PARALLAXES
prapn».
PAi smiiiDe.
crdu Centaure.
S Uenes.
61* du Cjrgne.
Sirlufi.
1830 Groombrldge.
t de la Grande Ourse.
Arcturus.
adelaLjre.
La. Polaire.
La Chèvre.
11 resterait à défalquer, des nombres contenus dans les deux demibres colonnes, l'eSet produit par la translation de notre propre système. Cette réduction est devenue possible depuis que les travaux combinés d'Argelander, de 0. Stiuve et de Péters nous ont appris, d'une part, la direction dans laquelle se meut notre Soleil, de l'autre, sa vitesse absolue dans l'espace. D'après 0. Struve, un observateur, placé k la distance moyenne des étoiles de 2' grandeur, verrait le Soleil se mouvoir avec une vitesse angulaire annuelle de 0",S392. D'après Péters, à cette dislance correspond une parallaxe
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de 0",200. Ainsi la vitesse absolue du Soleil et de tout son cortège de planètes serait de 2 lieues par seconde. Mais on n'a point tenu compte de ce résaltat dans le tableau précédent et, par suite, tes nombres de lieues indiqués mesurent seulement les déplacements relatifs du Soleil et de chaque étoile pendant 1», Il est bon d'ajouter aussi que ces nombres n'exprirnent que les projections, peut-être fort acceurdes, des vitesses stellnires sur les plans perpendiculaires aux rayons visuels, car rien ne nous indique la direction absolue de ces mouvements dans l'espace. Les vitesses réelles peuvent donc être encore plus grandes que celles du tableau.
(15) (page 230]. Cf., sur le rapport entre les mouvements propres et la distance, pour les étoiles les plus brillantes, Struve, Stell. eomp. Mens, microm., p. axtv.
(16) [page 232]. Savary dans la Connaissance des temps pour 1S30, p. 56-6d et p. 163-171. Cette brillante conception de Savary a été discutée par Struve au point de vue pratique {Memurx microm., p. clxiv). D'après Struve, les étoiles doublée actuellement connues ne se prêtent point à une application' avantageuse de cette méthode. Si les parallaxes ne sont pas inférieures à 0",1, il vaut mieux en tenter la détermina^ tîon directe que de recourir à l'inégalité »gnalée par Savary. Toutefois celte inégalité pourrait devenir sensible, avec le temps, dans les étoiles à longues périodes, et permettre alors d'obtenir des parallaxes qui auraient échappé aux mesures directes. De plus, pour que l'idée de Savary reste parfaitement juste su point de vue théorique, il but y introduire cette condition que la masse du satellite puisse être considérée comme nulle, vis-à-vis de la masse de l'étoile centrale. Si les masses étaient égales, les durées des demi-révolulions, dont il est parlé dans le texte, le seraient aussi ; l'effet d'aberration dont il s'agit de déduire la parallaxe s'évanouirait. Cette remarque est due à Y. Villarceau qui a traité la question d'tme manière complète, dans un mémoire encore inédit.
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Villsrceau a été conduit k reconnaître la nécesuté de tenir compte des niasses (le rapport de leur différence k leor somme), en étudiant séparéinent, dans son analyse, les aberrations spéciales de chaque composante d'un même couple stellaire.
(17) [page 232]. Cosmos, 1. 1, p. 163 et t|8fi, n. 2.
(18) [pa^e 232]. Hœdier, Asirorumie, p. ItlU.
(19) [pale 239). Arago a signalé le premier oe passage remarquable de Bradley {AUron. poptU., t. Il, p. 27). Cf., dans le même volume, le livre relatif à la translation du système solaire, p. 19-36.
(20) (page 23/|]. D'après une lettre que Gauss m'a adressée; Cf. Citron. Nadir., a" 622, p. Zli&.
(21) [page 235]. Galloway, on the Motion oflhe Solar System, dans les Philos. Transact., 18Ù7, p. 98.
(22) [page 236]. Ai^elander s'est expliqué sur la valeur que l'on doit attribuer à de pareilles conceptions dans son écrit : u^er die eigene Bewetjung des Sonnensystems, hergeleitet OUI der eigemn Bewegwng der Sterne, 1837, p. 39.
(23) {page 237], Cf. Cosmos, 1. 1, p. 161 ; Mœdler, Astron., p. bOO.
(2ii] [page 237]. Ai^elander, même ouvr., p. 1^2 ; Btedier, Ccnlralsonne, p. 9, et Aslron., p. /|03.
(25) [page 237]. Argelander, même ouvr., p. hS, et dans les Astron. Nachr. de Scbumacher, a' 566. Guidés, non par des recherches numériques, mais par dea spéculations où l'imagination avait la meilleure part, Kant et Lambert avaient déjà désigné, l'un Sirïits, l'autre la Débuleuse du Baudrier d'Orion, comme étant le corps central de notre «mas stellaire (Struve, aslron. sull., p. 17, n" 19).
(26) [page 237]. Miedler, Astron.. p. 380, ftOO. 1,01 et bMi; Cmtralsoime, 18^6, p. (lû-ù?; Vtitersvchviiffffi iil>er die Fix-
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tumSysume, 2* part., 18(i8, p. 183-185. (Ali^ooe est »tuée par5A*30'd'AR,et + 83" 36' de décl. pour l'an 18^0). SI la parallaxe 3'Alcyone était effectivement de O'f,006S, sa distance serait égale à 31 1/2 millions de fois le rayon de l'orbite terrestre; elle serut donc 50 fois plus éloignée de nous que la 61* du Cygne. La lumière, qui vient du Soleil à la Terre en 8" 18*, aurait besoin de 500 ans pour venir d'Alcyone. On peut citer, à ce propos, la limite de grandeur à laquelle a pu s'élever l'imagination la plus hardie des anciens Grecs. Hésiode dit (Jheogonia, v. 722-725), à propos des Titans prédpités dans le Tartare : « Si une enclume d'airain tombait du ciel, pendant neuf jouis et neuf nuits, au dixième jour elle atteindrait la Terre... » L'espace ainsi parcouru en 777600 secondes de temps par un corps qui tombe, peut être aisément calculé, en tenant compte de la décroissance rapide que l'attraction du globe terrestre subit à des dislances notables. Galle trouve, pour cette hauteur de chute, 57^00 myrianiëtres ; c'est une fois et demie la distance de la Lun»-!^? Teire. Mais d'après VIliade, I, 592, Vulcain n'a mis qu'ao)our à tomber du del dans l'Ile de Lemnos, « et c'est à pelAe s'il respirait encore, d Quant à la chaîne qui pendait de l'Olympe sur la Terre, et sur laquelle les Dieux auraient réuni leurs efforts, sans pouvoir entraîner lupiter {Iliade. VIII, 18), sa longueur reste indéterminée; ce n'est point là une image destinée à donner l'idée de la hauteur du ciel, mais seulement de la Tute et de la toute-puissance de Jupiter.
(27) [page 238). Cf. les doutes élevés par Péters dans les istron. Nachr., de Schumacher, 18^9, p. 661, et par sir lolin HETscheli, Oatlimt of Asiron., p. 589 : « In the présent defective State of our knowledge respecting the proper motion of the smaller stars, we cannot but regard ail atlcmpts of Ihis kind as to a certain cxleiit prématuré, though hy no means to be discouraged as forerunuers of something more décisive, n
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(28) [page 339). Cf. Cosmos, t. 1, p. 16M67 et iiSi; Slnive, ûber Doppelsteme naeh DorffUer MicromeUr-Messuitrgm, von i&ik bis 1837, p. 11.
{«9) [page 2iO]. Cosmos, t. 111, p. 5ii-58, 138-!41 et 286-290, D. 3-6. Conune exemple remaniuable d'une portée de vue extraordinaiee , on peut encore citer le maître de Kepler, Mcestltn, qui voyait à l'œil nu ik étoiles dans les Pléiftdes; quelques anciens en avaient vu 9 (Hiedler, UtKers. vber die Fixst., 2* part., p. 36).
(30) [page 2{|1]. Cosmos, t. III, p. 224- Le docteur Gre^ry, d'Edimbourg, avait aussi recommandé cette méthode en 1675, c'est-^-dire 33 ans après Galilée : Cf. Thomas Birch, Hist. of the Royal Soc. t. 111, 1757, p. 225. Bradley a fait allusioD à cette méthode, en 17^8, à la fin de son célèbre Mémoire sur la nutatJon.
(31) [page 2i!il]. Msdier, Astron., p. i!i77.
(32) [pagE^âf|2]. Arago, dans VAstron. popiU., t. Il, p. 28.
(33) [page 2t|2]. An Inquiryinto Ihe probable Parallax and Magnitude of the flxed Stars, from the quantity of Lig^t which they afford us, and the particular cîrcumstances of tbeir situation, by the Rav. John Michell, dans les Philos. Transact.. t. LVll. p. 23Ù-261.
(34) [page 2fi2]. John Micbell, même ouvr., p. 238 : a If it should hereafter be found, that any of the stars havc others revolving about tbem (for- no satellites by a borrowed light eotUd possibly be visible), we should tben bave the means of dbcovering... » Dans tout le cours de sa discussion, il per- «ste à nier que l'une des deux étoiles composantes puisse être un corps obscur, une planète réfléchissant seulement la lumière de l'autre astre, et il se fonde sur ce que les deux astres sont visibles pour nom, maigri leur distance. Il compare la densité des deux étoiles, dont la plus grande est nommée par lui central star, à la densité de notre Soleil, et
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s^ emploie le mot de satdlite, s'il parie de la e greatest apparent elongiattoD of those stars, Uiat revolved about the others as satellites, » ce n'est que pour indiquer l'idée purement relative de la révolution de la plus pMite autour de la l^us grande, sans oublier pour cela que les moQvemeots absolus s'exécutent Jlntour du centre de gravité comnun. Plus loin il dit (p. 2I|3 et 2f|9) : We may conclude with the highest probabtiitj (the oddl egaiost the cootrary opinion being man; million millions to one) tfaat stars form a kind of System by mutoal gravitation. IC is highiy J^obable in particalar, tnd next to a cerlainty in gênerai, Uiat sucb double stars as appear to. consist of two or more stars placed near logetta^, are uodet the inflaence of son^ gênerai law, ffeh perhaps as gravity... u (Cf. aussi Aisgo, dans VAstronomie populaire, 1. 1, p. &87-ft9I|). On ne peui accorder une grande confiance aux résultats numériques des calcelf'jde prtibd^ilîtés auxquels Michell s'est livré; il est parti d'une hypothèse înadmîs«ble, à savoir qu'il y a dans la«jel entier 230 étoiles plus brillantes qae p du Capricoi», et flBO étoiles égales en éclatauxôétoîles des Pléiades. John ïlichell termine son ingénieux traité cosmologique par une explication bien hasardée de la scintillation ; il l'attribue & une sorte de pulsation qui se produirait dans rémission de la matière lumineuse. Cette explication n'est guère plus heureuse que celle que Simon Marins, l'un de ceux auxquels est due la découverte des satellites de Jupiter {Cosmot, t. il, p. 382 et 603, n. dk), a donné à la fin de son Mwtdm Jovialis, en ifilfi. Mais Hidiell a eu le mérite d'avoir fait remarquer, le premier (p, 263), que la sdntillatioo est toujours accompagnée de changements de couleur : « Be^des their brightness, there is in the (winkling of the fixed stars a change of colour. n (Cf. Cosmos, t. 111, p. 300, n. 29).
(35) [page 2t|4]. Struve, dans le Recueil des Actes de la Séance pxAlique de VAcad. impir. des Sciences de St-Pitersbourg, le 2d déc. 1832, p. (i8-50 ; Minller, Astron., p. Ii78.
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(36) [page 2kh]. Philos. Transact., for the year 178i, p. I1O-I26, for !7S3, p. 112-124, ibrlSOfi, p. 87. Cf. Mœdler, dans \e JSchamacher's Jahrbuch fur 1839, p. 59, et les Dnters. ûfter die Fixslerii-SysUme, 1"* part., 1847, p. 7.
(37) [page 245]. Maedler, même ouv.iï» part., p. 25S. Od a, pour Castor, deux anciennes observations de.BrsMUe;, datant de 1719 et de 1759; la première &ite en commun avec Pound, la deuxième avec Maskelyne, et deux (^«ervatioas de W.iierscheli, de 1779 et 1fl03.
, (38) [page 2Z|6]. Struve, Mmswx miatom., p. xl etp. 334- 248. I)ij a en tout 26Iil + U6 =^'^787 couples obea^fe (MiHdler, Sc/(ù% JoMi., 1839, ip. 64).
(39) [page 246]. Sir lohn Uerscbell, Voyage au Cap^ c'està-dire Astron. oitBTV. at A$)Co^e ofGood Bope, p. 165-303.
(40) [pag« il^]. H6me onvr., p. 167 et 242-
(41) [pag:e 247]. Argelander^daSjson l^irail sur les mouvements propres des étoiles. Cf. Sun écrit : DLX steUarum fixarum positiones medix ineunts anno 183Q, ex observ. Mo* habitis (Helsingforsiie 1825). Msedier évalue à ellO le nombe des étoiles multiples qui ont été découvertes à PouIkovadepOJs 1837 lÀslron., p. 625).
(42) [page 248]. H est permis de supposer que tootes les étoiles ont un mouvement propre; mais le nombre de celtes dont le mouvement a pu être constaté dépasse à pane le nombre des étoiles doubles dans lesquelles on a reconnu on déplacement relatif des composantes. (Hiedler,j4tlrm., p. 394, 490 et 52B-640). Struve a discuté ces relations numériques dans les Mmt. microm., p. xciv, en traitant séparément les couples où la distance est de 0" à 1", de 2" à 8", et de 16" à 32". Il est bon de rappeler ici que si les distances inférûoies à 0",8 ont été simplement estimées, des recherches instît«ées à l'aide d'étoiles doubles artificielles ont donné l'a
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que ces 4valuali<»)3 sont sûres à 0",1 près. Struve,û^ Doppelsleme nach Dorpater Beobacht., p. 29.
(43) [page 2i|9]. John Herschell, Voyage au Cap, p. 166.
(ùû) [p^ 249], SJnrve, Utxis.-microm., p. Lxxvn-uxxiv.
(45) [page 250]. loimHerscbell, (halines ofÂuron., p. &79.
(46) [page 250]. Pour regarder le Soleil à travers une lunette on emploie des verres obscurcissants, teints de deux couleurs foncées, mais complémenttlres; on obtient unsi des images blanches du dM^K Iklaire. I^ndant mon long séjour à l'observatoire de Paris, Arago se servait déjà de verres semblables, pour observer les éclipses ou les tacbes du Soleil. On combine ainsi deux verres donWte est roa|e et l'autre vert, ou l'un est jaune et l'autre bleu, ou ftioore Hm nuance de vert avec le violet, u Lorsqu'une lumière fiwte se trowe auprès d'une lumière &ib1e, la dernière prend la teinte complMnentaire de la première. C'est 1& le contraste; mais comme le rouge n'est presque jamais pur, on peut tout aussi bien dire que le rouge est complémenture du bleu. Les couleurs voisines du spectre solaire se substituent ■ (Arsgo Jfontumt de 1847).
(4?) [page 250]. Arago, dans la Connaistimee des Temps pour 1S28, p. 299-300; dans l'Astronomie populaire, t. I, p. 453-459. « Les exceptions que je cite prouvent que j'avais bien raison, en 1825, de n'introduire la notion physique du contraste dans la question des étoiles doubles qu'avec la plus grande réserve. Le bleu est la couleur réelle de certaines étoiles. Il résulte des observations recueillies jusqu'ici que le firmament est non-seulement parsemé de soleils rouges et jawies, comme le savaient les anciens, mais encore de soleils bleus et verts. C'est au temps et à des observations futures à nous apprendre si les étwles vertes et bleues ne sont pas des soleils déjà en voie de décroissance ; si lesdifférentes nuances de ces astres n'indiquent pas que lu combustion s'y opère à
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différents degrés; ù la teinte, avec excès de rayons les plus réfrangibles, que présente souvent la petite étoile, ne tàfndrait pas à la force absoriwnte d'une atmospbfere que développerait l'action de l'étoile, ordinciremrat beaucoup phu brillante, qu'elle accompagne u.(AragOi duu ri4itron. popul., 1. 1. p. A5^ta|^
(IS) [page 350]. Stnire, uber Doppelsteme nach Dorpater BeobachtungeR, 1^7, p.^3-S6 nlMerawrxmicrom., p. Lxxtm; il oompte 63 couples dbnt les deux étoiles sont bleues va bleuâtres, et où. par conséquent,' lani^ration ne saurait être un effet de contraste. Quand on en vient à comparer les appréciations de différents observateurs, sur Iw couleurs du même couple, on est fi^pé des t^f||^nces que l'on rencontre. Par exemple, un observateur trotive que le compagnon de telle étoile rouge ou orangée est blea, tandis qu'un autre observateur lui attribuera la couleur verfe.
