DE LA PBEMIÈBB PARTIE
(1) [patie'S]. Cosmos, t. I, p. 59-62 et 152.
(2) [page 5]. Cosmos. 1. 1, p. A-6; t. 11. p. 9-11 et 104.
(3) [page 5]. Cosmos, t. Il, p. 27-33 et Ù8-53-
(&} [page 5). Cosmos, t. I, p. I|2M31 et t. Il, p. 128-131.'
(5) [page 6]. M. von OUers, Ueberresle vorwelllviier Ri»ttntiùere in Beziehung auf osiasiatisch« Sagen, dans les Mé' moires de l'Acoi. de Berlin, 1839, p. 51. Sur l'opinion d'Empédocle au sujet de la disparitioa des anciennes formes animales on peut voir Hegel, Geschichu der Philosophie, t'. Il, p. SU.
(6) [page 6]. Voyez, sur l'arbre du inonde (Ygdra^l) et sur la source retentissante de Hvergelmir, Jacob Grimm, dtutsch* Mythologie, iikk, P* 530 et 756, et Mallet, Monvmenis d» la MyAol. et de lapoèsie des Celtes, 1756, p. 110.
(7) [page 8]. Cosmos. 1. 1, p. 3Ii-37 et 6«-76.
(8) [page9]. Cosmos, t. Il, p. 51U, n. 100.
(9) [page 9]. En établissant d'une manière générale, dans les considérations qui servent d'introduction au Cosmos, 1. 1, p. 37, que le dernier but des sciences expérimentales est de
■ découvrir les lois des phénomènes, peut-élrc aurais-jc dû me homeràdire.aSn d'éviter toute fausse interprétation, qu'il en est ainsi en eHbt pour beaucoup de classes de phénomènes. La
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netteté avec laquelle je me suis exprimé, dans le second volume (p. 375 et /|26), sur b relation que l'on peut établir entre le rAle de Newton et celui de Kepler, prouve asseï, j'espère, que je ne confonds pas la découverte des lois naturelles avec leur interprétation, c'est-à-dire avec l'expUcalion des phénomènes, et répondait d'avance aux obJGcIions que l'on a pu me faire. Je disais à propos de Kepler : a Le riche fonds d'observations [vécises fournies par Tycho donna les moyens de découvrir les lois étemelles du monde planétaire qui répandirent plus tard sur le nom de Kepler un éclat impérissable, et qui, interprétées par Newton, démontrées par lui théoriquement et comme un résultat nécessaire, ont été transport tées dans la sphère lumineuse de la pensée, et ont fondé U connaissance rationnelle de la nature. » Et au sujet de îiewton : « Nous terminons en faisant voir comment la connaissance de la forme de la Terre est sortie, par voie de déduction, de raisonnements théoriques. Newton s'éleva à l'explication du système du monde, parce qu'il eut le bonheur de découvrir la force dont les lois de Kepler ne sont que les conséquences inévitables, n On peut consulter sur ce point, c'estk-dire sur la dilTérence qui existe entre la recherche des lois et celle des causes, les excellentes remarques contenues dans le livre de sir John Herschell , Address [or ihe lifteenlh Meeting oftheBrilan. Assoe, atCambridge, 18/|5, p.xm, elEdinbur^ Review, t. 87, 18Ii8, p. 180-183.
(10) [page 10]. Dans le remarquable passage {Metaph., XII, 8, p. 107/i, éd. Bekker) oit Artstote fait mention des restes de la sagesse piimitive qui a disparu de la terre, il est parlé clairement et librement du culte des forces naturelles et de divinités semblables aux hommes : « Beaucoup d'auL-es mythes, dit Aristote, ont été ajoutés, pour convaincre la foule, pour servir d'appui aux lois, et en vue d'autres buts non moins utiles. »
(11) [pi^e 11]. Cette distinction importante des deux direc-
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tioDS suivies par la philosophie de la nature (rponoi) est nettement indiquée dans les Physicx Auscultationes d'AHstnte (I, h, p. 187, Ad. Bekker). Voyez aussi Brandis, dons le Rheinisclui Mvsevmfûr Philologie, 3' année, p. 113.
(12) [page 11). Cosmos, t. 1, p. 1A9 et 476, d. 87; I. Il, p. 371 et 593, n. 27. Un remarquable passage de Simplicius (p. Z|91) oppose très-nettement la force centripète k la force centrifuge. Il y est fait mention de l'équilibre des corps célestes, tant que la force centrifuge contrc-balancera la pesanteur qui attire les corps vers les régions inférieures. C'est par la même raison que dans le Traité de Plutarque, de Fad» in orbe Lunx, p. 933, la Lune suspendue au-dessus de la Terre est comparée à une pierre dans une fronde. Sur le sens propre de la ■KifiytSifttmi d'Anaxagore, voyez le recueil des fragments de c« philosophe, publié par Scbaubach, 1827, p. 107-100.
(13) [page 12], Scbaubach, ibid.. p. 151-156 et 185-189. Sur les plantes considérées comme animées aussi par l'esprit (voti;). Voyez Aristole, dePlanlis, I, l,p. 815, éd. fiekker.
(U) [page 1!]. Sur cette partie de la physique mathématique de Platon, voyez Boeckb, de Platonico sysiem. cœteslium globomm. 1810 et 181 1 ; H. Martin, Éiudes sur le Timie. t. II, p. 23/i-2&2 , et Brandis, GeschiclM der Griechisch-Itœmischm Phiiosophu. 2* part., eect. 1, i9kh, p. 375.
(15) [page 13]. Cosmos, t. Il, p. ^26, Gomp. Gruppe, Uebtr die Fragmente des Arckylas, 18/|0, p. 33.
(16) [page 13). Aristote, Polit. VII, &, p. 1326; Metor phys. XII, 7, p. 1072, et XII, 10, p. 107Ù, éd. Bekker. Le traité du Fseudo-Aristole, de Mundo, qu'Osann attribue à Cbrysippe [Cosmos, t. II, p. ih), contient aussi, au chap. 6, p. 397, un passage éloquent sur l'ordonnateur et le conservateur du monde.
(17) [page 13]. Les preuves h l'appui sont rassemblées
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dim H. RiUer, Bittoin de ta pMIoiopMe, tnd. par TïMot, L III, p. lSS-160.
(18) [page 13]. Voyez Aristote, de Anima, II, 7, p. I|19. Dans ce passage, l'analogie de la vue avec l'otue est très-clairetnenf exprimée; mais dans d'audes, Aristote a modifié diversement sa théorie de la vision. Ainsi, on lit dans le Traité do Insonmiis (c, 2, p. ù59, éd. Bekker) : « 11 est évident que la vue est non-seulement passive, mais active; qu'elle ne se
. borne pas i recevoir l'aclion de l'air, mais qu'elle réagit sur le milieu dans lequel s'opère la vision, n Aristote cite comme preuve que, en certaines circcHistances, un miroir de métal très-pur garde à sa surface, dès qu'une femme y a jeté les yeux, une trace nuageuse difficile à efiacer. Comp. Martin, Ètades sur U Timée de Platon, t. II, p. 159-163.
(19) {s»g6 ih}- Aristote, de Parl^nis Animalium, IV, 5, p. 661, 1. 12, éà. Bekker.
(20) [page 1^]. Aristote, Hislor. Animal., IX, 1, p. 5S8, éd. Bekker. Si, dans le règne animal , il manque sur la terre quelques représentants des quatre éléments, ceux, par exempte, qui correspondent au feu le plus pur, il n'est pas impossible que ces degrés intermédiaires existent dans k Lune (Biese, die Philosophie des ArisioUles, t. II, p. 186.) 11 est assez singulier qu'Aristote cherche dans la Lune les anneaux de la chaîne que nous recomposons tout entière avec ^es formes évanouies des animaux ou des plantes.
(31) [page U]. Aristote, Uetaphyi., XllI, 3, p. 1090, 1. 20, éd. Bekker.
(22) [page 15]. Viynatfiaxxoxç d'Aristote joue pardculièrement un grand rôle dans toutes les explications des phénomènes météorologiques. Voyez les Traités de Generatione ti InUrilu, II, 3, p. 330, les Meleorologica, 1, 12, et III, 3, p. 372. et les Problemata, XIV, 3, V111 , n" 9, p. 8ft8. et XIV, B* 3, p. 909, Trait<8 qui, s'il« ne sont pis d'Aristote, sOBt dn
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moins composés d'après les principes aristotéliques. Dans l'ancienne hypothèse de ia polarité (xor' «mittfitrvaon), les conditions analogues s'attirent et les conditions opposées se npoussent ( + et — }, Voyez Ideler, Meieorol. veter. Grxcorum et Romanoram, 1833, p. 10. Les condjtitms opposées, an lieu de se nentralisra' en se combinant, augmentent |tlut6t la tauùm. Le froid (^vjifâff) l'emporte sur le cbaod (âfpjuv). Cest le cmlniire de oe qui arrive « dans la formation de la grêle, ItH^ue les n nages, s'abaissent dans . des couches d'air plus chaudes, et que la chaleur du milieu ambiant accélère le reCroidisseioent des particules déjà froides. » Aristote explique par son KtrxmfiaxauHç^ c'est-à-dire par une espèce de polarité de la chaleur, ce que la physique moderne explique par la conductibilité, le rayonnement, la condensation et les changements produits dans la capacité des corps pour la chaleur. Voyez les ingénieuses considérations de Panl Erman, dans les Mimoires de t Académie de Berlin, 1815, p. 128.
(23) [page 1S]. « Cest au mouvement de la sphère céleste que doivent être rapportées toutes les modifications des corps et tons les phénomènes terrestres. » Aristote, Meteorol., I, 2, p. 889. et de Generoiioneel/nterau, JI, 10,p. 336,éd. Bekker.
{ih) [page 16]. Aristote, de Cœlo. 1, 9, p. 279; 11, 8, p. 286, et 13, p. 292, éd. Bekker. Comp. Biese, t. I, p. 352-357.
(25) [page 16]. Aristote, Pl^fticx AusctUtationei, 11, 8, p. 199; dt Anima, III, 12, p. A31i; de ÀnimiàiumGeneratiotu, V. l.p. 778, éd. Bekker.
<2Q [page 14]. Voyez Aristote, Meieorol., XII, 8, p. 107fi, passage dont il existe une rennrqBahle explication dans le commentaire d'Alexandre d'Apbrodisie. Les astres ne sont pas des eofps inuiinés, Us doivent être oensidérés plutôt comme des êtres agissants et vivants ; ils sont la partie divine des pbé- Domèoea, ta &iioT»p« tûv fecvipùv (Aristote, de Corio, I, p. 378; II, 1. p. 3»li, et 12, p. 392). Dans le peUt Traité
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- 5i4 de Mundo faussement attribua à Arislole, et oll respire souvent une disposiliOD religieuse, particulièrement lorsque l'auteur dépeint la toute-puissance du Dieu qui conserve la monde (c. 6, p. I|00), le haut étber est appelé divio (c. 2, p. 392). Ce que Kepler, guidé par sa riche imagination, - nomme, dans son Uysierium eosmographieum (c. 20, p. 71), des esprits moteurs (anime motrices), n'est autre chose que la force (virtus) qui a son siège principal dans le Soleil (anima mundi), force qui varie avec la distance, en suivant les marnes lois que l'intensité de la lumière, et qui retient les planètes dans leurs orbites elliptiques. Voyez Apell, EpoAen der GetOiichU der MenscMieii, t. I, p. 271.
(27) [page 17J. Cosmos, t II, p. 295-307.
(28) [page 17]. Voyez une iogéoieuse et savante analyse des écrits du philosophe de Nota, dans le livre de M. Christian Bartholmèss, Jordano Bruno, t. Il, 18A7, p. 129, 1^9 et 201.
(29) [page 18]. 11 fut brûlé à Rome en vertu de cette sentence : ut quara clementïssime et cilra sanguinis effusiooem puniretur. Bruno avait été enfermé pendant six ans sous les plombs de Venise, et pendant deux ans dans les cachots de l'inquisition, à itome. Lorsque l'arrêt de mort lui fut annoncé, cet homme, que rien ne pouvait faire fléchir, prononça ces belles et courageuses paroles : Majori forsitan cum timoré s^itentiam in me fertisquam ego accipiam. Après qu'il se fut enfui de l'Italie en 1580, il professa b Genève, à Lyon, & Toulouse, à Paris, à Oxford, à Marburg, à Wittenberg qu'il nomme l'Athènes de l'Allemagne, 6 Prague, à Helmsted oJl il acheva l'éducation sdenUftque du duc Jules de Brunswick-Wirifatbùtlel, et enfin en 1592 ft Padoue. (Bartholmèss, t. I,
(30) [page 18]. Bartholmèss, t. II, p. 219, 2S2 et S70. Bruno rassembla soigneusement les diverses observations auxquelles donna lieu ce grand événement céleste d'une nouvelle étoile apparaissant, en 1572, dans Cassiopée. On a souvent,
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de DOS jours, examiné le lien qui rattache la philosophie naturelle de Bruno à celle de deux de ses compatriotes, Bemardino Telesio et Thomas Campanella, ainsi qu'à celle d'un cardinal platonicien, Nicolas Krebs, de Gusa {Cosmos, t. II, p. 595).
(31) [p^ 19]. a Si duo lapides in aliquo loco Mundi collocarentur propinqui invicem, extra orbem virtutis tertii cognatt corporis; illi lapides ad similitudinem duorum Magoeticonim corponim coirent loco intermedio. quilibet accedens ad allerum tanto intervallo, quanta est alterius moles in comparatîone. Si Luna et Terra non retinereutur vi animali (1) aut alia aliqua œquipoUente, quselibet in suo circuitu. Terra adscenderet ad Lunam quinquagesima quarta parte intervallî, Luna descenderet ad Terram quinquaginta tribus cii^ citer partibas intervalli; ibi juogerentur, posito tamen quod substantia utriusque situniusel ejusdemdensitatis. » (Kepler, Àttrùnomia nova, aea Pkyska t<eleslis de Molibus StelUe Marlis, 1609^ Introd. fol. 5). Sur les idées que l'on se faisait plus aDcîeDQement de la gravitation, Voyez Cosmos, 1. 11, p. 371, 593, n. 26 et 27.
(32) [page 19]. « Si terra cessaret attrahera ad se aquas suas, aquœ marinie omnes ele^'arentur et in corpus Lunte infloerent. Orbis virtutis tractorî», qus est in Lona, porrigitur Qsque ad terras, et prolectat aquas qoacunque in verticei» oci incidtt sub Zonam torridam, quippe in occursum suum quacunque in venicem loci incidit, iosensibilKer in niaribus indusis, sensibiliter ibi ubi sunt latissimi alvei Oceani propinqui, aqiiisque spaciosa reciprocationîs libertas. » (Kepler,
ibid). H Undas a Luna trahi utferrum aMagnete «(Kepler,
Harmonices Mundi lîbri quïnqne, 1619, 1. IV, c. 7, p. 162). Ce livre qui reufernie tant d'admirables choses el, entre autres, le fondement de la troisième loi de Kepler, en vertu de laquelle les carrés des temps de la révolution des planâtes sont entre eux comme les cubes des distances moyennes, est défiguré par les plus étranges fantaisies sur la respiration, la
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noorriture et la chaleur de la Terre considérée comme un animal vivant, sur l'âme de cet animal, sa mémoire (memorîa anims terrse), et jusque sur son imagination créatrice (anim telluris îmaginatio). Ce grand homme tenait » fermement à c«s rêveries qu'elles fournirent matière à une contestation sérieuse de priorité avec Robert Fludd, d'Oxford, l'auteur mythique du Macrocosmos, qui parait n'avoir pas été étranger à l'invention du thermomètre (Harmonice Mandi, p. 352). — L'attraction des masses est souvent confondue, dans les écrits de Kepler, avec l'attraction magnétique : « Corpus Sotisesse magneticum. Virtutem quae pknetas movet residere in corpore Solis » (Stella Marlis, 3* part. c. 32 et 3&) ; il suppose à chaque planète un axe magnétique qui est toujours invariahlement dirigé vers la même région du del (Apeit, John. Keppler's asironom. Weltanskht, 18^9, p. 73).
{33) [page 20]. Cosmos, t. II, p. 390 et 607, n. 55.
(3Ii) [page 20]. Baillet, la Vie de M. Descarles, 1691, 1" part., p. 197. et Œuvres de D^carUs, puWiées par Vîeïor Cousin, 1. 1,182/1, p. 101.
(35) [page 21]. Voyez les lettres de Descartes au P. Me^ seune, en date du 19 nov. 1633 et du 5 jauv. Ifi3(i, dans b Vie de Descartes par Baillet, i'* part., p. iliU~2lil-
(36) [page 21 j. La traduction latine est intitulée : Jfundus sive dissertalio de Lumine ul et de aliis Sensuum Objeclis primariis. Voyez R, Descartes, Opuscula postiivma physiea tt malhematica, Amst, 170i.
(37) [page 22]. u Lunam aquis carere et aère : marium similitudtnem in luna nullam reperio. Nam regiones planas que montosis multo obscuriores sunt, quasque vulgo pn maribus haberi video et oceanorum nominibus insigniri, in his ipsis, longiore telescopio inspectis, civitates exiguas inesse comperio rotundas, umbrts intus cadentibus; quod maris superficiel convenire nequit : tum ipsi campi illi lattores non
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prorsus aequabîlem superficiem preferunt, cum diligentîus eos intuemur. Quodcirca maria esse dod possunt, sed maleria constare dei3ent minus candicante quam qiue est partîbus asperioribus, in quibus rursus qutedam viridiori lumiue cèleras pnecellunt. » (Hugenii Cosmotheoros, éd. ait. 1699, I. II, p. lil^). Huyghens suppose cependant qu'il y a dani Inpiter de nombreux orages, et qu'il y pleut aboodammeot. H Venlonim flalus ex illa nubium Jovialium mutabîU facîe coçnoscitur (I. I, p. 69). » Les rêveries de Uuyghens sur les habitants des plaoèles lointaines, rêveries indignes d'un aussi grand géomètre, ont malheureusement été reproduites par Emmanuel Kant dans un ouvrage excellent d'ailleurs : AUgf meine Naturgeschichte und Théorie des Himmels, 1751, p. 173-192.
(38) [page 23]. Laplace, des Oscillations de l'Atmos[^ère, du Flux solaire et lunaire, dans la Mécaniqiie céleste, l. IV, et dans l'Exposition du SysUme dit Monde, 182Z|, p. 291-296.
(39) (page 23]. Adjicere jam Itcet de spiritu quodem snbtilisûmo corpora erassa pervadente et in iisdem latente, cujus fi et aclionibus partlculie corporum ad minimas distantîas se mutuo aUrahunl et contigute factœ cobœrent (Newton, Prinàpia Philos, nalur., éd. LeSeueret Jacquier, 1760, Schol. gen., t. III, p. 676.) Voyez aussi du même auteur, Opti^, 1718, Prop. 31, p. 305 et 353, 367 et 372; Laplace, Système du Monde, p. 38/i ; Cosmos, t. I, p. 59 et bA5.
(bO) [page 2k}. Hactenus phienoDiena cœlorum et maris DostTî per vim gravitatis exposui , sed causam gravitaUs nondnm assignavi, Oritur utique btee vis a causa aliqua, qiue pénétrât ad usque centra sodis et planetaruoit sine virtutîs diminatjone; qunque agit nos pro quantitate superScierum puticubruiii, in quas agit (ut soient causte mectunie»), sad pro quanlitate msteris solide. — Sationem baru» gnvitalis f»oprietatum ex pbeoomenis nondum potni deducere et bypo-
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thèses non fingo. Satis est quod gravitas rêvera existât et agat sscundum leges a nobis eiposilas (Newton. Principia Phiios. noiur.. p. 676). — To tell us thaï every spedes of things is endow'd with an occult specifick quality by wbich it acts and produces manirest ^ecls, is to (eU us nothing : but (o dérive two or three gênerai principle», of motion from phienomena, and afierwards to tell us how the properties and actions of ail corporeal things follow from tbose manifest principles, would be a very great siep in Philosophy, though the causes tA those prindples were not yet discovered : and therefore I scruple not to propose the prindpleii of motion and leave Ibair causes to be found ont. (Newton, Opticks, p. 377). Plus baut (IVop. 31, p. 351), it avait déjà dit : Bodies act one upon another by tbe atlraclioa of gravity, magnetism and electricity, and it is not improbable tbat there may be more attractive powers than thèse. How thèse attractions may be perforraed, 1 do not hère consider. Wbat 1 call attraction, may be performed by impulsa or by home other means unknown lo me. I use tbat word hère to signify only in gênerai any force by wbicb bodies tend to wards one anotber, wbatsoever t^ tbe cause.
(Al) [page 2/i]. « 1 suppose the rarer tether witbin bodies and tbe denser without tbem, u dit Newton (Opéra, IV, éd. Samuel Horsley, 178^, p. 386). A propos de la diffi«ction découverte par Grimaldt, on lit à la Qn d'une lettre de Newton à Robert Boyle, en date dii mois de février 1678 (p. 39A) : 1 sball set dowo one conjecture more whicfa came into my
mind : it is about the cause of gravity Des lettres écrites
à Oldenburg, en décembre 1675, prouveni qu'à cette époque .Newton n'était pas encore revenu sur l'hypothèse de t'élher; il croyait alors que l'impulsion de la lumière matérielle mettait l'éther en vibration, et que les vibrations de cet éther, assez semblable à on fluide nerveux , ne ponvaieM pas ellesmêmes produire la lumière. Voyez au sujet des débats de Newtoti avec Hoolte, Horsley, t. IV, p. S76-3M.
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(&2) [page 2li]. Brewster, Lift ofStr Isaac Newton, p. S03-
{fi3) [page 2^]. Cette déclaration qu'il ne prenait pas la gravitation for an eisenliol jtroperly of bodies, déclaration faite par Newton dans son Second Advertistemenl, ne s'accorda pas avec l'exislence des forces attractives et répulsives qu'il attribue à toutes les molécules, afin d'expliquer, oonformément à la théorie de l'émisuon, les phénomëoes de la réfraction et de la réflexion des rayons lumineux (Newlon, Opticks, 1. II, Prop. 8, p. 241; Brewster, Life of Sît Isaae Kewton. p. 301]. D'après Kant {Metaphysische Anfangtgnaide der SaturwisseTU(Aaft, 1800, p. 28) on ne saurait comprendre l'esislence de la matière, sans ses forces attractives et répulsives. Selon lui, tous les phénomènes physiques sont produits par le conflit de ces deux forces fondamenlales, ainsi que l'Hait dit déjà Goodwin Knight (Philos. Transact.. 17Z|8, p. 26A). Les systèmes atomistiques , diamétralement opposés aux théories dpamiques de Kant, attribuent la force attractive aux molécnles solides et indivisibles dont tous les oorps lODt composés, et la force répulsive aux atmosphères de calorique qui entourent ce» molécules. Dans cette hypothèse, d'après laquelle le calorique est considéré comme une matière en état d'expansion continmile, on admet deux matières, c'estrà-dire deux substances élémentaires, comme dans le mythe des deux éthers (Newton, Opticks. Prop. 28, f. 33U. Mais alors il reste à demander ce qui produit l'exptnnon de la matière même du calorique. Si l'on veut, 'toujours d'après les hypothèses atomistiques, comparer la densité des molécules avec celle des corps qu'elles* composent, on est conduit à ce résultat, que les intervalles des molécules sont beaucoup plus grands que leurs diamètres.
<&&) [page 26]. Comos, t. I, p. 102-107.
(hb) [page 26). Cotmos, t. I, p. I|6 et 49-59.
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(46) [page 37]. Guillaume de Humboldt, GesamtmUe Werte. t. 1, p. 23.
(/|7) [page 28]. Cosmo$, t. I, p. 81 et 85.
(dS) [page 29}. Cosmos, t. I, p. 51.
(hQ) [page 30]. Halley, dans les Philos. TVonsacf. for 1717, t. XXX, p. 736.
(50> [page 30]. Pseudo-Hutarque, de PlacUis Philosoph. Il, 15-16; Stobée Eclog. phys. p. 532; Platon, Timèe, p. 40.
(51) [page 31]. Macrobe. Somnium Scipionû, l, 9-10. Cteéron, de Natura Deorvm, 111, 21, emploie l'expression de Stell» inerrantes.
(52) [page 31]. Le passage décisif poar l'expression tedtnique de iv$E^i(i.tva âorpa est dans Aristote, de Cœlo, II, 8, p. 289 lin. 34, p. 290 lin. 19, éd. Bekker. Ces désignalioDs différentes avaient déjà attiré mon attention lors de mes ndierches sur l'OpIique de Ptolémée. M. le professeur Pram, •lont j'aime à mettre souvent l'érudition philologique à profit, remarque que Ptoléméç dit aussi, en parlant des étoiles {Synlax. VII, 1} : &fmif it^aa'Keifax.ôrii; , comme si etlts ittàtnt adhir^nUs. Quant à Tespression de TÇoTpa œitXctvr^î {orbis inerrans), Ptolémée fait la critique suivante : n en tant que les étoiles conservent invariablement leurs distances mutuelles, c'est à bon droit qtie nous les nommons àxXsnEr;; mais s'il s'agit de la sphère entière où elles sont attachées, la jj^sigmtionde «-okm-^i: est impropre, puisque cette sphère passtfie un mouveqient particulier, n
(53) [page 31].Gc^ron,(i« Nal.Deor., 1, 13; Pline, II, 6et 2Ii; Hanilius, H, 35.
