p. 8^ et 482). Sur le rapport de retendue des côles à la superficie d'un continent, rapport qui permet de juger, d'une manière générale, à quel point Tintérieur est accessible, voyez lesAnnaten der Erdkunde de Bergbaus, t.Xn,4835, p. 490, et Physikal Atlas, 4839, n^ 111, p. 69.
(43) [page 340]. Strabon, 1. H, p. 426, Gasaub.
(44) [page 340]. Pline a dit en parlant de TAfrique (I. V, c. 4) : a Nec alia pars terrarum pauciores recipitsinus. » La petite péninsule Transgangétique, avec sa Ggure triangulaire, nous offre une troisième forme très-analogue k celles de l'Afrique et de TAmérique du Sud. L'idée d*une certaine régularité dans la conGguration de la terre ferme a régné dans l'anti juité grecque. On croyait alors qu'il y avait quatre grands golfes , parmi lesquels le golfe Persique et la mer d'Byrcanie (la mer Caspienne devaient être opposés l'un à l'autre (Arrien, 1. VII, c. 46 ; Plu-
tarqiie, Vie d'Alexandre, c. 44 ; Denys le Péri^gèfe, t. 48 et 6S0, p;^4 et 38, Bernh.]. Bien plus, quatre golfes se retroHTnient sur la surface de la Lune, comme uu reflet des grandes formes de 1» surface terrestre. Yoy., sur cette fantastique eonceplioD d'Agésianax, Plularque de Facie in Orbe Lunœ, p. 924, 49. il faut lire dans Macrobe, Comm* in Somnium Scipionis, 1. II, c. 9y la description de la terra quadrifida ou des quatre continents disposés deux par deux au nord et au sud de Téquateur. J*ai soumis celte partie de Tancienne géographie a une discussion nouvelle et approfondie, afm de la dégager de la confuMon inextricable où elle avait été laissée ; voy. mon Examen erit. de rtiiH. de la Géogr., t. I, p. ^^9^ 445, 480-48$, et mon Asie centrale^ t. H, p. 472-478.
(45) page 340). Fleufieu, dans le Voyage de Marchand autour du monde, t. IV, p. 38-42.
(46) [page 344]. Huroboldt^ dans leJoumcUde Physique^ U LUI, 4799, p. 33^ eiRelat. hist., U 11, p. 49; t. III, p. 4M et 498*
(47) [page 344]. Humboldt, dans les Annalen de Pogiïendorff, t. XL, p. 471 . Le dédale de liords qui s'étend aii sud-est de TAmérique a été décrit par Darwin dans son Journal (Narrative of the voyages of ihe Adventure and Beugle ^i, in)r 4839, p. 266. Le parallélisme dos deux cLaînes se maintient depuis le 5* degré de latitude boiéale, jusqu'au 5" degré de latitude australe. Le changement de direction que la côte présente vers Ârica, paraît être la conséquence d'un changement analogue dans l'immense tissure sur laquelle la Cordillera de los Andes a été soulevée.
(48) [page 344]. De la Bêche, Sections and Viewt Hlnstrê' (ive of Geologieal Phenomena, 4830, tab. 40; Charles Babbage, Observations on the Temple ofSernpis at Pozsfiolinêttr Naples, and on certain causes wkich may produee Qeohgical Cycles of gréai extent , 4 834. • Si la température d'une eouolM
i% irè« t Aê 8^00 mètret d'ëpaisaf ur auf meote de h^% Ja sur* fMê de celte eouclie dilatée s'élèvera de 7 m. Le oontraire A lieu pour des couches argileuses; leur échauffemenl produit «ne eoDtractîon» et, par suite, une dépression du sel. i Voy« les esleuls que fiischof a faits sur TeKliaussement séculaire de lu Suède, en supposant que la température d*one couche de 45500 m. d'épaisseur augmente de B* Réaumur {Wàrmel&hre etc., p. 303).
