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Volcan de Toluca
Jorallo
Volcan de Colima....
A 110 milles vers TOuest des côtes de la mer du Sud , le parallèle d'activité volcanique qui traverse la région tropicale du Mexique rencontre le groupe des îles Revillagigedo y dans le voisinage desquelles Collnet a vu nager de la pierre ponce. Peut-être même peut-on prolonger ce parallèle jusqu'à la distance de 840 milles, où il aboutit au grand volcan Mauna Roa, par Id'^iW de latitude, bien que dans Tiatervalle il n'y ait aucun soulèvement d'Iles.
Les chaînes volcaniques de Quito et de la Nouvelle- Grenade comprennent une zone dans laquelle se manifeste actuellement la réaction de l' intérieur de la
Terre contre sa surface, et qui s'étend , en largeur, depuis 2* de latitude australe jusqu'à près de 5* de latitude boréale. Les deux extrémités de cette zone sont occupés par le Sangay, dont jamais l'activité n'est interrompue, et par le Paramo et le Yoican de Ruiz, dont le dernier réveil a eu lieu en 1829, et que Charles Degenhardt a vu fumer, en 1834 de la Mina de Santana , dans la province de Mariquita, en 1833 de Marmato. A partir du volcan de Buiz, ceux qui ont conservé les traces les plus remarquables de grands phénomènes éruptifs sont, dans la direction du Nord au Sud : le cône tronqué du volcan de Tolima (haut. 17 010 pieds), qui tire sa célébrité du souvenir qu'a laissé TefiFroyable éruption du 12 mars 1575; les volcans de Purace (haut. 15950 pieds), et de Sotara, près de Popayan; le volcan de Pasto (haut. 12620 pieds), près de la ville du même nom; ceux de Monte de Azufre, haut. 12030 pieds), près de Tuquerres, de Gumbal (haut. 14 654 pieds) , et enfin de Chiles, dans la province de Los Pastos. Puis, viennent des volcans d'un plus grand renom historique, situés sur le plateau de Quito proprement dit, au sud de TÉquateur, et parmi lesquels le Pichincha, le Cotopaxi, le Tungurahua et le Sangay peuvent être sûrement considérés comme n'étant pas éteints. Au nord du nœud de montagnes de Robles, près de Popayan, c'est parmi les trois cordillères qui composent la chaîne des Andes, celle du milieu, et non pas la cordillère occidentale, plus voisine de la mer du Sud, qui, ainsi que je l'exposerai
bientôt plus en détail , donne des signes d'activité volcanique; mais au sud de ce même nœud de montagnes, à Tendroit où les Andes ne forment plus que deux chatnes parallèles, si souvent mentionnées dans les écrits de Bouguer et de la Condamine, les montagnes ignivomes sont au contraire fort également réparties. Ainsi les quatre volcans des Pastos, aussi bien que le Cotocachi, le Pichincha, l'Iliniza, le Carguairazo et le Jana-Urcu, sont situés au pied du Chimborazo, sur la chaîne occidentale, la plus rapprochée de la mer, mais rimbabura, le Cayambe, TÂntisana, le Gotopaxi, le Tungurahua, qui s'élève en face du Cotopaxi, à peu près au milieu de Tétroit plateau qui sépare les deux chaînes parallèles, YAltar de los Collanes autrement appelé le Capac-Urcu, et le Sangay appartiennent à la cordillère orientale. Lorsque l'on embrasse d'un coup d'œil le groupe le plus septentrional des chaînes volcaniques de l'Amérique méridionale , l'opinion souvent exprimée à Quito, en faveur de laquelle on peut invoquer des faits historiques, à savoir que l'activité volcanique se déplace et gagne en intensité du Nord au Sud, acquiert un certain degré de vraisemblance. Il est vrai que, du côté du Sud, près du Sangay gigantesque, qui ne le cède pas en activité au Stromboli, nous trouvons les ruines du Prince des Montagnes, du Gapac- Urcu, qui a vraisemblablement surpassé le Chimborazo en hauteur, mais qui, vers la fin du xv* siècle, 14 ans avant la conquête de Quito par le fils de l'Inca Tupac Yupanqui, s'est éteint en s'écroulant, et depuis ne s'est plus rallumé.