\5li) [page 33]. Cosmos, t. I, p. 93. Voyei aussi les escellenles considérations de Encke, Uebbr die Anordnung da Stemsystems, iW\, p. 7.
(55) [page 3fi]. Cosmos, t. 1, p. 176.
(56) [page 3^]. Aristote, de Colo, I, 7. p. 276, éd. Bekker.
(57) [page 35]. Sir John Herschell, Oullines of Astronomy, 18&9, S603,p. 5/|l.
(58) [page 35]. Bessel, dans le Sbumacber's J(Arbudi fur 1839, p. 50.
(59) [page 36]. Ehrenberg dans les Mémoires de FAcadèmie de Berlin, 1838, p. 59, et dans ]ea Infasionsthùren , p. 170.
(60) [page 36]. Déjà Aristote prouve, contre Leucippe et Déniocrite, qu'il ne peut exister dans le monde d'espace inoccupé par la matière, de vide, en un mot {Phys. ÂusaUt.. iV, 6-10, p. 213-217, Bekker).
(61) [page 37]. « Akâ'sa est, d'après le dictionnaire san~ scrit de Wilson : the subtie and tetherial fluid, supposed to ftll and pervade the Universe, and to be the peculiar vehîcle of life and sound. Le mot âkâ'sa (brillant, lumineux) a pour racloe hà's, briller, uni à la préposition â. Le règne des cinq éléments se dit pantschalâ ou panlschalra, et la mort se trouve désgnée par cette singulière pèriphnae prâpla-pantsdutlra, ayant c^tenu le règne des cinq , c'est-à-dire, qui s'est dissous dans les cinq éléments. L'expression se trouve dans le texte de VAmarakocha, dictionnaire d'Amarasinba. » (Bopp.) — Il est question des cinq éléments dans l'excellent traité de Colekooke sur la philosophie sânkhya {Transact. of ihe Asiat. Soc, Ll; Lond., 1827,p.31^. Strabon parle aussi, d'après M ^gasthëne (XV, S 59, p. 713, éd. Casaubon), du cinquième élément des Hindous, lequel a tout formé; mais il n'en dit pas le nom.
' (62) [page 37]. Empédocle, v. 216, appelle l'éther na^cf ctwuv, radieux, c'est-à-dire, lumineux par lui-même.
{63} [page 37]. Platon, Cratyle, ^0 B, oii se trouve le mot àtAtr.f. Aristote {de Cœlo, 1, 3, p, 270, Bekk.) dît, con-
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trairement i l'opiaiMi d'Anaxagore : aîAtça itfomirnfiaaxt vn ÔvutÙtu Tiitov àirô TOÙ 6bîv iti tov àtèun ^^ôvov 6j|uwx tot cicovu[ùav aÙTÙ. A'vfl^ayôpoî iè xorax^j^puTot Tw «vôjwn TOÛTÛ où Ka>£i(' ôvofuÉCct "(^ ccîOÉpa ôvTi irupiî;. On trouTâ plus de détails encore dans Aristote, I, 3, p. 339, lîn. 21'3&, Bekk : a Ce que l'on nomme éther a une signiRcation pri- 'mitive qu'Aoaxagore parait confondre avec le f^u; car la r^ion supérieure est remplie de feu, et Anaxagore parie de cette région, comme s'il la prenait pour celle de l'éther luimême ; en cela il a raison, car les anciens ont considéré le corps qui se meut d'un mouvement étemel comme participant de la nature divine, et, pour cette raison, ils l'ont nommé éther, afin d'indiquer que cette substance n'a pas d'analogue parmi nous. Quant à ceux qui considèrent comme étant de feu l'espace environnant, ainsi que les corps qui s'y meuvent, et qui pensent que le reste de l'espace cominis entre les astres et la Terre est plein d'air, ils ne tarderaient pas à ^jandonner une idée aussi puérile, s'ils voulaient tenir un compte exact des recfaerches les plus récentes des mathématiciens. Il La même étymologie, qui fait remonter à l'idée de divinité celle de rotation perpétuelle , a été reproduite par l'aristotélicien ou le «toîcie», auteur du livre de Mundo (c 2, p. 392, Bekk.). Voici à ce sujet une retnarque fort juste du professeur Franz : u Le jeu de mots fondé sur la ressemblance de OïïQv, divin, avec le Oim du a&fia àà (H<n, cûrpt emporté par un mouoemmt perpèluet, et dont il est question dans les Meteorologica, est une indication bien frappante de la prépondérance que l'imagination ^^ercait chez les anciens; c'est une preuve de plus de leur peu d'aptitude à saisr nettement les véritables étymolt^es. n — Le piofe^ur Buschmann signale un mot sanscrit, âschtra, qui signifie éther ou atmosphère, et dont la ressemblance avec le mot grec alHf est très-^nde ; Van Kmnedy avait déjà rapproché ces deux mots [Researches into the Origin and Affinùy of Ihe principal Lanouages of Asia and Europe, 1828, p. 279). On peut encore
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dtor, pour le même mot, la racine as, asch, à laquelle les Hindous attachaient le sens de briller ou i'telairer.
[6h) [pa^ 38]. Aristote de Cœlo. IV, 1 et 3-b, p. 308 et 311-312, Bekk. Si le Stagirite refuse à l'éther le nom de cinquième élément, ce que nient, il est vrai, H. Ritler {Histoire de la Philosophie, t. II!, p. 216) et H. Martin {Éludes sur le Timèe de Platon, t. Il, p. 150), sa seule raison consiste à dire que l'étber, pris pour un état de la matière, manque de terme correspondant (Biese, Philosophie des Âristoteles, t. II, p. 66]. Les pythagoriciens considéraient l'éther comme un cinquième élément et le représentaient, dans leur système géométrique, par le cinquième corps régulier, le dodécaèdre , composé de 12 pentagones. (H. Martin, ibid. t. Il, p. 2^5-250).
(66) [page 38]. Voyez les preuves rassemblées par Biese, ». II. p. 93.
(66) [page 39]. Cosmos, t. I, p. 173, ^86. n. 18.
(67) [page 39]. Voyez le beau passage sur l'influencd des rayons solaires, dansJ. Herschell, Outlines ofAstron., p. 237 : ■ By tbe vivifying action of the suo's rays vegetables are enabled to draw support Trom inorgairic matter and become, JD their tum, the support of animais and of man, and the sources of those greal deposils ofdynamical efficiency wkieh are laid vp for human use in our coal slrala. By (hem the waters of the sea are made to circulate in vapour through the air, and irrigata the land, prodncing springs and rîvers. By them are produced ali disturiunces of the chemical equililiriom of tbe éléments of nature, which, by a séries of compositions and décompositions, give rise to new products, and (H*igînale a transfer of materiais. . . n
(68) [page 39]. Phiios. Trantact. for. 1795. t. LXXXV. p. 318; Ji^n.^rschell, OMlinei ofÀstron.. p. 238; Cosmos, Ul, p. 212'4M[», i)«fi3.
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(69) [page &0]. Bessel, daos les Schumacher's Àstroti. Nachr., t. XllI, 1836, n' 360, p. 201.
(70) [page 40]. Bessel, ibid., p. 186-192 et 229.
(71) [page /|1]. Fourier, Théorie analytique de la Chaleur, 1822, p. IX (Annales de Chimie et de Physique, t Ili , 1816, p. 350; t. IV, 1817, p. 128 ; t. VI, 1817, p. 259; t XIH. 1820, p. 418). — Poisson a tmté d'évaluer numériquement la pote que la dialeur stellaire éprouve dans l'espace, en traversant l'éther. (Théorie mathémalique de la Chtdeur, S 196, p. 436; S200, p. 447, et S 228, p. 521.)
(72) [page 41]- Sur la chaleur émise par les étoiles, voyei Aristote, Meteor., I, 3, p. 340, lin. 58; et sur la hauteur des couches atmosphériques qui possèdent le maximum de cbaleur, Sénèque, Natw. Qwest. II, 10 : • Superiora eaim aeris calorem vicinorum siderum seatiunt.... n
(73) [page 41]. Fseudo-Ptutarque De placitis Philoioph. 11, 13.
VU) [page 42]. Arago, sur la température du p6le et des espaces célestes, dans VAnnvaire du But. des Longit. pour 1825, p. 189, et pour 1834, p. 192; Astron. pop., U 11, p. 479; Saigey, Physique du Globe, 1832, p. 60-78. Ed se fondant sur des discussions relatives à la réfracUon, Svanbe^ trouve, pour la température de l'espace, — 50»,3 (Benélius Jahresbericht (ût 1830, p. 54); Arago, d'après des observa* tioDS faites près des pôles, — 56' ,7; Péclet, — 60"; Saigey, s'appuyant sur le décroissement de la chaleur dans l'atmosphère, déduit de 367 observations, faites par moi sur la chaîne des Andes et de Mexico, — 65° ; le même, d'après des observations thermomélriques faites sur le Mont-Blanc et dans l'ascension aérostatique de Gay-Lussac, — 77"; sir John Uerschell (Edinburg flwîeiD, t. 87, 1848, p. 223),— 132» P., c'est-à-dire — 91' cent. Poisson admet que la température do
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r«space doit surpasser celte des couches extrêmes de l'atmospbère (S S27, p. 520); or, comme h température moyenne des îles Melville, par lit" kT de latitude, est de — 18° ,7, Poisson assigne à l'espace une température de — .13° seulement, tandis (^e Pouillet lui donne — l/iS", d'après des recherches actinomélrîques {Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. VII, 1838, p. 25-65). Ces énormes discordances sont tûen de nature à faire naître des doutes sur l'efficadlé des moyens auxquels ou a eu recours jusqu'à présent.
(75) [page i|2]. Poisson, Théorie mathém. de la Chaleur, p. &27 et Z|38. D'après lui, la solidification des couches terrestres aurait commencé par le centre, et se serait avancée peu à peu jusqu'à la surface. Voyez aussi Connos, 1. 1, p. 199.
(76) [page I|3]. Cosmos, t. I, p. 88 et 162.
(77) [page kh]. « Were no atmosphère, a thermometer, freely exposed (at sunset) to tbe heating influence of the earth's radiation, and the cooling powerofitsowninto space, would indicate a médium température between that of the celestial spaces ( — 132° Fahr. = — 91' cent.) and that of tbe earth's sur&ce below it (82° F. = 27o,7 cent, at the equator, — 3'',5 F. = — 19°,5 cent, in the Polar Sea). Under tbe equalor, then, it would stand, on Ihe average, at — 25° F. = — 31°,9 cent., and in the Polar Sea at — 68° F. = — 55'>,5 cent. The présence of the atmosphère tends to prevenl the thermometer so exposed from attaining thèse extrême low températures : first, by imparting heat by conduction ; secondly by impeding radiation outwards. n Sir John Herachell, dans VEdinburg Review, t. 87, 18Ii8, p. 223. — • Si la chaleur des espaces planétaires n'eiiistatt point, notre atmosphère éprouverait un refroidissement dont on ne peut fixer la limite. Probablement la vie des plantes et des animaux serait impossible à la surface du globe, ou rejéguée dans une étroite zone de cette surface. » Saigey. Physique du Globe, p. 77.
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(78) [page Uh]- Traùi de la Comèu de 17Ù3, avec une Addition sur la force de la Lumière el ta propagation dans Pèlher, et sur la dislance des iuiles fiMS, parLoysdeChéseaux(17b&). Sur la transparence des espaces, voyei Olbers dans le Bode's iatvrbwh fur 1826, p. 110-121 ; Struve, Éfudej cCAuron. Jt«^ totre, 1817, p. 83-93 et note 95 ; sir John Herschell, Vutlinti ofAunm., S 798, et Cosmos, t. I, p. 172.
(79) [page i|5]. Halley, on Uie infinily of the Sphère of flx'd Stars, dans les Philos. Transacl., t. XXXI, for Ihe year 1720, p. 22-26.
(80) [page hi}. Cosmos. 1. I, p. 95.
(81) [page fi5]. « Througbout by far the larger portion of the extent of ihe Milky Way in both hemisphra^s, the gênerai blackness of the ground of the beavens, on wicli its slars are
projected, elc In those régions where thut zone is cleaHy
resolved inio stars well separated and seen projected on a Uack groimd, and where we look out beyond them into space...., a (Sir John Herschell. Outlines, p. 537 et 539.)
(82) [page i|6]. Cosmos, t. I, p. 92, 120 et Ù58, n. 58; Laplace, Essai philosophique sur les Probabilités, 1825, p.l33: Arago, astronomie populaire, t. Il, p. 287-298 iJoho Herschell, Ouilines ofAsiron., $ 577.
(83) [page f|6]. Le mouvement oscillatoire des eSlures lumineusesqui ont para sortir de la tête de certaines comètes, de celle de Mkk, par exfviple, et de celle de Halley, en 18S5, effluves qui ont élé observées du 12 au 23 octobre 1835. par Bessel (Astron. Nachr. a" 300-302, p. 185-232), « peut influer, dans quelque cas particuliers, sur les mouvements de translation et de rotation de certaines comètes. Ces effluves font même présumer (p. 201 et 229) qu'il se produit alors une force polaire différente de la force d'attraction ordinaire du Soleil. » Mais la diminution de la période de 3 ans 1/2 de
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la comète d'Eocke suit une marche trop régulière, depuis 63 ans, pour pouvoir être attribuée & l'effet accumulé d'une série d'CfBuves, dont l'émission ne saurait être qa'accidentelle. Cf. SOT cette discussion, importante au point de vue cosmique, Bessel, dans les Astron. Nachr. de Sdiumacher, D* 289, p. 6, et n" 310, p. 3{|5-350, avec le traité d'Encke, sur l'bypothèse d'un milieu résistant, ibid., n' 905, p. 265-27I|.
(8A) [page A6]. Olbers, dans les Aarm. Saàvr., n« 268, p. 58.
(85) [page &7]. OvUmes of Astron., $ 556 et 597.
(86) [page 1|7]. uEa assimilant la matière très-rare qoi remplit les espaces célestes, quant à ses propriétés réfrîngentest aux gaz terrestres, la densité de celte matière ne saurait dépasser une certaine limite, dont les observations des étoiles changeantes, par exemple celles d'JUgol ou de p de Persée, peuvent assigner la valeur. » (Arago, dans VAnnuain foat 18A2, p. 336, Astron. popul., t. I, p. b08).
(87) [page 67). Wollastoo, dans les PhUot. Trantaa. for 1822, p. 89; sir Jobn Jlerschell, Outlmes, $ Slt et 36.
(87) [page (|8]. Nevrton, Princ. maUiem., t. III, 1760, p. 671 : « Vapores, qui ex sole et stellis fisis et caudis cometàrumoriantur.incidfflepoMuntinatmosphferasplaDetarum....»
(89) [page bS]. Cosmoi,t. 1, p. 138 et 152.
(flO) [page fi9]. Cosmos, t. 11, p. 380-396, et 600^08.
(91) [page f|9]. Delambre, Hisl. de V Astron. mod., L H, p. 255, 269 et 272. Marin dit lui-même dans sa Scimtia Iongiiudinum, publiée en 163il| : « Applicatio tubi oplîci ad albidadam pro stellis fixis prompte et accurate mensarandis a me exeogitats est. n Picard ne se servait point encore de lonette, «D 1657, pour son quart de cercle; et Hévélius, lorsque Balhj loi rendit visite, en 1679, pour }nger de l'exactitude
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de ses mesures de hauteur, observait à l'aide de dîoptres oa de pinnu^ perfectionnées (Baily, CiOal. ofStart, p. 38).
(92) [page 50]. L'infortuné Gascoigne, dont le mérite est resté longtemps méconnu, périt, âgé de vingt-trois ans ik peine, à la bataille de Marston Moor, que Cromwell livra aux troupes royales. Voyez Derhani, dans les Philos. Trataaci., t. XXX, for 1717-1719, p. 603-510. C'est à lui qu'appartient une invention que l'on a longtemps attribuée à I^caid et à Auzout, et qui a donné une puissante impulsion à l'astro nomie d'observation, c'est-4-dire à l'astronomie dont le but prindpal est de déterminer les portions des astres.
(93) [page 50]. Cosmos, t. Il, p. 210.
(94) [page 51]. Le passage où Strabon (lib. 111, p. 138, Gasaub.) cherche à combattre l'opinion de Posidonius, est ainsi conçu, d'après les manuscrits : u L'image du Soleil parait agrandie, sur la mer, à son lever aussi bien qu'à son coucher, parce que les vapeurs montent en plus grande quantité de l'éiémmt hamide; car l'œil qui regarde à travers les vapeurs reçoit , comme lorsqu'il regarde à travers vn tuyau, des rayons brisés qui forment une image de forme plus grande; et la même chose arrive, lorsqu'il aperçoit, S travers un nuage sec et mince, le Soleil ou la Lune à leur coucher; dans ce dernier cas, l'astre parait aussi rougeâtre. a On a cru, encore tout récemment, que ce passage avait été altéré (Xramer, dans son édition de Strabon 18(|ti, 1. 1, p. 211), et qu'au lieu de SCaàik&v, il fallait lire ii'&âïxov, à travers det gltbes de verra (Sdioeider, Eclog. phys., t. Il, p. 273). La puissance aiBplifiaute du globe de veire rempli d'eau (Sénèque, Natur. QiueU., I, 6) était aussi bien ctnnue des anciens que les etfets des verres ou des cristaux ardmts (Aristophane, Nubet. V. 765) et de l'émeraude de Néron (Pline, XXXVII, 5); mais oes globes ae pouvairat «a rieo serrir aux instrttments astronomiques (Cf. Cosmos, t. II, p. 552, a. bfc). Les hauteurs
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du Soleil, mesurées à travers des nuages légers et peu épais ou même à Uavers des vapeurs volcaniques, ne [H^sentent aucune trace d'anomalies dans la réfraction ordinaire des rayons de lumière (Humboldt, Becueil d'Observ. astron., 1. 1, p. 123). Le colonel Baeyr a trouvé que des couches de brouillard, ou des vapeurs interposées à dessein, ne produisaient aucune déviation angulaire dans la lumière des signaux héliotro[Hques, ce qui confirme d'ailleurs les résultats d'Ârago. Péters a comparé, à Poulkova, des hauteurs d'étoiles observées soit par un ciel serein, soit par un del couvert de légers nuages, et n'a peint trouvé de différence qui atteignit 0",017. (Becherches sur la Paraltaxe des iloUes, ISfiS, p. 80 et ihO'ihi; Struve, Éludes stellaires, p. 98). — Sur les tuyaux employés, par les Arabes, dans leurs instruments astronomiques, voyez Jourdain, Sur l'obsero<Uoire de Meragah, p. 27, el h. Sédillot, Mémoire sur les instruments astronomiques des Arabes, 1811, p. 198. Les astronomes arabes ont aussi le mérite d'avoir employé, les premiers, de grands gnomons munis d'ouvertures circulaires. Dans le sextant colossal d'Abou Uohammed al-Cbokandî, l'arc était divisé de 5 en 5 minutes, et recevait' par une ouverture circulaire l'image du Soleil. ■ A midi, les rayons du Soleil passaient par une ouverture l^atiqoée dans la voûte de l'Observaloire qui couvrait l'instrwnent, suivaient le tvyau et formaient, sur la concavité du sextant, une image circulaire dont le centre donnait, sur l'an; gradué, le complément de la hauteur du Soleil. Cette instrument ne diffère de notre mural qu'en ce qu'il était garni d'an simple tuyau au lieu d'une lunette. » (Sédillot, p. 37, 202 et 305). Les dioptres ou pinnules percées d'une ouverture ont été employées par les Grecs et les Arabes, pour déterminer le diamètre de la Lune : le b«u rond de la pinnule (dijective mobile était plus grand que le trou de la pinnule oculaire fixe, et ou faisait mouvoir la première en la rapprochaiU ongB l'écartant de la seconde, jusqu'à ce que le disque de la Lune, vu à travers It pianule oculaire, parût remplir
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entrbretnent l'oaverlure ronde de la piimale objecâr». ^ lambre, Hist. dt FAitron. du moyen âgt, p. 201, et SédiHot, p. 198). Ces pionuies, arec lenrs ouvertures drculaires ou m feule, paraissent avoir été introduites par Hipparqae; Ardûmëde se servait de deux petits cylindre fixés sur la même alidade (Bailty. Hist. de TAslron. mod., 2* édit., 17S5, t. I, p. liSO). Voyez aussi : TTi^on SAUxandri*. Basle., 1538, p. 257 et 262; les Bypotyp. de Proclus Diadocbus, éd. Halma. 1820, p. 107 et 110, et Ptolémée, Almageste, éd. Halma, 1. 1, Par., 1813. p. LVIl.
(95) [page 52], D'après Arago. Voyez Hoigno, Rfyertoin teOpiique moderne. 18It7, p. 153.
(96) [page 53]. Voyez, sur les raies noires du spectre solaire dans l'image daguerrienne, les Comptes renda* dis séances de l'Académie des Seiencet, t. XIV, 18&2, p. 903lOlt, et t. XVI, 18ù3,p. (|02-A07.
(97) [page 63]. Cosmos, t. Il, p. 397.
(98) [page SdJ. Quant à l'importante question fie distinguer entre la lumière propre et la lumière réfléchie, on peut citer, comme exemple, les recherches d' Arago sur la lumiè» des comètes. Eo employant un appareil fondé sur la polaiisation diromatîque dont il avait fait la découverte en 1811, Arago a trouvé que la lumière de la comète de Ualley (183Q loimait lieu h deux Images teintes de deux couleurs complé- .nentaires, telles que le rouge et le vert, ce (pii prouve que •celle lumière contenait de la lumière solaire réfléchie, l'ai assisté moi-même à des redierches plus anciennes, fûtes en vue de comparer, à l'udedu polariscope, les propriétés de b lumière propre de la Chèvre avec celles de la lumière d'une comète qui s'était dégagée tout à coup des rayons du Soleil, au commencement de juillet 1819. (Arago, Astnm. popuL. t. II, p. 1121 , Cosmos, 1. 1, p. 118 et 457;Bessd, âutle Sébtmadier's Jahrimchtm Mil, p. 169).
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— 5G1 — {99)[page5/iJ.LettredeM. Arago à M. Alexandre de HumboMt, 18i|0, p. 37 : « A l'aide d'un polariscope de mon inventiOD, je reconnus (avant 1820), que la lumière de tous les corps terrestres incandescents, solides ou liquides, est de la Inniifere naturelle, tant qu'elle émane du corps sous des incidences perpendiculaires. La lumière, au contraire, qui sort de la surface incandescente sous un angle aigu, offre des marques manirestes de polarisation. Je no m'arrête pas à te rappeler ici, comment je déduisis de ce fait la conséquence curieuse que la lumière ne s'engendre pas seulement à la sorAice des corps; qu'une portion naît dans leur ttibslance même, cette substance fùt-elle du platine. J'ai seulement besoin de dire qu'en répétant la même siérie d'épreuves et avec les mêmes instruments sur la lumière que lance une subsUDce gazeuse eutlammée, on ne lui trouve, sous guelqtie inclinaison que ce soit, aucun des caractères de la iumière polarisée, que la lumière des gaz, prise à la sortie de la surface enSammée, est de la lumière naturelle, ce qui n'empticbe pas qu'elle ne se polarise ensuite complètement, si on la soumet à des réflexions ou à des réfractions convenables. De là une méthode très-simple pour découvrir à ^0 millions de lieues de distance la nature du Soleil. La lumière provenant rfu Ixfrd de cet astre, la lumière /émanée de la matière solaire tous un angle aigu, et nous arrivant sans avoir éprouvé en route des réflexions ou réfractions sensibles, offre-(-elle des traces de polarisation, le Soleil est un corps solide ou liquide. ■ S'il n'y a, au contraire, aucun indice de polarisation dans la lumière du bord, la partie incandescente du Soleil «I gazeuse. Ces! par cet endialnement méthodique d'observations qu'on peut arriver à des notions exactes sur la constitution physique du Soleil. B Sur les enveloppes du Soleil, voyez Arago, Attron. popul., t. Il, p. 101-10(|. Je reproduis id, sous leur forme ordinale, tous les écUirdssemeots déuillés que j'empniitte aux écrits imprimés ou manuscrits d' Arago, sur diver:< points d'optique. En conservant les propres paroles de mon
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«mi, j'ai pour but d'éviter les méprises on les altértlioits ausquellei les ïncertitudee de la terminologie EcieDtifiqne poumient donner lieu, dans les nombreuses traductiMis qui sont foites de cet ouvrage.
(JOO) [page bk]. Sur l'effet d'une lame de tourmaline taillée parallèlement aux arêtes du prisme, servant, lorsqu'elle est convenablement située, à éliminer en totalité les rayons rénéchis par la surface de la mer, et mêlés à la lumière provenant de l'écueîl, voyez Arago, Instraaions de la Btmtle, Œuvrts ComfUUt. t. IX.