(49) [page 345]. «On à 8U|1posé jusqu'à |)résént que la pesanteur reste invariable, eh chaque point de la surface. Mais depuis que l'dn a constaté un soulèvement graduel, sur de grandes étendues de la surface terrestre, cette hypothèse ^ en apparence si bien établie , est devenue Juiequ'à un certain point incertaine. » Bessel , uêëer Mnasi nnd Gewiehi dans le Yahf*' èueh de Schumacher pour 4340 ^ p. 434.
(50) [page 345). Léop. de Buch, lieise durch Norwegen ttni Schwedetiy 2« part. (1810), p. 389. Cf. Halistiœm, dans les Kongl, Vetenshops-Âcadetniens ffand//n^ar (Stockholm), \ iftd», p. 80; Lyell, dans les Philos. Transact. for -(835, p. 4; Blom, Siat. Bèschreîb. f)on fiorivegen, 4 843, p. 86-440. Dès t802, avant la publication du voya;;e de Lëopoid de Buch en Scandinavie et après l'époque du voyage lui-même, Playf^ir présumait que le niveau de la mer ne s'abaissait point » mais ^ue le sol de la Suède s'eihaussoit {litustraiions ofthe NuUanian Thtwry^ § 398); selon Keilhau {Om Lnndjordens SliÇ'ning in Norge^ dans le Nyt Magasin for Naturvidens-^ kaberne), Playfoir^ à son tour, aurait été précédé, dans cet ordre d'idées, par le Danois Jessen. nfttons-nous d'igouler que ees opinions n*ont exercé aucune influence sur les progn s de la physique du globe, ni sur Ifs travani du grand géologue allemand auquel elles restèrent entièrement inconnues. Dans un ouvrage ÎBtitdIé : ÊCengfiHgtii Norgê frem$tillei efier dets naturlig^ 0g borgerlf'gè TilHand^ KJœbenh.^ 4763v Jessen a cherché k approfondir les causes des variations qu'éprouve la difTérenee
de nifeau de la mer et de la terre ferme , en prenant pour base les déterminations anciennes de Celsius, de Kalm et de balin. Après avoir débuté par des assertions erronées sur la faculté qu'il attribue aux pierres et aux roches de croître comme par intussusception , il se prononce Cnalement pour une hypothèse plus rationnelle, et il rattache aux tremblements de terre, comme conséquence, Texhaussement graduel du sol. < Quoique le tremblement de terre (à Egersund) n'ait point été suivi d'un soulèvement de ce genre, il est possible, dit Jessen, que les secousses aient préparé les voies à l'action de quelques autres causes, i
(5^) [page 345]. Berxélius, Jahresbericht ueber die Fortschriitê der physisshfft Wissensch. , n^ 48, p. 686. L'ile de Bornbolm et celle de Sallholm, située visÂ-vis de Copenhague, s'élèvent fort peu ; Texhausseroent est k peine d'un tiers de mètre par siècle pour Bornholm. Voy. Forchbammer, dans le Philos, Magazine^ 3' série, t, II, p. 309.
(52) [page 345]. Keilhau, dans le Nyt Mag.for Naturvid., 4832, 1. 1, p. 405-254; t. II, p. 57; Bravais, sur ies lignes d'ancien niveau de la fii«r, 4843, p. 45-40. Cf. aussi Darviln, On the Parallel roads of Glen-Roy and Lochaber, dans les Philos. Transact. for 4 839, p. 60.
(53) [page 347]. Humboldt, Asie centrale, t. II, p. 349- 324; t. m, P. 549-551. La dépression de la mer Rouge a été déterminée successivement par les mesures barométriques du comte Bertou , par les mesures beaucoup plus soignées de Russegger, et par les opérations trigonométriques du lieutenant de vaisseau Symond. Cette dernière mesure donna, diaprés une lettre adressée par M. Âlderson à la Société géographique de Londres (cette lettre m'a été communiquée par mon ami le capitaine Wasbinj^ton), 489 m. pour la différence de hauteur entre le niveau de la mer Morte et la plus haute maison de Jaffa. M. Alderson croyait, à cette époque (28 nov. 4844 ), que la mer Morte était à 427 m. au-dessous de la Méditerranée. Dans une
communication plus rÀ^nte du lieutenant SymondlJameson's Edinb. New Phylos. Journal y t. XXXtV, ^843, p. 47S), le résultat déûnitif de deux mesures trigonométriques parfaitement concordantes est 400 mètres.