(ft9) [page 251]. Arago, dans YAitron. popui., t. I, p. Ifik-
(50) [page 251]. Comos, t. 111, p. l&Mb5.
(51 ) [page 252]. u This supei^ double star (oc du Centaure), is beyond ail comparison Ihe most striking object of the kind in the beavens, and consista of two iodividuals, both of a bigfa ruddy or orange colour, though that of tbe smaDer is of a somewhat more sombre and brownish cast. » Sir John Ha<schell. Voyage au Cap, p. 300. Mats d'après les belles observations du capitaine Jacob (Bombay Engineers) en 1846, 18^7 et 18f|8, l'étoile principale est de 1" grandeur et le compagnon serait seulement de 2*, 5 ou dé 3* grandeur (TVanmcl. of the Royal Soc. ofEdinb., t. XVI, 18t|9, p. I|51).
(52) [page 252]. Cosmos, t. III, p. 188 et 20b.
(53) [page 353]. Struve, ûkr Doppelst. nack Dorp. BeO' bachl., p. 33.
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(SA) [page 253]. H&me ouvrage, p. 36.
(55) (page 253]. Hœdier, Astron.. p. 517; J. Hwschell, OuUints ôf Astronome, p. 568.
(56) [page 25Z|]. Cf. Mœdler, Vntenudt. ûber die FixsUm- Systeme, i" part, p. 225-275; 2» part., p. 2a5-27|0; le même dans Astron., p. 5ki ; J. Uerschell, Outlines, p. 573.
(57) [page 256]. L'occulta^on n'a été qa'apparente T elle est due aux disques factices que les étoiles conservent dans les meilleures lunettes (Cosmos, 1. 111, p. Ifi0) . D'après les calculs de VUlarceau, la distance apparente des centres des dgux ébriles de Ç d'Hercule n'a jamais été au-dessous de 0^,5 (en 1793 et en 1830) ; or, les disques réels des plus belles étoiles sont probablement beaucoup plus faibles que la moitié de cette distance. Hais dans ^ d'Uércule, l'étoile principale est de 3" grandeur et le satellite est de 6' à 7^ grandeur; ce dernier a donc pu dispandtre dans les ra^ÇHis de la plus grande, c'est-à-dire dans son disque facticQ, à l'époque dufllus petit périhélie apparent. Pour n de la Couronne, au contraire, la distance des 2 étoiles a été de 0",£i en 178A fi vers la fin de 1850, etpouitant il n'y a pas en d'occultation. C'est que ces 2 étoiles sont beaucoup plus faibles que K 4^rcule ; leurs disques factices sont moins grands ; l'im d'eux n'empiète jamais comi^étement sur l'autre, malgré une moindre, distance apparente au périhélie.
(58) [page 259]. Voyez, pour Ç de la Grande-Ourse, p d'Ophiucus, Z d'Hercule et d de la Couronne, YvonVillarceau dans les Additions à la Connaissatice des Temps pour 1 851 , et les Comptes rendus de l'Acad, des Sciences, t. XXXII, p. 50.
(59) [page 261|. Cosmos, t. 1, p. 88-92, 96 et 170; t H, p. 396; t. m, p. &3-/|8, 152, 170 et 183.
(60) [page 261]. Cosmos, t. III, p. 219-221.
(61) [page 263]. Cosjnos, t. I, p. 88.
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(62) [page 26&1. Comos, 1. 111, p. 96, 152, 310 (note H) et Ski (note 37).
(63) [page 265]. EDl(|71,aTant l'e^téditionde AlnroBecerra, les PiHtusaU s'avancèrent jusqu'au delà de l'équateur. Voyez Humboldt, Examen aitique de l'histoire de la Giognpl^du nouveau Continent, 1. 1, p. 290-292. Mais déjà, son* kn^gides, les anciens, à la faveur de la mousson du Sud- Ouest, nommée alors Rippalus, s'étuent frayé une route CAirimerciale à travers l'océaa Indien, depuis Ocelis, sur le étroit de Bab-el-Mandeb, jusqu'au grand entrepôt de Huziris, sur la cAte de Malabar, et à Ceylaa (Ctmnos, t. Il, p. SOS). Dans tous ces voyages maritimes, on vit, mais sans les dicrire, lea nuées Magellaniques,
(6^) [page 263]. Sir John Herschell, O^MnxUiOfu al t)w Ctp ofGood Hope. S 132.
(65) [page-266]. Cosmos, t. 11, p. 381 et 602. Galilée, qui cberche à expliquer l'intervalle des deux découvertes, dn 29 décembr* 1609 au 7 janvier 1610, par la différence des calendriers, prétend avoir vu les satellites de Jupiter un jour avat^mon Marius; il s'emporte avec sa fougue balûtuelle coi^re oèrfiu'il appelle u Bugia del impostore eretieo Gantlenhusano » et va jusqu'à dire : <i Che mollo probabilmente il eretieo Simon Mario, uon ha osservato giammai i Pianeti Medicei. » Voyez Opère di GaiiUo Galilei. Padova, 174&, t. II, p. 235-237, et Nelll, VHa e Commerdo ktierario di Galilei, 1793, 1. 1, p. 2&0-2^6. L'erelico s'était cependant exisimé lui-même avec l)eaucoup de simplicité et de modestie sur la portée de sa décoaverte. l'affirme seulement, dit^l, dans son introduction au Mundus Jovialis : « Hsc Sidéra (firandenburgîca) a nullo mortalium mihi uUa ratione commonstrala, sed propria indagine sub ipsissimum fere tempus vel aliquanlo dtius quo Galilœus in Italia ea primum vîdit a me in Germaota adinventa et observata fuisse. Merito igitur Galilteo tribuitnr et manet laus prima; nventionis horum sidemm apud Italos.
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An auteitt inter meos Germanos quispiam ante me ea invenerit et viderit, baclenus inlelligere non potui. n
(66) [page 266]. Mvndus JovUUis anno 1609 detectus ope perapicilli Belgiâ, Noribei^, 161I|.
(67) [page 366]. Cosmos, 1. 11. p. 395.
(68) [page 267]. Cosmos, 1. 111, p. 155.
(69) [page 267]. « Gallilei not5 che le Nebulose di Orione Dull' altro erano che mucchi e coacervazioni d'innumerabili stelle. n Melli, Yiia di Galilei, 1. 1, p. 208.
(70) [page 268]. a In primo integram Orionis Constellationem pingere decreveram ; vero, ab iogenti stellarum copia, temporis vero inopia obnitus, aggressionem banc iir aliam occasioDem distuli. — Gum non tantum in Galasia l^teus ille candor veluU albicantis nubis spectetur, sed complures consimitis coloris areolœ sparsim per slkera subfttigeant, si in illarum quamlibet specilJam convertas, Stellarum constHuitanim coetum oS'endes. Amplius (quod magis mirabile) sffUte, ab Astronomis singulis in banc usque diem Nttmiosx appellaUe, Stellarum mirum in moduin consitanim grèges sunt : ex quarum radiorum commixtione, dum unaquaque ob exililaten, seu maximam a nobis remotionem, oculoram aciem fugit, candor ille coiisurgit, qui densior pars cœli, Stellarum aut Solis radios rétorquera valens, hucusque creditus est. » Opère di Galiieo Galilei, Padova, llhU, t. II, p. l/i et 15; Sidereus Nuntius, p. 13, 15 et 35.
(71) [page 268]. Voyez le Cosmos, t. III, p. 281, note 91. Je dois rappeler à ce sujet la vignette qui termine l'introduction d'Hévélius à BOD Firmamentam Sobescianvm, publié en 1687. On y voit représentés trois génies dont denx regardent le ciel avec le Sextant d'Hévélius, et répondent au* troisième qui porte un télescope, et semUe le leur offiir : Pnestat nudo oculol
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- 8Ûft - (73) [page 268]. Hayghens , Systmia Satumium, dans s» Opéra varia, Lugd. Batav. \12li, t. Û, p. 523 et 593.
(73) [page 269]. « Dans les deux nébuleuses' d'Andromède et d'OrioD, dit Dominique Cassini, j'ai vu des étoiles qu'ca n'aperçoit pas avec les lunettes communes. Nous ne savons pas si l'on ne pountit pas avoir des lunettes asseï grandes pour que toute la néMonté pât se résoudre en de plus petites étoiles, comme il arrive à celles du Cancer et du Sagittaire. « (Mambre, Bisloire de l'Aslronùmiê moderne, t. II, p. 70t et llih.)
(74) [page 269], Cotmos, 1. 1, p. IiSl, note 96.
(75) f page 270]. Snr les ressemblances et les d des idées de Lambert et de Kant, et sur les époques de lenn publicatimia respectives, voyez Struve, Études <f j4str9noffl» SuOairerjt. M, 13 et 21, notes 7, 15 et 33. L'ouvrage de Kant, intitulé AUgemeine Naturgesdiidae und Théorie des Bimm^, fut |Éblié en 1755, sans nom d'auteur, et dédié au grand Fréanc. La Pholometria de Lambert parut seulement en 1760, ainsi qu'on l'a déjà remarqué plus haut, et fut suivie en 1761 de ses Lettres cosnologiques sur la structure du nonde.
C76) [page 271]. « Those Nebula, dit John MiolieU, daas les Philosophicat Transactions for 1767 (tl LV!1, p. 251), m whicb we can discover either none, or only a few stars evto witfa the assistance of tbe best télescopes, are probably tyt> ' t«ms, that are stîll more distant than tbe rest. n
(77) [page 271]. Messier, dans les Métnoires de l'Acadèmit des Sciences. 1771, p. 435, et dans la Connaissance des temps pour 1783 et 178{|. Le catalogue contient 103 objets.
(78) [page 271]. Philos. Transacl., t. LXXVI. LXXIX et XCII.
(79) [page 272], « llie Nebular hypotheais, as It bas beee termed, and the theory of sidereal aggregation stand in ha
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qnite independent of eadi other. n (ffir John Hencbell, Ouilina of Astronomy, p. 599).
(80) [page 272]. hes objets dont je parle dans ce passage sont ceux qui portent les a" 1 2307 dans le Catalogue européen ou Catalogue du Nord, publié en 1833, et les n" 2308 4015 dans le Catalogue africain ou Catalogue du Sud. Voyez sir John Herscbell, Cape Observations, p. 51-128.
(81) [page 272]. James Dunlop, dans les Philos. Transacl. for 1828, p. 113-150.
(82) [page 273]. Voyez le Cosmos, t. 1)1, p. 75 et 295, note 23.
(83) [page 273]. Voyez An Accomt of the £arl of Roit^s great Télescope, p. l!i-17, où est citée la liste des nébuleuses résolues au mois de marslSIiS, par le D' RobAson et sir James Soutfa. u If Robinson could not leave tl|)s part of bis sobject wîtbout calling attention to tbe fact, Utat no real nebula seemed to exist among so many of thesa objecis chosen without any bias : ail i^ppeared to be clasters of stars, and every additionkl 0Ù6 wbicb shal) be resolved will be an additional ai^ment againsA the existence of any sudl. n Voyez Schumacher's ^jfro nofflite/w Naehridmn, n< 536. On lit dans la Notice sur les
1, aujourd'hui comte de H>e.t.LVlI,18(i5,p. 3(i2- [ue jamais il n'a vu de fîques que celle que lui qu'une bonne partie des I des amas ou groupes
I, à ses yeux du moins, n'offi^enl aucune apparence de résolution en étoiles. »
(SIi) [page 273]. Report of ihe Hfleenlh Meeting of the Bri~ tiih Atiociaiion, held at Cambridge in June 18fi5, p. 36, et OuUinet ofAslron., p. 597 et 598. » By far the major part, dit sir Jobn Herscbell, probably at least nine-tentbs of (hc ne-
DiqiiiicdbvGoogle
bulous c(H)tents of tho beavens oonsût of nebulœ ot spbenal orellipticalforms, presenting every variety of elongation ud central condensation. Of thèse a great num6er bave been resolved inb> distant stars (by the Reflector of Ihe Earl of Bosse), and a vast numbv more bave been found to possess tbat motlied appearence, wbicb renders it almost a matter of certaint; tbat an increase of optical power would show (bent to be stmilarly composed. A not annalural or unfoir induction wonld tberefore seen to be, tbat tbose wbicb resisf such resolntira, do so onty in conséquence of ibe smallness and closeness of the stars of which tbey consist; Ibat, in sbort, they are only optically and not pbysically nebulous. — Although nebulae do eiist whicb evea in this powerful télescope (of lord Rosse) appear as nebule, wilhout any sign of résolution, it may very reasonably be do^bted wbether tbere be really any essentiil physîcal distinction between nebulaï and clusters of stars, i
(85) [page 21lt\- Le IF Nichol, professeur d'Astronomie l Glasgow, a publié cette lettre, datée du cbâiaau de Parsonstwwn, dans ses Thou^Us of sortie mporUmt pointt relalitig to the System of tite World, 18A6, p. 55 : a In accordance with tny promise of cominunicating to you tbe resiUt of ouf eiamination of Orion, 1 Uiink i may safelysay, tbat tbere canbe little, if any doubl as to the resolvabïlity of tbe Nebala. Sinee you lefl us, tbere was not a singlMight when, in the absence of Uie moon, the air was fine enoi^ to admît of our UMig more tban balf tbe magnifying power the spéculum bears : still we could plaioly see Uiat ail about tbe trapezium is a miss of stars ; the rest of the nebula aiso abounding with stars, and exhibiting tbe characteristics of resolvabîUty strongly laailed. t
(86) [page 275]. Voyez Edinburgh Bevmo, t. LXXXVll. 18^8, p. 186.
(87) [page 275]. Cosmos, t. III, p. 158 et 3*2, note 50.
(88) [page 27âJ. Cosmos, t. III, p. 39.
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(89) [page 276). Newton, Philosopkix naluralis Prinàpia matkematica, 1760, t. Ht, p. 671.
(90) [page 276]. Cosmos, 1. 1, p. 158.
(91) [page 276]. Cosmos, t. I, p. 481, cote 96.
(92) [page 276]. Sir John Herschell, Cape Observations, SlOWU.
(93) [p. 278]. Quelques éclaircissements sont nécessaires, afin que I'od sache sur quels fondements reposent ces énumérations. Les trois catalogues de William Herschell contiennent 2560 obj^s, à savoir : 2303 nébuleuses et 197 amas d'étoiles (Mœdler, Astronomie, p. Uk9) ; ces nombres sont changés dans k recensement postérieur et beaucoup plus exact désir John Uerscfaell {Observations of nebuUe and Cittsters of stars, made at Slough, wîtb a twenty-feet Reflector, between tbe years 1825 and 1 833, insérées dans les Philosopkicd Trcmtafiions for tbe year 1833, p. 365-^81). Dis-huit cents objets étaient identiques avec d'autres contenus dans les trois premiers catalogues, trois ou quatre cents furent provisoirement exclus et remplacés par plus de cinq cents autres nouveHemeot découverts, dont on détermina l'ascension droite et la déclinaison (Sfruve, Astronomia stellaire, p. I|8). Le Catalogue du Nord comprend 152 amas stellaires; par conséquent les nébuleuses y sont au nombre de 2307 — 152 = 2155. Sur les 1708 objets compris dans le Catalogue du Sud (i|014(l^f23b7), et parmi lesquels on compte 236 amas d'étoiles, il. but' défalquer 233 nébuleuses (89 + 135 4- 9), comme apjiartenant déjà au Catalogue du Nord, et ayant été observées, à Slough par William Herschell et àrJohn, à Paris par Messier. Voyez Cape Observations, p. 3, $S 6 et 7, et p. 128. Il reste donc pour Je Catalogue du Sud un total de 1708 — 233 = 1475 objett^ï se décomposent en 1239 nébuleuses et 236 amas d'étoiles. Il faut, au contraire, ajonleraux2307^je(sduCataloguedU Slough 135+9 =lli&, ce qui forme un ensemble de 2451 objets distincts, sur lesquels, en retranchant 152 dusters, il reste 2299 nébuleuses.