(1) [page 5(i]. De la possibilité de déterminer les pouvtnrs réfringents des corps, d'après leur composition chimique (recbercbes appliquées aux rapports de l'oxygène et de l'azote, dans l'air atmosphérique, à la proportion de Thydrogène dans l'ammraiaque et dans l'eau, à l'acide carbonique, l'alcool et le diamant], dans Bïot et Arago, Mémoire tur la alftnitis des corps pour la tumUre. mars 1806. Mimoirts ma- Ihhn. et phys. de l'Imlim. t. VII, p. 327-3&6; Humboldl, UimoiTe sur les Rtfractions astronomiques dans la zone lorride, dans le Recueil d^Observ. astrtm., 1. 1, p. 115 et 122.
(2) [pag« 51!t]. Expériwices de H. Anigo sur la puiasanoe réfractive des co^ diaphanes (de i'air sec et de l'air humide) par le déplacement des franges, dans Moigno, Bépertoire d^O^ tiqaemod. \W, p- 150-163.
(3) [pag0 55]. Pour renverser l'assertion d'Aratus, à savoir, que l'on voit seulemeotfi étoiles dans les Pléiades, Uîpparqoe dit(ad Aniti Phmom. I, p. 190 in Uratwlogio PetavO) : « Une étoile a écbappé à Aratus; car si l'on fixe attentivement les Pléiades, par une nuit pure et saiu fun«, on y voit 7 étoiles. D'apriis gela, il parait étonnant qu'AUalus, dans sa dcseriptioB des Pléiades, ait laissé passer cette méjHÙe d'AraUu. oomnw si le dire de ce dernier avait été trouvé eonforme à 1« rénlité. >
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Dtns les Cateslirismes BUribuéeà Éralosthèoe (XXIII), Mérope est DOmmée -)c«vxçavi(t, l'invisible. Quantau rapport |»*ésamé entre le nom de l'étoile voOée (une fille d'Atlas) et les mytbes géographiques qu'on trouve dans la Mèropide de Théopompe, oa avec le grand continent Saturnien de Plutarque et l'Atlantide, voyez Uomboldt, Examm crit. de l'Hitt. de la Giograpfùe, t. I, p. 170, et Ideler, Untersudtvngen ûfter den Urspnmg und die Bedeutung der Sumnamen lias, p. 11^5. Quant aax positions astronomiques, voyez Mœdler, Untersuch. ùber die Fixslemsystwte. 2* part. 18t|â, p. S6 et 166, et Baily dans les Jf«n. of the Auron. Soc, t. XIII, p. 33.
{h) [pige 66). Ideler, Slemnamen, p. 19 et 25. — a On observe, dit Arago, qu'une lumière forte fait disparaître une lomière faible placée dans te voisinage. Quelle peut en Aire la cauaeî U ett possible physiologiquement que l'ébranlement communiqué k la rétine par la lumière forte s'étende au delà des points que la lumière forte a frappés, et que cet ébranlenoeot secoadaire absorbe et neutralise en quelque sorte l'étnnlement provenant de la seconde et &ible lumière. Biais sus entrer dans ces causes pbysiolt^iqoes, il y a une cause directe qu'on peut indiquer pour la disparition de la faiUs lumière : c'est que les rayons provenant de la grande n'cmt pM senlemrat formé une image nette sur la rétine, mais se sDOt dispersés aussi sur toutes les perties de cet <vgane, i c^ase des imperfections de transparence de la cornée. — Les rayons du corps plus brillant a, en traversant la cornée, se OHBporteot comme en traversant un corps légèrenunt dépirii. One partie de ces rayons réfractés régulièrement forme Ilnage même de a, l'autre partie dispenèe éclaire la totalité de la rédne. C'est donc sur ce fond lumineux que se projette rinuge de l'objet voisin b. Cette demi^ image doit donc ou disparritre oa être afflûblie. Dijow. deux causes contribuant i rafiiUisaeiBcnt des étoiles. L'une de C4s causes c'est l'image distincte da ealte pwiioB de l'atmoepbère «onaprtse dans la
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direction de l'étoile (de la portion aérieone placée entre l'œil
* «t l'étoile) et sur laquelle l'image de l'étoile vient de se peindre ; l'autre cause c'est la lumière diffuse provenant de a dispersion que les débuts de la cornée impriment aux rayons émanant de tous les points de l'atmosphère vitibie.
K De nuti, les couches atmosphériques interposées entre l'oeil et
l'étoile vers laquelle on vise n'a^sseat pas; chaque étoile du
■ firmament Torme une image plus nette, mais une partie de
leur lumière se trouve dispersée à cause dtrmanque de diaphanéité de la cornée. Le même raisonnement s'applique à une deuxième, troisième... millième étoile. La réUne se trouve donc éclairée en totalité par une lumière dilluse, proportionnelle au nombre de ces étoiles et à leur éclat. On conçoit par là que cette somme de lumière diffuse a&iUisse
* ou fasse entièrement disparaître l'image de Téloile vers laquelle on dirige la vue. m (Arago, Jfanujtrtl de 18&7; Astron.
- popui., 1. 1, p. 192-196).
(5) [page 57]. Arago dans l'^lnnuaire pour 18Ii2, p. 38i, et dans les Comptes rendus, t. XV, 1812, p. 750 (Schumacher's Artron. Nachr., n" 702). « Relativement & vos conjectures sur
' la visibilité des satellites de Jupiter, m'écrit H. le [f Galle,
je me suis occupé de déterminer leur grandeur par voie d'estime. J'ai trouvé , contre mon attente, que ces satellites ne sont point de 5* grandeur, mais de 6* ou de 7* grandeur tout au plus. Seulement le 3* satellite, qui est le plus IxillaDt,
) paraissait égaler en éclat une étoile voisine de 6* grandeur
que je pouvais encore distinguer à l'œil nu, à quelque distance de Jupiter. En tenant compte de l'effet produit par la vive lumière de Jupiter, j'estime que ce satellite paraltiait
V peut-Mre de 5* ou de 6* grandeur, s'il était isolé. Le qua-
trième satellite se trouvait dans sa plus grande élongatioa; cepoidant je ne l'estime pas au-dessus de la 7* grandeur. Les rayons de Jupiter n'auraient point emptehé ce satellite d'être visible, s'il eût dépassé cette grandeur. En comparant
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Aldéboran avec l'étoile voisine 6 du Taureau, oii l'on distingue nattemeiit deux étoiles séparées par on intervalle de 5' 1/3, je me suis assuré que, pour un ceil ordinaire, les rayons de Jupiter s'étendent à 5' ou 6' nu moins. » Ces évaluations s'accordent avec celles d'Arago; celuM» croit même que les bus rayons peuvent avoir une étendue double pour qudqaes personnes. On sait d'ailleurs que tes distanees moyennes des quatre satellites au centre de Jupiter sont 1' 51", 2' 57", k' hi" et 8' 16'^ « Si nous supposons que l'image de Jupiter, dans certains yeux exceptionnels, s'épanouisse seulement par des rayons d'une on deux minutes d'amplitude, il ne sem- Mers pas impossible que les satellites soient de temps en temps aperçus, sans avoir besoin de recourir à l'artifice de l'amplificatioD. Pour vérifier cette conjecture, j'ai fait construire une petite lunette dans laquelle l'objectif et l'oculaire ont à peo prte le même Toyer, et qui dès lors ne ^routt point , Cette lunette ne détruit pas entièrement les rayons divergents, mais elle en réduit considérablement la longueur. Cela « suffi pour qu'un satellite , convenablement écarté de la planète, soit devenu visible. Le fait a été constaté par tous les jeanes astronomes de l'Observatoire, n (Arago, dans les Connus rendus, t. XV, 18&3. p. 751). — On peut citer, ccHome un remarquable exemple du degré de pénétration que la vue atteint chez certains individus, et de la grande sensibilité de la rétine, le cas d'un maître tailleur, nommé Seboen, qui mourut à Breslau, en 1837, et sur lequel l'habile et savant directeur de l'Observatoire de cette ville, M. Boguslawaki, m'a foit d'intéressantes communications, a On s'est assuré plusieurs fois, depuis 1820, par des épreuves sérieuses, que Schffin distinguait les satellites de lupiter, lorsque la nuit était sereine et sans lune. Il en indiquait exactement les positions; il pouvait même le faire pour plusieurs satellites à la fois. Quand on lui dit que les faux rayons des astres empédiaieot les autres personnes d'en faire autant, Schœn exprima son étonnement sur ces &ux rayons si gênants pour
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d'autres que pour lui. D'aprte les vîiâ débats qui s'élevàrent entre lui et les personnes présentes k ces expériences, sur la difficulté de voir les satellites à l'œil nu, il fallut bien conclura que, pour Scbœn, les étoiles et les planètes étaient dépourvues de rayons parasites et paraissaient comme de simples points brillants. C'était le troisiëme satellite qu'Q dtstioguait le mieux; il voyait ausù très-bien le premier vera ses plus grandes digresuons; mais il ne vit jamais le second ni le quatrième seul. Lorsque l'état du ùel n'était pas tout à &it (avorable, les satellites lui apparaissaieot comme de faibles b^es lumioeuses. Jamais, dans ces expériences, il ne lui arriva de confondre les satellites avec de petites étoiles, saas doute à cause de la suntillation de celles-ci, et de leur lumière moins calme. Quelques années avant sa mort, Sbœn se plaignait à moi'de l'affaiblissement de sa vue; ses yeux ne pouvaient plus distinguer les lunes de Jufuter; même quand l'air était pur, elles ne lui apparaissaient plus isolément que comme de faibles traits de lumière, n Les résultats de ces recherches s'accordent trèfr^ien avec ce que l'on sait depuis longtemps sur l'éclat relatif des satelHles de Jupiter; car, pour des individus doués d'o^anes ai parUts et 9 seoaMet, il est probable que l'écbt et la nature de la lumi^ ont plus d'efiel que les distances des satellites & la planète. Sctteen ne vit jamais le 2* ni le &* satellite. Le S'est le plus pMit de tous-, le b'est, ik la vérité, le plus élo^né et même le plus brillant apràs le 3*; mais sa couleur s'assombrit périodiqiiemoJt, et c'est presque toujours le plus faible des quatre satellites. Quant au 3* et au 1", que Schœn voyait le plus aiaémeot et le plus souvent à l'œil nu, l'un (le 3*) est le plus grand, celui qui d'ordinaire brille le plus, et sa lumière est d'un jaune bien tranché; l'antre (le 1") surpasse quelquelos, par l'éelal de sa vive lumière jaune, le S* satellite bien qu'il 4Çit beaucoup plus pçtit. (Mii^dler, Ajtr^n., I8I16, p. Î31-33& «t Ji30). QusQt & la quesition d9 savoir cwiment des povis ^antfi trè6-<éloignés peuvent être vus sous forme de raies
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Imnînetues, on peut consalter Stunn et Airy dans les Compta rtfuha, t. XX, p. 76S-766.
(6) [page 5B]. a L'image èparumit d'une éto^e de 7* grandeur n'ébranle pas suffisamment la rétine : elle n'y Tait pas n^tre une sensation appréciatde de lumière. Si l'image n'élatl point ipanouie (par des rayons divergents), la sensation aurait plus de f(»ce, et l'étoile se verrait, La première classe d'étoiles invisibles à l'œil nu ne serait plus alors la septième : pour la trouver, U faudrait peut-être descendre alors jusqu'à fa 12*. Considârons un groupe d'étoiles de 7' grandeur, tellement rapprochées les unes des autres que les intervalles échappent nécessairemeat à l'œil. Si la vition avait de ia netteté, si l'image de chaque étoile était très-petite et bien terminée, l'observateur apercevrait un champ de lumière dont chaque point aurait Vèclai concentré d'une étoile de 7* grandeur. L'éclat eoneentrè d'une étoile de 7* grandeur suffit à la vision h l'œil nu. Le groupe serait donc visible ft l'œil nu. Dilatons maintenant sur la réUne l'image de chaque étoile du groupe; remplaçons chaque point de l'ancienne image générale par un petit cercle : ces cercles empiéteront les uns sur les astres, et . les divers points de la rétine se trouveront éclairés par de la lumière venant ^mullanément de plusieurs étoiles. Pour peu qu'on 7 réflédiisse, il restera évident qu'excepté sur les bords de l'image générale , l'aire lumineuse ainsi éclairée a précisément, à cause de la superposition des cercles, la même intensité que dans le cas od chaque étoile n'éclaire qu'un seul point au fond de l'œil; mais si cbacun de ces points reçoit me Inmièfe ^^e at intensité & la lumière concentrée d'une étoile de 7* grandeur, il est clair que répanouissemeot des images individuellee des étoiles eontigoës ne doit pas empédier la visibilité de l'ensanble. Les instruments télescopiques ont, quoique k un beaucoup moindre degré, le défaut de donner aussi aux étoiles un dtainUre tèmible et faeHee. Avec ces instruments, comme à l'œil m, on doit donc apercevoir
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des groupes composés d'étoiles inférieures en iatensilé à celles que les mêmes lunettes ou télescopes fiaient apercevoir isolément, n Arago, dans l'Annuaire du, fiur. da Longit. pour l'an 1842, p. 28A; Àslron. popul., t. I, p. 186-192.
(7) [page 58]. Sir William Herschell dans les PMlot. Transac, for 1803. t. 93, p. 225, et for 1805, t. 95, p. 186. Voyez aussi Arago dans l'Annuaire pour 18^2, p. 3G0-371i; Astron. popul., t. I, p. 36Û-371.
(8) [page 62]. Uumboldt, Belation hist. du YoyagtauxRkgiom équinox., t. 1, p. 92-97, et Bouguer, Traité tTOplùpu, p. 360 et 365. Voyez aussi le cap. Beechey dans le Jfonuai of tcientific Enqviry forllie use ofthe H. Nao\j, 1849, p. 71.
(9) [page 62]. Le passage d'Aristote, à\A par Buflïm, se Uonve dans un livre où on ne se serait (piëre avisé de le chercher, le livre de GtJierat. Animal,, V. I, p. 780, Bekker. En voici la traduction exacte : « Voir bien c'est, d'une part, voir de loin, d'autre part, c'est distinguer nettement les difiérences des objets perçus. Ces deux facultés ne se trouvent pas toujours réunies dans le même individu. Car celui qui met sa main au-dessus de ses yeux, ou qui regarde à Vraoert un tuyau, n'est ni plus ni moins pour cela en état de dtoèler les diff^ences de couleurs, et cependant, il pourra voir des objets situés à de plus grandes distances. De I& vient ausd que les personnes placées dans des cavernes et des citernes voient quelquefois des étoiles, n 'Opt^^uxTtx et surtout tffirtrai sont des citernes souterraines ou des espèces de silos naturels creusés par des sources. Or, en Grèce, d'après le témoignage oculaire de M. le professeur Franz, ces cavités communiquent avec l'air et la lumière par un puits vertical, et ce puits s'élaigU par en bas comme le goulot d'une bouteille. Pline dit (L 11, c. U) : <[ Altitudo cogit minores videri stellas; affixas coekt Solis fulgorinterdiunonrerni,quam»:|ueacnoctuluceaiit: idque manîfestum fiât def.-ctti So'isel prxalUs puieis. a Cléo-
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mëde (Cyd. Theor., p. 83, Bake), ne parte point d'étoiles vues en pleio jour, mais il suppose « que le soleil, vu du food de citernes profondes, parait agrandi, à cauâe de l'obscnrité et de l'humidité de l'air. »
(10) [page 63]. » We bave ourselves heard it stated by a celebrated opticiao, thaltbeearliestcircumslancowhichdrew fais attention to astronomy, was tbe regular appearance, at a certain bour, for several successive days, of a considérable star, througli Ibe shaft of a cbimney. » Jobn Herschell, Oittlitws of Astron., §61. Les ramoneurs que j'ai interrogés à ce sDJet, se sont presque tous accordés à dire qu'ils R'avatent jamais vu d'étoile en plein jour, mais que, pendant la nuit, ils voyaient la voilte du ciel tout à fait proche, et que les étoiles leur paraissaient comme agrandies. Je m'abstiens de toute appréciation sur la connexité de ces deus illusions.
(11) [page 63], Saussure, Voyage dans les Alpes, NeufcbUel. 1779, k\ t. IV, S 2007, p. 199.
(13) [page 6(i]. Unmbotdt, Essai sur la Géographie des Plantes, p. 103; et Voyage aux Régions équitu>x., t. I, p. 1I|3 et2/|8.
(13) [page 65]. Humboldt dans la Monatiicher Correspondenz ntr Erd- xmd Himmels-Kunde du baron de Zach, 1. 1, 1800, p. 396; et dans le Voyage aux Bégions équinox., t. I, page 125 : <i On croyait voir de petites fusées lancées dans l'air. Des points lumineux, élevés de 7 à 8 degrés, paraissaient d'abord se mouvoir dans le sens vertical ; puis leur mouvement se convertissait en une véritable oscillation horizontale. Ces points lumineux étaient des images de plusieurs étoiles agrandies (en apparence) par les vapeurs, et revenant an même point d'où elles étaient parties, n
(li) (page 66]. Le prince Adalbert de Prusse, -lu* m«n«n Tagebuche. 18^7, p. 213. Le phénomène dont il s'agit ici, au-
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nôMt qu«lqM rapport avec le* oaeilbtioiM de la Pohin, dt
10'^àia"d'&mplitnde, que Cariini a remarqaèes plosiean foia, lonqa'il observait tes passages de la Polaire à faide de la lunette méridienne à fort groBaissenaeiit de l'observatoire de Hilanî Voyez Zacb , Correspondmux attronom. et géogr., C. Il, 1819, p. 84. Brandes ramène cette apparence k un effet de miraj^ (Gehler'a wngearb. phyt. WœrUrbuch, t. IV, p. 5(|9). Dn excellent observateur, )e colonel Baeyer, a vu aussi la lumière faéliolropique présenter des oscillations horizontales.
(15) [page 70]. Dans ces derniers temps, Uytenbrock a Eût connaître les services émlnenls de Constantin Huyghens et sei talents comme coastructeur d'instruments optiques, dans son Oratio ite /^airi&us Christiano aique Consuintino Rugmi«, anis dîoptriccB euitoribus, 1838. Voyez anseî le savant directeur de l'observatoire de Leyde, le professeur Kaiser, dans les Schumacher's Citron, Nachr., n* 592, p. 2Ii6.
(16) [page 70].-Arago dans VÀstron. pepul., 1. 1, p. 181.
(17) [page 70]. « Nous avons placé ces grands verres , dit Dominique Cassini, tantôt sur un grand mât, tantôt sur la tour de bois venue de Marly; enfin nous les avons mis dans un tuyau monté sur un support en forme d'écbelle à trois bces, ce qui a eu (d«is la découverte des satellites de Saturne) le succès que nous en avions espéré, u (Oelaratre, Hia. de £Astron, moderne, t. il, p. 785). La longueur excessive de ces instruments d'optique rappelle les instruments des Arabes, les quarts de cercle de 58 mètres de rayon : l'arc divisé recevait l'image du Soleil dont la lumière pénétrait par un petit trou rond, à l'instar des gnomons. Un quart de cercle de ce genre avait été érigé à Samarcande*, c'était probablement une imitation amplifiée du sextant de 18", 5 de hauteur d'At4:bo- Itandi . Voyez Sédillot, Prolégomènes des Tables d'atout Beigh. 18I|7, p. Lvti et cxiix.
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(18) [page 71]. DeUmbre, But. de PÂstron. mod.. 1. 11. p. 69^. Un capucin, Sdiyrle van Rheita, écrivain mystique, mais très-versé dans les malières d'oplique, avait déjà parlé, dans son Oeulus Enoch et Elia (Antverp., 16£|5), de la pro* cbaine possibilité de construire des lunettes portant un grossissement defiOOOfois; il voulait s'en servir pour exécuter des cartes très-exactes de la Lune, Voyez aussi Cosmos, t. II. p. 605, o. I|8.
(19) [page 71]. Edinb. Encyclopxdia, t. XX, p. 479.
(20) {page 73]. Struve Éludes d'Asiron. sulUàre, 1847* note 59, p. Sti. Quoique j'aie adopté partout les mesures françaises, j'ai conservé dans le texte les désignations de 40, 20 et 7 pieds anglais pour les longueurs des télescopes d'Uerachell. Non-seulement ces désignations sont plus commodes, mais encore elles ont reçu une espèce de consécration historique par les grands travaux du père et du Dis, en Angleterre et à Feldbausen. au cap de Bonne-Espérance.
(SI) [page 73]. Scfaumacher's Asiron. Nadir., n" 371 et 611. Cauçhoix et Lerebours ont aussi conseil des objectife de plus de 34 centimètres de diamètre et de 7", 7 de foyer.
(32) [page 74]. Struve, SMilarum dupitcium elmuUvpHcivm Xentwxmicrometricie, p. 2-41.
(23) [page 75]. M. Airy a décrit et comparé récemment les procédés qui ont été suivis dans la coostructioo de ces deux télescopes; les proportions de l'alliage, la fusion du métal, les «iqiareila de polissage, les appareils pour l'installation des miroirs. Voyex ^1. of I/w Attron. Soc, t. IX, d" 5 (marcb 1849). On y lit ce qui suit sur les effets du iniroir de 6 pieds de diamètre (1*>,83} de Lord Rosse (p. 120) : a The Astronomer royal (U' Airy) alluded to the impression raade by tfae enormous light of ibe télescope : partly by tbe roodificationE produced in the appeamnces of nebula aiready figured, partly
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by the great number of stars seen even at a distance from ihe Milky Way, and partly from the prodigîous brilliancy of Salwn. The account given by anotfaer astronomer oftheappearance of Jupiter was, that it resembled a coach-lamp io the télescope; andthis weli expresses the blazeoflightwbich is seen in the instrument. » Voyez aussi sir John Herschell, OtUlines of Aslroii., § 870 : u The sublimity of the spectacle atTorded by tlie magnificent reflecting télescope constnicted by Lord Rosse of somc of the lai^r globular clusters of nebu!ie is dectared by ail, who hâve witnessed it, to be such as no words can express. Tbis télescope has resolved or rendered resolvable multitudes of nebulae which had resisted ail inferior powers. »
(26) [page 75]. Delambre, Bisl. de l'Àstron. mod., t. II, p. 355.
(25) tpBgfl 76]. Struve, Mens, microm,, p. xuv.
(26) [page 76]. Schumacher's JaMuch fur 1839. p. 100.
(27) [page 76]. « La lumiire atmosphérique diffuse ne peut s'expliquer par le reflet des rayons solaires sur la surface de séparation des couches de différentes densités dont on suppose l'atmosphère composée. En eâèt, supposons le Soldl placé à l'horizon, les surfaces de séparation dans la direcUoD du zénith seraient horizontales, par conséquent la réHexion serait horizontale aussi , et nous ne verrions aucune lumi^ au zénith. Dans la supposition des couches, aucun rayon na nous arriverait par voie d'tme première réflexion. Ce ne seraient que tes réflexions multiples qui pourraient agir. Donc, pour expliquer la lumière diffuse, il faut se figurer l'atmosphère composée de molécules (sphériques par exemple) d<Hit chacune donne une image du Soleil à peu près comme les boules de verre que nous plaçons dans nos jardins. L'air pur est bleu, parce que, d'après Newton, les molécules de l'air ont Vèpaisseur qui convient b la réflexion des rayons bleus. Il est
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donc lUlurel que les petites images du Soleil qne de toua otAéa réfléchissent les molécules sphériques de l'air et qui sont la lumière diffuse, aient une teinte bleue; mais ce bleu n'est pas du bleu pur, c'est un blanc dans lequel le bleu prédomine. Lorsque le ciel n'est pas dans toute sa pureté et que l'air est mêlé de vapeurs visibles, la lumière diffuse reçoit beaucoup de blanc Comme la lune est jaune, le bleu de l'air pendant la nuit est un peu verd&tre, c'est-à-dire mélangé de Ueu et de jaune. » (Arago, manxucrii de 1847-)
(28) [page 77]. I/un des effeU des IwietUs sur lavisUfiliU des iloiUt. (Lettre de M. Arago à M. de Humboldt, en déc. 18ft7.)
a L'c^l n'est doué que d'une sensibilité circonscrite, bornée. Quand la lumière qui frappe la rétine n'a pas assez d'intensité, l'œil ne sent rien. C'est par un manque d'intensité que beaucoup d'étoiles, même dans les nuits les plus profondes, échappent à nos observations. Les lunettes ont pour effet, quant aux étoiles, d'augmenter l'intensité de l'image. Le faisceau cylindrique de rayons parallèles venant d'une étoile, qui s'appuie sur la surface de la lentille objective et qui a cette surlace pour base, se trouve conddéraUement resserré ft la sortie de la lentille oculaire. Le diamètre du {««mier cylindre est au diamètre du second, comme la distance focale de l'objectif est à la distance focale de l'oculaire, ou bien comme le diamètre de l'objectif est au diamètre de la portion d'ocolaire qu'occupe le faisceau émergent. Les intensités de lumière dans les deux cylindres en question (dans les deux cylindres incident et émergent) doivent être entra elles comme les étendues superâcielles des bases. Ainsi- la lumière émergente sera plus condensée, plus intense que la lumière naturelle tombant sur l'objectif, dans le rapport de la surfoee de cet objectifs la surface circulaire de la base du faisceau émergent. Le faisceau éne^ent, quand la lunette grossit, étant plus étroit que le bisceau c^indrique qui tombe sur rofajeetif, il est évident que la pupille, quelle que sok son ou^
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vertare, recueillera plus de rayons par finterméditlra de la limette que sans elle. La lunette augmentârï donc toi^oon l'intensité de la lumière des étoiles.
a Le cas le plus favorable, quant à Teffet des lanetlw, est éridemment celui ob Tceil reçoit la totalité du ftisceau émer^ gent, le cas où ce foisceau a moins de diamètre que la pupille. Alors toute la lumière que l'objectif embrasse, concourt, par l'entremise du télescope, k la formation de l'image. A l'œil nu, au contraire, une porti(Hi seule de cette même lumière est mise à profit : c'est la petite portîtHi que la surface de la pupille découpe dans le faisceau inadent natm«l. L'intensité de l'image télescopique d'une étoile estdone à rintensité de l'image à l'œil nu, comme la surfoce de Tobjectif est à celle de la pupille.
u Ce qui précède est relatif à la visibilité d'tui seul point, d'une seule étoile. Venons à l'obsemUiHi d'un objet ayant des dimensions angulaires sendbles, à l'observation d'saa ptanite. Dans las cas les plus favorables, c'e8t-&-dbe lorsque la pupille reçoit la totalité du pinceau Sergent, rintensité de l'image de chaque point de la planète se calculera par la proportion que nous venons de donner. La quantité totale de lumière concourant à former l'ensemble de l'image à Ttel na, sera donc aussi à la quantité totale de lumière qui forme l'image de la planète à l'aide d'une lunette, comme la surbea de la pupille est ft la surface de l'objectif. -Les intensités comparatives, non plus de points isolés, mais des deux imtget d'une planète, qui se forment snr la rétine à l'odl du, et par rintermédiaire d'une Innette, doivent évidemment dinùmer proportionnellement aux étendues superflciellM de ces deux images. Les dimensions linéaires des deux inngos «ont entre elles comme le diamètre de l'ol^eotif est au diamètre du &■»eeau émergent. Le nombre de fois que la surhea de l'Image amplifiée surpasse la surfooe de limage k l'oeil m, a'dK tiendra dcHic en divisant le carré du diamètre de l'objeclir par le carré du diamètre du fiiisceau émergent, on bien U surface
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de VciqoctiS par k uir&ce de la base circulaire du fiûsceau émargeDl.