(54) [page 347]. Voy., sur la Mobilité du fond de la mer Caspienne, Y Asie centrale, t. M, p. 283-294. En '1830, TAcadémie impériale des Sciences de Saint-Pétersbourg a chargé, sur ma demande, le savant physicien Lenz de poser des marques fixes sur la presqu'île d'Abschéron, près de Bakou, aOn d'indiquer le niveau moyen des eaux pour une époque déterminée. De mémOi j'ai insisté, en -1839^ dans un appendice aux instructions données au capitaine Ross pour l'expédition antarctique, sur la nécessité d'établir, comme en Suède et comme sur les rives de la mer Caspienne, des points de repère sur les rochers qui bordent la mer dans l'hémisphère sud. Si une pareille mesure eût été prise à l'occasion des premiers Toyages de Cook et de Bougainville, nous saurions aujourd'hui si le changement séculaire du niveau relatif des eaux et des terres est un phénomène général ou un fait purement local , et s'il existe une loi fixe dans la direction des points qui s'élèvent ou qui s'affaissent simultanément.
(55) (page 317]. Sur l'affaissement et Texliaussement du fond de la mer du Sud, et les diverses f areas of alternate movements, » voy. Darwin's Journal y p. 557 et 564-566.
(56) [ page 354 ]. Humboldt, Hélât, hist., t. 111, p. 232-234. Voy. aussi d*ingénieuses remarques sur la configuration de la terre et la disposition des lignes de faîte, dans Albert de Roon, Grundzùge der Erd-Vàlker-i^nd Staatenkunde , -l'* part., 4837, p. 458, 270 et 276.
(57) [ page 354 ]. Léopold de Bucb , ueber die Geognostischen Système von Deutschland^ dans ses Geognost. Brie/en an Alexandervon Humboldt, 4824, p. 265-274 ; Élie de Beau-
meni, Recherchés sur les rivohMns de te surféeé du ghbe,
(5S) [page 352]. Humboldt^ Asie centrais^ 1. 1, p. 277t2;?, Voy. aussi mon Essai sur le gisement des Roches, 4822, p* UT, et ma IMai, hM., i. III, p. a44-890«
(59) [page 352]. Asie centrafe, t. I^p. 284-286. Lamer Adriutlque suit également la direction sud-est nord-ouest,
(60) [ page 853 ]. Voy. de la Hauteur mot/enne des Cenfinentiy dans mon Ane centrale, t. I, p. 8200 et 405-180. Les résultats i|u« j^ai obtenus doivent être aonsidérëa comme des nombres- Htnites, Laplace estime à 4000 m. la hauteur moyenne des coalinents{ ce nombre est, pour le moins, trois fois trop fort. L*immortel géomètre avait été conduit h ce résultat papeertaiBSS oensidëraiions hypothétiques sur la profondeur moyenae des mers {Mécanique céleste, t. V, p. 4 4). J'ai montré dans VAsie centrale^ t. f, p. 93, que déjà les mathématiciens de recelé d'Alexandrie avaient cru que celte profondeur des mers était déterminée par la bauteur des montagnes (Plutarque, Vie de Paul ÉmilCj c. 45). La hauteur du centre de gravité des masses continentales subit vraisemblablement de faibles variations daas le cours des siècles.
(6i) [page 354]. /}tf^4?t^i»« LeUfH tpolqgigt^e iÉlis i§ Beaumont k Aleçcandre de H^mi9^4U H^M |ps Mnalm iP Poggendorff, t. XXV, p. 4-58.