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Il est vrai de dire que, pour ces nombres, l'on ne s'est pu renfermé, d'une mauiëre bien rigoureuse, dans les limites de l'horizon visible à Slough. L'auteur de ce livre est teliemeit peçanadé de l'intérêt que présentent, dans la topt^raphie du firmament, les rapports numériques des deux hémisphères, qu'il ne croit pas même dsvoir négliger les Domines snj^ à changer, suivant la différence des époques et les progrès de l'observation. Il entre nécessairement dans le plan d'un livre sur le Cosmos de représenter l'ensemble des connaissancet humaAes à une époque déterminée.
{%) [page 278]. On lit dans les Cape Observations, p. ISt, u There are between 300 and ^00 nebulae of sir Williun HerscbeH's Catalogue still unobserved by me, for the mosi part very iïint objects... »
(95) [page 278]. Cape Observ., § 7. Voyez aussi le CaUlogae of Nebulx and Clusters of the Soulh^n Hémisphère, par Duolop, dans les PMosophicat Tramactions for 1828, p. Il/|l-b6.
(96) [page 278]. Cosmos, t. 111, p. 2&8.
(97) [page 279]. Cqpg Obtervations, SS 105-107.
(98) fpage ' Yirgo, occupyiog abmt one-eigth of't sphère, one-lhird of the entire nebuloi ns are congregaled (tSti- ■ lines of Astra
(99) [pagi régioiï stérile (barreo region),Cape Oi i5.
(100) [page 281]. Ces donnée^Wmériques sont fondées sur le total des chiffres fournis par la projection de l'hémispU» septentrional. Voyez Cape Observations,^]. XI.
(!) [pa^ 283]. Hnmboldt, Examen critique de l'hisum de ta Géographie du nouveau cotaimnt, t. IV, p. 319. Dans h longue série de voyage&jnaritimes que, grâqp & l'influence de l'infant don Henrique, les Portugais entreprirent le long des c&tes occidentales de l'Afrique, pour pénétrer jusqu'à l'équi-
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teur, le Vénitien Cadamosto, dont le vrai nom était Alvise da Ca da Mosto, est le premier qui, après sa réunioa avec Anto- DÎotto Usodimare, & l'emboucbure du Sénégal, en iU5li, se soit occupé à chercher une étoile polaire australe. » Puisque j'^MTçois encore l'étoile polaire boréale, disait-il au moment où il se trouvait vers le 13° de latitude Nord, je ne puis pas voir la polaire du Sud; la constellation que je vois dans cette (Urection est le Carro del ostro (le Chariot du Sud). > Voyez Aloysii Cadamosto Navigazione, cap. /|3, p. 32 ; Runusio, délie NoDigazUrni e Yiaggi, t. 1, p. 107. Cadamosto s'était-il donc composé un Chariot avec quelques grandes étoiles du Navire. L'idée que les deux p6les avaient chacun un Chariot parait avoir été si répandue à cette époque que, dans r/(tnerarium PortugtMense, publié en 1500 (fol. 23, b), et dans le Noims Orbis de Grynœas (1532, p. 58), on a représenté, comme ayant été observée par Cadamosto, une constellation en tout semblable à la Petite-Ourse, et à la place de laquelle est figurée tout aussi capricieusement la Croix du Sud, dans les Navigctsioni de Ramusio (t. I, p. 19) et dans la nouvelle collection de Noticiaspara a hisl. e geogr. dos Naçoes Vltramarinas (Lisboa, 1812. t. II, cap. 39, p. 57). Voyez Humboldt, Examm crilique, etc., t. V, p. 386. Comme il était d'nsage au moyen Age, probablement a6n de replacer dans le Petit-Chariot les deux danseurs d'Hygin, ^ofEutcts les mêmes que les Ludentes du Scholiaste de Germanicus ou les Ci^^lode^ de Végëce, de considérer les étoiles ^ et y de la Petite-Ourse comme les Gardiens (le due Guardie, tfae Guanls) du pôle Nord, autour duquel elles décrivent un mowement circulaire, et que cette dénomination, ainsi que l'habitude de faire servir les ^mi Gardiens à déterminer la hauteur du pôle Nord, s'élaient ré{rândues dans Içs mers septentrionales, chez les pilotes de toutes les nations etHopéennes, on fut conduit par de busses analo^es h reconnaître dans l'héiQisidiëre austral ce que l'on y cherchait depuis longtemps (Pedro de Médina, Arie de Navegar, 15f|5, lib. V, cap. 1-7, p. 183-195). Ce fut pendant le second voyage d'Ame-
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rigoVespucci, accompli dans l'intervatle du mois de mai il^ i u mois de septembre 1500, lorsque ce navigateur et Vicente Yafiei Pînion, dont le voyage est peut-être identique avec le sien, parvinrent dans rhémispbëre austral jusqu'au cap Saint- Augustin, qu'ib s'appliquèrent, pour la première fois et sans résullat,à cherchef une étoile visible dans le voisinage immédiat du pôle Sud. Voyez Bandioi, Vite e Letlere di Amerigo Vttpacà, 17fi5, p. 70 ; Angbiera,0«aftù»i, 1510, dec. I, lib. 9, p.96; Humboldt, Examen eriliqM, etc., t. IV, p. 205, 319 et 335. Le pdie Sud était situé alors dans la constellation de l'Octante, de sorte que ^ de la Petite-Hydre, si l'on fait la réduction d'après le Catalogue de Brisbane, était encore b 80° 5' de déclinaisw australe. « Tandis que j'étais tout entier aux merveilles du ciel ausbul et que j'y cherchais vainement une étoile polaire, iki Vespucci dans sa lettre à Pletro Prancesco de' Medici , je me rappelai les paroles de notre Dante, lorsque, dans le premier livre du Pwgaioire, feignant de ^ivser d'un hémisphère ft l'autre, il veut décrire le p61e jintarètique, et dit : lo lui vqUî a dud deatra...
Mon sentiment est que, dans ces vers, le poète a voulu déùgner par ses quatre étoiles (non visle mai Ajor ch' aile prima gente), le pôle de l'autre firmament, l'en suis d'autant phts certain que j'ai vu, en effet, quatre étoiles, formant ensemble une espèce de manitria, et. animées d'un mouvement peu sensible. » Vespucci pense.'qi(||^ Croix du Sud est la Croc» marooigiiosa d'Andréa Corsai^ aont il ne connaissait pas eocore le nom, mais qui plus tard fut nwe à profit par tous les pilotes, poURila recherche du pôle Sud et pour les délooùnationsde latitude, comme,aupôIe^ord,^ etyde la Petite- Ourse. Voyez une lettre de Cochin, en date du 6 janvierl51!s insérée dans le recueil de Ramuuo, t.I, p. 177, les Mimoiret Se VAcadémie des Sàmces (de 1666 à 1699), t. VI^, 2' part. Paris, 1729, p. 58; Pedro de Hedina, Arle de Nmegar, i5h5, lib. V, cap, 11, p. 20^, et comparez l'analyse que j'ai donnée du cé-
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l^bre paassge du Dante, dans l'Examen critique, etc., t. IV, p. 319-334. i'ai fait remarquer dans ce passage que a de la Croix du Sud, dont Dunlop, en 1826, et Rûmker, en 1836, se • sont occupés à Paramatta, est au nombre des étoiles qui, les premières, ont été reconnues comme syst&mes multiples, par les jésuites Fonlaney, Noël et Iticliaud (1781 et 1787). Voyez VSisUnre de l'Académie (del686 à 1699), t. II. Paris, 1733, p. 19 ; Mémoires de l'Académie (de 1666 à 1699), t. VII, 2" part. Paris, 1729, p. 206; Lettres Édifiantes, rec. VII, 1703, p. 79. Cette découverte si précoce d'étoiles binaires, longtemps avant que l'on eût re«>Dnu comme t^e C de la Grande-Ourse, est d'autant plus remarquable aife, 70 ans p!us tard, Lacaille décrit ot de la Croii sans mentionner sa qualité d'étoile double, probablement, ainsi que le conjecture Rûmker, parce que l'étoile principale et le compagnon se trouvaient alors trop peu distants l'un de l'autre. Voyez sîr John Herschell, Cape Observations, §§ 183-185; Cosmos, t. 111, p. 241. Presque dans le même temps où l'on constatait le caractère double de a de la Qtois., Richaad enregistrairanssi parmi les étoùdoubles et du Centaure; c'était 19 ans avant le voyage defleaitlée, auquel Uenderson attribue par eireur ceUe découverte. Richaud fait observer que, lorsque parut la comète de 1689, les deux ^ile5 dont se compose x de la Croix étaient fort éloignées l'une de l'autre; mais que, dans un réfracteur de 12 pieds, les deux parties de a du Centaure , bien que Urës-faciles à teconnsitre, semblaient presque se toucher.
[page 283]. Cape Observations, Sg bk et 10/i.
(3) [page 283]. Voyez^ Cosmos, 1. 111, p. 15Ii. Cependant, ainsi que nous l'avons dqa remarqué, en traitant des amas stellaires (i6M., 156), M. Bond a trouvé moyen %ux Ëtats-Unis de résoudre complètement, grftce & la force pénéUante de son réfracteur, la nébulosité elliptique et tfès-allongée d'Andromède qui, d'après BouUiaud, avait été déjà décote avant Simon Marius, en 985 et en 1I|28, et qui présente une lueur
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rougeàtre. Dass le voisinage de cette célUire nébuleiise, s'oi trouve une autre doq résolue jusqu'ici, bien qu'elle soit par sk configuration très-analogue à celle d'Andrombde, et qui a été découverte le 27 août 1783 par miss Garolina Herscbell, morte dans un âge très-avancé, au milieu du respect de tous. Vo;ez les Phiîosophieal Transactions, 1888, n» 61 dv Catalogue des Nébuleuses, fig. 52.
(It) [page 283]. Phiîosophieal Transactions, 1833, p. kH, pi. IX, Bg. 19-2/1.
(5) [page 28fi]. Ces nébuleuses sont appelées ÀnmUar nebuie, par sir JobnT Herscbell (Cape Observations, p. 53 ; Oullines o[ Astron., p, 602), et lÛ6vieMSts perfories par Ango {Astronomie populaire, t. I, p. 509). Voyez aussi Bond, dans les Aslronom. NachridUen de Scbumacber, n* 611.
(6) {page 235]. Cape Observations, p.ll4, pi. VI, fig. 3 et II. Voyez aussi le a° 2072 dans les PhUosoph. Tnmsactxons , for 1833, p. Ii66.4'e$ des^ns qu'a f^its lord Rosse de la néboleuse perrocte.ijm^ Lyre, et de la singulière nébulosité i laquelle il a dpnji^ le nom de <7rab-nebula, se trouvent dans l'ouvrage de Nichol : ÏTiouj^te on Ihe System ofthe World, p. 21 , pi. IV, et p. 22, pi. I, fig. 5.
(7) [page 286]. Si l'on considère la Qébuleuse planétaire de la Grande-Ourse comme uïe spbère, et « si on la suppose, &îl sir Jobn Herscbell, éloignée de la Terre ti'une distance égale à celle de 61 du Cygne, son diamètre apparent, qui QAA 2' liO", implique un diamètre réel sept fois plus granule l'orbite de Neptune, n (Ouaiius of Aslron., § 876).
(8) [page 286]. Oullines, ibid.; Cape Observalions , $ 67. Une étoile deS' grandeur, d'un rouge orangé, «liste dans le volaiqage du n" 3365 ; mais la nébulosité planétaire n'en fxaiserve pas moins la couleur foncée de l'indigo, lorsque l'étoile rouge n'est pas dans le champ du télescope. La couleur de la nébuleuse n'est donc pas l'eilet du contraste.
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^ (9) [page 286]. Cosmos, t. III, p. U7, 250 et 361. L'étoUe -' principale el le compagnon sont bleus ou bleu&tres dans plus de 63 étoiles doubles. De petites étoiles de la couleur de l'indigo sont mêlées au magnifique «mas stellaire nuancé de diverses couleurs, qui porte le n° 3^35 dans le Catalogue du Cap, et le n" 301 dans celui de Dunlop. Il existe dans l'hémîs|diëre austral sous le n" 573 du Catalogue de Dunlop, sous le n" 3370 de celui de Jobn Herschell, un amas stellaire d'un bleu unifSrme, qui n'a pas moins de 3' 1/2 de diamètre, avec des projectiOM longues de 8'. Les étoiles qui le composent sont comprises eob% la lfi* et la 16* grandeur {Cape Oburtit^ lions, p. 1Ù9).
(10) [page 286]. Cosmos, t. I, p. 90. Voyez aussi Outtinet ofAstron., g 877.
(11) [page 287]. Sur la compltcation des rapports dynami- ' ques dans les attractions partielles qui s'exercent à l'intérleor
d'un amas d'étoiles sphérlque, lequel, vu à travers de faibles télescopes, semble être une nébuleuse arrondie et plus condensée vers le centre, voyez John Herschell, OulUnes ofAsiron., SS 866 et 872, et Cape Observations. SS hk et 111-113 ; Philosophical Transactions, for 1833, p. 501 , Address of ihe Présidait, dans le Report of the fiftemth Meeting of ûie British Assoeiatim, 18i|5, p. XXXVil.
(12) {page 288]. Mairan, Traili de t'Awore boréale, p. 263 ; Arago, Astronomie populaire, t. I, p. 528 k 5fi0.
(13) [page 288]. Tous les autres exemples d'étoiles nébuleuses sont compris entre la 8* et la 9* grandeur. Tels sont les •ù- 311 et ^50 du Catslogue de 1833 (fig. 31), dont les photosphères ont on diamètre de l' 30". Voyez Outlines of Astron., S 879.
CU) [page 289]. Cape Observations, p. 117, n" 3727, pi. VI, fig. 16.
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(15) [page 3â9].Les formes les plus remarquables de Défao* leuses irrégnlîëres sont : 1* une nébuleuse en forme d'oméga, dont on peut voirJe^essia dans les Cape Observations, |d. 11, fig. 1, n* 2008, et qui a été aussi étudiée et décrite par Lamont, ainsi que par un jeune astronome de l'Amérique septentrionale, enlevé trop tût & la science, M. Mason, dans les Mmiùirs of the Àmeric. Philosoph. Society, t. Vil, p. 177 ; 2° une nébulense dans laquelle on compte de 6 à 8 noyaux (Cape Observations, p. 19, pi. III, fîg. k); 3° les nébuleuses semblables à de^ comètes et présentant la forme de buissons, d'oii Im râfons nébuleux émanent quelquefois comme d'une étoile de 9* grandeur {idid., pi. VI , fig. 18„n" 253Ii et 3688) ; k" une nébuleuse figurant une silhouette (pi. IV, Bg. Ii, n" 3075); 5° une nébuleuse filiforme, renfermée dans une crevasse (pi. IV, fig. 2, n" 3S01). Voyez aussi Cape Observât., $ 121; Oullines ofAstron., $ 883.
(16) [page 289]. Cosmoe, L III, p. 161; OulItfJM ofAttnm.,
(17) [page 290]. Cosmos, t 1, p. 170 et b85, note 13. Voyez aussi la y édition du Treatise on Astronomy, de sir John Herschell, publié en 1833, dans le Caitàiel Cydopadia de Lardner, et traduit eu français par M. Coumot ($ 616), et Uttrow, Theorelisdte Astronomie, 183&, 2* part., $ 234.
(18) [page 290]. Voyez Editiburgh Beview, janvier 18A8, p. 187, el Cape Observations, ^96 et 107. « A zone of nebuls, dit sir John Herschell, encircling the beavens, bas so manjr interruptions, and is so faintly marked out through by ftr tiie greater part of the circumference, that its eustenoe as snch can be hardly more than suspected. b
(19) [page 290]. n 11 n'y a point de doute, écrit le D' Galle, que dans le dessin de Galilée que vous m'avez communiqué {Opère di GalUei, Padova, illih, t. II, p. lA, n' 20), soient compris le Baudrier et l'Épée d'Orion, et par suite l'étoile B.