■ Nous avons déjà obtenu le rapport des quantités totales de lumière qui eogendrent les deux images d'une planète, en divisant la surface de l'objectif par la stuiace de la pupille. Ce nombre est plus petit que le quotient auquel on arrive en divisant la surface de l'objectif par la surface du faisceau émergent. Il en résulte, quant aux planètes, qu'une lunette fait moins gagner en intensité de lumière, qu'elle ne fait perdre en agrandissant la surface des images sur la rétine; l'intensité de ces images doit donc aller con^nuellement en s'aSUUissant à mesure que le pouvoir ampMcatif de la lunette ou du télescope s'accroit.
a yabnosphère peut être considérée comme une planète & dimensions indéfinies. La portion qu'on en verra dans une loDette. sulHra donc aussi la loi d'affaiblissement que nous veoona d'indiquer. Le rapport entre l'intensité de la lumière d'une planète et le champ de lumière atmosphérique à travers lequel on la verra , sera le même à l'o^l nu et dans les liUMttes de tous les grossissements, de toutes les dimensions. Lta Innettes, sous te rapport de l'intenâté, ne favorisent donc pu la viulNlité des planètes.
a II n'en est point ainsi des itoUet. L'intensité de l'image d'une étoile est plus forte avec une lunette qu'à l'œil nu; au ooDtraire, le champ de la vision, uniformément éclairé dans les deux cas par la lumière atmosph^que, est plus clair à l'œil nu que dans la lunette. U y a donc deux raisons, sans sortir des considérations d'intensité, pour que dans une luiMtte l'image de l'étoile prédomine sur eella de l'atmospMre, notablement plus qu'à l'œil ou.
• Cette prédomioaoee doit aller graduellement en augmentant avec le growiasemeot. ïn eSet, abstraction faite de certaine augmentation de diamètre de l'étoile, conséquence de divers eOtta de tHtFraftion ou i'iattrfiretKt$, abstractiou faite auasi d'une plus forte réflexion que la lumière subit sur
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les surfoces plus obliques des oculaires de trës>eoarts foyers, l'intensité de la lamière de l'étoile est constante tantquel'oavertura de l'objectif ne varie pas. (]oinnie on l'a vu , la clarté du champ de la lunette, au contraire, diminue sans cesse à mesure que le pouvoir ampliflcatif s'accroît. Donc, toutes autres circonstances restant égales, une étoile sera d'autant plus visible , sa prédominance sur la lumière do champ do télescope sera d'autant plus tranchée qu'on fera usage d'an grossissement plus fort, n (Arago, Astron. popiU., 1. 1, p. 186- 188 et p. 197-198). — J'extrais encore ce qui suit de l'^nnuaire du Bureau des Longit. pour 18i|6 (Notices scient, par M. Arago), p. 381 : a L'expérience a montré que pour le commun des hommes, deux espaces éclairés et contigns ne se distinguent pas l'un de l'autre, b moins que leurs intensités comparatives ne présentent, eu minimum, une différence de 1/60. Quand une lunette est tournée vers le firmament, son champ semble uniformément éclairé : c'est qu'alors il existe, dans un plan passant par le foyer et perpendiculaire a l'aie de l'objectif, une image indéfinie de la tégioa atmosphérique vers laquelle la lunette est dirigée. Supposons qu'un astre, c'est-à-dire un objet situé bien au delà de l'atmosphère, se trouve dans la direction de la lunette : son image ne sera visible qu'autant qu'elle augmentera de 1/60, au moins, l'intensité de la portion de l'image focale indéfinie de l'atmosphère, sur laciuelle sa propre image limitée in se placer. Sans cela, le champ visuel continuera b paraître partout de la même inten»të. n
(29) [page 79]. Arago a publié, pour la première f<^ aon explication de la sctnUlIation, dans un appwidic^ au ii* livK de mon Voyage aua: Rigions iquinoxiales, 1. 1, p. 623. Je sais heureux de pouvoir enrichir le chapitre relatif A la vision naturelle et t^escopique des éclaiRMssementB qui suivent, et (jne je reproduis textuellement, d'après les motifs indiqués dans la page 285.
Des causes de la Scinlîllaiion des HoUes.
a Ce qu'il y a de plus renoarquable dans le phénomène de la scintillation, c'est le changement de couleur. Ce changement est beaucoup plus fréquent que l'observation ordinaire ne l'indique. En effet, en agitant la lunette, on transforme l'image dans une ligne ou un cercle , et tous les points de cette ligne ou de ce cercle paraissent de couleurs difTërentes. C'est la résultante de la superposition de toutes ces images que l'on voit, lorsqu'on laisse la lunette immobile. Les rayons qui se réunissent au foyer d'une lentille, vibrent d'accord ou en désaccord, s'ajoutent ou se délrnisent, suivant que les couches qu'ils ont traversées ont telle ou telle réfringence. L'ensemble des rayons rouges peut se détruire seul, si ceux de droite et de gauche et ceux de haut et de bas ont traversé des milieux inégalement réfringents. Nous avons dit seul, parce que la différence de réfringence qui correspond à la desfUBction du rayon rouge, n'est pas la même que celle qui anhne la destruction du rayon vert, et réciproquement. Maintenant si des rayons rouges sont détruits, ce qui reste sera le blanc moins le rouge, c'est-.i-dire du vert. Si le vert au contraire est détruit par interférence, l'image sera du blanc moins le vwt, c'est^-dire du rouge. Pour expliquer pourquoi les plantes à grand diamètre ne scintillent pas ou très-peu, il faut se rappeler que le disque peut être considéré comme une agrégation d'étoiles ou de petits points qui scintillent isolément ; mais les images de différentes couleurs que chacun de ces points pris isolément donnerait, empiétant les unes sur les autres, forroeraieni du blanc. Lcoaqu'on place un diaphragme oo un bouchon percé d'un trou sur l'objectif d'une lunette, les étoiles acquièrent on disque entouré d'un série d'anneaux lumineux. Si l'on enfonce l'oculaire, le disque de rétoile augmente de diamètre, et il se produit dans son coilre un trou obscur; si on l'enfonce davantage, un point lumineux se substitue au point noir. Un nouvel enfoncement III. 37
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donne Daissance h un centre noir, etc. Prenons la luortte lorsque le centre de l'image est noir, et visons à une étoile qui ne scintille pas : le centre restera noir, comme il l'était auparavant. Si au contraire on dirige la lunette k une étide qui scintille, on verra le centre de l'image lumineux et obscur par intermittence. Dans la position .ott le centra de l'image est occupé par un point lumineux, on verra ce point disparaître et ren^tre successivement. C^e disparition oa réapparition du point central est la preuve directe de VitUerfèrence variable des rayons. Pour bien concevoir l'absence de lumiëre au centre de ces images dilatées, il but se rappeler que les rayons régulièrement réfractés par l'objectif ne se réunissent et ne peuvent par conséquent inUrfèrer qu'an foyer : par conséquent les images dilatées que ces rayons peuvent produire, resteraient toujours pleines (sans trou). Si dans une certaine position de l'oculaire un troi^se présrale au centre de l'image, c'est que les rayons régulièrement r^ fractés interfèrent avec des rayons diffraciès sur les bordSilfB diaphragme arculaire. Le phénomène n'est pas constant, parce que les rayons qui interfèrent dans un certain moment, n'interfèrent pas un instant après, lorsqu'ils ont traversé des couches atmosphériques dont le pouvoir réinngent a varié. On trouve dans cette expérience la preuve manifeste du ràle que joue dans te phénomène de la sdntillation l'inégale réfrangibilité des coudies atmosphériques traversées par les rayons dont le faisceau est très-étroit.
« Il résulte de ces considérations que l'explicatîoa des scintillations ne peut être rattachée qu'aux phénomènes des iraerférmees Ivmineuses. Les rayons des étoiles, iqwès avMr traversé une atmosphère oti il eiiste des couches in^alement chaudes, inégalement denses, inégalement humides, vont se réunir au foyer d'une lentille, pour y former des images d'intensité et de couleius perpétuellement cbai^ieantes, c'està-dire des images telles que la scintiltatioo les présente. Il y a aussi sùntillation hors du fbyer des lunettes. Les expUcatîoas
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proposées par Galilée, Scaliger, Kepler, Descartes, Hooke, Huyghens, Newton et lohn Michell, que j'ai examinées dans un mémoire présenté à l'Institut en 18^0 {Comptes renàus, t. X, p. 83), sont inadmissibles. Thomas Young , auquel nous devons les premières lois des interférences, a cru inexplicable le pbénoâkne de la scintillation. La fausseté de l'ancienne explicatkiiT^ar des vapeurs qui voltigent et se déplacent, est déjfc prouvée par la circonstance que nous voyons la scintillation des yeux, ce qui supposerait un déplacement d'une minute. Les ondulations des bords du Soleil sont de h" à 5" et peut-être des pièces qui manquenl, donc encore effet de l'interféreDce des rayons. » (Extrait des manuscrits dArago, 1547).
(30) [page 80]. Arago, dans l'Annuaire pour 1831, p. 168.
(31) [p. 82]. Aristote, de Cœlo, 11, 8, p. 290, Bekker.
(32) [p. 82]. Cosmos, t. II. p. 380.
(M) [p. 82]. Causte scintillationis, dans Kepler, de Stelia nova tnpede Strpentarii, 1606, c. 18, p. 92-97.
- (3fi) [p. 83]. Lettre de M. Garcin, fy en médecine, à M. de Réaumur, dans VHist. de rAcadimie royale des Sciences, année 17/|3, p. 28-32.
(35) [p. 85{. Humboldt, Voyage aux Régions iqainox., 1. 1, p. 511 et 512; t. Il, p. 202-208, et Tdileaw! de la nature, 3* éd., 1851, t. I, p. 25 et 217 delatrad. iranç. a En Arabie, dit Garcin, de même qu'à Bender-Abassi, port fameux du golfe Persique, l'air est parfaitement serein presque toute l'année. Le printemps, l'été et l'auttunoe se passent, sans qu'on y voie la moindre rosée. Dans ces mêmes temps tout le monde couche debors sur le haut des maismis. Quand cki est ainsi couché, il n'est pas possible d'exprimer le plaisir qu'on prend & ccHitempler la beauté du ciel, l'édat des étoiles. C'est une lumière pure, feime et éclatante, sans étincelIunenL Ce
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n'est qu'au milieu de l'hiver que la scintillation, quoiqac tr^raible, s'y fait apercevoir. « Garcin , dans l'Hût. de FAcademie des Sciences, 17Z|3, p. 30.
(36) [page 85]. Bacon dit, à {Hvpos des illusions qui jxitviennent de la propagationjuccessivedusonetdwliiniËie: u Atque hoc cum similibns nobis qnandoque o^il^iieiii peperit plane monstrasam ; videlicet, utrum cœll sereni et Btellati tacies ad idem tempos cematur, quando vere endit, an potius aliquanto post; et utrum non ait (quateons td visum cœlestium) non minas tempus verum et t^npos visum, quam locus verus et locus visus, qui nolatur ab utronomis in parallaxibus. Adeo incredilnle nobis videbatur, ipecies sive radios corporum cœlestium, per tam immeost spatia milliarium, subito deferri posse ad visum; sed potini jebere eas in tempore aliquo notabili delabi. Verum iltadnbitatio (quoad majus aliquod intervallum temporis inler tempos verum et visum) postea plane evanuit, reputantibus nobis.... • The Works of Francis Bacon, t. I, Lond. 1740 (Novum-Or^ nvm], p. 371. Il revient ensuite sur ses pas, absobunent comme les anciens, et rejette les aperçus si vrais qu'il vientl peine d'énoncer. — Cf. Somerville, Ihe CotmeiionofthtPlv tiaU Sciences, p. 36, tlCosmot, t. I, p. 175.
(37) [page 96]. Voyez l'exposition de la méthode d'Ango dans VAimuavre du Bureaudes Longitudes pour 18I|3, p. 3S7- 363. « L'observation attentive des phases d' Algol à six nxù d'inlervalle servira à détenniner directement la vitesse de b lumière de cette étoile. Près du maximum et du minimum, It cbangementd'inleaùté s'opère lentement; il est, aucontravs, rapide à certaines époques intermédiaires entre cellei ((ni ci^respondent aux deux états extrêmes, quand Algol, toit eo diminuant, soit en augmentant d'éclat, passe par la tn»sièiM grandenr. d
(38) [page 86]. Newton, Oplicks. 2« édit. (Lond. 1718).
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p. 3S5 : u Light moves iirom tbe Sun to us 7 or 8 minutes of time. n Newton compare )& vitesse de la lumière à celle du SOD (370 mètres par seconde). Comme il admet, d'après les obserrations des éclipses des satellites de Jupiter (la mort de ce grand homme précéda d'environ 6 mois ia découverte de l'aberration par Bntdlëy), que la lumière vient du Soleil k la Terre en 7" 30*, parcourant ainsi un espace qu'il évalue à 70 millions de milles anglais, il s'ensuit que la vitesse de IS: lumière serait de 155555 5/9 milles anglais par seconde. La réduction de ces milles en milles géographiques de 15 ai) degré de l'équateur présente quelque incertitude, selon que l'on admet telle ou telle évaluation des dimensions du globe terrestre. Le mille ang^ab vaut 5280 pieds anglais ou 160fi',SlùIi9. Si on admet les résultats de Bessel poat feltipseSàe terrestre (Éphémér. de Berlin pour 1852), on trouve, avec les domées de Newton, une vitesse de 33736 milles géographiques, ou de 25034 myriamëtres. Hais Newton supposait la parallaxe du Soleil de 12". E^ calculant avec la vraie parallaxe déterminée par Encke, d'après les passages de Véons, à savoir 8",57116, la distance parcourue devient plus grande qse Newton ne l'avait supposée, et l'on trouve tnûi milles géographiques ou S50fi8 myriamètres; c'est- < à-dire une vitesse trop forte, tandis qu'elle était trop faible tout à l'heure. Un fait bien remarquable, c^ui a pourtant 'échappé à Delambre (Hisl. de Vislronomie moderne, t. 41, p. 659), c'est que les 7' 90* assigna par Ne^rton pour le tt^fa que la lumière met à venir du Soleil à la Terre, se . rapprochent beaucoup de la vérité; l'erreur est de kl* seul»- I ment, tandis que les autres astronomes adoptaient des éva- 1 loations tout à hit exagérées. Depuis la découverte de Rœmer, en 1675, jusqu'au commencement du xvm* siÈcIe, ces évaluations ont oscillé ent*e 11" et 1^" 10'. Sans doute celle de Newton était basée sur des observffloos anglaises plus récealetftU i<* salcIliK- Le premier mémoire où Rœmer, élève de Picard, a consigné sa découverte, date du 22 novcm-
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bre 1675. Il avait trouvé, par AO immersions et émersions des satellites de Jupiter, r un retardement de lumiëre de 2S mi* Dûtes pour l'intervalle qui est le double de celui qu'il y a d'ici au Soleil » (Mémoires de l'Acad., 1666-1699, t. X, 1730 p. f|00). Cassini ne nia point le fait du retardement; maïs il en contesta la valeur indiquée, par la raison , d'ailleurs complètement erronée, que chaque satellite donne un résultat différent. Dix-sept ans après que Rœmer eut quitté Paris, Da Hamel, secrétaire de l'Académie, admettait 10 à 11 minutes ^ut en citant Rœmer {Regix Scientianim Âcademix Historia 1696, p. Ifi5); mais nous savons, par Peter Horrebow (Basis Aslrmomix sive iridaum Ramerianum, 1735, p. 122-129), que Rœmer voulait publier, en 170ù, 6 ans avant sa mort, un ouvrage sur la vitesse de la lumière, et qu'il tenait fermement pour son premier nombre de 11'°. 1) en est de même de Hnygbens {Traci. de Lumine, c. 1, p. 7). Cassini procède autrement, il trouve 1" 5* par le premier satellite, lfi*> 12* par le second, et admet, dans ses tables, Ib** 10* pro peragrmdo àiameiri temisst. L'erreur allait donc en cnùssant. (Cf. Horrebow, Triduwn, p. 129; Cassini, Hypothises et SaietliUs dé Jupiter dans les Mém. de VAcad., 1666-1699, t. Vil, q. &S5 et (i75 ; Delambre, Bist. de l'Astron. mod., t. II, p. 751 et 782; Du Hamel,' Pf^iica, p. 435).
{39j [page 86]. D^ambre, ffi». (fe C^stron. mod., t. II, p. &S.
(AO) [page 87]. Réduction of Bradley's obsenalions at Ke» and Wansted, 1836, p. 22; Schumacher's Anron. Pîadcr., t. XIII, 1836, n>309; MiscelUmeous Wbrks and Correspondence of the Rev. James Bradley by prof. Rigaud, Oxford, 1832. — Pour les tbéories de l'aberration basées sur Pbypothëse das oadulations de l'éther, voy. Doppler, dans les Abhandl. der kônigl.. bôhmiscken Sesellsthaft der Witseiudtalïen, 5" séjîe, t. Itl, p. 7i5-765. VOKÏ un fait camUl pour l'histoire des grandes découvertes asWnomlquea. ms d'un demi-afecle avant que Bradley eût découvert l'explication et
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la kn de l'aberratioa des fixes. Picard avait remarqué, irëspndiablemeDt dès 1667, que les déclinaisons de la Polaire présentaient uae variation périodique d'environ 20", u dont la parallaxe ni la réfraction ne pouvaient rendre compte, et qai paraissait subir des changements très -réguliers d'une saison & l'autre. » Delambre, Hist. de PAstron. mod., t. 11, p. 616). Picard était donc sur la voie qui devait conduire à h découverte de la vitesse de la lumière directe, avant mênut que son élève Rœmer eût bit connaître la vitesse de la lumitm réfléchie.
(41) [page 87J. Schumacher'a Âstron. Nadir., t. XXI, 18I|!i, n- tiBIi ! Slmve, Éludes (TAstron. steUaire, p. 103 et 107. (Voyez aussi Cosmos, 1. 1, p. 17^.) Dans VAniiuaire pour 18^2, p. SS3, la vitesse de la lumière est évaluée à 30800 myriamèlres (77000 lieues de IiOOO mètres par seconde). Celte évaluation est celle qui se rapproche le plus de celle de SLruve. La vitesse déterminée à l'observatoire de Poulkova est, en effet, de 30831 myriamëtres. Quant b la différence, un instant supposée, entre la vitesse de la lumière de la Polaire et de son compagnon, et aux doutes que Struve lui-même 8 élevés au sujet de ses premières conclusions, voyez M^ler, Aslronomie, 18^9, p. 393. William Richardson 3 donné une évaluation plus grande pour le temps que la lumière emfiloie i venir du Soleil à la Terre; il donne 8' 10",28, d'ob résulte une vitesse de 30737 myriamètres à la seconde. (Mem. of ihe Aaron. Society. L IV, 1» part., p. 68.)
(&2) [page 88]. Fizeau a exprimé son résultat en lieues de 25 BU degré du méridien, c'est-à-dire de htikk'tkli ; la vitesse serait fle 709&8 de ces lieues {Comptes rendus, t. XXIX, p. 92). . Dans Uoigno, Bêperl. d'Optique moderne, 3* part., p. 1162, le résultat indiqué est de 708Ii3 lieues de 25 au degré ; c'est celui qui se rapproche le plus de celui de Bradiey, d'après les réductions de Busch. y.
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(Ii3} [page 89). n D'après la théorie mathématique danslo ■ystème des ondes, les rayons de différentes coulears, les rayons dont les ondulations sont inégales, doivent néanmMOs ae propager dans l'Ëther avec la même vitesse. 1) n'y a pas de différence h cet ^rd entre la propagation des ondes sonores, lesquelles se propagent dans l'air avec la même rapidité. Cette égalité de propagation des ondes sonores est bien établie expérimentalement par la similitude d'effet que produit une musique donnée à toutes distances du lieu où on l'exécute. La principale difficulté, je dirai l'unique difficulté qu'on eût élevée contre le système des ondes, consistait donc à expliquer comment la vitesse de propagation des layons de différentes couleurs dans des corps différents pouvait être dissemblable et servir ^ rendre compte de l'inégalité de réfraction de ces rayons ou de la dispersion. On a montré ■écemment que cette difficulté n'est pas insurmontable; qu'on peut constituer l'Éther dans les corps inégalement denses, de manière que les rayons à ondulations dissemblables s'y propagent avec des vitesses inégales ; reste à déterminer si les conceptions des géomètres à cet égard sont conformes à U nature des choses. Voici les amplitudes des ondulations déduites expérimentalement d'une série de faits relatif aux ' interférmces :
Violet 0—,0«lû23
Jaune 0"',00065i
Rouge 0~»,0006ao
La vitesse de transmission des rayons de diflérontes coulears dans les espaces célestei est la mSme dans le système des ondes et tout ft fait indépendante de l'étendue ou de la vitesse des ondulations, n Arago, Mtmusorit ^e iW, Voyez ana^i VAstron. popul., t. I, p. A05-f|08. —- Les longueurs d'on^^ de l'Êtber et leur vitesse de vibration déterminent les caractères des rayons luminei^. Pour les rayons les plus réfrangiblcs (le violet}, le nombre des ondulations est de 662 bîl-
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hoDs par seconde. Les ra;om rouges exécutent des vibrations plus lentes et d'une amplitude plus grande; le nonobre des vilHvtions est de ^51 tHilions par seconde.
[lik) [page 89]. J'ai prouvé, il y a bien des années, par des observations directes, que les rayons des étoiles vers lesquelles la Terre marche, et les rayons des étoiles dont la Terre s'éloigne, se.réiVactent exactement de la même quantité. Un tel résultat ne peut se concilier avec la théorie de l'émission qu'à l'aide d'une addition importante à faire k cette (béorie : il faut admettre que les corps lumineux émettent des rayons de toutes les vitesses, et que les seuls rayons d'une vitesse déterminée sont visibles, qu'eux seuls produisent dans l'oeil la sensation de lumière. Dans la théorie de l'émission, le rouge, le jaune, le vert, te bleu, le violet solaires sont respectîvemeRt accompagnés de rayons pareils, mais obscurs par détaut ou par excès de vitesse. A plus de vitesse correspond une moindre réfracUon , comme moins de vitesse entraîne une réfraction plus grande. Ain^ chaque rayon rouge visible est accompagné de rayons obscurs de la même nature, qui se réfractent les uns plus, les autres moins que lui : ainsi il existe des rayons dans les stries noires de la portion rouge du spectre; la même chose doit être admise des stries situées dans les portions jaunes, vertes, bleues et violettes. » Arago, Compte* rendus de l'Acad. des Sàences, t. XVI, IS/iS, p. UOh. Voyez aussi t. Vlli, 1839, p. 326, et Poisson, TraiU de mécanique, 2* éd. 1833, 1. 1, S 168. D'après les vues propres à la théorie des ondulations, les astres émettent des rayons de lumière dont les vitesses d'oscillations transversales présentent une variété infinie.
