PREMIÈRE PARTIE
mraoDOCTiON.
Coup d'oeil jeté en arrière sur les matières contenues dans les précédents volumes. — La nature considérée sous deux points de vue différents : sous son aspect extérieur et purement objectif, et dans son image reflétée à rintérieur de l'homme. — Comment une disposition intelligente des phénomènes permet déjà d'en saisir le lien générateur. ~ Impossibilité de faire entrer dans un ouvrage de ce genre une énumération complète des phénomènes particuliers. — Monde idéal et intérieur, existant à côté du monde réel, et peuplé de mythes symboliques, qui troublent la perception claire de la nature. — Impossibilité absolue d'arriver jamais à une connaissance complète de tous les phénomènes cosmiques. Découvertes des bis empiriques; recherches des causes qui relient entre eux tous les phéiHHnènes; description et explication du monde. Comment Tobservation des choses existantes peut révéler en partie la loi de leur formation et dé leur développement — DifTérentes phases de l'explication du monde. EfEorts tentés pour comprendre Tordonnance de la nature. ~ Premiers principes appliqués par la race hellénique à la contemplation du monde. Fantaisies physiologiques de l'École ionienne; double direction de cette École : hypothèse des principes concrets et matériels; hypothèse de la raréfaction et de la condensation. Force centrifuge. Théorie des tourbillons.
— Pythagoriciens; philosophie de la mesure et de l'harmonie; première application des mathématiques aux phénomènes physiques.— Ordonnance et gouvernement du monde, d'après les principes physiques d'Aristote. L'impulsion considérée conmie le fondement de tous les phénomènes. Aristote peu préoccupé de la diversité des substances. — La théorie aristotélique reproduite au moyen âge dans sa forme et dans ses idées fondamentales. Roger Bacon; le Miroir de la nature de Vincent de Beauvais; le Liber cosmogropMcus d'Albf rt le Grand, Vlmago Mundi du cardinal Pierre d'Ailly. ~ Progrès accojapli par Jordano-Bruno et par Telesio. — La gravitation ou l'attraction des masses clairement exposée par Copernic. » Première application des mathématiques à la théorie de la gravi-
tation dans les écrits de Kepler. —Cosmos oa Traité du Monde, de Descartes; cette grande entreprise n'aboutit qa'è. la publication de qndques fragments, longtemps après sa mort. Le Cosmotheoros de Hnygens, indigne du grand nom de son auteur. — Newton et les PhUosophiiB nainredis Principia mcUhemcUica. — Effort fait pour embrasser l'ensemble du monde. Peut-on bien fonder une science universelle de la nature, et tout ramener à un seul principe, depuis les lois de la pesanteur jnsqn'à la force créatrice qui préside aux pbénomènes de Torganisme et de la vie? Impossibilité d'épuiser par la perception le cbamp des phénomènes perceptibles. L^insuffisance de nos connaissances expérimentales ne permet pas d'expliquer par les forces de la matière les variations qu'elle subit, et réduit cette question à l'état de problème indéterminé, p. 1-S7.