(62) [ page 355 ], Uumboldt, ff^^qt, f^ist., t. III, c, llii, p, 544.-530.
(08) [page 357]. Voy. la série des observations que j'ai fiiites dans la mer du Sud , depuis 0* 5^ jusqu'à 4 8* 10' de latitude boréale, dans ï Asie c^n traie , t. III, p. 354.
(04) [page 357]. On pourra (par la température de roaéao sous les tropiques) attaquer avec suecès une quastioa eapitale
r68té6 jusp'ipi iodéeiseï U question d0 la coastaocd ie^ tetnpioUures terrestres , sans ftvoir à s'inquiéter des iufluenees locales naturellen^ept fort qircpnscrites , provenant du doboise<* ment des plaines et des montagnes, di| dessèchement d^aiacs et des marais. Chaque siècle, en léguant aui siècles futurs quelques chiffres bieq faciles à obtenir, leur donnera le moyaiii peut-être le plus simple , le plus ei^act et le plus direct de décider si le soleil^ aujourd'hui source première à peu piès eiclusiye de la chaleur de notre globe, change de constitution pbyr sique et d'éclat, comme la plupart des étoiles, ou si qu contraire cet astre est arrivé à un état permanent. Ârago, dans les Comptes rendus des séances de FAcad. des Sciences^ t. XI, P. 2, p. 309.
(65) [page 358]. Humboldty Asie centrale, t. II, p. 321 et 327.
(66) fp^se 3^^]* Voy. les résallats oumëriques, même «u- Trage, t. H, p. 3^)8-333. Un nivellement géodésique que mon rfeil ami, le général ^oliyar, a fait exécuter sur ma prière» eu ^828 et ^829, par Lloyd et Falmarc, a prouvé que le ni* veau de la mer du Sud est à 4 mètre tout au plus au-dessus de celui de la mer des Antilles, et même que Tune de ces deuK mers est tantôt plus bqute, tantôt plus basse que Tautre, seloo les heures de leurs marées respectives. Or, comme le nivelle» ment a été effectué sur une ligne de f 2 myriamètres, en 933 stations et par autant de coups de niveau, on admettra facilement que Terreur du résultat fiqal puisse aller à -1 mètre, et l'on pourra considérer ce résultat comme une nouvelle preuve de l'équilibre des eaux qui communiquent vers le cap Horn (Arago, Annuaire du Bureau des Longitudes pour -183^ , p. 319). J'avais déjà cru reconnaître, en 4799 et 4804 , par mes observations barométriques, que, s'il existait une différence entre le niveau de la mer du Sud et celui de la mer des Antilles, cette différence ne pouvait dépasser 3 mètres. Yoy. ma Relui. hUty t. 111, p. 531^657, et les Annales 4$ Chimie,
t. I, p. 55-64. Les mesures qui paraissent établir un eicès de hauteur pour les eaux du golfe du Mexique et pour celles de la partie septentrionale de la mer Adriatique (en combinant les opérations trigonométriques de Delcros et de Choppin avec celles des ingénieurs suisses et autrichiens), ne paraissent pas mériter, sur ce point, une grande confiance. Malgré la forme de la mer Adriatique, il est invraisemblable que le niveau de la partie septentrionale soit à 8">,4 au-dessus du niveau de la Méditerranée, à Marseille, et à 7",6 au-dessus de l'océan Atlantique. Yoy. mon Asie centrale, t. Il, p. 332.
(67) [page 360]. Bessel, ueber Fluth und Ebbe^ dans le Yahrbuch de Schumacher pour 4838, p. 225.