(/tb) (page 90]. Wtieatstone dans les PhUos. Transact. of (he Royal Society for 183i), p. 580 et 591. D'après les recherches décrites dans ce mémoire (p. 591), il parait que l'œil est capable d'apprécier des impressions lumineuses a dont la durée ne dépasse point un millionième de seconde. » Sur
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58G — l'hypothèse, meDlionitée dans te texte, d'après laquelle la lumière polaire aurait de l'analogie avec la lumière du Soleil, voyez sir John Herschelt, ïles^ts ofAstron. Obsero. al Ihe Cape of Good Bope, iSlil, p. 351. Arago a fait mention dans les Comptes rendus, t. VII. 1838, p. 956, d'un appareil rotatoire de Wheatstone, perfectionné par Bréguet, qu'il se proposait d'employer pour décider entre la théorie de l'émission et celle des ondulations, en partant de ce fait que, dans la première hypothè^, ta lumière doit aller plus lentement dans l'air que dans l'eau, tandis que le contraire doit avoir lieu dans la seconde (CompUs rendus pour 1850, t. XXX, p. (i89-(i95 et 556).
((i6) [page 92]. Stetnheil, dans les Aviron. Nachr., n> 679 {1849), p. 97-1 00 ; Walker, dans les Prcceedings of Ae AfMrican Philosophtcal Society, t. V, p. 128. (Voyez les proportions plus anciennes de Pouillet dans les Complet rendus. I. XIX, p. 1386.) Des recherches ingénieuses et plus nouvelles encore de Mitchell, directeur de l'observatoire de Cincinnati (Gould's Astr. journal, déc. 18Ii9, p. 3 : On the velocity of the eleclr. wave), et de Fizeau et Goanelle, à Paris, en avril 1850, s'éloignent à la fois des résultats de Wheatstone et de ceux de Walker. Les espérances mentionnées dans les Comptes rendus, t. XXX, p. (|39, révèlent des différences frappantes entre les oonducteurs de différentes natures, tels que le fer et le cuivre.
(kl) [page 92]. Voyez Foggendorff, dans ses Annaiai, t. LXXIII, 18i8, p. 337, et Pouillet, Comptes rendus, I. XXX, p. 501.
{h&) [page 92]. Biess, dans les Priggend. Arm., t. 78, p. 433. — Sur le rôle de conducteur refusé à la partie da {^obe terrestre interposée, voyez les importantes recherches de Guillemin Sur le courant dans une pile isolée et sans communication entre les pôles, dans les Comptes rendus, t. XXIX,
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p. 521. Cl Quand on remplace un fi) par la terre dans les lélégraphes électriques , la terre sert plutôt de réservoir commun que de moyen d'union entre les deux extrémités du fil. »
[li9). [page 93]. Maidier, Astron., p. 380. Laplace, d'après Moigno, Répertoire d'Optique moderne, 1847, t. I, p. 72 : « Selon la théorie de l'émission, on croit pouvoir démontrer que si le diamètre d'une étoile fixe était 2S0 fois plus grand que celui du Soleil, sa densité restant la même, l'attraction exercée à sa surface détruirait la quantité de mouvement de la molécule lumineuse émise, de sorte qu'elle serait invisible à de grandes distances. » Mais si on attribue, avec William Herschell, un diamètre apparent de 0",1 à Arcturus, il en résulte que le diamètre réel de cette étoile est 11 fois seulement plus grand que celui du Soleil (Cosmos, t. I, p. 155 et Z|84). Il faudrait d'ailleurs que la vitesse de la lumière variât avec la grandeur des astres qui l'émettent : c'est ce que l'observation D'à nullement confirmé. Arago dit, dans les Comptes rendus, t. VIII, p. 326 : u Les exp^ences sur l'égale déviation prismatique des étoiles vers lesquelles la Terre marche ou dont elle s'éJoipe, rend compte de l'ésalité de vitesse apparente des rajODs de toutes les étoiles. »
(50) [pageD^]. Ératosthène, Catasterismi, éd. Scbanbach, 1795, et Sr<Uosthenica. éd. God. Bembardy, 1822, p. 110-116. Dens cette description, on distingue les étoiles en Xoc^tTcpoî ({uyô^i) et en â[ju(upoi (c. S, 11, ki). Telle est aussi la division adoptée par Ptolémée. Quant aux étoiles qu'il appelle iftàf^urmi, œ sont celles qui n'appartiennent ft aucune constellation.
(51) [page 96]. Ptolânée, AlmagisU, éd. Halma, I. II, p. &0. On lit aussi dans les Calatterismi d'Éralostbène, c. 22, 3X 18 : n Âl xïfoX^ xctî -f, apxu xixipaç ofireu, Hùc Si vtftk^- Sù% ouo^uf^t èuM Ttnv àfifiai. De même dans Geminus. /'hom., éd. Hilder, 1590, p. 16.
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(52) [page 96]. Cotmos, t. il, p. 395 et 60ft, n. 63.
(53) [page 96]. Muhamedis Alfraganî Chronologica etAsiron. Elemenla, 1590, c. XXIV, p. 118.
(5b) [page 96]. On trouve, dans certaina maoascrits de l'Alnaageste, l'indication de ces ordres de grandeur intOTmédiaires; car plusieurs désignations de grandeur sont accompagnées des mots [xeii^v et ï)u»;ob)v {Cod. Paris., W 2389). Tycho exprimait ces grandeurs intermédiaires par des points.
(55) [page 97]. Sir lobn Herschell, OulUnes of Astron.. p. 520-527.
(56) [page 98]. Il s'agit du sextant à miroirs employé pour déterminer l'éclat relatif des étoiles; je m'en suis servi, sous les tropiques, beaucoup plus souvent que des diaphragmes, qui m'avaient été cependaift recommandés par Borda. Je commençai ce travail sous le beau ciel de Cumana, et je le continuai plus tard, dans l'hémisphère austral, jusqu'en 1803. Mais alors les circonstances n'étâteot plus aussi &vorables, quoique je fusse placé sur les plateaux des Andes et sur les rivages de la mer du Sut^ près de Guayaquil. Dans Téchelle arbitraire que j^ m'étais construite, j'avais représenté par 100 Sirius, la plus brillante de toutes les étoiles; les étoiles
'de l** grandeur allaient de 100 à 80; celles de 2*, ^e 80 à 60; celles de 3', de 60 à A5 ; celles de 4'. de (i5 à 30, et enfin les étoiles de 5' grandeur se trouvaient comprises entre les nombres 30 et 20 de mon échelle. Je revisai principalement les constellations du Navire et de la Grue, oii je croyais pouvoir trouver des changements survenus depuis l'époque de La Caille. En combinant avec soin mes diverses évaluations, et en mnilipliant les termes de comparaison, il me sembla que l'éclat de Sirius surpassait celui de Caaopus, dans le même rapport que l'éclat de a dp Centaure surpasse cefui d'Acb«nkr. L'échelle arbitraire dont ja me suis aervi s'oppose à ce qu'on puisse coitparer imméd^ment mes résultats à ceux
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que sir lohn Herschell a publiés depuis 1838. Voyez mon Recueil ^Observ. aslron., t. I, p. lzxi, et ma Relat. hist. du Voyage owc Régions iqutnox., 1. 1, p. 518 et 62Ii. Voyez aussi ]a LeUre de M. de Humboldt à M. Schumacher, en février 1839, dans les Asiron. Nachr., a" 37/i> H est dit dans cette lettre : « H. Arago, qui possède des moyens pliotométriques eotièrement différents de cenic qui ont été publiés jusqu'ici, m'avait rassuré sur la partie des erreurs qui pouvaient provenir du changement d'inclinaison d'un miroir étamé sur la face intérieure. Il bl&me d'ailleurs le principe de ma méthode et le regarde comme peu susceptible de perfectionnement, nonseulement à cause de la différence des angles entre l'étoile vue directement et celle qui est amenée par réflexion, mais surtout parce que Ici résultat de la mesure d'intensité dépend de la partie de l'œil qui se trouve en face de l'oculaire. Il y a erreur lorsque la pupille n'est pas très-exactement à la hauteur de la limite inférieure de la partie non étamée du petit miroir. »
(57) [page 98]. Cf. Stéinheil, Elemente der Belligkeits-Meitungen am Sumaïkimmel, Munich, 1836 (Schumacher's Astron. Naàir., n" 609), et J. Herschell, ResvLÏU of «lrmw>mical Obtervoliotu mode dwing Jhe yean 183fi-1838, At tht Capeot GoodHope, Uind., 18ù7, p. 353-357. En 18b6,Seidel a déterminé, avec le pbotomètre de Steinbeil, la quantité de lumière de plusieurs étoiles de première grandeur qui s'élèvent à une hauteur suffisante dans nos climats. Il prend Véga pour unité et trouve les résultats suivants :
Slrias 5,13
Rigel 4,30
Véga, 1,00 '
Arctorus 0,8i
U Chèvre 0,83
Procyon 0,71
L'Épi 0^
3,q,i,i=dbvGoogIc
Ataïr 0,Û0
Aldébaran 0,36
DaDcb 0,35 '
négulus 0,34
Polliu 0,30
L'éclat de Rigel parait aller en croissant et Béleigeuse m&nqae dans le tableau, parce qu'elle est variable; sa variabilité a'esl principalement décelée entre les années 1836 et 1839 (Otti- Htws, p. 51(3).
(5â) [page 99]. Voyez, sur les bases numériques des résultats photométriques, k tables de sir John Herschell qui se trouvent dans les Observalions at ihe Cape, p. 341, 307-371 et 440, et dans les Ouilines ofAsiron., p. 522-525 et 645-646. On peut consulter, pour nne simple série des étoiles rangées dans l'ordre de leurs éclats relatifs, mais sans indications numériques, le Manual of scient. Enquiry prepared for the uu oflhe R. Navy, 1849, p. 12.
(59) [page 99]. Argelander, Darchmusterrmg des nônU. Hiwmels zwischen 45° und 80- Dec)., 1846, p. XXIV-XXV1; »r John Herschell, Observations at the Cape, p. 337, 340 et 365.
(60) [page 100], J. Herschell, ibid., p. 304 et Ouittnet, p. 522.
(61) [page 100]. PhUos. Tramacl.. t. LVII, for the year 1767, p. 234.
(62) [page 100], Woltoston dans les PhUos. Transaa., Ux 1829, p. 27; Herschell, Outlines. p. 553. La comparaison &ile par Wollaston, entre la lumiëre du Soleil et celle de la Liuie, date de 1799; elle est baaée sur les ombres projetées par U lumière des bougies , tandis que dans les rediercfaes de 1836 fît 1827 sur le Soleil et Sirius, on a recours è des images formées, par réftexitHi, sur nne boule de verre. Los premitevs comparaisons photométriques entre le Soleil et la Lune diflè-
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rent beaucoup des résultats que j'ai cités ici. En se fondant sur fies aperçus théoriques, Mictiell et Euler avaient trouvé fi50000 et 37^000. D'après des mesures opérées à Ts-de des ombres de la Oamme des bougies, Bouguer trouvait seulement SQOOOO. Lambert affirme que Vénus, à son maximum d'éclat, est encore 3000 fois plus laibie que la pleine Lune. D'après Steiuheil, le Soleil devrait être 3286500 fois plus éloigné qu'il ne l'est réellement, pour que son éclat fût réduit pour nous à celui d'Arclurus (Struve, Stellarum composUarum Mensurx micrometiae, p. CLXIIl); et l'éclat apparent d'Arcturus, au dire de John Herschell, est seulement la moitié de celui de Canopus (Herschell, (^serv. at tiie Cape, p. Sh). Toutes ces relations pholométriques, et surtout l'importante comparaison de la lumière du Soleil avec la lumière cendrée de la Lune, si variable suivant les positions de notre satellite par rapport au corps éclairant, la Terre, méritent bien de devenir l'objet de recherches déRnitives et plus approfondies.
(63) [page 101]. OMlines of Astron., p. 553; Âstron. Observ. al the Cape, p. 363.
(6&) [page 103]. William Herschell, m ihe Nature of the Sun and Fixed Stars, dans les Philos. Transact. for 1795, p. 62, etonihe Changes that happm to tiie Fixed Stars dans les Philos. Transaa. for 1706, p. 186. Cf. ausù ar John He^■ schell, Observ. at the Cape, p. 350-352.
(65) (page 102]. Extrait d'une lettre de M. Arago à M. de Hamboldt (mai 1850).
1° Mesures photomilriques.
m 11 n'exitte pas de photomètre proprement dit, c'est-àdire d'iosfrumeut donsant l'intensité d'une lumière isolée ; le photomètre de Leslie, à l'aide duquel il avait eu l'audace de vookiir compver la lumière de la Lune à la lumière éa Soleil, par des actioiis c^mrifiqnes, est complètement défectueux.
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J'ai prouvé, en effet, que ce prétendu photomètre monte, quand on l'expose à la lumi^ du Soiffll, qa'il descend sous l'actioQ de la lumière du feu ordinaire, et qu'il reste complètement statioonaire lorsqu'il reçoit la lumière d'une lampe d'Argand. Tout ce qu'on a pu (aire jusqu'ici, c'est de comparer entre elles deux lumières en préguice, et cette comparaison n'est même à l'abri de toute objection que lorsqu'on ramène ces deux lumières k l'égalité par un a^blissemeat graduel de la lumière la plus forte. C'est comme critérium de cette égalité que j'ai employé les anneaux colorés. Si l'on place l'une sur l'autre deux lentilles d'un loog foyer, il se forme autour de leur point de contact des anneaux colorés tant par voie de réflexion que par voie de transmission. Les anneaux réfléchis sont complémentaires en couleur des anneaux transmis; ces deux séries d'anneaux se neutralisent mutuellement quand les deux lumières qui la forment et qm arrivent simultanément sur les deux lentilles sont égales entre elles.
« Dans le cas conUaire, oc voit des traces ou d'anneaux réfléchis ou d'anneaux transmis, suivant que la lumière qui forme les premiers est plus forte ou plus faible que la lumière à laquelle on doit les seconds. C'est dans ce sens seulement que les anneaux colorés jouent un rfile dans les mesures de 'la lumière auxquelles je me suis livré, n
2* Cyanomètre.
< Mon Cyanomètre est une extension de mon ïytlariacope. O dernier instrument, comme tu sds, se compose d'un tube , fermé à l'une de ses extrémités par une plaque de cristal de roche perpendiculaire à l'axe, de 5 millimètres d'épaisseur, etd'un prisme doué de la double réCracdon, placé do cAtéde ï'œâi. Parmi ka couleurs variées que Aame cet apparol, loreque de la lumière pc4ansée le toverse, et qa'oa Ut tourner le prisme sur lui-même, se Oonve, par. m beereax htsard, la nuance du bleu de ciel. Cette coulear Ueae fort
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■flUblie, c'est-à-dire trës-mélaiigée de bUnc, Imaque la lainière est presque neutre, augmente d'intensité progressivement, à mesure que les rayons qui péuètrent dans i'in> stnunent renferment une plus grande proportion de rayons polarisés.
■ Supposons donc que le Polariscope soit dirigé sur une feuille de papier blanc; qu'eotre cette feuille et la lame de crâtd de roche il existe une pile de plaques de verre susceptiUe de changer d'tuclinaison, ce qui rendra la lumière éclairante du papier plus ou moins polarisée, ia couleur bleue GiKimie par l'instrument va en augmentant avec llncUiiBison de la pile, et l'on s'arrête lorsque cette couleur pardt la même que celle de la région de l'atmosphère dont on veut déterminer la teinte cyanométrique, et qu'on regarde à l'c^ nu immédiatement à câté de l'instrument. La mesure de celte teinte est donnée par l'inclinaison de la pile. Si cette dernière partie de l'instrument se compose du même nombre de plaques et d'une même espèce de verre, les observations Utes dans divers lieux seront parfaitement comparables entre elles, u
(66) [page 103]. Argelander, de Fide Vranometrûs Boyeri, p. lfi-23. < In eadem classe littera prier majorera ^lendorem nnllo modo indicat « (S 9). Les désignations de Bayer ne prouvent donc point que Castor ait été, en 1603, plus Ivillaot que Pollux.
<67)[pagell2j.Cosmof,t.llLp.&6.279,n.78et2B0,n.79.
(68) {page 113]. Cosmos, t. I, p. 201 et 501, n. hk-
(69) [page 11&]. On tbe space-penetratiog power of télescopes, dans str John Herschell, Outimes ofÀslron.. S 803.
(70) [page 116]. Je ne saurais condenser en une seule note toutes les raisons sur lesquelles les vues d' Argelander sont fondées. Il me suffira de donner ici un extrait de sa cor^ respondance avec moi.
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« U y a qiulquaa aiiuéM (eu iiliS), toiu ztkz ionti k oftpitaine Scbmnck à déterminer, d'aprto sa Mappa coleitû, k nombre de toutss les étoiles que la voùts céleste aoua présente, depuis la 1" jusqu'à la ?■ grandeur induaivement ' Dans l'espace compris entre — 30* et le pdie nord, il a troofi lai&Séloileai parooDséqoent, s) nous supposons que l'accoroulation sut la même dans le reste du ciel, (^est-à-dire depiM — SO" jusqu'au pAle sud, il y aurait 16200 étoiles de eeadtversesKnindeurssurtoutle firmament. Cette évalustjoa me parût. trÈs-voisine de la vérité. On sait que si l'on se borne h considérer les étoiles en massa, chaque ordre de frasdeur contient environ trois fois pins d'étoiles que l'Mâm précédent (Struve , Catalogus Siellarum daplitium, p. zxmj ADgelander, Bonner Zonen, p. ixvi). Or j'ai relevé, dana mon {/rowwUtria, \kh^ étoiles de 6* grandeur au nord de l'éqnateur : il lait de là qu'il y en aurait 3000 environ sur le dd ei^er. Mais les étoiles de 6-7* grandeur n'y sont point cooprisaSi, et cependant, quand on ne veut tenir compte que des ocdrea entiers, il faudrait adjoindre les étoiles de &-?■ grandeur ft celles de 6*. Je crois qu'on peut porter leur nombre i 1000, et qu'il faut compter dès lors IiOOO étoiles de 6* grandeur. La règle ci-dessus donneradooc 12000 étoiles de l'ordre suivant, c'est-à-dire de l" grandeur, et 18000 étoiles, depuis la 1" jusqu'à la 7* grandeur inclusivement. ]e me rapprodie encore plus du nombre donné par Schwinck, en employant d'autres considérations sur le nombre des étoiles de 7* grandeur que j'ai enregistrées dans mes sones. J'en ai observé 2251 ; mais il faut tenir compte, bien entendu, de ceUes qui ont été observées plus d'une fois et de celles qui m'ont échappé probablement (p. xxvt). En procédant ainsi, je trouve qu'il doit y avoir 28^0 étoBes de 7* grandeur, depuû &5* jnsqu'&80*de déclinaison boréale, et prfas de 17000 pour tout le ciel. — Dans la Z^eicrqXwm ds l'ObtervaXain dt PouUcova, p. 9&8, Struve p<ute b lUOO le nombre des étoiles das 7 premiers ordres qui se trouvent comprises entre — 15' «I
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+ DO*, c'est-à-dire dans )a r^oo refùëe par loi ; il en résultenit UD Dombm de 21300 pour tout le ciel. Dans la préface du Catal. t tonis Rtgiomontanis ded., p. xxm, Slruve trouve, de — 15* à + IS", en employant le calcul des probabilités, 3903 poar le nombre des étoiles de 1'* è 7* grandeur, et, par suite, 15050 pour le de) entier. Ce dernier nombre est trop faible, parce que Bessel attribuait aux belles étoiles des grandeurs plus faibles que moi; la différence est à peu près d'une demi-grandeur. Il ne s'agit ici que d'obtenir une éralua^on moyenne, et on peut, à mon gré, adopter le nombre de IBOOO pour les étoiles de 1" à 7* grandeur. Dans le passage des Ottùàui of Àstronomy que vous me citez, sir John Herschell ne parle que des étoiles déjà cataloguées : The wbole number of stars already registered down lo the seventh magnitude, inclusive, amouting to from 13000 to 15000. Qusjit aux étoiles plus faibles de 8' et de 9* grandeur, Struve a compté dans la zone de — Ig" à + 15° : 10557 étoiles de 8* grandeur, 37739 étoiles de 9* grandeur; par conséquent, on aura, dans le ciel entier, â0800 étoiles de 8*, et 1I|5800 étoiles da 9* grandeur. D'après cela nous aurions, de la 1^ à la 9* grandeur inclusivement, 15100 + /t0800 + 1^5800 « 301700 étoiles. Slruve est arrivé à ces évaluations en comparant avec «in des zones on des parties de zones qui répondent & d«t régions analogues dans le ciel, et en prenant toujours pour guide une saine théorie dés probabilités. Il s'agissait, «h effet, dans ces recfaercbes, de conclure ie nombre des élwie* réellement existantes dans le ciel, en tenant compt* d«a étoiles qui ont été plusieurs fois observées et reproduites daoM différentes aones, et de celles qui n'y ont été marquée» qa'oAe seule fois. Ses calcula méritent assurément une grande confiance, car ils sont basés sur des nombres oonsidénbles. — L'ensemble des Z4»ies de Bciael, comprises entra ~ Ift" al + ftfi', eontient environ 61000 étoiles, déduction iùt« des étoiles observées plusieurs fois et des étoiles de 19-9* grandeur. De I& on peut oondur» 101590 étoiles mviron
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pour cette partie du ciel, si on tient compte du Dombre probable de celles qui ont échappé 6 l'observaUon, Mes zonei s'élendent de + IiS" à + 80°; elles comprennent envin» 22000 étoiles [DurchmusUrvng da nôrdl. HimméU, p. xiv]: il faut en retrancher & peu près 3000 étoiles de 9-10* grandeur; reste 19000. Or mes zones sont un peu plus ridies que celles de Bessel ; je crois donc ne pas devoir supposer plus de 28500 étoiles réellement existâmes entre les limites de •f fi5*etde + SO". Nous aurions ainsi ISOOOO étoiles jusqn'l la 9* grandeur entre — 15" et + 80'. Cette demifere zone formant les 0,62181 du ciel entier, nous aurions donc, toute proportion gardée, 209000 étoiles sur tout le fînnanient. Cett à peu près le nombre de Struve; le nAtre est même sensiblement plus fort, en réalité, parce que Struve a compté les étoiles de 9-10* grandeur arec les étoiles de 9* grandeur. — Les nombres qui me paraissent admissibles pour les divers ordres de grandeurs, depuis la 1<* jusqu'à la d'inclusivement, seraient donc : 20, 65, 190, I|25, 1100, 5200, 13000, IiOUO, 1A2000 qui forment une somme de 200000 ; tel est le nombte des étoiles comprises entre la 1" et la 9* grandeur. — Vont m'objectet que Lalande {Hisi. cèlesu, p. iv) porte à 6000 k Dombre des étoiles visibles à l'œil nu qu'il a observées. Je fais remarquer, à ce si^et, qu'il y a dans ce nombre beaucoup d'étoiles ol>servées deux fois et plus; si on les exclut, il reste S800 étoiles pour la région étudiée par lAlaude et comprise entre — 26* 50' et -H 90*. Cette région formant les 0,72310 du ciel entier, on trouve, par une simple proportion , qu'il doit y avoir en tout 5255 étoiles visibles à l'œil ou. Une réri- , aton de VUranographie de Bode (172^0 étoiles), composée, comme l'on sait, de matériaux fort peu homc^ènes, ne donne pas plus de 5600 étoiles de 1'* ft 6* grandeur, lorsque l'on éliqiine celles de 6-7* qui ont été indûment élevées à h 6* grandeur. EnRn, des calculs semblables, e^ctoés sur les étoiles de 1'* à 6* grandeur observées par La Caille entre la paie sud et le tropique du Capricorne, conduisent à deux
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limites, S960 «t 6900, entre lesquelles le nombre des étoilei visiUes sur tout le ciel doit se trouver compris. Tous ces résultats se trouvent donc ramenés aux nombres moyens que je vous avais communiqués. Vous voyez avec quel empressem«at je me suis efforcé de remplir votre vœu, en soumettant ces oomlwes à une recherche approfondie. Permettez-moi d'ajouter que M. le professeur Heis, à Aix-la-Chapelle, s'occupe, depuis plusieurs années, de reviser avec soin mon UranomitrU. D'après les parties déjà terminées de ce travail, et les additions considérables qu'un observateur habile, doué d'une viie excellente, a faites à cet ouvrage, je trouve 28H étoiles de 1'* 6 6* grandeur inclusivement, pour l'hémiq>bfere boréal. Supposons que les étoiles soient réparties de même dans les deux hémisphères, il y aurait donc encore 5672 étoiles visibles & l'œil nu pour la meilleure vue. n (Extrait des Manuscrits d'Ai^elander, mars 1850.)
(71) [page 116]. Schubert compte 7000 étoiles jusqu'à la 0* grandeur (c'est presque le nombre que j'ai donné dans le l" vol. du Cosmos, p. 169) et plus de 5000 pour la partie du ciel visible sur l'horizon de Paris. II compte 70000 étoiles jusqo'i la 8* grandeur pour le ciel entier {Astronomie, 3' part., p. 54). Ces nombres sont tous trop forts. Ai^elander ne trouve que 58000 étoiles de la !>* à la 8* grandeur.