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Hais les objets y sont représentés d'une manière si inexacte que l'on a peine à trouver les trois petites étoiles de l'Épée, dont 0 occupe le centre, et qui, à l'œil nu, semblent rangées en ligne droite. Je pense que vous avez bien tracé l'étoile c, et que l'étoile brillante, qui est placée à droite, ou celle qui est iouDédiatement au-dessus, est 6. Galilée dit expressément : « In primo integram Orionis Constellationem pingere decrevenm; venim ab ingenti stellarum copia, temporis vero ioopia obnitus, aggressionem banc in aliam occasionem dïstuli. ii Les observations de Galilée sur la constellation d'Orion sont d'autant plus dignes d'intérêt, que les IiOO étoiles, répandues sur 10 degrés de latitude, qu'il croyait distinguer entre le Baudrier et l'Épée, ont conduit plus tard Liambert à son calcul erroné de 1,650,000 étoiles, dans toute l'étendue du firmament. Voyez Nelli, YUa di Galilei, 1. 1, p. 203; Lambert, Cosmologis<^ Briefe, 1760, p. 155; Strave, Astrotwmîe sUllain, p. iU et note 16.
(20) [page 291]. Cosmos, t. Il, p. 396.
(21) [page 292]. « Ei bis autem très illfe pêne inter se contigos Stella, cumque bis alise quatuor, velut trans nebulam Inœbant : ila ut spatium circa ipsas, qua forma hic conspicîtur, mnito illustrius appareret reliquo omni cœlo ; quod cum appritne serenum esset ac cemeretur nigerrimum, velut hiatu qnodam intemiptum ndebatur, per quem in plagam magis Incidam esset prospectus. Idem vero in hanc lisque diem nihil immutata facie saepius atque eodem loco conspexi ; adeo ut perpetuam illic sedem habere credibile sit boc quidquid est portenti : cui certe similo aliad nusquam apud reliques fixas potui animadvertere. Nam celene nebulosaa olim existimats, atque ipsa via lactea, perspicillo inspectée, nuilas nebulas babere comperiuntur, neque aliud esse quam plurium stellarum congeries et frequentia» (Cbristîani Hugenii Opéra varia, Lugd. Batav., 172£i, p- 5^0 et 5^1). Le grossissement que Huyghens appliqua dons son réfracteur de 23 pieds n'était, suivant sa
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propre estimatioD, que de 100 fois {ibid.. p. 538). Les «quatuor stellae trans nebulam luceotes » sont-elles les étoiles du Trapèze? Le petit dessin, très-grossièrement fait, qu£ l'auteur a joint à son livre (tab. XLVII, fig. A. pbœnomenon in Orione 'novum), représente seulement un groupe de ces étoiles ; on ; voit aussi, & la vérité, une échancrure que l'on peut prendre pour le Sinus magnus; peut-être n'a-t-on voulu indiquer que les trois étoiles du Trapèze qui sont comprises entre la b* et la 7* grandeur. Dominique Cassini se vantait d'avoir vu le premier la h' étoile.
(22) [page 293]. William Crancb Bond, dans les TVim»^ jiotu of the American Academy af Arts and Sciencet, nouvelle série, t. m, p. 87-96.
(23) [page 293]. Cape Observalions, •§§ 54-69, pL VIII ; Ont- Unes of Àstronomy. §§ 837 et 885, pi. IV, fig. 1.
(24) [page 293]. Sir John Herschell, dans les Memom of the Astronom. Socieiy. t. Il, 1821, p. (i87-495, pl. VII et VIH. Le second dessin indique la nomenclature des diverses régions entre lesquelles peut se diviser la nébulosité d'Orion, obserrée successivement par un grand nombre d'astronomes.
(25) [page 293]. Delambre, Hist. de PÂtronomie moderne, t. II, p. 700. Cassini rangeait l'apparition de cette Ci* étoile, <i a^unta délia quarta Stella aile tre contigue, » parmi les changements qu'avait subis de son vivant la nébulosité d'Orion.
(26) [page 293]. o It is remftrkable that witbin the area ot the Trapezium no nebula exists. Thebrighter portion of tbe nebula immediatelyadjacent to thelïapezium, formïngUie sqnaie front of the head, is shown with 18-inch reflector broben np into masses, whose mottled and curdling light evidently indîcates by a sort of granular texture its consisting of stars ; and when examined under tbe great lîg^t of lord fiosse's reflector or the exquisite defining power of Ihe great achromatic ai Cambridge, U. S., is evidenlly perceived to consist ofciuslering
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stars. Tb«-e caa tberefore be IJttla doubt as to the whole codsisUng of stars, to minute (o be dîscerned indtviduslly even witb (he powerful aids, but wbich become visible as points of light when closely adjacent in tbe more crowded pars, n (Ouilines of Aslron., p. 609. William C. Bond, qui employait un réfracteur de 23 pieds, muni d'un objectif de llivponces, dit: ce Tbere is a great diminution of ligbt in tbe interior of the Trapezium, but no suspicion of a star, a {Mèmoirs oflhe Americ. Academy, Nouvelle série, 1. 111, p. 93).
(27) [page 29^]. Philosophical Transactiotis for the year 1711, t. Cl, p. 32ù).
(28) [page 29fi]. « Such is tbe gênerai blaze from thnt part of tbe sky, dit le capilaine Jacob, that a person rs immediately made aware of ils baving risen ahove the horizon, though he sbould not be at Iho lime loobing at tbe heavens, by the ÏDcrease of gênerai illumination of the atmosphère, resembling tbe eSect of tbe young moon , » n-ansaet. of ike Royal Society ofEdinburg, t. XVI, 18^9, It'part., p. ^^5.
(29) [page 29&]. Cofmos. t. III, p. 206-209.
(30) [page 295], Cape Observations, §§ 70-90, pi. IX; Omliau of Asironomy, $ 887, pi. IV, fig. 2.
(31) [page 295]. Cosmos, t. Il, p. ISA.
(32) [page 296]. Cape observations, $ 2I|, pi. l, flg. 1. D' S721 du Catalogue; OuiUnes of Asironomy, % 888.
(33) [page 296]. La détermination partielle de la nébuleuse do Cygne est : Asc. dr. 20* W, Décl. du pôle Nord. 58» 27' (Otrflines of Astron., $ 891). Voyez aussi le Catalogne de 1839, n» 2092, pi. XI, fig. 34.
(3Ji) [page 296]. Comparez le dessin de la planche II, flg. 2, avec ceux de la pi. V, dans les Thoughts on some important pointa reltUmg to the System oflhe World, par le D' Ntchol,
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professeur d'utronomie à Glasgow, '18^6, p. 22. a Lord ttoase, dit sir JoTin Hersebell, dans les Ouilines of AsO'on. (p. 607), desoribes and figures this nebula as rcsolved into numerous sUrawith inurmixed nebula...
(35) [pagç 297]. Cotmos, t. I. p. 170 et û85, note 11.
136) [page 297]. Voyez B^ort of Ihe f^lemth Meeting of th» British Atsodalion for Ae advaneemmi of Science, Notioea, p. It, et Nidiol, Thougkts onsomé important pointt, etc., ea ayant soin de comparer la planche II, flg 1, avecJaplaDcbeVI. On lit dans les OulIin«£ ofAslrm.$ZB2 : aThewhole, ifnot clearly resotred into stars, bas a resolvable cbaracter, which evidentty iodicat«s ils composition. »
(37) [page 298]. Cosmos, 1. I, p. 00 et liSl.
(38) [page 298]. Voyez Laaille, dans les Mémoires de CÂcadèmie des Sciences, année 1755, p. 195. Ce n'est qae par une confusion regrettable que l'on peut appliquer aux Saa à charbon le nom de Taches Magellaniques ou de Nuages du Cap, comme l'ont fait Homer et Littrow.
(39) [page 298]. Cosmos, t. II, p. 350 et 576.
(j[iO) [page 300]. Ideler, Vntersuchungen tiber den VrspntKg ■und die Bedeulung der Stemnanem, 1809, p. XLIX et 262. Le nom de Abduirabman Suphi , ainsi ^»^ par Ulugfa Bei^. était primitivement Abdurrahman Ebo-Omar Ebn-Hobammed Elin-Sahl Abou'l Hassan El-Suphi el-Razi. Ulugh Beîgb qui. comme Nassir-eddin , rectifia, en 12|37, les positions d'étoiles de Ptolémée, par ses observations perstmoetles, reconnaît avoir emiM-unté à Abdurrahman Suphi 27 postions d'étoiles méridionales, qui n'étaient pas visibles à Samarcande.
(Iti) [page 301]. Voyez mes recherches sur la découvote de la pointe méridionale de l'Afrique et sur les asserticma du cardinal Zurla et du comte Baldelli, dans l'Examen critiqM de l'Histoire de la Géographie du notmeau Continent, 1. 1. p. 229*
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3A8. Dia2< cboee ûngulièrel découvrit le cap de Bonne-Espérance, appelé par Harlin Behaim « Terra fragosa » et non point « Cabo tonneatoso », en venant par l'Est, au moment où il sortait de la baie d'Algoa, située par 33> &?' de latitade méridionale, plus de 7" 18' à l'Est de la baie de la Table. Voyes Licbtenstein, dans le VaUrlandisches Muséum, Hambourg,
(Ii2) [page $02]. La découverte importante et trop peu appréciée de l'extrémité méridionale du nouveau continent que le Journal d'Om^Janeta dé^gne par ces mots caractéristiques • Acabamieotn de Tierra ■ le lieu où expire la terre, appartient à Francisco de Hoces qui commandait l'un des vaisseaux de l'expédition dirigée en 1525 par Loaysa, Il vit vraisemblablement une partie de la Terre de Feu & l'Ouest de 111e des États; car le cap Hom est situé , selon Fitz Roy, par 55* 68' Al". Voyez aussi Navarrëte, Yiaget y desaArimenloi de lot StpalioUt. X. V, p. 28 et hH-
(b3) [p^e 802], Humboldt, Examen crili(^ , etc., t. IV, p. 205 et 295-316; t. V, p. 225-229 et 325. Comp. Ideler, Vbtr die Sumnanem, p. 3ii6.
{hli] [page 303]. Pierre Martyr Angbiera, Oceaniea, déc. III, Itb. 1, p. 217. Je suis en mesure d'établir, d'après les résultats numériques domiés par Angbiora (dec. Il, lib. 10, p. 20& et Dec. 111, lib. 10, p. 232), que la partie des Oceaniea, dans laquelle il est question des Nuées de Magellan, fut écrite ea ikili et 1M6, par conséquent Immédiatement a{H^ l'expédition de Juan Diaz de Solis au Rio de la Plata , nommé à cetl« époque Rio de Solis (una mar dulce). La latitude qu'indique Angbiera est beaucoup trop baute.
(AS) [page 30ii]. Cosmoi, t. II, p. 350; t. lll,|p. 122 et U9.
(66) [page 305]. Cosmot. l. I, p. M et fi51. Voyez aussi dans les C&pe Observations (p. 1&3-16I|), les deux nuées de Magellan, telles qu'elles paraissent à l'œil nu (pi. Vil), l'ane-
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Ijse télescopique de la Nubecula major (pi. X), et la desan particulier de la Nébuleuse du Donido (pi. Il, fig. ti), et comp. ÛMÎtnts of Àstron., $% 892-896, pi. V, fig. 1, et James Danlop, dans les PhiU'Sop. Transaction for 1828, l'" part., p. 167- 151. — Les vues des premiers observateurs étaient tellement erronées que le jésuite Fontaney, dont Dominique Cassiot faisait beaucoup de cas, et qui a enrii^i la science d'un grand nombre d'observations importantes, dans l'Iode et en Chine, écrivait encore en 1685 : u Le grand et le petit Nuage sont deux cboses unguliëres. Ils no paraissent aucunement m amas d'éloiles, comme Pnesepe Cancri, ni même une lueur sombre, comme la nébuleuse d'Andromède. Ou n'y voit presque rien avec de très-grandes lunettes , quoique sans ce secours on les voie fort blancs, particulièrement le grand Nuage g (Lettre du Père de Fontaney au Père de la Chaise, confesseur du Roi, dans les LeUra idi/ùmtes; Rec. VII, 1703, p. 78, et dans l'Histoire de VAcadimie des Sciences (de 1686 k 1699), t. II. Paris, 1733, p. 19. Je me suis référé uniquement pour la description des Nuées Mageltanîques an travail de ùr lohu Herscbell.
(Ii7] [page 305]. Comos. t. III, p. 158 et HS, note 51.
{h&) rpage 306]. Cosmos, L III, p. 155 et 3^, uote Hl.
(k9) Ipage 307). Voyei dans les Cape Observations, SS SO- 23 et 133, le beau dessin de la pi. II, fig, AiCt une petite carte spéciale, jointe à l'analyse géographique, pi. X. Voyez auta Outlines ofAstronomy, g 896, pi. V, fig. 1.
(50) [page 308]. Cosmos, t. Il, p. 3I|9.
(51) [page 309]. Mémoires de i'Acadànie des Sdences (de 1666 & 1699), t. Vil, 2< part. Ports, 1729, p. 206.
(52) (page 309]. Lettre adressée de Sainte-Catherine & 01bers, au mois de janvier 180A, dans le Recueil de 2acb, intitulé MoniOlidte Correspondenz zur Befordniss der Erd- vnd Eim^ mels-Kunde. t. X, p. 240. Voyez aussi sur robservation de
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FeaiJlée et sur le dessio grossier du Sac à charboo de la CroîXt la même collection, t. XV, 1807, p. 338-391.
(53) [page 309]. Cape Observations, pi. XIII.
(SA) [page 310]. Oialines ofAslronomy, p. 531.
(55) [page 310]. Cape Observations, p. 38fi, n" 3A07 da Catalogue des Nébuleuses et des amas stollaires. Voyez aussi une notice de Dunlop, dans les PfUlosophical Transactions for 18S8, p. li|9, et le n' 272 de son Catalogae.
(56) [page 310]. a Cette apparence d'un noir foncé dans la partie orientale de la Croix du Sud qtû frappe la vue âe tous ceax qui regardent le Ciel austral , est causée par la vivante de la blancheur de la Voie lactée , qui renferme l'espace noir et t'entoure de tous côtés » (Lacaille, dans les ffémoirts dé F Acadimie des Sciences, Aunéa \155. Paris, 1761, p. 199).
(57) [page 311]. Cosmos, 1. 1, p. 172 et (186, note 17.
(58) [page 3H]. When we see. dit sir John HerschelL, in the Coal-Sack (near a Crucis) a sharply defîned oval space free firom stars, it would seem mucli less probable that a conical or tutmlar bollow traverses Ihe whole of a starry stratum, conti- Duously extended from tbe eye oulwards, tban tbat a distant mass of comparatively moder&te thickness should be simply peribrated hum side to side {Outlines of Astronome, g 792, p. 532).
(59) [page 311]. Lettre de U. Hooke à M. Auzout, dans les Mimoire* de eAcadèmie (de 1666-1699), t. VU, 2* part., p. 30 et 73.
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OBSERVATIONS C0HPLÉHBNTAIRB5
POUB LA PBSMIÈKE PABTIB DD TOHK III.
(a) DepQiâ que j'ai dit (p. 40, lig. SI de la 4" partie de ce roL] que rien jusqu'ici n'avait démontré l'influenoe des positions diverses du Soleil sur le magnétistne terrestre, les excellenis (rsTaui de Faraday ont constaté cette influence. De longues sériée d'obaemtions dans les deux hémisfAèrea, à Toronto dans le Canada, et I Hobart-Town dans 11 T«Te de Van-Diemen, prouvent qae le «mgnétisme terrestre est soumis h une variation annuelle détendant de la situation relative du Soleil et de la Terra.
(b) Le singulier t^énomëoe de la floctuation des étoiles (déik îndiqné p. 69, lig. H de ce vol.) a été observé b Trèree, par des témoins dignes de Toi. Le tO janvier 1 854 , entre 7 et 8 heures du amr. Sinus, qui était alors placé liis-près de l'horizon, parut agité d'an mouveinent oscillatoire. (L«ltr< du profetsettr Fiesch, daiu U Recueil de John, Ontarhaltungen fur Fretmde der Attronomû).