(68) [page 360]. La densité de l'eau de mer dépend a la fois de la tempémture et du degré de salure; c'est un élément dont on ne s'est pas assez préoccupé dans la recherche des causes qui produisent les courants. Le courant sous-marin qui ramène vers Téquateur les eaux froides des contrées circompolaires, suivrait une direction diamétralement opposée; il irait de Téquateur aux pôles, si les difTérences de salure étaient seules en jeu. Sous ce point de vue, la distribution géographique de la température et de la densité des eaux de la mer est d'une haute importance. Les observations nombreuses de Lenz {Poggend. annaien, U XX, 4830, p. 429), et celles qui ont été recueillies pendant les voyages du capitaine Beecbey (Voyage to the Pacific, t. II, p. 727), méritent une attention particulière. Cf. Humboldt, Relat. hist., t. 1, p. 74, eiÀsie centrale^ t. III, p. 356.
(69) [page 361 ]. Humboldt, Relat. hisL, 1. 1, p. 64; /Vo»veUes Annales des Voyages, 4839, p. 255.
(70) [page 361 ]. Humboldt, Examen cnt. de l'Eût, de la Géogr.y t. III, p. 400. Colomb igoute : C'est dans la mer des Antilles que ce mouvement est le plus fort • (Navarrète, Coleccion de los viages y descubritnientos de los Espa^les,
1. 1» p. 260). Et en effet , Rennell nomme cette région c not a currenty but a sea in motion. » (Investigation o/Currents, p. 23).
(7^) [page 362]. Humboidt, Examen critique^ t. U, p. 250. Relat. hist.j t. I, p. 66-74.
(72) ( page 362 ]. Petras Martyr de Anglerla , de Rébus Oceonieis et Orbe Novo^ Bas. -1523^ Dec. III , 11b. VI, p. 57. Cf. Hamboldty Exatnen critique, t. Il, p. 254-257, et t. 111, p. A 08.
(73) [page 362]. Humboldt, Examen critique y t. III,
(74) [page 367]. Cette voix mystérieuse lui disait :
« Maraviliosamente Dios hizo sonar tu nombre en la tierra; de los atamientos de la roar Oceana , que estaban cerrados con cadenas tan fuertes , te dié las llaves. t Colomb a raconté ce songe dans sa lettre au roi d'Espagne, en date du 7 juillet -1503 (Humboldt, Examen critique, t. III, p. 234).
(75) [page 368). Boussingault, Recherches sur la compo* sition de l' Atmosphère , dans les Annales de Chimie et de Physique j t. LVll, 4834, p. 47l-n3. D'après Boussingault et Léwy, la proportion d'acide carbonique contenue dans Tatmosphère , }k Ândilly, par conséquent loin des émanations des villes y oscillerait seulement entre 0,00028 et 0,00034 en volume.
(76) [page 369]. Liebig, dans son important ouvrage : Die organische Chemie in ihrer Anwendung auf Agricultur und Physiologie, 4840, p. 64-72. Sur le rôle que joue Télectricité atmosphérique dans la production du nitrate d'ammoniaque, lequel est transformé eu acide carbonique par le contact avec la chaux, voy. Boussingault, Économie rurale considérée dans ses rapports avec la Chimie et la Météorologie, iSÂÀ, t. Il, p. 247 et 697. Voy. aussi 1. 1, p. 84.
(77) l am 969 It U«I I QQmpifs rendus 4$ fAead. (fei Sciences, |. J^Vlli 6, ^ Rar^.» p. 93^-348.
(78) [ page 369]. J. Dumas, Annales de Chimie ^ 3* série, t, 111, 55? pi|rt„ p. StW.
(79) [page 369]. J'ai omis de mentioDoer, dans celte énuipération, Tacide cfirboQique que les plantes exbaleDl pendant la nuit, en môa^e temps qu'elles absorbent Toxygène, parce que cette én)ission d'acide carbonique est largement compensée par l'acte de la respiration des végétaui pendant le jour. Cf. Bou^r singatilt, Économie rurale^ t. I^ p. 53-68; Liebig, Chimie orpanique, p. 4 6 et 24 •
(80) [ page 370 ]. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie, t. Lilly p. -120; Payen, Mémoire sur la composition chimique des végétaux, p. 36 et 42 ; Leibig, Organische Chemie, p. 299- 349;Boussingault, Économie rurale, 1. 1, p. -142-153.