(72) [page 117]. Palrocïnatur vastitas cœlï, immensa discreta altitudine in duo atque septuaginta signa. Htec sunt rwnm et animantium effigies, in quas digessere cœlUm perili. In bis quidem mille sexcentas adnotavere stellas, insignes videlicet e^lu visuve... (FHine II, Ijl). — Hij^rchus nuoqnam satis laudatus, ut quo nemo magis apprubaverit cognationem cum homhie sideruro anîroasque nostras partem esse cœli, Doram stellam et aliam in tevo suo genitam deprehendlt, ejiuque rootu, qua die fulsit, ad dubitationem est adductus, anoe boc stepius Heret moverenturque et eœ quas putamus affixas; itemque ausus rem etiam Deo improbam, adnume*
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rare posleris BtelUs ao Biden ad uomw expnngwe, c«KaBii eïGo^tatis, per qu« aingularam loca atqna magnitudin» sigoaret, ut facile diacerai poaset ex ko, non modo an obir»! nascerenturva, sad an omeino aliqua transirent moverentorva, item an ereseerent minoarenturqua, ccelo in beraditate cunelic relicto, ai quiaquam qui cretionem eam caparet invenhit esset (PUna, H, 36).
(73) [page V181. Delambre, ffwf. de VAuron. aae., t. I, p. 290, et Biit. de VAsiron. mod.. t. II. p. 186-
(7i) [page 118]. OuUines. $ 831; Edouard Biot, «tr In ÈtoUes extraordinaires obttrvtes «i Chine, dans la Conneiitance des Ihnps ponr 18I|6.
(75) (page 118]. Aratos a eu le singulier bonheur d'être loué presque es même temps par Ovide {Âmor., 1, 15] et pv l'apdtre saint Paul, à Athènes, dans une Êpitre contre les éficuriens et les stoïciens (Act. Apost., cap. 17, v. 28). Saint Panl n« cite pas le nom d'Aratus; mais il rappelle, i ne pas 9'; méprendre, un vers de ce poète {Phxn, v. 5), «up le lîeo étroit qui ratUche les mortels k la divinité.
(76) [page }1Q]. Ideler, Unlersuck, Ober dm Drtpnmg dir Stemnamm, p. ca-xxxv. Baily examine aussi à (|«ellei années de notre ère se rapportent les observations d'Aristille, ainsi que les catalc^es d'Hipparque (128 et nwi 1^0 st. J.-C) et de Ptolémée (138 ap. I.-C.). Mem. o( \he Auron, Soe., t. XIW, ma, p. 12 et 15.
J (77) [page 119]. Cf. Debunbre, flitt. ds VAitnm. <mc., 1. 1, p. ISA, t II, p. 260. Il est peu vraisemUable qu'Hipparqne, qui désigne toujours les étoiles par leura asoensoDS droites et leurs déclinaisons, se soit servi, comme Ptolémée, dea loi^ tadea et des latitudes dans stm catalogue. Cette opinion aat contredite par r.4lm<ij;<(ie (I. VII , c. h), oii les coordcnuies éciiptiqnes sont signalées comme une nouveauté qui facîlile
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l'int^geiM» da mouvement des dUnles autour du p6le de
récliptique. Le catalogue d'étoiles avec les longiiiukt en regard, que Petrus Victorius a trouré dans un manuscrit de la bibliothèque des Médicis, et qu'il a publié, à Florence, ea 1567, avec une vie d'Aratus, a été attribué, U est vrai, à Hipporque, par Victorius lui-même, mais sans preuves à l'appui. Cette table parait être une simple eopie du catalogue de Ptolémée, Mte sur un aDcien manuscrit da l'AlmageaU, dont on aurait laissé de cdté toutes les latitudes. Comme Ptolémée ne possédait qu'une évaluation imparfaite delà précession des équinoxes (il la supposait trop lente d'environ S8/100, Ahnag. VII, c. 3. p. IS, éd. Halma), il an résulte que son catalogue, au lieu de répondre, comme Ptolémée le voûtait, au commencement du r^ne d'Antonin, répond en réalité & une époque Men antérieure , savoir à Pan 63 ap. l.-C. (Ideler, Dntersnelamgm u«6er die Sterrmamen, p. xzzif). Cf. aussi les considérations et les tables auxiliaires que Encke a publiées, dans les Astron. Nachr. de Schumachor, d* 608, p. 113-126, pour focilîter le calcul du transport des positiona modernes des étoiles à l'époque d'Hipparque, Au reste l'époque pour laquelle le catalogue de Ptolémée représente l'état du ciel, & l'inau de son auteur, ctancfde trèa-iMobablemeot avec celle où l'on peut reporter les Cataslérismes du Pseudo- &ato«tbène. l'ai bit remarquer ailleurs que les Catastérismee sont post^eurs fc Hj^în, contemporain d'Auguste. Ils paraissent avoir été empruntés i ce dernier, et n'avoir aucun rapport avec le poème d'Hermis du véritable Ératostbène {EratotUtmica, compos. God. Bemhardy, 1822, IIA. 116 et 129). Au resté, ces Cataslérismes contiennent 6 peiné 700 étoiles, réparties entre les diverses constellations.
(78) [page 120]. Cosmos, t. Il, p. 372 et 539, n. 10 et U. La BiUiolhëque de Paris contient un manuscrit des T<d)ks JMtanines . écrit de la main du (ils de Nassir-Eddin. Leur Dom vient du titre de lUAan porté par les princes tartares qui
régiièraaten Perse. Reinaiid, Introd. de la Giogr. dÀboutfida, 18/|8, p. cxxzn.
(79) [page 121]. SëdUlot fils, Prolègomines des Td}les atiron. d'Ouiov^Beg, 1847, p. cxxxcv, note 2; Detambre, HUl. de VÂiiron. du moyen â^, p. 8.
(80) [page 1 21]. Dans mes recherches sur la valeur relative des positions géographiques dans l'Asie centrale {AtU cmtrofo, t. III, p. 661-&96}, j'ai donné les latitudes de Samarcande et de Bokbara, d'après les manuscrits arabes et persans de la BiMiothèque de Paris. Je crois avoir prouvé que la première surpasse 39'>52', tandis que les meilleurs manuscrits d'OIougb- Beg donnent 39» 37'; le KUab-al-aÛutaX d'Alforès et le Kaivm d'Albirouni donnent même tiO» pour la latitude de Samai^ cande. ie crois devoir foire remarquer ici, de nouveau, comtùen il serait important, pour la géographie et pour l'histoire de l'astronomie, de déterminer enfin la longitude et la latïtuda de Samarcande par de nouvelles observations dignes de conflancfl. Nous connaissons la latitude de Bokbara par les observations de Bûmes ; elle est de 39° 43' iil". Les erreurs des deux beaux manuscrits arabes et persans de ta Ublioihèque de Paris (n. 164 et n. 2460) sont donc seulemem de 7 à 8'; tandis que le Major Bennell, si heureux d'ordioure dans ses combinaisons, s'est trompé de 19' sur la latitude de Bokbara (Humboldt, Asie cmiraU. t. III , p. 592, et Sédillol, dans les ProUg. dOlough-Beg, p. cxxm-cxxv,]
(81) [page 122]. Cosmos, t. II, p. 349-352 et 576-577. Humboldt, Sxamm crit. de l'hisi. de la Giogr. t. IV, p. 321-336, t. V, p. 226-238.
(82) [page 122]. Carpani Paralq>omenon. 1. VIII, c. 10 (0pp., t. IX, éd. Lugd., 1663, p. 508).
(83) [page 123]. Comos. 1. 1, p. 93-96.
(84) fpage 124]. Bail;, Catal. of those Stars in lAe Histoùf
eètetu de Jèr&me de Lalande, for iohirh tables of reduclion lo tluepoeh i%M haee betnpubtithedby prof. Sclaanacher, 18^7, p. 1195. Sur les progrès dont l'astronomie est redevaUe à la perfection des catalogues d'étoiles, voyez les cousidérations (le sir John Herachell dans le Calai, of ihe BritUh Association, \Slt5, p. k, S !()■ Cf- aussi, sur les étoiles perdiies, Schumacher, Astron. Nathr.. n' 62&. et Bode, JahrbwA (ùr 1817, p. 2W.
(85) [page 125]. Memoirs oflhe Royal Atlron. Soc, t. X.I1I, ièk$. p. 93 et 168.
(86) [page 125]. Bessel, Fundamenta Astronomix pro «DUO 1755, deducla ex ofaservationibus vlri incompanèilis lames Bradle; in Spécula astronomica Grenovicensi , 1818. Cf. aussi Bessel, Ttd>uUe Begiomontarue, reduciionum observationum astironomicarwn, (d> armo 1750 usque ad onnum 1850 compulatx, 1830.
(87) [page 126]. Je réunis ici dans une seule note les indications relatives à la richesse des catalogues steilaires. Le nom de l'observateur est suivi du nombre des positions d'étoiles qu'il a déterminées. La Caille, 9766 étoiles australes, jusqu'à la 7* gr. inclus., réduites & 1750 par Henderson. Ce grand travail a été accompli par La Caille en moins de dix mois, de 1751 à 1752, à l'aide d'une lunette qui n'avait qu'un grossissement de 8 fois. Tobte Mayer, 998 étoiles, pour 1756. Flamsteed, 2866, augmentées de 56A par les soins de Baily {Mem. of the Attron. Soc, t. IV, p. 129-16Ù). Bradley, 3222, réduites à 1755 par Bessel. Pond., 1112. Piazzi, 76A6. pour 1800. Sir Thomas Brisbane et Etiimker, 7385 étoiles australes observées ft la Nouvelle-Hollande dans les années 1822-1828. Airy. 2156 étoiles réduites à 18I|S. Rûmker, 12000, ik Hambourg. Argelander (catal. d'Abo), 560. Taylor, 11015 & Madras. Le BritUh Association Catalogue of Stars, 18Ii5, calculé sous la direction de Baily, contient 8377 étoiles depuis
la 1" josqa'fc la ?•£* gt. Nous possédons «n outn, pour la ciel austral, les riches catalogues de Heiiderson, â« Fallowi, de Maclear, au Gap, et de Johnson, à Saiote-Hélèoe.
(88) [page 126]. Weisse, PotUiones medùe sUilantm fixarunt tn Zonis Regiomontanis a Besselio inter — 15° M + 15* deet. obitrvatorum sd annum 1825 reducls (18A6], avec une importante préface de Struve.
(89) [page 126]. E^cbe, Gedàchlnissrede auf Bessel, p. 13.
(90) [page 127]. Cf. Struve, Études d'Astron. tteUaire. 18ft7, p. 66 et 72; Cosmos, t. l, p. 169; Medler, Àttron., h' éd., p. 417.
(91) [page 131]. Cosmos, t. Il, p. 196 et 513, n. 11.
(92) [page 131]. Ideler, Unlersuch. û^r die Stemnameii, p. SI, 47, 139, iltk et 2^3 ; Letronne, Sur l'origint du Zodiaque grec, 18I|0, p. 25.
(93) [page 132]. Letronne, U)\d., p. 25, et Carteron, Amlyse des Itedierches de M. Letronne sur tes représentations sodiacales, 1843, p- 119. « Il est très-douteux qu'Eudoxe {01. 103) ait jamais employé le mot ^<aSuaL6i. On le trouve pour la première fois dans Euclide et dans le Commentaire d'Hippir^ que sur Aratus (Cf. 160].Lenomd'écliptique, cxleticrixô;, est aussi fort récent. » (Cf. Martin, dans son Commentaire sur 'rhéon de Smyme, Liber de Astronomia, 1849, p. 50 et 60).
(94) [page 132]. Letronne, Orig. da Zod., p. 25 et Atudyie crii. des Bepris. zod., 1846, p. 15. Ideler et Lep^us liennenl aussi pour vraisemblable m que le zodiaque chaldéen, avec ses divisions et son nom, avait été introduit chei les Grecs dès le 7* siècle avant notre ère; mais que les cODStellatioas zodiacales proprement dites pénétrèrent plus tard et successivement dans leur littérature astronomique. t> (Lepsius, Chronologw der jEgypter, 1849, p. 65 et 124). Ideler penche à croire qu; tes Orientaux avaient des noms, mais point de
coostellatiOTiB, pour les dodécatémories. Lepsius trouve na> turel « que les Grecs, à une époque oii la plus grande partie de leur sphère était ride, aient adopté les constellations chaldéennesdontleslS divisions du zodiaque portent les noms. » liais ne pourrait-on demander, en suivant cette hypothèse, pourquoi les Grecs n'ont eu d'abord que 11 signes et comment il se fait qu'ils n'aient point emprunté les 12 constellations chaldéennes à la fois? S'ils avaient eu tout d'abord les 12 signes, il aurait été bien inutile d'en rejeter un, pour le rétablir ensuite quelque temps après.
(95) [page 133]. Sur un passage intercalé par un copiste dans le texte d'Uipparque, voy. Letronne, Orig. du Zod., 18bO, p. 20. Dès 1812, à une époque oii j'étais persuadé que les Grecs avaient dû connaître fort anciennement le signe de la Balance, j'ai soigneusement rassemblé et discuté tous les passages des écrivains de l'antiquité grecque ou romaine où la Constellation de la Balance est désignée comme un signe du zodiaque. J'avais si^alé, dans ce travail, le passage d'Uipparque {Commenl. in Aratwm, 1. III, c. 2), dans lequel se bouTecitéle dvpiov (du Centaure au pied de devant). Je n'avais pas oublié non plus le remarqu^le passage de l'Almag«ste, I. IX, c. 7 (Ualma, t. 11, p. 170). dans lequel Ptolémée rapporte une observation qui o'a certainement pas été faite à Bibylooe, mais bien par des astrologues cbaldéens dispersés en Syrie ou à Alexandrie : pour désigner la Balance, il emploie Im mots de xordc leùJ&aiwi , et il l'oppose aux Serres du Scorpion. (Vu» des Cordiilères et MonvmtnU det peuplet indiginêt de l'Amérique, t II, p. 3d0}. Butlmann prétwdait. contre toate vraisamblanee, que les yyiiai désignaient originairenunt les deux plateaux de la Balance et qu'elles avaient été cona»dérées plus tard, par méprise, comme fonnant les serres du Scorpion. (Cf. Ideler, UniertuA ù6er die aslron. Beobaiia der Allen, p. 37fi, et ûber die Sterrmamm, p. 17/i-177; Carteron, Recherches deM. Lelronne, p. 113.) Quoi qu'il en soit, on sait
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combien certains noms des 27 maisons de la Lune présentent d'analogie avec les noms des 12 maisons du Soleil daos le zodiaque; or, je suis frappé de retrouver le signe de la Balance parmi les Nakschatras ou maisons de la Lune des Indous, dont on ne saurait contester la haute antiquité. (Vuu det CordUlira, t. Il, p. 6-12.)
(96) [page iZh]. Cf. A. W. de Schlegel. lAer SlembUdtr det Tierkreises im <Uten Indien , dans la Zeitschrifl fur die Kvnâe dtt Morgenlandes, 1. 1, 3' liv., 1837, et C-tmmenUUio de Zodiaci antiquilau et origine, 1839, avec Adolphe Uoltzraan, Ober den griechitchen Vrsprwig des inditchmi Tkierkreise», iW , p- 9, 16 et 23. On lit dans ce dernier ouvrage : 0 Les passages extraits de l'Amarakoscba et du Ramayana ne laissent place ft aucun doute : ils parlent tlu zodiaque mâme dans les termes les plus clairs. Mais s'il est vrai que les ouvrages dont ces passages sont tirés ont été composés avant que les Hindous pussent avoir connaissance du zodiaque des Grecs, il reste encore à esamioer si ces passages De seraient point des additions postérieures. »
(97) [page 13&]. Cf. Buttmann, dans le Berliiter otlron. Jahrbudi fur 1822, p. 93; Olbers, sur les constellations les plus récentes, dans le Schumadierts Jahrbvch tûr ISIiO, p. 238-251, et sir John Herschell, A«tiûton and RB-arrangemenl of the Constellations , with spécial référence to those of the Southern Hémisphère, dans les Memoirs ofthe Attron. Soc., t. XII, p. 201-224 (avec un tableau trfes-exact des étoiles australes rangées par ordre de grandeur, depuis la 1'* jusqu'à la &*}. A propos de la discussion que Lalande soutint trèssérieusement contre Bode , pour défendre ses constellations du Chat domestique et du Custos segetum (te Meuierf), Olbers fait remarquer que, « pour faire une place dans le del aux Honneurs de Frédéric (constellation imaginée par Bode), Andromède avait dû retirer son bras du lieu qu'il occupait depuis 3000 nns. n
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(98) [page 135]. Comos. t. ][l, p. 90 et 27A, n. 51^3.
(99) [page 135]. D'après Démocrile et son élève Mélrodore ; voyez Stobée, Ecloga physica, p. 583.
(100) [page 136]. Plutarque, de Placit, PtùL. II, 11 ; Diog. Laérte, Vlll, 77; Acbilles Tatius ad Arat., c. 5 : E^n. xfwrvxXi^Ti ToEtTOv (tÔv ôupovôv) titai (p)(fltv, tx toC ikt^ïiiîticMt mUXt-fifra; de même on trouve seulement l'épilhète <le cristalloide dans Drog. Laërie, Vlll, 77, et dans Galenus, Hisi.phil., 12 (Stun, Empedocles Atjrigent., t. I, p. 321). On lit dans Lactance, de opificio Dei, c. 17 : « An, ai mïhi quiapiam dixerit ameum esse cœlum, an vitreum , aut, ut Empedocles ait, aërem gtacialum, slatimne assentiar, quiaccelum ex qoa materia sit, iguorem? » Quant à ce catwn vitreum, les Grecs ne nous ont laissé aucun témoignage plus ancien que ce passage. Un astre seulement, le Soleil, a été nommé par Pbilolaiis un corps vilri qui reçoit et réfléchit vers nous les rayons du fen central. L'opinion d'Empédocle, rapportée dans le texte , sur la Lune arrondie en forme de grêlon, et ré6échissant la lumière du Soleil, a été mentionnée par Hularqne (de fade in orbe Lwn*, cdp. 5). Cf. Eusèbe, Pnep. Rcang^., I, p. 2(i D. Si, dans Homère et dans Pindare, le ciel est nommé jrttlxcof et ai&:^,pei);, de (elles expressions n'ont pas d'autre valeur que celles de canif dt broiae ou de ooÊc (foiroHi,' elles indiquent seulement le solide, le duraUe. l'impérissable (Vœicker, iiber Homerische Géographie, 1830, p. 5). Le mot Kpû<iT«».oï, employé pour désigner le cristal de r^e transparent comme la glace, se trouve non-seulement dans Pline, mais, avant lui, dans Denys le Périégète, 781, dans £lien, et dans Strabon, XV, p. 717, Casaub. Il n'est pas possible que les anciens aient puisé l'idée d'assimiler leur eiel de cnstal à une voAte de glace (aër glaciatus de Lactance) dans la connaissance du décroissement de la température des eoucfaes atmosphériques. Malgré tes excursions dans les pays de montagnes, et l'aspect des cimes couvertes de neiges
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étemelles, ils se repréeenlaitnt, par-dessus ratmospbère proprement dite, la région de l'étber igné et des étoiles auxquelles ite attribuaient aussi une chaleur propre (Aristoie, Meuorol.. I, 3; de Cmlo, II, 7, p. 289). — Après aToir parié (ds Cœlo, II, p. 290] des sons célestes « que les hommes ne sauraient entendre, selon les pythagoricieDS , parce qu'ils sont continus et que les sons, pour être perçus, doivent être interrompus par des ùlences, n Aristote soutient une thèse opposée, mais tout aussi singulière. Il admet que les sphères célestes échauficnt, par leurs mouvements, l'air |dacé audMsous, sans s'échauffer elles-mêmes. Il y aurait ainsi, non pas une production de sons, mais une production de chaleur. N Le mouvement de la sphère des fixes est le plus rapide (Anatole, de Cah. It, 10, p. 291); pendant que celte sphère te meut circulai rement avec les corps qui y sont attachés, ies espaces placés immédiatement au-dessous s'échauffent fbrtement, à cause du mouvement des sphères, et la chaleur ainsi engendrée se propage en bas jusqu'à la Terre. > (Jfeteorol-, I, 3, p. 3i|0.) J'ai toujours été frappé du soin que le Stagirite met à éviter le mot de nei de crUtai; son expression de t-vStSi\dya àorpA, astres aUachit, se rapporte li la conception d'une sphère solide, mais sans rien spécifier sur l'espèce de matière dont elle est formée, Cicéron loi-niëiM ne s'esplique pas davantage sur ce point; senleroenton troBTC dans son commentateur Macrobe (m Cicer. Somnàim Sei' pionis. I, c. 20, p. 99. éd. Bip.) quelques idées plus hanties sur le décroissement de la température avec la hauteur. D'après lui , tes zones extrêmes du ciel ont en partage m froid étemel. « lia enim non solum terram sed ipsum quoqne cœluoi, quod vere mundus vocatur, temperari a sole certissimum est, ut extremitates ejus, que a via solis longissime receaseronl, omni careani beneficio calons et uns fingoris perpetuitate torpescant. » Ces extremitatea cœli où l'évéque d'Uippone {Sami Augustin, éd. Antv., 1700, 1, p. 103, et III, p. 99) plaçait une région d'eau glacée voisine de Satunie, la
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planète h pliu élevée et par conséquent 1& plus iroide, tout toiyours coDsidérëes comme faisant partie de l'atmosphère; car c'est seulement en dehors de ces limites extrêmes que se tiouva l'éther igné (Macrobe, 1, c. 19, p. 93). Par une singularité dont on ne se rend pas compte, cet éther igné n'empêche point le froid de régner étemellenaent dans la région TOtGÏDfl, u Stellfe, supra cœlum locats, in ipso purissimo otbere sunt, in quo omne, quidquid est, luz naturalis et sua est (la région des astres brillant par eux-mAmes), quœ Iota cum igné suo ita sphœne solis incumbit, ut cœli zoos, que procul a sole sunt, perpetuo frigore oppresse sint. » Si j'ai cru devoir développer ici avec détail la connezité des idées physiques et météorologiqaes des Grecs et des Romains, c'est qa'k part les travaux d'Ukert, d'Henri Martin et les excellents fjngments sur la Meuorologia Ve:«runi de I. Ideler, ce sujet arait été i peine ébauché jusqu'ici.
(1) [page 136]. Que le feu ait la puissance de déterminer la solidification (Aristote. Probl. XIV, 11), que la congélation même puisse être déterminée par la chaleur, ce sont li des opinions profondément enracinées dans la physique des anciens. Blés reposent, en dernière analyse, sur une brillante théorie des contraires (Antiperistasis), sur un obscur pressentiment de la polarité, manifestée dans des étals ou des qualités opposées d'une même matière. Cf. Cosmos, t. 111 , p. 15 et 39. La grêle se forme avec d'autant plus d'abondance que les couches d'air sont plus tchooffèa (Artstote, Meteor. I, 13). Pendant la pécbe d'hiver, sur les cdtes du Pont-Euxni, on employait de l'eau chaude pour que la glace augmentât tout autour des tuyaux plantés au fond de la mer (Alexandre d'Aphrodisie , fol. 86 et Plularque, de primo frigido, c. 12).
(S) [page 137]. Kepler dit ex{»«ssément (StMa Mania, fol. 9) : Solidoa orbes rejeci : et {SieUa Nova, 1606, cap. 2 , p. 8] : nuwla in paro tethere, perinde atque aves in aère, earaus auos conAciont (Cf. aussi p. 132), Hais il avait com-
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meocé par admettre une sphère solide et formée de gbce ; Orbis ex aqus factus gelu ooncreta propler wUs absentiam (Kepler, Epit. Astron., Copem. l. 2, p. 51). Vingt nècles avant Kepler, Empédocle soutenait déjà que les étoiles étaiaat attachées ft un ciel de cristal, mais que a les planètes étaient libres et indépendantes » (toÙ( Je irlwnÎTaç ôvitofleu). Cf. Plutarque, de Plac. Philos., II, 13; Empéd., I, p. 335, éd. Stun; Eusèbe, Prxp. evang., XV, 30, col. 1688, p. 839. II est difficile de comprendre comment Platon (mais non Aristote) prat attribuer un mouvement de roiaiwm aux étoiles, tout en les supposant fixées à un orbe solide {Timie, p. (iO B). '
(3) [page 138]. Coimo$, t. Il, p. 376 et 599, n. 38.
(&] [page 138]. Cosmot, t. III, p. 57 et 288. n. 5.