(«) Le vœu que j'émettais (p, 4ii de ce vol.) de voir rechercher l'époque à laquelle disparut la couleur ronge de Sirius s'est accompli, grdce il l'activité d'un jeuu savant, H. WSpcke, qui, i un grand savoir en mathématiques, joint ute connaissance approfondie des langues orientales. H. WSpcke, traducteur et commentateur de FAlgébre d'Omar Alkbayyaml, ma écrit de Paris, dans le mois d'aodi <ISM : ( L'espérance qne vons esprinfiez, dans la partie astronomique dn Coimos, m'a donné l'idée d'examiner les quatre manuscrits de lUt^çographie de Abdurrahman-al-SauB que possède la Bibtiotiièque royale. J'y ai trouvé que a du Bouvier, s du Taureau, ■ du Scorpion et a d'Orion étaient désignés collectivement comme rouge&, et que rien de semblable n'était dit de Sirius. Bim plus, le passage qui a trait & cette étoile, et qui eet le même dans les quatre manascrits, est conçu en ces termes : <r La première des étoiles dont *6t formé le Grand-Cltien est la brillante étoile do la Gueule, qui est marquée sur l'Astrolabe et porte le nom de Al-je-^aanijah. » Ne résalte-4-il pas de cet examen et du passage d'Alfragani qne j'ai cité moi-même, que le changement de couleur de Sirius tombe vraisemblablement entre l'époque de Ptolémée et celle des astronomes arabes ^
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NOTES
DB LÀ DEUXlilHB PÂKTIB
(60) [page 312]. Comoi, 1. 1, p. 17&.
(61) [page 317]. Voyez im passage du premier volome du Cosmos (t. I, p. 12S et 166), où je comptais par distaDces d'UraDus, c«tte plan6te étant alors la limite connue du système planétaire. Si l'on prend pour terme de, comparaison la digtance de Neptune au Soleil,^leà30,0& rayons de l'orbite terrestre, la distance de l'étoile a du Centaure au Soleil est encore de 7523 distances de Neptune, en supposant la parallaxe de 0",91 (Cosmos, t. III, p. 227) ; et cependant la distance de l'étoile 61 du Cygne est presque 2 fois 1/2 plus grande que eelle de a du Centaure. Celle de Sinus, pour une parallaxe de 0"23, l'est quatre fois plus. La distance de Neptune est d'en- Tirtm 460 millions de myriamëtres; c«lle d'Uranus est d'après Uaosen, de 29li millions. La distance de Sirius, calculée par Galle sur la parallaxe d'Henderson, égale 896 800 rayons de l'orbite terrestre, ou 13 762 000 millions de myriamëtres, distance que la lumière met Ib ans à parcourir. La comète de 1680 est, k l'aphélie, éloignée du Soleil de kk distances d'Uranus ou de 28 distances de Neptune. Suivant ces donnés, la distance de l'étoile oudu Centaure au Soleil est à peu près 270 fois plus grande que ce rayon aphélîque, que l'on peut considérer comme représentant au minimum le rayon du système solaire {Cosmos, t. 111, p. 2/|5). L'indication de ces résultats numériques ofiire du moins l'avantage de montrer comment, en pre-' nant pour unité des étendues immenses, on peut mesurer
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l'espace sans employer des séries de chiflrea qui édu[^pent & l'appréciation.
{62} [page 319]. Sur l'apparition soudaine et la disporilion de nouvelles étoiles, voyez le Cosmos, t. III, p. 166-1S6.
(63) [page 32(i]. J'ai déjà inséré dans le premier volume da Cosmos { t. Il, p. 371 et 592, note 25}, le passage du Traité i de RevoliU. (Ub. i, cap. 10}, qui rappelle^ Son^e de Scipien.
(66) [page 324]-'rn; i\i^\iyiatç ^am tô Tctfl tôv î(>Mn,oîowt xafiicN ôvTft xw Tcccvrd;, S6ev ^pouctv axnùù xcci t^v '^v/iy âp^|jUviiv Jtà iravrôç ïîxïtv toù <iiû[iaTOî '7t'm}tÀYnt âiA tû» iKpÔTuv [Theonis Smymœi Platonici LS>er de Astronomia, éd. H. Martin, 18/|9, p. }82 et 398) ; publication remarquable eu ce qu'elle complète diverses opinions péripatéticiennes d'Adraste, et beaucoup d'idées platonidennes de Dercylides.
(65) [page 326]. Hansen, dans le Jahrbuch de SchumadKf pour 1837, p. 65-l£|l.
(66) [page 329]. n D'après l'état actuel de nos connaissaocts astronomiques, le Soleil se compose : 1° d'un globe ceutral i peu près obscur ; 2° d'une immense couche de nuages suspodue à une certaine distance de ce globe et qui l'enveloppe de toutes parts ; S" d'une photosplUre ou, en d'autres termes, d'une sphère resplendissante qui enveloppe la couche utugeuse, comme cette couche, à son tour, enveloppe le no]wi obscur. L'éclipsé totale du S juillet 182|2 nous a mis sur li trace d'une troisième enveloppe, située au-dessus de la jAotosphire, et formée de nuages obscurs ou faiblement lumioeai. — Ce sont les nuarr«j^de la troisième enveloppe solaire, situ^ en apparence, pen(teQt l'éclipsé totale, sur le coAtonr de l'astre ou un peu en dehors, qui ont donné lieu à ces singuliËies proéminences rougeâtres qui, en 18I|2, o^t si vivement eidlé l'attenUon du.monde savant, a Arago, Notices seienliliqius, t. IV (t. Vil des Œuvres), p. 281 à 286. Sir John Herscheli, dans ses Oatlines of Astronomy, publiés en 18Ii&, admet aussi:
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« above the lominous surface of tbe Sun, and the région in which the spots réside, the existence of a gaseous atmosphère havÎDg a somewhat imperfect transparency. »
(67) [page 3301. '^ ^^ faittit à propos de citer textuellement les passages auxquels j'ai fait allusion plus haut, et sur lesquels mon attention a été appelée par un Hénoire instractif du ïy Qemens, intitulé : Giordano Bruno vnd Nieolam vcn Cma (18fi7, p. idi).
Le cardinal Nicolas de Cusa, né à Cues, sur la Moselle, et dont le nom de famille était Khrypfls, c'est-à-dire Krebs (écre- -vtsse), dit, dans le Traité si célèbre de son temps de doela Ignoratilia (lib. Il, cap. 12, p. 30 des Œuvres compotes, édition Basil, 1565) : « Neque color nigredinïs est argumentum TÎlitatis Terrs ; nam in Sole si quis esset, non appareret illa clarilasquœ nobis ; consideralo enim corpore Solis, tune habet qnamdam quasi terram centraliarem, et quamdam luciditatem quasi ignilem circumferentialem, et in medio quasi aqueam nubem et aerem clariorem, quemadmodum terra ista sua elemeota. » A la mai^e on lit les mots paradoxa et hypni, dont le dernier, comme le premier, exprime, sans contredit, des vues hasardées (ûmoi, songes}. Dans l'écrit de longue haleine qui a pour titre : ExerciLationes ex serTïionibus Cardinalis (Stid., p. 579) se trouve cette comparaison : « Sicut in Sole considerari potest natura corporalis , et illa de se non est magofe virtutis (l'auteur s'exm-ime ainsi, nonobstant la gravî-' tatioDl), et non potest virtutem suam alits corporibus commuoicare, quia non est radiosa, et alia natura lucida illi unîta, ita quod Sol ex unione utriusquc nature liabet virtutem, quœ safficit huic sensibili mundo ad vilam innovandam in vegetabilibus et animalibus, in elementls et mineralrbus, per suam ioBuentiam ndiosam; sic de Cliristo qui est Sol justltJe... n
Le D' Clemens croit que tout ceci est plus qu'un pressentiment heureux ; il lui paraît de toute impossibilité que sans une observation suflisammeot exacte des taches solaires, des
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psriies noires et des demi-teintes, Cusa ait osé s'tppuyer nr l'expérience, dans les passages que je viens de dter (Consid»rato corpore Solis... ; in Sole considOTari potest...}. 11 suppose (I que la p<^nétratîon des philosophes de la science moderne a été prévenue sur quelques points, et que les idées du cardioai de Cusa ont pu lui être inspirées par des décoovertw auxqudiet on attribue faussement une origine plus récente. > Il est, en effet, non-seulement possible, mais très-probable que dans des contrées où l'éclat du Soleil est voilé pendant plusieurs mois, comme cela arrive sur les c^^tes du Pérou, tant que règne b garua, des peuples même sans culture aient aperçu à Vaà\ m des taches sur le Soleil ; mais que ces tadies aient sérieusement attiré leur attentitm, qu'elles aient joué un rôle dans les mythes religieux des adorateurs du Soleil, c'est ce dont jusqu'à présent aucun voyageur n'a pu nous donner de nouvelles. La seule apparition, d'ailleurs &i rare, d'une tache visible à l'cefl nu sur le disque du Soleil, abaissé à l'horizon ou voilé de vapeurs légères, et ofiî'ant une apparence blanche, rouge, peutêtre même verdâtre, n'aurait jamais conduit des penseurs, si exercés qu'ils fussent, à l'hypothèse de plusieurs atmosphères servant d'enveloppes au globe d)scur du Soleil. Si le cardiad Cusa avait su quelque chose des taches du Soleil, avec la totdance qu'il n'a que trop à établir des comparaisons entre le* choses physiques et les choses intellectuelles, il n'eât certainement pas manqué de ^re allusion aux maculx Solis. Qu'on se rappelle seulemeut la sensation que produisirent au commencement du xvQ* siècle, aussitêt après l'invention des lunettes, les découvertes de Jean Fabridus et de Galilée, et les débats violents qu'elles soulevèrent. J'ai déjà, dans le second volume du Cosmos (t. II, p. 595, note 33], parié des théories astronomiques énoncées en termes fort obscurs par le ca^ dinal, qui mourut en ih^lt, neuf ans avant If^ naissance de Copernic. — Le passage remarquable : n Jam nobis manife»lum est terram in veritate moveri > se trouve dans le Trailé de doctà Sgnoranliâ (lib. II, cap. 12). D'après Cusa. tout est ot
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mouvemeat dans les espaces célestes ; pas une éloile qui ne décrive un cercle, «Terra non potest esse fixa, sed movetur ut hliœ stellie. » La Terre cependant ne tourne pas autour du Soleil, tous deux ensemble gravitent autour des « pôles éternellement changeants de l'univers. » Cusa n'a donc rien de comman avec Copernic, ainsi qae le àémontre le passage dont le D' Gemens a trouvé, à l'bApital de Câes, le texte écrit de la main de Cusa, en ilthh- *
(68) [page 330]. Cosmos, t. II, p. 385-388 et 606, 607, notes 49-&3.
(69) [page 330], Borbonia Sidéra, id est planetœ qni Solis lamina circumvolitant motu proprfo et regulari, faiso bactenus &b heliosco|HS Maculas Solis nuncupati, ex novis observationibus loaunis Tarde, 1620. — Awtriaca SùUra, heliocydica astroDOmicis hypotbesibus ïlligata opéra Caroli Malapertii Belge Montensis e Societate Jesu, 1633. Ce dernier écrit a du moins le mérite de donner une suite d'observations sur les tacbes solaires qui se sont succédé de 1618 à 1^26. Ce sont, au reste, les mêmes années pour lesquelles Scbeioer a publié ses propres observations, à Rome, dans sa Rosa Orsina. Le chanoine Tarde croit au passage de petites planètes sur le disque du Soleil, parce que, dit-il, « l'œil du monde ne peut avoir des ophlhalmïes. » On s'étonnera avec raison que, vingt ans après Tarde et ses satellites Bourboniens, Gascoigne, qui a fait faire tant de progrès à l'art d'observer {Cosmos, t. III, p. 69), attribue encore les taches à la conjonction d'un grand nombre de corps planétaires, presque transparents, qui font leur révolution autour du Soleil, et très-près de lui. Suivant Gascoigne, plusieurs de ces corps accumulés produisent les ombres noires
, que Ton désigne sous le nom de taches solaires. Voyez dans l«s Philosophical Transactiùru, t. XXVII, 1710-1712, p. 28S- 290, un passage extrait d'une lettre de William Crabtrie. en date du mots d'aoilt 16(|0.
(70) (page 330). Arago, Sur les moyens d'observer les
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taches solaires, dans VAsironomie populaire, t. II, p. 121 à 126. Voyez aussi Delambre, Sistoire de l'Astronomie du moyen âge. p. 3d/i, et Histoire de l'Astronomie moderne, X, I, p. 681.
(70 6ij} [page 331]. Mimoirti pour servir à rHistoire da Sciences, parU. le comte deCasstni, 1810, p. 2^2; Delambre, Histoire de l'Astronomie moderne, t. Il, p. 094- Quoique Cassini, dès 167}, et La Hire, en 1700, aient déclaré que le globe du Soleil est obscur, on pemste encore dans plusieurs Ttaitéff d'Astronomie, fort recommandables d'ailleurs, èi attribuer an célèbre Lalande la première idée de cette hypothèse. Lalande, dans l'édition de son Astronomie, publiée en 1792 (t IJl, S 32(|0), aus» bien que daps la première édition de 176ti (t. Il, % 2515), ne s'écarte point de l'ancienne opinion de La Hire ; « Que tes taches sont les éminences de la masse solide et opaque du Soleil, recouverte communément (en entier) par le Quide igné. » C'est entre 1769 et 177A, qu'Alexandre Wilson eut, pour la première fois, une idée claire et juste d'une ouverture en fof'me d'entonnoir, pratiquée dans la photosphère.
(70 1er) [i^ge 332]. Alexandre Wilson. Observtutons on iht Solar Spots, dans les iPhUtsapk. Transaci., t. LXIV, 17711, 1" part., p. 6-13, tab. I. « I found tbat the umbra, which before was equally broad ail round the nucleus, appeared maeh contracted on that part which lay towards Uie cetxtre of As dise, wbilst the other paris of it remained nearly of the former dimensions. I perceived that the shady zone or umbra, whicb surrounded the nucleus, migbt be nothing else but the shelving sides of the luminous maltcr of the sun. n Voyet aussi Arago, Agronomie populaire, t. II, p. 145.
(71) [page 333], Bode'dans le Recueil inlRulé : Besthâftigwngen der Berlinischen Gesellsdu^ ntUurforschmder f rfeurub, 1. 11. 1776, p. 237-2^1 et 2k9.
(73) [page 336]. On trouve mentionné dans les fragroenls historiques de Caton l'Ancien, un rapprochement officiel entre
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les prix élevés du blé et les obscurcissements da Soleil, prolongés pendant plusieurs mois. Les expressions luminis caligo et defectus Solis, ne signifient pas toujours une éclipse ; elles n'ont pas en particulier ce sens dans les récits du long affaiblissement de la lumière solarre qui survint après la mort de César; ainsi on lit dans Aulu-Gelle (Ifacus Àiticx, lib. II, csp. 28) : a Verba Catonis in Originum quarto baec sunt ; Non libet Ecribere, quod in tabuiii apud Ponlificem Maximum est, quotiens annona cara , quotiens Lunie aut Solis luminis caligo ant quid obstiterit. » *
{72 bis) [page 337].Gautîer, Recheri^es relatives à l'influence que le nombre des taches solaires exerce sur les lemph-atures terrestres, dans la Bibliotliique universelle de GeiAve. Flouv. série, t. Ll, 18W, p. 327-335.
(73) [page 337]. Arago, Notices scientifiques, t. IV (t. VII des Œuvres), p. 136 à 257.
(7i) [page 338]. Arago. ibid., p. 26ft à 270.
(]lt bis) [page 333]. C'est la lueur blanchâtre que l'on vit aussi lors de l'écIipse du 15 mai 1836, et dont le grand astronome de Kœnigsbei^ disait dès lors avec beaucoup de justesse que, « lorsque la Lune eut couvert complètement le disque solaire, on voyait encore briller un anneau de l'atmosphère du Soleil n (Bessel. dans les Astronom, Sa^uiduen de S<*umBcher. n" 320).
(75) [page 339]. <i Si nous examinions de plus près l'explication, d'après laquelle les protubérances rougefttres seraient assimilées à des nuages (de la troisième enveloppe), Dous ne trouverions aucun principe de physique qui nous empécbAt d'admettre que des masses nuageuses de 25 à 30 OOO lieues de long flottent dans l'atmosphère du Soleil ; que ces masses, comme certains nuages de l'atmosphère terrestre, ont des contours arrêtés, qu'elles affectent, çà et là, des formes très-tourmentées, même des formes en surplomb, que la lumière solaire (la photosphère) les colore en rouge.