(8^) [?^9fi 371 ]• Ea appliquant les formules que Laplic* avait communiquées au Bureau des Longitudes , peu de temps avant sa mort, Bouvard a trouvé, en -1827, que la partie des variations horaires de la pression atmosphérique, quj dépend de l'attraction de la lune, ne saurait augmenter, à Paris, la hauteur du mercure dans le baromètre, de plus de 0,018 de millimètre : tandis que, d'après onze années d'observations faites à Paris, Toscillation movenne du baromètre était de 0,756 de millimètre, de 9 heures du matin a 3 heures de l'après-midi, et de 0,373 de millimètre, de 3 heures de Taprès-midi a 9 heures du matin. Voy* Mémoires de CAcad. des Sciences, t. VII, 4827, p. 867.
(82) [page 372]. Observations faites pour constater la marche des variations horaires du barowètre sous tes Tro^ piques, dans ma Pelation historique du Voyage aux Régions Éguinoxiales^ t. III, p. 270-313.
(83) [page 3731. Bravais» daqs toinU et Martias, MMo^
f«/Af t«. i, se?. 4 mil» (Iftt. if i»'), VmtiiMi» ié rqidUte tion est encore de 0,63 1 de millimètre. Pour les montagMi dsf looes tempérées, la dé(ermiDa(ioD précise d^ heures du niaùmuin et du minimum paratt exifjer une longue série d'observ^tiuns; Cf. les observa lions de variations horaires qui ont été recueillies en ^832, ^841 et 4842, sur Iç sommet d|i Faulborn , dans Martins, Météorologie^ p. 254-
(84) [page 878]. Humboldt, Sssai sur la Géographie ^ dêi pUnies, 48o7, p. 80; Relat. hisL, t. III, p. 843; et sur la diminution de la pression atmo<iphérique dans les régions ini* tertropicales de Toiéan Âtlanlique, voy. PogendorfTs Annalen, t. IXXYll, p. 245-258, et p. 488-486.
(85) [page 374]. Dauss^^ dans les Comptes rendus ^ \. III, p. 4 56.
(86) [page 374]. Dove, ueberdieSlUrme^ dans le8 4^'^^^ dePoggend., t. LU, p. 4.
(67) [ pag0 374 ]. liofNDld de Buoh , Baromêtrisekê Win-r drose^ dans les Mém. de V^^çad. dû Berlin^ 48l8i^84t) 1^487.
(88) [page 375]. Dove, Meieorologische Untersuchungen , 4837, p. 99-343 ; yoy. aussi les remarques ingénieuses de {(aemtz sur le courant d'ouest supérieur, qui retoi^be vers l^s latitudes élevées et çur les phénomènes généraux de la direction pies vents, dans les Vorfesungen uelfer Météorologie^ p. 58-66, 496- 200, 327-336, 353-364 j Ksmtz, dans le Yuhrbuch de Schumficber ppur 4838, p. 294-302. Dove a publié une exposition trèçintéressanle des principaux pbéuomcnes météorologiques, dans un petit écrit: Witterungs-verhàUnisse von BeHin, 1842. La rotation des vents a éié connue des anciens navigateurs (Ghurruca, Viage al Magellunes, 4793, p. 45). Sur une eipreaaion remarquable de Christophe Colomb, que son fi)s Don Fernando Golumb B«UB e moMMuéù daos la ¥ida dêt ÀlmirMi^, n. ift| va?. ■«»-
boldt, Examen critique de thist. de la Géographie, UIV, p. 233.