(5) [page 138]. <i Les principales causes de la vae indittincte sont ; abeiratîon de sphéncilé de l'œil, diffiraction sur les bords de la pupille, commuaication d'irritabilité Jk d« points voisins sur la rétine. La vue confuse est celle où le foyer ne tombe pas exactement sur la rétine, mais tombe on devant ou derrière la rétine. Les queues des étoiles sont l'eftt de la vi«on indistincte, autant qu'elle dépend de la eooatitution du cristallin. D'après un très-ancien mémoire de Hassenfratz (1309) u les queues au nombre de ù ou 8 qu'ofireot les étoiles ou une bougie vue à 25 mètres de distance, sont les caustiques du cristallin formées par l'intersection des rayons réfractés, h Ces caustiques se meuvent & mesure que nous inclinons la léle. — La pro^H-iété de la lunette de terminer l'image fait qu'elle concentre dans un petit espace la lumière qui sans cela en aurait occupé un plus grand. Cela est vrai pour les étoiles fixes et pour les disques des planètes. \A lumière des étoiles qui n'ont pas de disques réels, cxsaserve la même intensité, quel que soit le grosassemenl. Le fond de l'air, duquel se détache l'étoile dans la lunette, devient plus noir par le grossissement qui dilate les molécules
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de l'air qu'embrasse le champ de la lunette. Les planètes à vrais disques deviennent elles-mêmes plus piles par cet effet de dilatation. ~ Quand la peinture focale est nette, quand les rayons partis d'un point de l'objet se sont concentrés en un seul point dans l'image, l'oculaire donne des résultats satisdisants. Si au contraire les rayons émanés d'un point ne se réunissent pas au foyer en un seul point, s'ils y forment un petit cercle, les images de deux points contigus de l'objet empiètent nécessairement l'une sur l'autre; leurs rayons se confondent. Cette confusion la lentille oculaire ne saurait la Cure disparaître. L'office qu'elle remplit exclusivement, c'est de grossir; elle grossit tout ce qui est dans l'image, les défauts comme le reste. Les étoiles n'ayant pas de diamètres angulaires sensibles, ceux qu'elles conservent toujours tiennent pour la plus grande partie au manque de perfection des instruments (à la courbure moins régulière donnée aux deux faces de la lentille objective) et à quelques défauts et ab^Talions de notre œil. Hus une étoile semble petite, tout étant égal quant au diamètre de l'objectif, au grossissement employé et à l'éclat de l'étoile observée, et plus la lunette a de perfection. Or le meilleur moyen de juger si les étoiles sont très-petites, â des points sont représentes au foyer par de simples points, c'est évidemment de viser à des étoiles ezces- ^vement rapprochées entre elles et de voir si dans les étoiles doubles connues les images se confondent, si elles empiètent l'une sur l'autre, ou bien si on les aperçoit bien nettement séparées, s (Arago, ManuscrUs de 1831i et de 18I|7.)
(6) [page 139]. Hassenfratz, nir les rayons divergenis des itoiUs, dans Delamétherie , Journal de physique, U LXIX, 1809, p. 32&.
(7) (page 139]. Uorapollinis Niloi Bierogb/phica. éd. Conr. . Leeroans, 1835, c. 13, p. 20. Le savant éditeur rappelle
(p. 19fi), en combattant l'opinicm de lomard {Descript. de t'Ègt/pie, t. VU, p. A23}, qu'on n'a point encore rencontré
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l'étoile comme symbole du nombre 5, ni sur les monamenlt, ni dans les papyrus.
(8) [page 1 30J. Lorsque je naviguais sur la mer du Sud, i bord de vaisseaux espagnols, j'ai trouvé, cbez. les matelots, la croyance que, pour délerniiner l'âge de la Lune avant le premier quartier, il suffisait de la regarder à travers un tissu de soie et de compter les images multiples que l'on perçoit ainsi. — Ce serait là un phénomène de diffi^ction réticulaire.
(9) [page iùO]. Outlmu, % 816. An^ a Tait crot^ le faut disque d'Aldébaran depuis b" jusqu'à 15', en rétrécissant de plus en plus l'ouverture de l'objectif.
(10) [page 12iO]. Delambre, Bist. de l'AsO-on. mod., U I, p. 193 ; Arago, Astron. popul.. t. 1, p. 366.
(11) [page llilj. " Minute and very close compantons, ihe severest tests wicb can beapplied to a télescope; n OuUinti. S 8S7. Cf. aussi sir John Herschell, Voyage au Cap,.f. 29, et Arago dans l'ilstron. popul., t. 1, p. (i8Ii-I|87. Voici les satellites qui peuvent servir d'épreuves pour les instruments optiques ik grossissements considérables : le l*' et le &* satellite d'UniDus, revus, en f8/|7, par Lassell et Otto Stnive; le 1", le 2* et le 7* satellite de Saturne (Mimas, Encelade et tivfirion découvert par Bond) ; le satellite de Neptune découvert par Lassell. Cette idée de pénétrer dans les profondeurs des cieuz a conduit Bacon, dans un passage où il adresse à Galilée d'éloquentes louanges, tout en lui attribuant & tort l'invention des lunettes, à prendre, pour terme de comparaison, les vaisseaux qui portent les navigateurs sur un océan înconnu, a ut propiora exercere possint cum ccelestibus commercia; > Woritt of Francis Bacon, Î7/|0, t. I, Nomm Organon, p. 361,
(12) [page \hi\- « L'expre8si(Hi ûr^j^;, dont Ptolémie se sert dans son catalogua et qu'il applique uoiforméiieiit aux 6 étoiles qu'il cite pour leur couleur, indique un faible
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de^ de coloration intermédiaire entre le jaune el le rouge de feu. Elle signifie exactement une nuance faible do rouge de feu. Quant aux autres étoiles, Ptolémée parait leur attribuer d'une manière générale, l'épitbète de ^vEI<îf, blond ardent (Almag., VIII, 3, éd. Halma, t. 11, p. 9^). D'après Galien [Meth. ffl«d., 12 xt^po; signifie une couleur rouge de feu p&le, tirant sur le jaune. Aulu-Gelle compare ce mot à melinus dont le sens est, suivant Servius, identique à celui de gilvus et de fulvw. Sirius est cité parSénËque (iValur. Quxst., 1, 1) comme élant plus rouge que Mars; cette étoile est d'ailleurs du nombre de celles que l'AImageste nomme vTt6- Ki^^oi. On ne saurait donc douter que ce dernier mot n'indique la prédominance ou, du moins, une certaine propwtion de rayons rouges dans la lumière de cette étoile. On a dit que Cicéron avait traduit par rutilus l'adjectif in)uii>.Oï qu'Ara^ tus a appliqué à Sirius (v. 327) ; mais cette assertion est erronée. Cicéron dit, y. 3/|8 :
NuMine pedea sabler ratilo cmn tumine clvst Fervidoi ille CaniB itâllarum lace refulgeni;
mais ruti/o cum lumim n'est point la Iraductiou du mot iroixîisu ; c'est simplement une addition du traducteur. » (Extrait de lettres du professeur Franz.) a Si en substituant fvtilM, dit Arago, au terme grec d'Arstus, l'orateur romain renonce i dessein à la fidélité, il faut supposer que lui-mbne avait reconnu les propriétés rutilantes de la lumière de Sirius. 1 {Annuaire pour f8/i2, p. 351.)
(13) [page U2]. Cléomède. Cyel. Theor., I, 11, p. 59.
(l[i) [page W]. Msdler, Astron., 18^9, p. 391.
(1&) [page lf|3]. Sir iobn Hefschell dans l'Sdmb. Beview, U 87, 18&8. p. 189, et dans les Aftrim. Naàw. de ScbumacJwr, 1839, n" 372 : h It aeems much more likely that in Sirius a red colour should be Ibe efifect of a médium inler-
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fered, tbao tbat in (he short space of 2000 years so vast a body Bboald hâve actiully undergone sach a material change in Jts physical constitntioD. It may be supposed the existence of some sort of coimical cJoudàusi , subject lo intemal movements, depending on causes of which we are ignorant, n (Cf. Arago dans l'annuaire pour 18A2, p. 350-353.)
(16) [page 1I|3]. Dans les Mvhamedis Alfragani àwonologiea el ttstrofiomica eltmeroa, éd. Jacobus ChristmaDous, 1590, c. 22, p. 97, on trouve : a Stella ruffii in Tanro Aldebano; Stella rufb in Gmiinis que appeilalur Hajok, hoc est Capra. ■ Or AUugoc, Aijuk sont les désigaatioQs habituelles de h Chèvre, dans les traductions arabes de l'Almageste et même dans les traductions latines faites sur des testes arabes. A ce sujet, Argelander remarque avec raison que Ptolémée, dans un ouvrage astrologique (Ttrpâ^i^lo; avrea^iz) dont le style et les plus anciens témoignages établissent Tauthenticité, a comparé les étoiles aux planètes par rapport à la cotoration, et qu'il rapproche ainsi la Chèvre, Axtrigx steiia, de 11 Martis tuUa, quas urit sicut congruit igneo ipsius colori. Cf. Ptolémée, Quadripan. conslmet. libri IV.Basil. 1551, p. 3S3. De même Riccioli range la Chèvre parmi les étoiles rouges, à cAté d'Antarès, d'Aldebaran et d'Arcturus. iAlmagestwn twmmt, éd. 1650, t. I, pars 1, 1. 6, c. 2, p. i9b.)
(17) [page Ikk]. Voyez Chronologie der jEgypter par lUcbard Lepsius, t. I, 1849, p. 190-195 et 213. Le calendrier égyptien, avec l'ensemble de ses disposîticHiE, a été établi 3285 ans avant notre ère, c'est-à-dirë un siècle et demi ea> viron a[»ès l'érection de la grande pyramide de Chéope-Chonfou, et %0 ans avant la date ordinairement assignée au déluge (Cf. Cosmos, t. Il, p. 477). On sait, par les mesures du ccdonel Wyse, que la galerie soutemiae très-éboite qui dooM accès dans l'intérieur de la pyramide est inclinée presque exactement de 36" 15', et que la direction de celte galerie répondait ainsi à la hauteur que a du Dragon , l'étoile polaire
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du temps de Chéops, avait alors à Gizeh , lors de sa culmination ioférieure. Mais les calculs relatifs à cette circonstance supposent, pour l'époque de la construction de la pyramide, l'année 5970 avant J.-C. (Owllmes of Astron., % 319), et non pas 3I|30. comme nous l'aTions admis dans le Cosmos, d'après Lepsins. An reste, cette différence de 5(|0 années s'oppose d'autant moins à ce que a du Dragon ait pu être prise pour étoile polaire, que sa distance au pAle, en l'année 3970, n'était encore que de 3" hh'.
(18) [page 1&^]. l'extrùs ce qui suit de la correspondance amicale du professeur Lepsius (février 1850) : « Le nom égyptien de Sirius est Sothis; il se trouve ainsi désigné comme un astre femelle. De là vient le grec i^ SûOi;, identique avec la déesse Soie (plus souvent SU dans la langue hiéroglyphique), et avec Isis-Sotbis, dans le temple de Ramsès le Grand, à TMbes (Lepsius, Chronol. der XgypUr, t. I, p. 119 et 136). La signific^OD de la racine se retrouve dans la langue copte qui oA« une nombreuse Aunille de mots de même origine, dont les divers memttfes présentent fc la vérité beaucoup de divergences, mais que l'on peut réunir cependant et cooi^ donner comme il suit. Par une triple dérivation du sens primitif de projfllCT-, projicérs (sagiltam, tetum), on trouve : 1* ensemencer, seminare ; puis, extendere, étendre, bander, étendre une corde; enfin, ce qui est plus important id, rayoïmvr la Jumtire et briller, comme les étoiles et le feu. On peut faire rentrer, dans la même série d'idées, les noms des divinités : Salit (qui lance des traits), Sothû (qui rayonne) et Sefh (qui brûle). On peut déduire encore des hiéroglyphes : *tl ou seti, la flèche et aussi le rayon; teta, filer; selu, semences répandues. Sothis désigne principalement l'astre radieux qui règle les saisons et les périodes de temps. Le petit triangle, toujours peint en jaune, qui est un signe symbolique de Sothis, prend une signification remarquable, lorsqu'il se trouve reproduit plusieurs fois dans un certain ordre
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(sur troîa llgnoB érnei^eant du bas du dieque solaire) ; c'est ■lors U raprésenlation du soleil rayonnant. Stth est le dieu du feu, le destructeur. Il contraste avec Satis, déesse femelle, symbole du Nil fécondant, qui imprègne d'une cfa&ude humidité les semences. Satis est la déesse des Cataractes, parce que c'est à l'époque de l'apparitioD de Sothis dans le ciel, vers le solstice d'été, que les eaus du Nil commencent à s'enfler. Vettius Valens nomme l'étoile même £ïfS au lieu de Sothit; toujours est-il qu'il est impossible d'identifier, comme le fait Ideler {Handbudi der Chronoi., t. 1, p. 126), ItioUi avec Seth ou Sothis ; il n'y a aucune analogie entre ces noms, ni pour le fond , ni pour la forme (Lepsius, t. I, p. 136).
Après ces origines égyptiennes,. voici les étymologîes Uiéee du grec, du lend et du sanscrit. « £«'(> , i« Sokil , dit le professeur Franz, est un radical fi»t ancien qui ne diffère que par i< prononciation de Hf , Hfoi , ta tAoUntr, £iti, dans lequel une altération a eu lieu, comme dans le passage de tiîjkiï k T^pof ou tifoç. Pour démontrer la justesse du rapport qui vient d'£tre indiqué entre les radicaux oitp et Hf, 5fpo{ , nous pouvons citer non-seulement l'épithèle de ^tftttixtd; dans Âratus, v. 1E|9 (Ideler, Stemnamen, p. 3I|1). mait encore l'emploi de dérivations postérieures du radical «Xp, à savoir les formes oeipot , nipwf, vsLpivof, chaud, brûlant. 11 est en effet bien significatif que tniptvix ijucTia soit ausii usité que âepivà l^Lària , légers habillements d'été. Mais ti forme <n(pio( devait devenir prédominante; elle a formé l'adjectif appliqué à tous les astres auxquels on attiibuait de l'influence sur la chaleur estivale. C'est ainsi que le poète Afchiloque nomme le Soleil oti^so; cùmff, et qu'lbycus désigna les astres par la désignation générale de oeipuc, les britUmlt. Il est impossible, par exemple, de douter qu'il s'agisse do Soleil dans ce vers d'Archiloque : ico'^loùf [ilv aùtàî «e^kk xaravmn ô^ù{ iX>d^TC(a'i. D'après Hésychîus et Suidas, le t^me ItifiMi désigne à la fois le Soleil et Sirius. Il n'en est plus de même, suivant Tzetzës et Proclus, d'un passage d'U^
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— 6i5 — siode (Opéra et Dûs, v, 417] oît le Soleil se trouve désigné, nuis Don l'étoile du Chien : je partage entièrement, sur co point, l'opinion du récent éditeur de Théon de Smyrne, M. H. Martin. De l'adjectif ffEÎpio;, qui s'est établi comme une sorte â'epithetlion perpetuum pour l'étoile du Chien, vient le verbe aftpucv que l'on peut traduire par scintiller. Aratus, V. 331, dit de Sinus : q^eV ffEipuui, il scintille vivement. Le mot Seifnfv, Sirène, a une étymologie tout à fait différente; et vous avez au parfaitement raison de penser qu'il n'a pas d'autre analogie qu'une ressemblance de son fortuite avec le nom de l'étoile du Chien. L'erreur est du côté de ceux qui veulent, d'après Théon de Smyrne {LU>erdéAstr<momia, 1850, p. 202), faire dériver Seipu'v de «etptet^Ew; ce dernier mot ne serait du reste qu'une fonne invraisemblable du verbe aufiàv. Tandis que atifiaç exprime la chaleur et la lumière en mouvement, le mot ZELpifv est dérivé d'une racine qui se rapporte aux sons continus, au murmure produit par certains phénomènes naturels. Je crois en effet que Stip^'v se rattache i (tpiiv (PUtOD, Cratyt. 398 D. tô f «f ttpi» X^y^''' ^'^0 ^'^"^ l'aspiration, forte d'abord, aurait été remplacée par le sifflement du S. » (Extraitdeslettresduprof. Franz, janvier 1850).
« Le grec lEtp, le Soleil, se déduit aisément, d'après Bopp, du mot sanscrit svar qui, à la vérité, ne désigne pas le Soieii, maia bien le eiel, en raison de son éclat. La désignation ordtaatre du Soleil, en sanscrit, est sûrya, forme contractée de rinusité svârya. Le radical tvar signifie , en général , briller, éclairer. Le nom zend du Soleil est hvare, avec un fi à la place de Ys, Quant aux formes grecques séf, ^poç et dap^i^T ^"^ viennent du sanscrit gharma (nom. gharmas), chaleur. »
Le savant éditeur du Rigveda, Max Mûller, fait remarquer que « le nom astronomique de l'étoile du Chien, chez les Hindous, est Lvbdhaka, le chasseur. Or, le voisinage d'Orion donne k penser que, pour les peuples ariens, ces deux constellations devaient avoir originairement une relation mu-
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tuelld. » Au reste, Mûller fait dériver « Zeîpio; do mot tira des Védas (d'où l'adjectif tairya) et de la racine sri, aller, marcfaer-, de la sorte, le Soleil et Sïrius auraient été nommés primitivement étoiles errantes. » (Cf. aussi Pott, Etytnologitdu Fonchwtgm, 185S, p. 130).
(19) [page 1&5]. Struve, SUllarwn composilarwn Mensur» mieromelricx, 1837, p. lxxiv et Lxxxm.
(20) [page 1I|5]. Sir lohn Herscbell, Voyage ou Cap, p. 3&. (31) [page 1^6]. Meedler, Astronomie, p. (|36.
(22) [page lù6]. Comos, t. 11, p. S% et 608, n. 63.
(23) (page lft6]. Arago, AUron. pojnd., 1. 1, p. 660. (2^) [page lli6]. Struve, Stellar eomp., p. Lxxzn.
(25) [page i/i6]. Sir John Herscbell, Voyage au Cap, p. 17, et 102 (iVétute and Ctuster*, n' 3435).
(26) [page 167]. Humboldt. Vue des Cordii^es et Monur menu des peuples indigènes de CÀmérigM, t. Il, p. 55.
(27) [page 167]. Julii Firmici Matemi Astron. lîbri VIII, Basil. 1551, lib. V), cap. 1. p. 150.
(28) [page 167], Lepsius, Chron. der jSgypter. 1. 1, p. 163. « Le texte hébreu cite -.Asch, le géant (Orion?), la const^l*tion aux nombreuses étoiles (les Pléiades?) et les Chambres du Sud. Les Septante traduisent : 6 imiùv TlXtiâix «ai
ËffTCSpOV XXÙ ÀpXTOSpOV WÙ Ta|JUtlX WTOU-
(29) [page 168]- Ideler, Slemnamm, p, 295.
(30) page [1A8]. Martianus Capella change le F en Ptolemieus ; ces deux noms avaient été imaginés par les Batteurs de la cour d'Egypte. Amerigo Vespucci croyait avoir vu trois Canopus, dont un était entièrement obscur (Fbsco); Canopus ingens et niger, dit la traduction latine. Il s'agissait
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sans doate d'an des Sacs à Charbon (Hnmboidt, Examen crit. 4» ta Géogr., t. V, p. 227-229). Dans l'ouvrage ciU ci-dessas, Etem. CAnmoI. et Àstron. de El.-Fergaoi (p. 100), oa lit que les pÈlerins chrétiens avaient l'habitude de donner au Sohel des Arabes (Canopus) le nom d'étoile dé SahUe Catherine, parce qu'ils étaient joyeux de la voir et de se guider sur elle, ponr tdier de Gaza au mont Sinu, D'après la plus ancienne épopée de l'antiquité hindoue, le Ramayana, les étoiles voisines du pAle austral seraient d'une création plus récente que les étoiles du nord. Un magnifique épisode de ce vieux poème en donne une raison assez étrange. Lorsque les Hindous brahmaniques pénétrèrent dans la presqu'île du Gange, en quittant les r^ons situées par 30° de latitude nord, pour envahir, en marchant vers le sud-^st, les contrées tropicales dont ils firent la conquête, ils virent de nouveaux astres s'élever k l'horizon, à mesure qu'ils avançaient vers l'ile de Ceytan. De ces astres ils firent, d'après leurs anciennes coutumes, des constellations DOnvelles; mais plus tard, la tradition transforme hardiment ces constellations en une crialion nouvelle de Visvamitra « qui voulut surpasser dans son œuvre la splendeur du del boréal. » (A. G. de Schlegel dans la Zeiudmffûr die Ktmde des Korgenlandes, t. 1, p. 2(|0). Évidemment ce vieux mythe a été inspiré par la surprise que les peuples ont dû éprouver dans leurs migrations, en voyant des régions célestes toutes nouvelles pour eux. Mais l'aspect des cieux ne varie pas seulement pour les voyageurs, dont un célèbre poète espagnol, Garcilaso de la Vega, disait : mudan de pays y de estrellas, ils changent à la fois de pays et d'étoiles. Si les tradiUons locales de certains peuples fixés au sol pouvaient remonter assez haut, nul doute qu'elles ne conservassent quelque trace de variations d'tm autre genre. Les éloiles viennent à nous et s'éloignent ensuite, en vertu de la précession-, peu à peu les constellations disparaissent, tandis qu'on voit s'élever lentement au-dessus de l'horizon, des étoiles brillantes auparavant invisibles, telles que celles des pieds du
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Centaure, de la Croix da Sud, de l'Ë^idan ou du Navire. J'ai rappelé ailleurs que, 2900 ans arant notre ère, la Croii du Sud brillait sur l'horizon de Beriin et s'élevait alors à 7° de hauteur. Ces 29 siècles ne nous reportent pas h une époqoe historiquement bien reculée, car les grandes pyreinides existaient déjà 5 siècles auparavant (Cf. Cotmos, 1. 1, p. 167 ; t. Il, p. 354). Mais jamais Canopus n'a été visible à Bertio. parce que sa distance au p61e de Pécliptique ne dépasse pas 14* : il fiiudrait 1* de plus, pour que cette éttrile eût pu atteindre notre boriioD.
(31) [page US]. Cotmos, t. Il, p. 203.
(32) [page U8]. Olbers dans le J(ArbwA fur 1840 de Schumacher, p. 2fiQ, et Cosmos, t. III, p. 121.
(33) [page 149]. Struve, Études dAstron. tteUain, aote7&, p. 31.
(34) [page 149]. (hUifUs of Astron.. % 785.
(35) [page 151]. Outàims of Anron., S 795 et 796 ; Stmve, ÈiMdes dÂttron., suUain. p. 66-73 et note 75.
(36) [page 151]. Struve, p. 59. Sebvrinck trouve dans set cartes :
de 0° à 90> d'AR. 385S étoiles, de 90 à tSO 3011 —
de 180 & 370 3688 —
de 370 i 360 3591 —
La somme est 12148 étoiles jusqu'à la 7' grandeur.
(37) [page 152]. Voyez, sur le Cercle nébuleux qui se trouve dans la poignée de l'épée de Persée, Éralostbëne, Cauukr. c. 22, p. 51, éd. Sbaubach.
(38) [page 152]. John Herschell, Voyage m Cap, S 105, p. 156.
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(09) [p^e 1 53]. Outlinet, $ 86^-869, p. 591-596 ; Attrm., p. 16U.
(40) [page 153]. Voyage au Cap, §29, p. 19.
(Iil) [page 155]. ii A stupendous object, a most magnificent globular duster, dit sir lohn Herscbell, comptelely ittsulaUd, apon a ground of the sky perfectly blaek tbroughout tbe ^olebreadOi of the sweep. n (Voyage auCc^, p. 18 et 51, PI. 111, ag. I; Ouaines, § 895, p. 615).
(dS) [page 155]. Bond, dans les Memoirs of the American Academy of Arts and Scimces, new séries, t. 111, p. 75.
(&2) [page 155]. Oullmes, S 874, p. 601.
ikk) [page 155]. Delambre, Bist. de l'Astron. moderne, 1. 1, p. 697.
(45) [page 156]. C'est à sir lohn Herscbell que nous devons ta première description complète de la Voie lactée dans les denx hémisphères. Voyez les$S 316-335 de l'ouvrage que nous SV0D8 partout nommé Voyage au Cap, et dont le véritable titre est : ReiuiU of Astronomical Observaiiont made during tbe years 1834-1838, at tbe CtQW of Good Hope. Voyez encore l'ouvrage plus récent de i. Uersdiell, OMlmes of Âstronomy,
■ $ 787-799. J'aurais pu tirer parti des observations quo j'ai faites, pendant mon long séjour dans l'hémisphère austral, sur l'éclat si inégal des diverses régions de Ja Voie lactée, etc...; nuis je n'avais à ma disposition que des instruments d'une foiblesse optique extrême en comparaison de ceui de air John Herscbell ; aussi, pour éviter de mêler le certain Jk l'incertain, aî-je pris le parti de m'en tenir exdusivement aux travaux de c«t éminent astronome. Ct. aussi Struve, Éludes dAsiro}i. tUUaire. p. 35-79, Hœdler, Astron.. 1819, $ 213; Cosmos, 1. 1. p. 169.
(46) [page 156|. Oi assimilant la Voie lactée à un fieuvo céleste, les Arabes furent conduits à donner à une partie de
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la constellatioa du Sagittaire, doDt l'arc se trouve dam tue
région brillante de cette zone, le nom de ranimai qm va l'abreuver, et cet animal était précisément l'Autruche qui éprouve ù pen la sensation de la soif. (Ideler, UnUrtwA. ùber dm Unprun^. vnd die Bedeutung der Slermamm, p. 78, 183 et 187; Niebuhr, Beschreibung von Àrabien, p. U2).
(ii7) [page 157J. Outiina, p. 529; Schubert. Attnm., 8* part., p. 71.
(ftS) [page 157]. Struve, Éludes dCAstron. ittUaires, p. hi.