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— Si cette troisième «lYcloppe existe, elle donoers pent-étre ]« clef de quelques-unes des grandes et déplwsWea aiKHinltes que l'on remarque dans le cours des saisons » (Arago , Notice* teimHfiquet, L IV (t. Vil des ÛBuvr»), p. 279 et 282.)
(76) [page 339]. a Tout ce qui affiiiblira senûbiemeat l'iÇ' tenûlé éclairante de la portion de l'atmosphère terrestre qui parait entourer et toucher le contour circulaire da Soleil, pourra contribuer à rendre visibles les proémiaences rougeflt]{f s. H est donc permis d'espérer qu'un astronome exercé, établi au sommet d'une Irës-haute montagne, pourrait y observer régulièrement les nuages de la troisiltn» enveloj^ «k faire, situés, en apparence, sur le contour de l'astre ou un peu en dehors ; déterminer ce qu'ils ont de permanent et de variable, noter les périodes de disparition et de réappantion... » (Arago, ibid., p. 285.)
(77) [page Zk2]. II est incontestable que. du temps des Grecs et des Romains^ des individus isolés ont pu voir à Poil nu de grandes taches solaires; mais il ne parait pas moins certain que ces observations n'ont jamais conduit les auteurs grecs ou latins à mentionner ces phénomènes, dans aucun des ouvrages qui sont parvenus jusqu'à nous. Les passages de Tbéophraste, de Signù (lib. IV, cap. 1, p. 797), d'Aratus, DioserMia (v. 90-92), de Proclus (Paraphr., II, ilt), dans lesquels Ideler fils {Meteorol. Yeterwn, p. 201 et Commentaires jur la Miliorologie ^Arislote, 1 1, p. 37ti) a cru trouver des descriptions de tacbes solaires, indiquent seulement que le disque dn SoleU , qnand il présage le beau temps, n'offre aucune différence sur toute sa surface, rien qu'il soit possible de signaler {^■i\Bi Tt ii^[XA (pjpot) , mais présente une apparence uniforme. Les cn{[LaTa, autrement dit, les taches qui altèrent la surface du Soleil, sont expressément attribuées à un noage 1^^, fc l'état de l'atmosfdière terrestre; le scoliaste d'Aratus dit : i l'épaississement de l'air. Aussi a-t-on toujours soin de distiiH goer le Soleil du matin et le Soleil dn soir; car le disqne M-
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l«re, iodépendtmment de toute véritable tache, f&it l'ofBce de diapbanomëtre , et, d'après une vieille croyance qu'il ne faut pas mépriser, annonce encore aujourd'hui au laboureur et au marîD les changements de temps qui se préparent. On peut, en e^t, coDCJiire de l'apparence que présente le Soleil à l'horizon l'état des couches atmosphériques voisines de la Terre. En ce qui concerne les grandes taches visibles à l'œil nu, que l'on fHÎt, en 807 et en 8^0 , pour des passages de Mercure e (de Vénus, la première est mentionnée dans le grand Recueil historique des Veiens Scriplores publié par Justus Reuberus, en 1726 (voyez la partie intitulée : Armaits Resum Francorum Pipini, Karati Magni et Ludovid a quodam ejui xlatis Aitronomo, Litdoviâ régis domestico, conscripti, p. 58), Ce fut d'abord un bénédîctia qui passa pour l'aoteur de ces Annales (p. 28) ; plus tard} on reconnut qu'elles étaient du célèbre Éginhard ou Einhard , secrétaire privé de Gharlemagne. Voyez Annaiet Einkardi dans les Monvmmia Germanûe historica, publiés par Pertz (Script., 1. 1, p. 19/i). Voici la mention faite par Éginh«rd des taches du Soleil : u DCCCVII. Stella Hercurii XVI kal. April. visa est in Sole quaiis parva macula nigra, paululum superios medio centre ejusdem sideris, qux a nobis octo dies conspicata est ; sed quando primum intravit Tel exivit, nuhibas impedientîbuSa minime notare potuimus. n — Simon Asfiemanus, dans l'mtrodnction au Globus eœleslis C^^ico-ArcdHms Yeliumi Musei Borgiani, 1790, p. XXXVIII, mentionne le prétendu passage de Vtous, rapporté par les astronomes arabes : « Aimo Hegyne 235 régnante Almootasemo Cbalib, visa est in Sole propo medinm nigra quœdam macula , idque feria
tertia die décima nona If ensis Regebi n On prit cette tache
pour Vénus, et on crut voir la planète pendant 91 jours, avec des interruptions de 12 à 13 jours , il est vrai. Peu de temps aprfas mourut Hotassem. — Parmi les nombreux exemples que j'ai recueillis de récits historiques ou de traditions populaires maBtioamnt des diminutions subites dans l'éclat du jour, je citeni les saivanU, au nombre de 17 :
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A. Ii5 av. J. C. Lots de ta mort de Jules César, après laquelle le Soleil resta, pendant une année ratière, pUe et moins chaud que d'habitude. L'air était épais, firoid et sombre; les fruits ne purent venir à maturité (voyez Mularqoe, Jides Céiar, chap. 87 ; DÎOd Cas«us, liv. XUV ; Vîi^e, Giorgiqaes, liv. I, v. &66).
A. 33 ap. ]. C. Année de la mort du Sauveur. « A partir de la sixième heure, une obscurité se répandit sur tout le pays jusqu'à la neuvième heure ii {Èvang. selon taini KaObimt, chap, 27, V. 45). D'après l'Èvang. selon saint Luc (chap. 23. V. A3) : n Le Soleil perdit son éclat, s Eusèbe cite à l'appui de cette indication une éclipse de Soleil, arrivéa dans la CCIl* olympiade, dont avait fait mention un chroniqueur, Pblégon de Tralles (fdeler, Handbuch der Malhem. Chronologie, t. Il, p. Iil7). Mais Wurm a démontré que cette éclipse, *>• sible dans toute l'Asie Mineure, avait eu lieu dès l'année 20 après la naissance du Christ, le 2/i novembre , trois on quatre ans par conséquent avant sa mort. Le jour de la Passion tomba le ik du mois de Nisan, jour de la Pfique deslnîfs (Ideler, &iid., t. I, p. 515, 530); or, la Pâque était (onjours célébrée à l'époque de la pleine Lune. Le Soleil ne peut donc pas avoir été éclipsé par la Lune durant trois heures. Le jésuite Scheiner croyait pouvoir attribuer U diminution d'éclat du Soleil à un groupe de taches , couvrant une vaste étendue du disque solaire.
A. 358. Le 22 août : obscurcissement avant-coureur du terrible tremblement de terre de Nicomédie, qui détruisit aussi beaucoup d'autres villes en Macédoine et dans le Pont. L'obscurité dura 2 ou 3 heures : « Nec coDtîgua vel adpoot» ceroebantur u, dit Ammien Marcellin (lib. XVJl, cap. 7).
A. 360. Les ténùbres s'étendirent, depuis le matin jai midi, dans toutes les provinces orientales de l'empire n a Per Eoos Iractus, caligo a primo aurone exortu adusqoe meridiem » (Ammien Marcellin, lib. XX, cap. 3). Les étoUea étaient visibles; ainsi ce phénomène n'était point dû à ddb
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pluie de cendres^, et sa durée ne permit pas de l'attribuer, comme fait l'historieD, à une éclipse totale : «Cum lux cœlesUs operiretur, e mundi conspeclu penitus luce abrepta, defecisse diutius solem pavidie mentes hominum œslimabant : primo attenuatum in lunœ comiculantîs effigiem, deinde în speciem auctum semenstrem, posteaque in in{e^um restitutum. Quod alias non evenit ita perspicue, nisi cum post inœquales cursus intenDensinium lunae ad idem revocatur. n La description s'applique bien à une éclipse de Soleil, mais que penser de sa longue durée et de ces ténèbres répandues dans toutes les provinces orientales de l'empire?
A. I|09. Lorsque Alaric parut devant Rome. L'obscurcissement permit d'apercevoir des étoiles en plein jour. (Sdinurrer, Chronik der Seuchm, 1" part., p. 113.)
A. 536. Justinianus 1 Cssar imperavit annos triginta octo (527-565). Anno imperii nono, deliquium lucis passus est Sol, quod annum integrum et duos ampiius menses duravit, adeo ut panim admodum de luce ipsîus appareret ; dixeruntque bomines Soli aliquid accidîsse, quod nunquam ab eo recederet (Gr«^oriu3 Abu'l-Paragius, Supplemmtwn BistorUe Dynastiarum, éd. Edw. Pocock, 1663, p. 9k)- Ce phénomène a dû être fort semblable à celui de 1783. On a bien adopté en Allemagne un nom particulier (Hœbenrauch, brouillard sec), pour désigner ces affaiblissements dans l'intensité du Soleil; mais les explications que l'oD a (enté d'en donner sont loin de s'appliquer & tous les cas.
A. 567. lustînus II annos !3 imperavit (565-578). Anno imperii ipsius secundo, apparuit in cœlo ignis flammans juxta polum arcticum, qui annum integrum permansît ; obtex&nmtqne tenebrse mundum ab bora diei nona noctem usque, adeo ut nemo quidquam videret; deciditque ex aère quoddam pulveri minute et cineri «mile (Abu'l-Faragius, Supplemmtum HUtorùe Dynoit., p. 95). Ainsi il semble que ce pbénomène apparut d'abord comme un orage magnétique, comme une aurore boréale perpétuelle, qui dura toute une année, et à m 43
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laquelte snccéâèrent les ténèbres et une pluie de cendres.
A. 62& Toujours d'après Abu'l-Faragius {ibid., p. H et 99). la taoïXié du disque solaire resta obscurcie pendant huit mou.
A. 733. Une année après que les Arabes eurent été rejetéi au delà des Pyrénées, à la suite de la bataille de Tours. Le Soleil fut obscurci, le 1 9 «oàt, de manière & cause' de l'efEroi (Scbnurrer. Chrortik dM- Sevdien, i'* part., p. 16A).
A. 807. On vit sur la surface du Soleil une tacbe qui fot prise pour Mercure (Reubenis, Veteres Scriptores, p. 5S). Voyer plus haut, p. 669.
A. 8^0. Du 28 mai an 26 août on observa le prétoido passage de Vénus sur le Soleil. Voyez plus haut, p. /iUi et 669. Saivant Assemanus, ce phénomène aurait commencé au mois de mai 839. De 83fi à 841, régna le calife Al-Hotassem, qui fut le huitième calife, et eut pour successeur Harouo-el- Watek.
A. 93i|. Dans la curieuse Histoire du PtKtugal de F^iia j Souza (1730, p. Iii7), je trouveces mots: a En Portugal se vM sin laz la Tierra por dos meses. Avia el Sol perdïdo su spleodor.HAiorsIe Ciel s'ouvrit por/roctura avec beaucoup d'éclairs, et le Soleil recouvra subitement tout son éclat.
A. 1091. Le 21 septembre, le Soleil subit un obseurdssement de trois heures, après lequel il conserva une coolear particulière: u Fuit eclipsisSoIis 11 kal. octob. fere tresluHss: Sol circa meridiem dire nîgrescebat. u (Martin Crusius, Amuàtt Suevid. Francof. 1795, 1. 1, p. 279. Voyez aussi Scbnurrer, Chronik derSeuchen, 1" part., p. 219.)
A. 1096. Le 3 mars, on reconnut à l'œil nu des taches sur le Soleil : « Signum in Sole apparuit V. Non. Martii feria secunda incipientis quadragesimie. u (Job. Staindelii. prediyteri Pataviensis, Chronkon générale, dans les Rerum Boicamm Scriptores d'Oefelius, t. I, 1763, p. f|85).
A. 1206. D'après loaquin de Vîllalba {Epidtmii^gia espaàola, Madrid, 1803, t. I, p. 30), il survint, le davJar jour de février, une obscurité complète qui dura six heures : n El
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cUa ultimo del mes de Febrero hubo un éclipse de Sol que dar<5 seis horas con tanta obscuridad como si fuera média nocfae. Siguléron i este fenômeno abundanles y continuas lluvias. a — Un phénomène presque semblable est cité par Solmurrer, comme s'étant produit au mois de juin 1101. Voyez Chronik derSetichen, 1" part,, p. 258 et 265.
A. 12A1- Cinq mois après le combat des Mongols, près de Liegnltz, a obscuratos est Sol (in quîbusdam locis)7 et facte sunt tenebne, ita ut stellœ viderentur in ccelo, circa festum S. Micbaelis, hora nonan (Chronicon Claus^o-Neoburgense. du ololto« de Nenbou^, près de Vienne). Cette chronique, qui embrasse l'espace compris entre l'an 218 après J. C. et l'an 13^8, &it partie du Recueil de Pez, implores renim Xuslmearwn, Lipsiœ, 172^ t. I, p. &58.
A. 15/|7. Les 23, 24 et 25 avril, c'est-à-dire la veille, le jonr et le lendemain de la bataille de Muhibach, dans laquelle l'électeur lean Frédéric Tul fait prisonnier. Kepler dit, à ce sujet, dans les Paralipom. ad ViuUium, quitus Astronomie pars optiea iraditur (160A, p. 259) : « Refert Gemma, pater et filius, anno IS&T, aate conflictum Caroli V cum Saxoniœ Duce, Sotem per très dies ceu sanguine pcrfusum comparaisse, ut etïam slell» |deneque in mendie conspicerentur. » Voyez en- OMre Kepler, de Stella nova m Serpentario, p. 113. II ne sait quelle cause assigner à ce phénomène : » Solis lumen ob causas quasdam sublimes hebetari... » Il suppose que cet effet put être produit par une « raateria cometica latins sparsa, » et affirme seulement que la cause devait être placée en dehors de notre atmosphère, puisque l'on voyait des étoiles en plein midi. Schnurrer (Chronik der Seuchen, 2' part., p. 93), pr^ tend, nu^ la visibilité des étoiles, qne ce phénomène fut causé par un brouillard sec, attendu que l'empereur Charles- Quint se [daignait avant la bataille, « semper se nebul» denutate iafestan, quotiessibi cum hoste pugnandum ai. » (Lambertus Hortensius, dt BOlo Gmnmieo. Basil., 1560 lib. Vl, p. 182.)
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(78) [page S/iS], Déjà Horrebow {Basis Àstronomùt, 1735, S 226) se sert de la même expression. La lamîère solaire est, selon lui, (i une aurore boréale perpétuelle, produite dans l'atmosphère du Soleil par l'action contraire des forces magnétiques. » Voyez Hanow, dans loti. Dan. Utius, Gemeùmûtage Abhandlimgeii ûbernatùrlidie Dinge, 1768, p. 102.