(89) [page 375]. Monsun (en malais musim, Thippalus des Grecs) vient de Tarabe tnausinif époque fixée, saison , époque du rassemblement de ceux qui font le pèlerinage de la Mecque. Ce mot a été appliqué i la saison des vents réguliers, lesquels tirent leur nom spécifique des contrées d'où ils souflleat; ainsi on dit le mausim d'Aden» le tnausim de Guzerate, du Malabar, etc. (Lassen, indiscke Alierthumskunde , t. I, 4843, p. 2-1 4 ). Sur Tinfluence contraire de la base solide et de la bote liquide qui portent Tatmosphère, voy. Dove , dans les Mém, de VAcad. de Berlin, 4842, p. 239.
(90) [page 382 ]• Humboldt, Recherches sur les causes des inflexions des lignes isothermes j dans Y Asie centrale^ t. Ill, p. 403^44,448,422, 488.
(94) [page 383]. George Forster, kleine Schriften, 3* part., 4 794 , p. 87 ; Dove, dans le Yahrbuch de Schumacher pour 4 S44 , p. 289 ; Kœmtz, Météorologie, t. Il, p. 44, 43, 67 et 96; Arago, dans les Comptes rendus, i. I, p. 268.
r (92) [page 385]. Dante, Divina commedia^ Purgatorio,
canto III.
(93) [page 387]. Humboldt, Sur les lignes isothermes ^ dans les Mém. de Phys, et de Chim. de la Société d^ArcueH^ t. m, Paris, 4847, p. 443-465; Knight, dans les Transact.of the horticultural Society of London, t. I, p. 32; Watson, Remarks on the geographical distribution of British Planls, 4835, p. 60 ; Trevelyan, dans le New Edimb, Philos. Journal
. de Jameson, n"* 48, p. 454 ; Mahlmann, dans son excellente traduction allemande de mon Asie centrale^ 2«part., p. 60.
(94) (page 388]. • Hœc de temperie aeris, qui terramiate circumfundit , ac in quo , longe a solo , instrumenta nostra meteorologica suspensa babemus. Sed.alia est calons vis, queoi
radii solis nuUis nubibus velati, îd foliis ipsis et fmctibus ma- Uirescentibus ) inagis minusve coloratis, gigouDt^ quemque, ut egregia demonstrant ex[>eriineDta amicissimorum GayLussacii etTbenardi de comboslione cblori et bydrogenis, ope tbenno« metri metiri nequis. Etenim locis planis et montanîs, reoto libère spirante, circumrusi aeris temperieseadem esse potest cœlo 8udo vel nebulûso ; ideoque ex observationibus solis thermometricis, nullo adhibito PbotoiDelro, baud cognosces, quam ob causam Galliœ septentrionalis tractus Armoricaous et Ner- TÎcus, versus llttora ccelo temperato sed sole raro utentia; vitem fere non tolérant. Egent enim stirpes non solum caloris slîmulo, sed et lucis, quœ magis intensa locis excelsis quam planiSy duplicimodo plantas movet, yi sua tum propria, tum calorem in superficie earum excitante. » (Humboldt, de DiS' tributione geographicaplantarum^ \%My p. 463-164.)
(95) [page 38S]. Humboldt, ouv. cité, p. «1 56-4 64 ; Meyen, Grundnss der Pflanzengeographie^ 4836, p. 379-467, Bous* singault, Economie rurale^ t. II, p. 675.
(96) [page 388]. Je place ici un talileau dont Téchelle dé* croissante représente les diverses situations de Tindustrie vinicote, en Europe, et la dépréciation de ses produits, en raison des climats. Voy. mon Asie centrale^ 1. 111, p. 459. Aux exemples cités dans le texte du Cosmos, pour la production du vin à Bordeaux et h Potsdam, je joins ici les données relatives aux bords du Rbin et du Mein (lat. 48<> 35^— 56» V). On voit par Cherbourg et Dublin, dont les climats paraissent différer si peu de ceux de rinlérienr de l'Europe continentale, lorsqu'on en juge par les indications d'un thermomètre suspendu à l'ombre, on voit, dis-je, que Tétat habituellement serein ou nébuleux du ciel peut influer sur les productions végétalesi au point de hftter ou d'arrêter la maturation.
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