{kVi [page 157]. Cosmos, t. 1, p. 169 et &95, n. 9.
(50) [page 157]. « Stars standing on a clear bladc gronnd (Voyage ou Cap, p. 391). This remarkable belt (the milkjr way, when examined tbrougb powerful télescopes) is found (w<»h derful to relalel) lo consist entirely of stars scattered by millions, like glittering dust, on the bladt ground of the gênerai beavens. » (Outlines, p. 182, 537 et 539).
(51) [page 158.] « Gtobular ckisUrs, except in one regioQ of small eitent (between 16i> ft5" and 19^ in RA.), and tuAntM of regiUar elliptic forms are comparatîvely rare in tbe Hilky Way, and are found congregated in the grealest abundance in a part of the heavens the most remote possible ftom that circle. • {Oudiius, p. 61^). Huyghens avait remarqué, dès 1656, combien la Voie lactée était pauvre en nébuleuses. Dans le même passage oii io signale et décrit la grande nébuleuse d'Orîon, qu'il découvrit en 1656 à l'aide d'une lunetle de 9 mètres, il dit (ainsi que je l'ai déjà fait remarquer dans le second volume du Cosmos, p. 905): Viam lactaam perspicillis inspectam nuUas babere nebulas; il ajoute que la Voie lactée est, comme toutes les nébuleuses, un grand amas d'étoiles. Ce passage se trouve dans Hugenii Opéra varia, 1724. p< 593.
(52) [page 158]. \oyage au Cap. § 105, 107 et 32S. Sur l'anneau nébuleux, n» 3686, voyez p. \\k.
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(53) [page 158]. « Intervais absolutely dark and compleuly void ofany star of the smallest telescopîc magnitude.» {OuUmes, p. 536.)
(5ft) [page 159]. « No région of the heavens is fuller of objects, beautifui and remarkable in tbemselTes, and rendered still mor so by tbeir mode of association and by the peciiliar features assuined by the Milky Way, whicb are without a parallel in any olher part of its course, n (Voyage au Cap, p. 386.) Ces expressions si vives de sir John Herschell répondent parfaitement h l'impression que j'ai moi-même é)aY>uvée. Le capitaine lacob (Bombay Engineers) dépeint avec une vérité frappante l'éclat de la Voie lactée dans le voisinage de U Croix du Sud : « Sucb is the gênerai blaze of star-ligbt near 4be Cross firom Uiat part of the sky, tbat a person is immediately made aware of its having risen above horizon, though he ^ould not be at the time looking at the beavens, by the increase of gênerai illumination of the atmosphère, ressembling the effect of the young moon. Voyez Piazzi Smyth, on the Orbit ofa Cent, dans les Trantact. afthe RoyalSoc. ofSdin- Intrg, t. XVI, p. ti45.
(55) [page 160]. Outlines, % 769 et 7di; Voyage au Cap, S 325.
(56) [page 160]. Almagesu. 1. VIll, c. 2 (t. II, p. Bh et 90, éd. Elalma). La description de Ptolémée est excellente par endroits ; elle est surtout bien supérieure ft celle d'Aristote, Meleonl., 1. 1, p. 39 et 3{|, éd. d'Ideler.
(57) [page 162]. Outlines, p. 531. Il y a aussi nne tache sombre entre a et y de Cassiopée. L'obscurité de cet espace doit être attribuée à un effet de contraste produit par l'éclat desr^iona environoaiites Cf. Struve, Ètvdsi îtellaires, n. 58.
(58) [page 163]. Morgan a donné, dans le Philos. Magor xme, sér. III, n. 32, p. 2I|1, on extrait de l'ouvrage extrémem«it rare de Tbomas Wright, de Durham, Teory ofthe Ctii-
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verse, London, 1750. Tbomas Wrigbt, dont le livre a acquis tant d'intérêt pour les astronomes, par suil« des ingénieiues spéculations de Kant et de William Herscbell sur la forme de notre nébuleuse, n'obsenrait lui-même qu'avec un télescope de 32 centimètres de foyer.
(59) [page 1 63], Pbff, dans les sâmmtl. Schriflen de W. Her^ schell, t. I (1826), p. 78-81; Struve, Éludes steU., p. 35-&(i.
(60) [page 163], Encke, dans les Àstron. Nadir, de Scbumacber. n' 622 (18&7), p. 3/|l-3A6.
(61) [page 16A]. OuUines, p. 536. A la page suivante, on trouve sur le même sujet : « I n sucb cases ît is equally imposùble not to perceire that vre are looking tivrough a f^ieet of stars of no great thickness compared with the distance wbich séparâtes tbem from us. »
(62) [page 16&J. Struve, Éludes sUlL, p. 63. Quelquefois les plus grands télescopes rencontrent, dans la Voie lactée, de ces places où l'existence de la couche steilaire n'est [dus annoncée par d'innombrables points lumineux, mus par une nébulosité vague, d'apparence mouchetée ou pointîUée (by an uniform dolting <» stippKng of tiie field of view). Voyez, dans le Voyage au Cap, p. 390, le paragraphe » on some indications of very reroote telescopic branches of the Hilky Way, or of an independent sidereal System, or Systems, bearing a resemblanve to such branches. »
(63) [page 16Ii]. Voyage au Cap, $ 3H.
(6/i) [page 16Ù]. Sir William Herscbell dans les PMloi. Transact. for 1785, p. 21 ; sir John Herschell, Voy. au C(^. S 293. Cf. aussi Struve, Deser. de l'Obienatoin de Poulieva, 18Ù5, p. 267-271.
(65) [page 166]. "! think, dit sir John Herschell, it it impossible to view this splendid zone from a C«niaur{ to tbe Cross without an impression amountJng almost to conviction,
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tbat tlie milLy way is DOt a mère stratum, but «nnular ; or at leasl that our sjistem is placed within ono of Ibe poorer or almost vacant parts of its général mass, and tbat eccentrically, 90 as to be much nearer to the région about tbe Cross than to that diametrtcally opposite lo it. n (Mary Somerville, on Ute connexion ofthe phyiical Sciences, 18I|6, p. A19.)
(66) [page 165]. Voyage au Cap. g 315.
(67) {page 170]. De admiranàa Nova Stella, anno 1572 «corla, in Tychonis firabe Astronomie instauraUB Progymnasmata, 1603, p. 298-3011 et 578. J'ai fidèlement suivi, dans le texte, la narration de Tycho luî-ménie. Je n'ai donc pas dû tktn mention d'une assertion fort peu importante en ellemême, Irioi qu'on la trouve dans beaucoup d'ouvrages astronomiques : Tycho aurait été averti, dit-on, de l'apparition de l'éloîte nouvelle, par mi grand concours de gens du pays.
(68) [page 170]. Dans une discussion avec Tycbo, Cardan remonta jusqu'à l'étoile des Mages, pour l'identifier avec celle de 1572. En se fondant sur des calculs relatifs aux conjonctions de Saturne et de Jupiter, et d'après des conjectures aoaloguesà celles que Kepler avait émises sur l'étoile nouvelle qui parut, en 160I|, dans le Serpentaire, Ideler croit que VéloUe des Sages de iOrieni n'était pas une étoile isolée, mais un simple aspect, une conjonction de deux planètes brillantes, qui se seraient rapprochées l'une de l'autre à une dislance moindre que le diamètre de la Lune. La fréquente confusion des deux mots àfsrif et â^rrpov donne quelque appui à cette interprétatioo. Cf. Tychonis Progifmnasmala, p. 32fi-330, avec Ideler, HamUmch der malhematisdien und lechnischen Chronologie, t. Il, p. 399-fp07.
(M) [page 171]. Progymn., p. 924-330. Tycho, pour appuyer sa théorie des étoiles nouvelles, formées avx dipens de la nilnUosiU cosmique de la Voie taclie, invoque les passages remarquâmes oit Aristote expose ses idées sur les rapports de
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la Voie lactée avec les queaes des comètes {nébulosités énûses par les noyaux cométaires). Cf. Cosmos, 1. 1, p. 116 et H56,D.hi.
(70) [page 17(i]. D'autres renseignements placent l'app»rition en 388 ou 398 ; voyez Jacques Cassini, ÈlèmaOs (tAttronomie, 17fi0 (Ëtoiles nouTeiles), p. 59.
(71) [page 181]. Arago, Annuaire pour 18(i2, p. 332.
(72) [page 182]. Kepler, de Stella nova m pede Serp., p. 3.
(73) [page 185]. Voyez, sur les étoiles qui n'ont pas disparu, Argelander dans les Astron. Nachr. de Scfaumacber, n° 624, p- 371. Pour prendre ausù un exemple dans l'antiquité, il suffit de rappeler la négligence avec laquelle Aratus a écrit son poème astronomique : ses oublis ont donné lieu de se demander si Véga de la Lyre ne serait pas une étoile nouvelle, ou bien une ét<Hle variable à longue période, Aratus dit, en effet, que la constellation de la Lyre ne renrerme que de petites étoiles. 11 est bien étrange, cependant, qu'Hipparque n'ait point signalé cette erreur dans son Commentaire, tandis qu'il ne manque pas de relever une autre erreur sur l'éclat relatif des étoiles de Cas»opée et du Serpentaire. Mais ce sont là des omissions fortuites qui ne prouvent rien; car Aratus n'ayant attribué au Cygne que des étoiles a d'un éclat moyen, » Hipparque siguale expressément cette erreur (1, ih), et ajoute que la brillante du Cy^e(DeDeb)esl àpeine inférieure à c«lle de la Lyre (Véga). Ptolémée range celle-ci parmi les étoiles de 1*^ grandeur. Dans les Catastérismes d'Ératosthène, Véga est nommée leuxôv xal ln^n^m. Est-il possible de décider, sur le seul témoignage d'un poète qui n'observait pas lui-même les étoiles, et qui s'est eiposé ainsi & plus d'une erreur, que Véga de la Lyre (la Fidicula de Pline, XVIll, 25) n'était pas une étoUe de 1'^ grandeur, à l'époque d* Aratus, et qu'elle n'a atteint son état actuel qu'entre Aratus et Hipparque, c'est-à-dire de 272 à 127 avant notre fere7
(Ih) [page 180]. Cf. Miedier, Astron., p. I|3d, note 12, avec
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Siruve, Steliarum compoiit. Mensurx microm,, p. 97 et 98, étoile 21IiO. « Je crois, dit Argehnder, qu'il est extrêmement difficile d'estimer avec justesse i'éclat d'étoiles aussi difTérentes que les deux «ompOfiaDtes de « d'Hercule. Mes observations sont décidément contraires à l'hypothèse de la variabilité du satellite. Ea eftt, « d'Hercule ne m'a jamais paru simple dans les nomlH^uses observations que j'ai faites, de jour, aux cercles méridiens d'Abo, d'Helsingfors et de Bono ; or, cela n'aurait pas eu lieu si le compagnon eût été de 7* grandeur, dans son miDÎmura d'éclat. Je persiste à le croire invariable et à le ranger dans la 5" ou 5-6' grandeur. »
(75) (page i9^. La Ubie de Mfedier (^sirtm., p, 455) contient Ift étoiles avec des éléments numériques trës-différents. Sir Jtflin Uerscbell compte plus de &5 étoiles variables, y compris celles qui sont indiquées dans le teste {OMlines, 5 819-826).
(76) [page 193]. «En prenant, dit Ai^elander, pour époque initiale celle du minimum d'éclat d'Algol en 1800, janvier 1, à 18" 1" de temps moyen de Paris, j'obtiens les durées suivantes de la période pour ;
— 1987 ... 21 »>fc 68- 59',ûl6 . . . ± 0',316
— UOS 56 ,737 ± 0 ,09â
— 825 58 ,393 ± 0 ,175 •I- 751 68 ,A5A ± 0 ,039 + 2328 68,193 ± 0 ,0S6 + 3885 67 ,971 ± 0 ,045 + 5&!il SS ,183 ± 0 ,3A8
Voici la signification des nombres de ce tableau : Si l'on prend l'époque duminimumaul"janvier 1800 pour zéro, celle du minimum précédent sera — 1, celle du minimum suivant sera + 1, etc... Alors la durée de la période entre
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les minima désignés par — 19S7 et — 1986 sot exactement 2' 2(i*> fi8- 59'. Iil6; la durée entre + ^hM. et + 5bh2 sera 21 201' IiS» 55*, 182. La première durée répond à l'an 178& et la seconde à l'an 18f|2. Les nombres précédé^ du signe ± «ont les wreurs probables. Ces nombres montrent bieo que h période devient de plus en plus courte, résultai confirmé d'ailleurs par toutes les observations que j'ai bites depû 1847. »
(77) [p^ 193]. La formule par laquelle Argetander a cberché à représenter toutes les observations des maxinia de Mira de la Baleine, est :
1751 sept. 9,76 + 331,3363 E + 10.5 sin (^j^E +26»23')
~ E + 2310 (|2') + 33,9 sin (—E + 170"19'
- 65,3 an fJ^E + 6° 37')
dans laquelle E désigne le nombre des maxîma qui ont eu lieu depuis le 9 septembre 1751 ; dans les coeSicients numériques l'unité est le jour moyen. D'après cette formule, le maximum de l'année actuelle aura lieu en 17^1 sept. 9,76 + 36(i!|6,99 + 10,48— ll,2ii +19,»
+ 25;92 = 1851 août 8,51.
Ce qui parait parler le plus en faveur de cette formule, c'est qu'elle représente aussi l'observation du masîmum de 1595 (Cosmos, t. Il, p. 394) ; or, cette observation discorderait de plus de 100 jours dans l'bypothèse d'une période uniforme. Cependant la loi des variations d'éclat de cette étoile puait être très-compliquée, car les écarts de la formule vont encore à près de 25 jours dans certains cas, par exemple pour le maximum très-ei^actement observé de l'an 1840- «
(78) (page 193j. Cf. Ai^elander, de Stella ^ Lyrx variabUi.
(79) [page 194]. Une des premières tentatives sérieuses
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qui aient 6lé faites, pour dùtemiiner la durée moyenne de la période de Mira de la Baleine, est due à Jacques Cussini, Éiè-
menls f Astronomie, 1740, p. 66-69.
(80) [page 206). Newton {Philos. Nat. Principîa matitem., éd. Le Seur et Jac<iaier, 1760, t. III, p. 671) ne dislingue que deux classes dans ces phénomènes sidéraux : « Stell» fixw qu$ per vices apparent et evanescunl, quœque paulatim crescunt, videntur revolvendo partera lucidam et partem obscuraq^ per vices ostendere. » Riccioli avait déjà proposé celte explication pour les variations d'écint des étoiles. Quant à la réserve que l'on doit mettre à prononcer sur la périodicité do ces variations, voyez les importantes considérations de sir kbn lierscbell, dans le Voyage au- Cap, § 261.
(Il)[page 207]. Delambre, Hist. de l'Astron, ancienne, t. Il, p. 280,* Hist. de i'Àstron. au 18* siècle, p. 110.
(82) [page 208]. Sir John Herschell, Voyage auCap, § 71-78, ettftulinfs ofAstron.. § 830. Cf. Cosmos, t. 1, p. 17I| el /|86, n. 2!Pf
(83) [page 209]. Lettre manuscrite du lieutenant Gilliss, astronome de l'Observatoire de Washington, au docteur Flûgel, consul des États-Unis de l'Amérique du Nord à Leipzig. A Santiago de Chili, le ciel reste pendant 8 mois si pur, et l'atmosphère si transparente, que le lieutenant Gilliss distinguait parfaitement la 6* étoile du trapèze d'Orîon avec une lunette de 0',175 d'ouverture, construite par Henri Fiti, de New- York, et William Young, de Philadelphie.
(Sfi) (page 210]. Sir John Herschell, Voyage au Cap, p. 33^, 350 note 1, et ùl|0. (Sur les anciennes observations de la Chèvre et de Véga, cf. William Herschell dans les Philos. Transact., 1797. p. 307; 1790, p. 121, et dans le/oArfcucftde Bode pour 1810, p. U8.) Au contraire, Ai^elander met en doute la variabilité de la Chèvre et des étoiles de la Grande- Ourse.
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(85) [page 211]. Voyage au Cap. % 259, a' 260.
(86) [page 211]. Heîs, dans ses Dotices maouacrites de mai 1850. Cf. aussi le Voyage au Cap, p. 335, et P. d*tBoguslawski, Urama fur 18&8, p. 186. La vaiùUlité supposée de», a et j de la GraDdeK)urse est aussi confirmée dans les Owtlines, p. 559. Sur (es étoiles qui mdiqueront successivement le pôle nord, jusqu'à Véga de la Lyre, la plus bdie de tout^ laquelle prendra, dans 12000 ana, la place de Ntoile polaire actuelle, cf. Mœdler, Àitron., p. 432. •
(87) [page 211]. Cosmos, L III, p. 9b.
(88) [page 212]. William Herschell, on the Changes tint happen to tbe Fixed Stars, dans les Phil. Transaet. for 179L p. 186. Voyez aussi sir John Herschell, Voyage au Cap, p. 35^ 352, et l'excellent écrit de Mary Somerviile : Connexe of thc Physical Sciences, 18(i6, p. 407.
(89) [page 215]. Encke, Betraelautigm &>ar die Anordmgig des SUrnsystems, 18411, p. 12 {Cosmos, 1. 111, p. 30); Hlpdla', Asiron., p. 445; Paye, Comptes rendus, t. XXVI, p. 76.
(90) [page 217]. Halley dans les Phiios. Traïuaa. for 1717- 1719, t. XXX, p. 736. Ses considérations ne portaient du reste que sur les variations en latitude ; ce fiit Jacques Cassîni qui s'occupa, le premier, des variations en longitude (4ngo, dans VAstron. popul., t. II, p. 23).
(91) [page 217]. Delambre, Hisi. de l'Atlron. modmru, t II, p. 658 et Hist. de l'Astron. au 18* sUcle, p. 448:
(92) [page 217]. Philos. Transaet., t. LXXIII, p. 1S8.
(93) [page 218]. Bessel, dans le Jahrbuch de Schnmadier pour 1839, p. 38 ; Arago, Astron. poptU., t. 11. p. 30.
(94) [page 218]. Sur a du Centaure, cf. Uenderson et Haolear dans les Memoirs of the Asiron. Soc, t. XI, p. 61. et Piazzi Smyth dans les Edinb. Transaet.. t. XVI, p. 447. Le
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naouvement propre d'Arcturus est de 2",25, suivant Baily (Jfctnotrs o[ the AslTon. Soc., t. V, p. 165] ; il est coDsidérable par rapport aux mouvements propres d'autres étoiles (rèsbrillaDles; car celui d'Aldébaran n'est que deO",185(M<edler. Canlralsmne, p. 11), et celui deVéga de 0"A00. Parmi les étoiles de première grandeur, a du Centaure bit une (rèsremarquable exception ; son mouvement propre, 3",58, surpasse beaucoup celui d'Arcturus. Le mouvement propre de l'étoile double du Cygne est de 5", 123 paran, d'après Bessel {Sehwn. Astron. P/achr.. t. XVI, p. 6).
(95) [page 219]. Aslron. Nachr., de Schumacher, n" hàb.
(96) [page 219). Même onv., or 618, p. 276. D'Arresl a basé sou calcul sur la comparaison des observations de La Caille (1750) avec celles de Brisbane (1825) et de Taylor (1835). L'étoile 2151 de la Poupe du Navire a un mouvement propre de 7",871 ; elle est de 6* grandeur (Uaclear dans Haidier, Untertuch. i^r die FixslemSysteme, t. II, p. 5).
(97) [page 219], Aslrtm. Ifadvr., n' 661, page 201.
(98) [page 220]. Même ouv., n'>-51b-516.
(99) [page 221). Struve , Études d'Astron. suUaire, texte, p. (7, notes, p. 26 et 51-57; sir John Herschell. OutUnes, S 859 et 860.
(100) [page 221). Origène, dans le ITusaurus de Grono- Tius,t.X, p. 271.
(1) [page 222]. Laplace, Exposition du Syst. du Monde. itik, p. 395. Dans ses Lettres cosmologiques, Lambert montre beaucoup de penchant pour l'hypothèse des corps obscurs.
(2) [page 222J. Mœdler, Unlers. ùber die FiasUni^steme, L II (1848), p. 3, et Citron., p. &16.
(3) [page 322]. C. Cosmos, t. III, p. 93; Uplace, dans les AUgem. geogr. Ephem. de Zacb, t. IV, p. 1 ; Mœdler, i^tron., p. 393.
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(fi) [page i2l\i Opère di Qttlileo Galilci, t. Xll, Milano, 1811, p. 206. Ce passage remarquable, qui indique la posùbililé et même le (Mwjet d'une mesure, a été signalii par Arago, Astron, popul., t. I, p. fi38.
(5) [page 225]. Besse), dans le Jahrbuch fur 1839 de Shuraacher, p. 5 et 11.
(6) [page 226]. Struve, Asiron. $uli., p. 10I|.
(7) [page 226]. Arago, dans la Connaissance des Temps pour 183Ù, p. 281 : « Nous obser\âmes avec beaucoup de soin, M. Mathieu et moi, pendant le mois d'août 1812 et pwidanl le mms de novembre suivant, la hauteur angulaire de l'étoile au-dessus de rborizon de Paris. Cette hauteur, à la seconde époque, ne surpasse la hauteur angulaire à la premi&re que de 0"66. Une parallaxe absolue d'une seule seconde aurait nécessairement amené entre ces deux hauteurs une différence de l'',2. Nos obser\'ations n'indiquent donc pas que le rayon de l'orbite terrestre, que 39 millions de lieues soient vus de la 61* du Cygne sous un angle de plus d'une demi-seconde. Mais une base vue pei'[>endiculairement soutend un angle d'une demi-seconde, quand on en est éloigné de 412 mille fois sa longueur. Donc la 61* du Cygne est au moins à une distance de la Terre égale à /|12 mille fois 39 mitlioos de lieues. » Cf. Astron. popid., t. I, la note de la p. hhh-
(8) [page 226]. Bessel publia d'abord, dans le Jahrbuel». de Schumacher, p. 39-^9, et dans les asiron. Hachr., n" 366, le nombre 0",3136 à titre de première approximation. Son résultat définitif est 0"3(i83 {Asiron. Nachr.. n. ii02, t. XVH, p. 27i). Péters trouva, par ses propres observations, un nombre presque identique, 0",3A90 (Stmve, Asiron. siM., p. d9). Quant à la modification que Péters a. fait subir au nombre de Bessel, elle provient de ce que Bessel avait promis, avant sa mort (asiron. Nadir., t. XVII, p. 2C7), de soumotirc à un nouvel examen l'influence de la température sur les
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s héliométriqiies. Il avait même réalisé en partie cette promesse dans le 1" volume de ses Auronomische Untersuchwigen, mais sans faire d'application & ses observations de parallaxe. Cette application a été faite par Péters {Ergànzimgshefi zu dm Astron. Nachr., 18Ii9, p. 56), et cet astronome distingué a trouvé ainsi 0",37ùli au lieu de 0",3fi83.
(9) [page 227]. Cette parallaxe de 0",37f|Ii donne pour la distance de la 61* du Cygne, 550000 fois la distance de la Terre au Soleil, ou 8/|55000 millions do myriamëtres. La lumière em[doie 3177 jours moyens pour parcourir celle distance. Les trois valeurs qui ont été successivement attribuées & cette parallaxe ont rapproché de nous (en apparence bien entendu) la célèbre étoile double du Cygne, dans le rapport des nombres 10, 9 i,% et 6 7/10, qui expriment, en années,le temps dont la lumière a besoin pour franchir l'espace qui nous en sépare.
(10) [page 227]. Sir John Herschell, Oallmes, p. 545 et 551 , Maidler (Attron., p. 425) donne 0",9213, et non 0".9128, pour la parallaxe de a du Centaure.
(U) [page 227]. Struve, Steil. compos. Mensura microm., p. GLXix-CLXxu. Airy attribue à a d« la Lyre une parallaxe inférieure à 0",1, ou plutôt il admet qae cette parallaxe est trop faible pour pouvoir être déterminée avec les instruments dont il disposait à l'époque de ses observations (Jfem. of ihe Royal Àslron. Soc, t. X, p. 270).
(12) [page 227]. Struve, sur les mesures micromélriques qui ont été ^tes à l'aide de la grande lunette de l'observatoire de Dorpat (oct. 1839), dans les Astron. Naàwr. de Schumacher, n. 396, p. 178.
(13) [page 228 1. Véiets, dans Struve, Astron. steU., p. 100. (14)fpage229|. Pélefs, dans StrUfe, Asir. slell., p. 101 :
Wichman, W. Struve, Otto Struve et Faye dans les Comptes r«k/iM. t. XXVI. p. fifi,69, etl. XXX, p. C8el 78. Les jtaml-
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laxes rapporté^ dans le texte donnent le moyen de transformer les mouvements propres (angi^aires) des étoiles en ' mouvements linéaires, et d'évaluer ain^ leurs vitesses en myriamëtres ou en lieues (de {|000*). On verra, par le tableau suivant, avec quelle rapidité se meuvent la plupart de ces prétendues fixes; il est curieux que ce soit panni elles qu'il ifaille diercher tes exemples des plus grandes vitesses dont la matière ait paru animée jusqu'ici.