JOURS NOMBRE
GROUPES ! sans des jours
DE TAGHES é ‘ F4) TACHES VISIBLES D'OBSERVATION
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» J'ai pu observer de grandes taches, visibles à l'œil nu, presque dans toutes les années où ne tombait pas le minimum ; lesprineipales parurent en 1828, 1829, 1851, 1856, 1857, 1858, 1859, 1847, 1848. Je considère ici comme grandes taches celles qui embrassent au moins 50”; c’est seulement à cette limite qu’elles commencent à devenir visibles pour de bons yeux, sans le secours du télescope.
» I n’est point douteux qu'il n’y ait d'étroits rapports entre les taches et la formation des facules. Souvent je VOIS apparaitre des facules ou des lucules à l'endroit où une tache a disparu, comme aussi $e développer de nouvelles
taches dans les facules. Chaque tache est entourée de nua-
ges plus où moins lumineux. Je ne crois pas que les taches aient une influence quelconque sur la température annuelle. Je note trois fois par jour la hauteur du baromètre et celle du thermomètre; les moyennes annuelles qui résultent de ces observations, ne laissent jusqu’à présent soupconner aucun rapport sensible entre le climat et le nombre dés taches. En admettant qu’en quelques cas cette coïncidence vint à se montrer, elle n'aurait d'importance qu’à Ja condition de se reproduire sur beaucoup d’autres points de la terre. Si réellement il y avait lieu d'attribuer aux taches du Soleil la moindre influence sur l’état de notre atmosphère, 1l faudrait tout au plus conclure de mes tables que les années où les taches abondent comptent moins de jours sereins que les années où elles sont rares. (Schumacher's Astron. Nachr., n° 658, p. 221.)
» William Herschel donnait le nom de facules aux sillons lumineux qui n'apparaissent qu'auprès des bords du Soleil et celui de lucules aux rides visibles seulement vers le centre (Astron. Nachr., n° 550, p. 245). Je me suis convaincu que facules et luculus viennent des mêmes nuages lumineux pelotonnés, qui paraissent plus brillants vers les bords du Soleil, et sont au contraire, vers le milieu, moins éclatants que la surface générale. Je préfère donc donner à tous les endroits particulièrement brillants du disque solaire, le nom de nuages lumineux, en les divisant d’après leur forme, en nuages pelotonnés ou cumuliformes, et en nuages allongés ou cirriformes. Cette matière lumineuse est irrégulièrement distribuée sur le Soleil, et donne quelquefois à sa surface un aspect marbré. La même apparence se voit fréquemment sur les bords, et quelquefois jusqu'aux pôles. Cependant c’est toujours sur les deux zones de taches qu’elle se montre avec le plus d'intensité, aux époques mêmes où il n’existe point de taches; alors les deux zones, plus brillantes, ressemblent d’une manière frappante aux bandes de Jupiter.
» Les sillons obscurs qui se rencontrent entre les nuages lumineux de forme allongée sont les espaces mais, ap-
partenant à la surface générale du Soleil, dont l'aspect ressemble à un sable formé de grains égaux. Sur cette surface chagrinée on voit quelquefois de fort petits points gris, non pas noirs; ce sont les pores, qui eux-mêmes sont sillonnés de petites rides sombres extrêmement fines (Astron. Nachr., n° 475, p. 286). Ces pores, lorsqu'ils sont groupés par masses, forment des espaces gris et nébuleux et en particulier les pénombres des taches solaires. Dans ces pénombres on voit des pores et des points noirs qui le plus souvent semblent rayonner du noyau jusqu'aux limites de la pénombre ; c’est ce qui produit la similitude souvent si frappante que l'on remarque entre la forme des pénombres et celle des DOYVAUx. »
L’explication et le rapprochement de ces phénomènes si variables n’auront acquis pour l'observation de la nature toute leur importance, que lorsque, sous les tropiques où le ciel demeure sans nuages pendant plusieurs mois, on aura pu, à l’aide d’un appareil photographique mü par une horloge, obtenir une suite non interrompue d'images des taches solaires (5°). Les phénomènes météorologiques, qui se produisent dans les atmosphères dont le corps obseur du Soleil est enveloppé, déterminent les apparitions que nous appelons laches et facules. Probablement là aussi, comme dans la métécrologie terrestre, les perturbations sont d’un e pature si diverse et si compliquée, si générale à la fois et si locale, que des observations patientes et complètes pourront seules résoudre une partie des problèmes sur lesquels de nos Jours encore il reste une grande obseurité.
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LES PLANÉTES
Il est nécessaire de faire précéder par quelques considérations générales sur les corps célestes la description de chaque eorps céleste’en particulier. Ces considérations d’ailleurs n’embrassent que les 22 planètes principales et les 21 lunes, planètes inférieures, ou satellites découverts jusqu'à ce jour. Elles ne s'étendent point à Lous les corps eélestes planétaires, parmi lesquels les comètes à elles seules présenteraient déjà un total dix fois plus considérable. En général la scintillation des planètes est faible, parce qu'elles ne font que réfléchir la lumière du Soleil, et aussi à cause de la grandeur apparente de leur disque ‘(Voyez Cosmos, 1. WE, p. 60). Dans la lumière cendrée de la Lune, comme dans la lumière rouge qu’elle présente durant les éclipses et qui paraît beaucoup plus intense sous les tropiques, la lumière du Soleil a subi pour l'observateur placé sur la Terre un double changement de direction. J'ai eu déjà l’occasion de remarquer que la Terre est susceptible d'émettre une faible quantité de lumière propre, faculté commune d’ailleurs à d’autres planètes, ainsi que le prouvent cerlains phénomènes remarquables, observés de temps à autre sur la partie de Vénus non éclairée par le Soleil (5*).
Nous considérerons les planètes sous le rapport de leur nombre , de l’ordre dans lequel elles ont été découvertes, de leur volume en lui-même et relativement à leur distance au Soleil, de leur densité, de leur masse, de la durée de leur rotation, de l'inclinaison de leur axe’, de leur excentricité et de leurs différences caractéristiques, suivant qu elles sont placées au delà ou en decà de la zone des petites planètes. Pour tous ces objets, la nature de cel ouvrage nous fait un devoir d'attacher un soin particulier aux résullats numériques, et de choisir toujours ceux qui sont considérés, au moment même de la publication de cé volume , comme provenant des recherches les plus récentes et les plus dignes de confiance.