L'espace, qui dans la chaîne des Andes n'est point couvert par des groupes de volcans, est beaucoup plus considérable qu'on ne le croit d'ordinaire. Dans la partie septentrionale de TAmérique du Sud, il existe, depuis le volcan de Ruiz et le cône de Tolima, qui forment Textrémité septentrionale de la chatne volcanique de la Nouvelle-Grenade et de Quito, jusque vers Costa Rica, au delà de l'isthme de Panama , où commence la chaîne de TAmérique centrale , une contrée souvent et violemment ébranlée par des trem* blements de terre, dans laquelle on a connaissance de salses vomissant des flammes, mais où Ton n'a point trouvé trace de volcans proprement dits. Ce pays a, en longueur, 157 milles géographiques, et forme une lacune qui n'est que la moitié de l'espace vide de volcans, compris entre le Sangay, extrémité méridionale du groupe de la Nouvelle-Grenade et de Quito, et le Chacani , près d' Arequipa, qui est le point où commence la chatne volcanique du Pérou et la Bolivie; tant sont diverses et compliquées, dans une même chaîne de montagnes, les circonstances dont le concours est nécessaire pour former des failles permanentes, et assurer la libre communication de Tintérieur du globe avec l'atmosphère. Entre les groupes de trachyte et de dolérite, à travers lesquels s'exercent les forces volcaniques, on trouve des espaces moins étendus, où dominent le granité, la syénite, le schiste micacé, le schiste argileux, le porphyre quartzifère, des conglomérats siliceux , et enfin des roches calcaires^ dont une partie considérable appartient, d'après
Tanalyse que Léopold deBuch a faite des restes organiques rapportés par Degenhardt et par moi, à la formation crétacée. Aiusi que je Tai fait voir ailleurs, l'apparition de plus en plus fréquente des roches labradoriques, riches enpyroxèneet en oligokiese, annonce au voyageur attentif le passage d'une zone fermée jusque là sur elle-même, non volcanique, de porphyres dépourvus de quartz, pleins de feldspath vitreux et souvent très-riches en argent, à des régions volcaniques qui communiquent encore librement avec l'intérieur du corps terrestre.
La connaissance plus exacte que nous avons acquise tout récemment de la position et des limites des cinq groupes volcaniques appartenant aux régions tropicales du Mexique , à l'Amérique centrale , aux républiques de la Nouvelle-Grenade et de Quito , à celles du Pérou et de la Bolivie, et au Chili, nous a permis de reconnaître que , dans la partie des Cordillères comprise entre 19M5' de latitude boréale et 46* de latitude australe, qui, avec les courbures causées par les déviations de l'axe, n'a guère moins de 1 300 milles géographiques, la moitié à peu près de cette étendue est couverte de volcans; le calcul donne 635 milles conire 607 (78). Si l'on cherche ensuite à répartir l'espace vide de volcans entre les cinq groupes cités plus haut, on trouve que la plus grande distance est celle qui sépare la chaîne de Quito et celle du Pérou; cette distance est de 240 milles. Au contraire, lesgroupes les plus rapprochés sont les deux premiers, c'est-à-dire le groupe du Mexique et celui de TAmé-
rique centrale. Les intervalles qui séparent les cinq groupes sont entre eux comme les nombres 75, 157, 240, 135. La grande distance du volcan le plus méridional de Quito au volcan le plus septentrional du Pérou paraît d'abord d'autant plus surprenante que, d'après un ancien usage, on a coutume d'appeler la mesure de degré exécutée sur le plateau de Quito la mesure péruvienne. La partie méridionale des Andes du Pérou, qui est la moins considérable, est seule volcanique. Le tableau suivant indique le nombre des volcans contenus dans chaque groupe; il a été dressé après une discussion approfondie des matériaux les plus récents.