(79) [page 3&6]. Voyez les Mémoires scientifiques d'Ar^o (t X des Œuvres, p. 57); Mathieu, dans Delambre, Histoire de r Astronomie au xvm* tUcle, p. 351 et 652 ; Fourier, Éloge de H'tJiùim Rerschelt, et les Mémoires de CInstitut, t. VI, année 1823 (Paris,t827), p. LXXIl. L'expérience ingénieuse, fute par Forbes, en 1836, durant une éclipse de Soleil, est ausà on fait remarquable, et qui prouve une grande homogénéité dans la nature de la lumière, qu'elle émane du centre ou des bwds. 11 fit voir qu'un spectre solaire exclusivement Ibnné de isycns partant des bords de l'astre est identique, pour le nombre et la position des lignes sombres ou raies qui le croisent, avec celui qui provient du disque enUer. Si, dans la lumière solaire, il manque des rayons d'une certaine ré&sngibilité, ce n'est donc pas, ainsi que le suppose sir David Brevrster, parce que ces rayons se sont perdus dans l'atmosphère du Soleil, puisque les rayons des bords qui ont traversé des couches beaucoup plus épaisses produisent les mêmes lignes obscores (Foibes, dans les Comptes rendus de l'Àcadimie des Sciences. t. II, 1836, p. 576). Je réunis à la fin de cette note tout ce que j'ai recueilli, en 1847, dans les manuscrits d'Arago :
a Des phénomènes de la Polarisation colorée donnent la certitude que le bord du Soleil a la même intensité de lumi^ que le centre ; car, en plaçant dans le Polariscope un segment du bord sur un segment du centre, j'obtiens (comme e^ complémentaire du rouge et du bleu) un blanc pur. Dans un corps solide (dans une boule de fer chauffée au rooge) le même angle de vision embrasse une plus grande étendue au bord qu'au centre, selon la proportion du cosinus de l'angle;
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mais, dans la même proportion aussi, le plus grand nombre de points matériels émettent une lumière plus faible en raison d» leur obli^ité. Le rapport de l'angle est naturellement le même pour une spbère gazeuse ; mais l'obliquité ne produisant pas dans les gaz le même effet de diminution que dans les corps solides, le bord de la sphère gazeuse serait plus lumineux que le centre. Ce que nous appelons le disque lumineux du Soleil est la Photosphère gazeuse, comme je l'ai prouvé par le manqae absolu de traces de polarisation sur le bord du disque. Pour expliquer donc régalitè ^intensiti du bord et du centre indiquée par le Polariscope, il fout admettre une enveloppe extérieure qui diminue (éteint) moins la lumi^ qui vient du centre que les rayons qui viennent sur le loag trajet du bord à l'œil. Cette enveloppe extérieure forme la couronne blanchâtre dans les éclipses totales du Soleil. — La lumière, qui émane des corps solides et liquides incandescents, est partiellement polarisée quand les rayons observés forment avec la surface de sortie un angle d'un petit nombre de degrés; mais il n'y a aucune trace sensible de polarisatif^i lorsqu'on regarde de la môme manière dans le Polariscope des gaz enQammés. Cette expérience démontre que la lumière solaire ne sort pas d'une masse solide ou liquide incandescente. La lumière ne s'engendre pas uniquement à la surface des corps; une portion naît dans leur substance même, cette substance fût^lle du platine. Ce n'est donc pas la décomposition de l'oxygène ambiant qui donne la lumière. L'émission de lumière polarisée par le fer liquide est un effet de réfraction au passage vers un milieu d'une moindre densité. Partout où il y a réfraction, ij y a production d'un peu de lumière polarisée. Les gaz n'en donnent pas, parce que leurs couches n'ont pas assez de densité. — La Lune, suivie pendant le cours d'une lunaison entière, offre des effets de polarisation, excepté à l'époque de la pleine lune et des jours qui en approchent beaucoup. La lumièresolaîre trouve, surtout dans les premiers et les derniers quartiers, à la surfoce inégale (montagneuse)
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de notre satellite des inclinaisons de plans convcDaUes pour produire la polarisation par réflexion. »
(80) [page 3I|6]. Sir iobn Herschell, Cape Obseroalions. S /|25, p. A3fi ; Oullines of Âsironomy, % 395, p. 23ù. Voyez aussi Fizeau et Foucault, dans les Comptes rendus de CAcadémie des Sciences, t.XVllI, 18ù/i, p. 860. Il est assez remarqiuble que Giordano Bruno, qui monta sur le bilcber huit ans avant l'inventioD du télescope et onze ans avant la découverte des taches solaires, crut k la rotation du Soleil autour de soo axe. En revanche, il pensait que le centre de cet astre était moins éclatant que ses bords. Trompé par quelque eBet d'optique, il croyait voir tourner le disque du Soleil et les bords tourbillonnants s'étendre et se coolracler. Voyet Cbristiaa Bartholmèss, Jordemo Bruno, t. Il, 1847, p. 367.
(81) [page 3A7]. Fizean et Foucault, Recherches sur rimensiti de la lumière imise par le charbon d<ms rexpirience de Davy, dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciencet, t. XVIII, 18/iA, p. 753. — « The most inlensely ignited solids (ignîted quickljme in lieutenant Drummond's osy-hydrogen lamp) appear onty as bUuk spots on the dise of tbe sud wheo
Jield between it and tbe eye {OwUinet of AsUwi., p. 236). Voyei aussi Cosmos, t. Il, p. 387.
(32) [page 3i!i7]. Consultez le Commentaire d'Amgo sur les lettres de Galilée à Marcus Welser, et, dans V Astronomie poptir laire, t. Il, p. 152 à 156, ses explications sur l'influence de la lumière solaire, réfléchie par les couches etmo^hériques, qui semble envelopper d'un vœle lumiueux les objets célestes. vus daBs le champ d'un télescope.
(33) [page 3£|8]; Mœdler, Astronomie, p. 81.
(SA) [page 3Ù8J. \oyez f^hilosoph. Magasine, sér. III, t. XXVIM, p. 230; et PoKfendorff's , Annahn der PAyriik, t. LXVIII, p. 101.
(85) [page 850]. Voyez Taraday, sur le Hagnétisme atmoephérique, àans les £xp«rim. Researches on Eleclricity, flér. XXV et XXVI {PhUosoph. Trantaa.. for 1851, 1" part.), SS 277(i, 2780, 2881, 2892-2968, et pour l'historique de cette question, $ 28t|7.
(86) [page 3S1]. Voyez Nervander, d'Helsingfors, dans le Bulletin de U^ (lasse physico-mathéTnatique de l'Académie de Saint -PéUrsbourg, t. III. 18^5, p. 30-32 et Buys-BaUol. d'Utrecht, dans Poggeadorff'B Annalen der Pkysik, t. LXVlll, 18I|6, p. 205-213.
(87) [page 352J. l'ai indiqué par des guillemets, de la page li!>Ii à la page A58, les emprunts bits aux manuscrits de Scbwabe. Les observations de 1826 à 18ii3 ont été seules publiées dans les Astrmom. Nachrichten de Schumacher, n- 495, t. XXI, 18U, p- 325.
(88) [page 356]. ^r John Herschell, Cape Obscroatiom, p. kik.
(89) [page 358]. Cosmos, t. I, p. 22(i et 517, note 79.
(90J [page 358]. Oesenius, dans le Recu^l intitulé Hallische LitUrafotr'Zeittmg, 1822, n" 101 et 102 {Ergànxungsblaa, p. 801-812). Chez les Chaldéens, le Soleil et la Lune étaient les deux divinités principales; aux cinq planètes étaient préposés de simples génies.
(91) [page 359]. Platon, Timée, p. 38, éd. Henri Estienne ; U 1, p. 105 de la traduction de M. H. Martin. Voyez aussi t. H, p. 64.
(92) [page 359]. Boech, de Plalmico tystemate calestiiim globorum et Se vera indole ailronomix PhiloUûcx, p. XVI), et Philolaus., 1819, p. 99.
(93) [page 359]. Julius E^nnicus Ualemus Aslronomia itbri F/// (éd. Pruckner. Basil., 1551, Ub. II, cap. 4); l'auteur étail contemporain de Constantin le Grand.
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(9&} [page 359]. HumboMt, Jfonumenlt des peuples vtdigines de l'Amérique, t. H, p. ki-h9. Dès i'àimée 1818, j'ai signalé les analogies du zodiaque de Biauchtoi arec celui de Dendérah. Voyez aussi Letronae, Observations critiques sur les repriseracaions zodiacales, p. 97, et Lepsius, Chronologie der £g\/pler, \%h% p. 80.
(95) [page S59]. Letronne, Sur CorigiRe du Zodiaque grec, p. 29; Lepsius, Chronologie der ^gypter, p. 83. Letrcuoe conteste, à cause du noinlve 7, l'origine chaldéeaoe de la semainoi phinétaire.
(96) [page 360]. Vitnive, de Àrchiucturâ, lib. IX, cap. k. Ni Vitrave ni Hartian Capetla ne prétendent que tes Égypiiois soient les auteurs du système où Hercure et Vénus sont con- «dérés comme des satellites du Soleil, tournant lui-même autour de la Terre. Ou lit dans le premier : u Mercuriî autem et Veneris stellœcircumSolis radios, Solem ipsum, uti centnini, itineribus coronantes, régressas retrorsum et retardationes faciunt, n
(97) [page 360]. Martianus Mlneus Félix Capella, de ffi^iis philologix et Mercurii, lib. VIII, éd. Grotius, 1599, p. S89 : u Nam Venus Mercuriusque , licet ortus occasusque quotidianos ostendant, tamen eonim circuli Terras omnioo non ambiant, sed circa Solem laxiore ambitu circulantur. Denique circulorum suorum centroii in Sole constituunt, ita ut supra Ipsum aliquando... » Ce passage, qui est placé sous le titre : Quod Tellus non sit ceatrunt omnibus planetis, u a pu sans doute, ainsi que l'affirme Gassendi, influer sur les premiers apraçtu de Copernic, plus que les textes attribués au gi;^d géomètre Apollonius de Perge. Cependant Copernic se borne à dire : Il Minime contemnendum arbitrer, quod Martianus Capdb scripsit, existimans quod Venus et Mercurius circumerrsnt Solem in medio existentem. n Voyez le Cosmos, t. 11, p. 374 el &69 (note SI).
(98) [pagB 360]. Henri Martin (Éludes swr le Timée de Platon, t. H, p. 129-133) me semble avoir parfaitement expliqué le passage de Maovbe au sujet du système des Chaldéens, qui avait induit en erreur un philologue éminent, Ideler. Voyez le Bfémoire d'ideler sur Eitdoxe (p. dS) et le Mtiseum der Allertiwms-Wissmst^fi de Wolf et Buttmami (t. II , p. /|43). Macrobe, m Somniam Scipionis (lib. I, cap. 19, et lîb. Il, cap. 3. Biponti, 1788,p.91 et 129), ne sait rien du système deVitruvc et de Martian Capella, d'après lequel Mercure et Vénus seraient des satellites du Soleil, se moavant lui-même comme les autres l^anètes autour de la Terre immobile. Il indique seulement, en se réfâniot & CîcéroD, les différentes opinions sur l'ordre des orbites décrites par le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune, a GiceroDi Archimedes et Chaidœorum ratio consentit, Plato £gyptios secutus est. n Quand Cicéron, dans cette description du système planétaire (Somnium ScipionU, cap. h), s'écrie : « Hune (Solem) ut comités conscquuntur, Veneris alter, aller Uercurii cursus, n il a éauméré précédemment tes orbites de Saturne, de Jupiter et de Mars, et veut seulement faire allusion & la proximité des orbites du Soleil et des deux planètes inférieures, Vénus et Mercure. Tous les corps célestes circulent, setott lui, autour de la Terre, comme autour d'un point fixe. L'orbite d'un satellite ne peut pas enfenner celle de la planète [mncipale, et cependant Hacrobe dit sans hésitation ; a JE^pticwuro ratio talîs est : circulas , per quem Sol discurrit, a Mercurii circulo ut inferior ambitur, illuro quoque supeiior circnlus Veneris includit. » Il entend donc parler d'orbites parallèles qui s'enveloppent les unes tes autres.
(99)(page360]. Lepsius, C/M-onoIoffie (fer ^j^tCT-.l" part., p. 207.
(100) [page 360]. Le nom mutilé de la planète Mars, dans Vetttus Valent et dans Cedrenus, corre^nd probablement au Dont Her-toscfa, comme Seb à Saturne. Voyez Lep«us, Chronologie (fer j^gypler, p. 90 et 93.
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(1) [page 361}. Ctai ne peut comparer Aristote (Melaph., lib. Xil, cap. 8, p. 1073, ad. BeUer), avec le Pseado-Aiistole (de Mundo, cap. 2, p. 39S), sans être Erappé du (xmtraste qu'ils présentent. Dans le traité de Mundo on trouve dé]i Les dodu des planètes Phaéthon, Pyrois, Hercule, Stilbon et Juooo, ce qui indique l'époque d'Apulée et des AottHiias, où déjà fa»trologie cbaldéenne était répandue par tout l'empire romain, et oiï l'on mêlait des dénominatioDS empreotées à différents peuples. (Vo^z le Cosmot, t. Il, p. ik et hh2-) Diodwe de Sicile dit positivement que les Cbaldéena, des le prindpe, nonmèrent les planètes d'après leurs divinités babylonieimes, «I que ces noms passèrent de la sorte chez les Grecs. Ideler {Eudoxe, p. bS) attribue, au contraire, ces noms aux Égyptiens, et se fonde sur l'antique exigence d'une semaine planétaire de sept jours sur les bords du Nil {Han^uckder Chronologie, t. 1, p. 180), hypothèse complètement réfutée par Lepsius {Chronologie der jEgypler, i" part., p. 131). le rassemble ici, d'après Ératosthëne, d'après l'auteur de l'Épinomis, probablement Philippus Opuntius, d'après Géminos, Pline, Thé(m de Smyme, Cléomède, Achille Tatius, Jules Pirmicus et Simplicius, tous les noms sous lesquels wit été désignées les cinq anciennes planètes, et dont nous devons surtout U conservatioD à la manie des revues astrologiques :
Saturne : ipaivoiv, Némésis ; cette planète est aussi désignée comme un soleil par cinq auteurs. (Voyez Tbéon de ^yme, p. 87 et 165, éd. de Henri Martin.)
Jupiter ; ^Ouv, Osiris.
Mars : nupt^Etf, Hercule.
Vénus : UMifôfoç, ^bte^fùi, Lucifer; wm^, Vofer; Junon; Isis.
Mercure : etiiSw, Apollon.
Achille Tatius (Isagoge in Phienom. Arati, «m. 17) trouve singulier que les ^yptiens comme les Qrecs aient dé<»ré ia nom de brillante (^eûvaiv) la moins lumineuse de toutes les planètes, u Peut-être bien, ajoute-t-il, cela tient>il à son influence
bienfaisante. » D'aprbs Diodore, ce nom viendrait de ce que a Saturne était de toutes les planètes celle qui pronostiquait l'avenir le pins souvent et de la manière la plus claire. » (Le- (ronne, sur l'origine duZodiaque grec, p. 33, et dans [b Journal des Savants, 1836, p. 17 ; voyez aussi Carteron, Analyse de recherches zodiacales, p. 97.) Des d4 nominations qui, d'équivalent en équivalent, passent ainsi d'un peupla à Pautre, doivent souvent leur origine àdes hasards qu'il est impoasU>le de démêler; cependant, nous devons faire remarquer que ^veiv, à proprement parler, n'exprime qu'une apparence lumineuse, c'esti-dire une lueur calme, constante et d'une égale intenàté, tandis que <mk'Qivt suppose un éclat plus vif, mais variable, quelque chose de scintillant. Les ëpithètes de «puvtdv, pour la planète la plus éloignée, Saturne, de <ml6uv, pour Mercure, plus rapproché du Soleil, paraîtront d'autant [dus justes relativement, que l'on se rappellera ce que j'ai dit plus haut {Cosmos, 1. 111, p. 78), que Saturne et Jupiter, vus de jour, dans la grande lunette de Frauenhofer, semblent ternes, en comparaison du disque sdotUIant de Mercure. Ces qualifications, ain^ que le remarque le professeur i. Franz, indiquent donc une progression croissante, qui, partant de Saturne (fcuvcov), passe par Jupiter, le guide éclatant du char lumineux (ojjttw), par Mars, l'astre incandescent (icufôst;), et arrive enfin à Vénus (f<uaçôpo;) et à Mercure (artXSbtv).
La dénomination indienne de Saturne ('sanaistscharo), qui se meut lentement, m'a donné l'idée de poser à mon illustre ami Bopp la question de savoir si, en général, pour les noms indiens des planètes, comme pour les noms en usage chez les Grecs et probablement aussi chez les Chaldéens, il y a lieu de distinguer entre des noms mythologiques et de simples épithètes. J'insère ici les explications que Je dois à l'obligeance de cet illustre linguiste, en ayant soin de prévenir que je suis , pour les planètes, l'ordre d'après lequel elles sont rangées par rapport au Soleil, et non pas l'ordre adopté dans VÂmarakoscha (voyez Colehjooke, MisceUaneous Eisays, t. Il, p. 17 «t 18).
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Sur les dnq noms sanscrits des planètes, trois sont des noms descriptifs ; ce sont ceux de Sstume, de Mars et de Vénus.
a Saturne : 'sanaistschara, formé de 'sanais, lentement, et Ischara, ^u( se meut, s'appelle aussi 'sauri, l'un des noms de WisctiQou, dérivé par voie patronymique de 'sûra, nom du grand -père de Krîschna. Saturne était encore désigné sous la dénomination de 'Sani. Le nom de 'Sani-vâra, signifiant dies Satumi, se rattache également à l'adverbe 'saiiais, lentement. Les noms planétaires des jours de la semaine paraissait cependant inconnus à Amarasinha. Ils ne furent sans doute inlroduiu que plus tard. »
a Jupiter : Vrifaaspati, ou plus aQciennemeot, suivant l'orttiographe des Védas adoptée par Lassen, Bribaspati : Seigneur de la Croissance; ce nom, qui était celui d'une divinité védique, est formé de vrih (brib), croître, et pati, maître. ■
a Mars : Angaraka (de angara, Aarbon ardent), Rappelait encore lohitânga, le corps rouge, de lôhlta, rotige, et anga, corps, n
K Vénus : planète mâle, nommée 'sukra, c'est-ft-dire l'cdalanle. Cette planète portait aussi le nom de Daitya-gum, de guru, maitre, et de Daityas. les TUans. »
II Mercure': Boudba, ne doit pas être confondu avec le législateur religieux Bouddha. Mercure s'appelait eocwe Banhinëya, c'est-à-dire fils de la nymphe Bohinî, épouse de la Lune (soma), d'où lui est venu aussi le nom de Sauroya. La racine commune de Boudha, la planète, et de Bouddha, per sonnage divin, est budb, savoir. 11 me semUe peu probable que le mot saxon Wuolan (Wotan, Odin) se rattache au mot Boudha. Cette supposition parait fondée principalementsurb ressemblance extérieure des formes et sur ce fait que toutes deux désignent un même jour de la semaine : dies Hwcurii, en vieux saxon Wôdanes dag, en indien Budha-vAra. Vân signifie OQginairement fois, comme dans bahav&rftn, grand nombre de fois; plus tard, placé à la fin d'un mot, il exprime l'idée du jour. Jacob Grimm {Deutsche Mythologie, p. 120) àéiin
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te nom germanique Wuotan, du verbe watan, vuot (actuelle' ment walen), qui signifie : meare, transmeare, cum impetu ferri, et correspond littéralement au latin vadere. Wuolan ou Odinn est, d'après Jacob Grimm, l'être tout-puissant, qui pénètre tout : u Qui omnia permeat, » comme le dit Lucain de Jupiter. Voyez sur des noms indiens les jours de la semaine, sur Bondha et Bouddha, et sur les jours de la semaine, en général, les remarques de mon frère dans l'écrit : Vebtr die Verbindungen swischen Java und Indien {Kawisprache, t. I, p. 187-190). "
(2) [page 361]. Voyez Letronne, Sur l'amuielte de Jtiles Cisar et les signes pianilaires, dans la Revue archéologique, 3* année, 18fi6, p. 261. Saumaise voyait dans la plus ancien «gne planétaire de Jupiter la lettre initiale ZeiÎ;; dans celui de Mars une abréviation du surnom Boupu){. Le disque solaire, employé comme signe, était rendu presque méconnaissable par un faisceau oblique et triangulaire de rayons. A part le système pythagoricien de Pbilolaûs, la Terre n'était pas comptée parmi les planètes, c'est pourquoi Letronne considère le signe planétaire de la Terre comme ayant été introduit postérieurement à Copernic. — Le remarquable passage d'Olympiodore sur la consécration des différents métaux à chacune des planètes est emprunté à Proclos et a été «goalé pour la première fois par Bœckh ; il se trouve à la page t/i, dans l'édition de B&Ie ; à la page 30, dans celle de Schnwder. Comp. : Arislote, Méiiorol., éd. Ideler, t. Il, p. 163. La scolie sur les Isthmiques de Pindare (V, 2), dans laquelle les métaux sont rapprocbés des planètes, appartient à l'école néo-platonidenne-, voyez Lobeck, Aglaophamus, t. II, p. 936. Par la même aseociatitm d'idées, les signes planétaires sont devenus peu à peu des signes des métaux, et, pour quelques-uns, les noms mêmes sa stHit confondus. Ainsi, le nom de Mercure désigne le vif-ai^ent, l'argentum vivum et l'hydrsrgyrus de Hine Dans la précieuse collection des manusoits grecs de la
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Kbliolh^ue de Paris, on trouve sur l'art cabalistique au grand œuvre deux manuscrits, dont l'un (tf 2250), renferme les noms des métaux consacrés aux planètes , sans l'emploi des signes; l'autre (n" 2329), sorte de dictionnaire de cbimie qnî. d'après le caractère de l'écriture, peut 'être rapporté an jv* siècle, présente les noms des métaux réunis à on petit nombre de signes planétaires (Hoefer. Histoire de la Chimie, t. I, p. S50). Dans le manuscrit n" 2250, le vif-argent est consacré à Mercure et l'argent à ta Lune, tandis que dans le a" 2329 le vif-argent est consacra à la Lune et l'étain à Jbpiler; Olympiodore assignait ce dernier métal & Mercure : tant il y avait peu de fixité dans ces relations mystiques des astres avec les propriétés des métaux.
C'est ici le lieu de nous occuper des heures et des joon de la semaine spécialement affectés aux diverses planètes. Ce n'est que tout récemment que l'on s'est fait des idées justes sur l'antiquité' de cet usage, et que l'on a reconnu à quel point il était répandu chez les nations lointaines. Ain» que l'a démontré Lepsius {Ghrotwlogie der £gypter, p. 132), tH qœ le prouvent des monuments qui remontent aux premiers temps de la construction des grandes pyramides , ta sonaine des'É^pUens était composée non pas de sept jours, mais de dix. IVois de ces décades formaient un des douze mois de l'année solaire. Quand on lit, dans Dion Cassius (lib. XXXVII, cap. 18), que l'usage de désigner les jours d'après les nom des sept planètes était né originairement en Egypte , et de H s'était répandu, à une époque assez récente, chez toot les antres peuples, notamment chez les Romains, parmi lesqnds il s'était, au temps de Dion Cassons, complètement natonlisi, il ne faut pas oublier que cet écrivain était contemponîB d'Alexandre Sévère, et que depuis l'invasion de l'astrologie orientale sons les Césars , et ■per suite du grand ccNoeours éa tut de peuples à Alexandrie, 11 était de mode en OccMesl d'appeler légyptlen tmit ce qui semblait antique. C'est mat doute dtez'Ies nations sémttiqties que la semaÎBe de sept
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jours remoDte le plus haut et fut le plus répandue. Ce fait, au reste , n'est pas ^particulier aui Hébreux ; il se retrouve chez les Arabes nomades, longtemps avant Mahomet. J'ai posé à un savant frës-versé dans les antiquités sémitiques , au professeur 'Hschendorf, de Leipzig, la question de savoir si, à part le nom du Sabbat, il n'existe pas dans l'Ancien Testament, pour les différents jours de la semaine, des déDominations distinctes autres que celles de 2' et de 3* jours de la schebua; si dans le Nouveau Testament , à une époque oii sans aucun doute des étrangers s'occupaient déji ^i Palestine d'astrologie plutétaire, il ne se rencontre nulle part de dénomination empruntée aux planètes, pour désigner quelqu'un des jours de la période hebdomadaire? La réponse fut celle^i : » Nonsenlement l'Ancien ni le Nouveau Testament, mais la Mitchna non plus que le Taltmid, n'offrent aucune trace de noms de planètes affectés aux jours. On n'avait pas non plus coutume de dire le2'>*oule 3" jour de la sdtebua; on comptait d'habîlude par le quantième du mois; cependant la veille du Sat^t était appelée aussi le sixième jour, sans autre désignation. Le mot Sabbat fut étendu plus tard à la semaine entière (Ideler, Handbuch der Chronol., t. I, p. I|80); ainsi l'on trouve dans le Talmud, pour les différents jours de la semaine, le 1«, le 2*, le 3< jour du Sabbat et ainsi de suite. Le mot ÉêJo[tâ; pour schebua n'est pas dans le Nouveau Testament. Le Tatmud, dont la rédaction commencée au n" siècle se prolonge jusqu'au v*, offre des épithëtes hébraïques appliquées à quelques planètes, à Vénus Victatante et au rouge Mars. Ce qu'il y a de plus singulier, c'est le nom de Sabaltai, propremeol étoile du Sabbat, employé pour déûgner Saturne, de même que parmi les mmis pbarisaiques des étoiles, énumérés par Épipbane, la même planète est appelée Hochai Sabbath. N'est-ce point là ce qui fit prendre le jour du Sabbat pour le jour de Saturne (Satumi sacra dtes, dit Tibulle. Éiig., I, 3, v. 18)? Un passage de Tacite {Histoires, liv. V, cbap. k) agrandit le cercle de ces rapports entre le persoimage con-
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sacré par la traditioa légendaire et la planète du même otMii. a Voyez aussi Fûrst, Cultur-vnd iitUTOturgeschidile lier Jadm in Aiim. 18/|9, p. &0.
Il n'est pas douteux que les différentes phases de la Lom n'aient de bonne heure Au attirer l'attention de peuples chasseurs et pasteurs, et servir d'aliment à leurs rêveries astrologiques. Il faut donc admettre avec Ideler que ia semaioe es* un démembrement du mois synodtque, dont un quart représente en moyenne 7 jours 3/8. Au contraire, tout ce qui a tnit à l'ordre des planètes et aux distaDces qui les séparent tes unes des autres, ainsi qu'aux noms des heures et des jours, ne peut appartenir qu'à une époque de civilisation beaucoup plus avancée, et qui commence à prendre goût aux théories.
En ce qui concerne les noms des planètes , appliqués ani jours de la semaine , et l'ordre dans lequel on rangeait ces corps célestes (Gemious, Elem. AHr<m., p. fi ; Gcéron, de Sepuiilicâ, lib. VI, cap. 10; Firmicus, lîb. II, cap. k), eo lei plaçant tous, suivant l'opinion la plus andenne et la plus répandue, ^tre la sphère des fixes et la terre immolnle, i etvoir:
Saturne,
Jupiter,
Mars,
LeSolei],
Vénua,
Mercure,
La Lune,
on a mis en avant trois suppositions différentes : l'une empruntée aux intervaHes musicaux ; une autre aux noms {danétaires des heures dans le vocabulaire astroI(^:iqae ; une troisième fondée sur un partage des douze «gnes du zodiaque entre les 36 décans ou entre les corps planétaires qui sont réputés les maîtres (domini) de ces décans , et dont la série est répétée cinq fois, de manière à faire. Mars étant seul répété
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six ftiis, trois décans ou trois planètes pour chaque àpie. Les deux premières hypothèses sont exposées dans le remarquable passage de Dion Cassius (lib. XXXVU, cap. 17), oii l'auteur veut expliquer pourquoi ies Juifs célèbrent le jour de Saturne (notre samedi), a Si l'on applique, liit-il, l'intervalle musical que l'on nomme la quarte, $tà Tsacapcov, aux sept planètes, d'après la durée de leur révolution , en donnant la première place à Saturne comme à la plus éloignée, on tombe d'abord sur la quatrième , le Soleil , puis sur la septième , la Lune, et les planètes se présentent ainsi dans l'ordre où se succèdent les noms des jours. » M. Vincent a donné un commentaire de ce passage, dans son Mémoire sur les ManuscriU grecs reioli/ï à la Mmique (18I|7, p. 138] ; voyez aus^ Lobedi, Aglaopkamus, p. 9lti-%6. La deuxième explication de Dion Cassîns repose sur )e retour périodique des heures consacrées aux planètes. « Si l'on compte, di(-il, les heures du jour et de la nuit, en partant de la première heure du jour, et en rattadiant cette première heure à Saturne, la seconde à lupiter, la troisième à Mars, la quatrième au Soleil, la cinquième à Vénus, la sixième à Mercure , la septième à la Lune , dans l'ordre oh les Égyptiens rangent les planètes, de manière à recommencer toujours par Saturne -. on trouvera , après avoir parcouru la série des vînglrqnalre heures, que la première heure du jour suivant sera attribuée au Soleil , celle du troisième jour à la Lune , en un mot que la première heure de chaque jour correspond à la planète & laquelle ce jour emprunte son nom. o De même Paulus d'Alexandrie, mathématicien astronome du IV* siècle, bit présider à chaque jour de la semaine la planète qui donne son nom à l'heure par laquelle la journée commence.
Cette manière d'expliquer les appellations des jours de la semaine avait été jusqu'ici généralement conàdérée comme hi plus exacte ; mais Letronne, s'appuyant sur le zodiaque de Bianchini longtemps délaissé dans les collections du Louvre, et sur lequel, (rappé moi-même d'une singulière ressemblance
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outre an zodiaque grec et un lodiaqne des TtrUres kirghices, j'avais, eo 1812, aUiré l'aUention des archéologues, Letronne, dis~je, déclare adopter de préférence une troisième explicatioD qui consiste à répartir, comme on l'a vu ptus baat , k l'aide d'une multiplication, trtMs planètes sur chaque àgne du zodiaque (Letronne , Observations eritkput et (uthèologigaet sur fobjet desrepritmUUiotu zodiacaies. 182Ii, p. 97-99). C«Ue distribution des planètes entre les trente-six décans de ia dodécatémorie est précisément celle que décrit Julius Fîrmicos Matemus (lib. Il, cap. U : Signorum decani eorumque domini). Si, dans chaque signe, on prend la planète qui est la première des trois, on obtient la série des jours planétaires de la semaine. Le tableau qui suit peut servir d'exemple pmir ks quatre premiers jours de la semaine : Dïes Solîs, Lud», llartis, Mercurii. La Vierge : le Soleil, Vénus, Mercure i la Balance : La Lune, Saturne, Jupiter ; le ScoBPion : Mars, le Soleit, Vénus; le SAcrrrAOïE : Mercure... Comme, d'après Diodore, les Chaldéens comptaient originairement non pas sept planHes mais cinq seulement, ne reconnaissant pour (elles que ceQes qui avaient une apparence stellaire, toutes les combioaisoDS dont nous venons de parler, duis lesquelles figurent plus ds cinq planètes, ne paraissent pas remonter aux Chaldéens, et doivent avoir une origine astrologique beaucoup plus récente. Voyez Letronne. fur l'Origine du Zodiaque grec, ISfiO, p. 29. Quelques lecteurs pourront être bien aises de trouver ici de courts éclaircissements sur la concordance que préseateot la série des jours de la semaine et la répartition des planètes eutre les décans, dans le lodiaqne de Bianditni. Si Vm représente chaque planète, en suivant l'wdre qu'avaient adopté les anciens , par un caractère de l'alphabet : Saturne par a, Jupiter par b. Mars par c, le Soleil par d, Vénus par e, Mercure par f, la Lune par g, et que l'cm tonne ain» de cei sept termes la série périodique :
abcdefg, abc d...
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OD obtiendra , en se rappelant que chaque décan est préposé b trois planètes , dont la première donne son nom à l'un des jours de la semaine, et en supprimant deux termes sur trois, la nouvelle suite périodique :
abgcfbe, adgc...
c'est-â-dire, Dies Satumi, Solis, Lunœ, Hartis, etc.
On obtiendra aussi la même série a d g c...
par la méthode de Dion Cassius, d'après laquelle chaque pla-, nète donne son nom au jour dont la preoiière heure lui est spécialement afiéctée. Pour arriver à ce résultat, il su£Dt d'extraire 1 terme sur 2h dans chacune des 7 séries. 11 est indifférent, en effet, dans une suite périodique, de supprimer un certain nombre de termes, ou de supprimer ce même nombre augmenté d'un multiple quelconque du nombre de termeS' qui composent hi période ; or, la période dont il s'agit ici est formée de 7 termes, et 23 = 3 x 7 + 2. Il revient donc absolnment au mdme de retrancher 23 nombres, suivant la méthode de Dion Cassius, ou d'en retrancher seulement 2, d'après celle que ivopose Letronne.
Nous avons déjà signalé quelques pages plus haut (note 13) une singulière analogie entre le nom latin du quatrième jour de Ut semaine, diet Mercurii, l'appellation indienne Budhavara et l'ancien nom saxon Yôdanea-dag (lacob Grimm, DeuUche Mythologie, 18I|(i, 1. 1, p. IIA)- La question d'identité que William Jones prétend établir entre Bouddha, fondateur du bouddhisme, etOdin, autrement appelé Wuotan ou Wotan, fameux dans les chanta héroïques et dans l'histoire de la civilisBtion des races seplentriiHiales, paraîtra peut-être plus intéressante encore, si l'on songe que le nom Wotan est celui d'un personnage moitié fabuleux moitié historique, célèbre dans une partie du Nouveau-Monde, et sur lequel j'ai rassemblé un grand nombre de documents dans mon ouvrage sur les monuments et les croyances des races américaines. (Vues
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des CordiUhri et MonumenU des peuples indigènes de VAtHhriqae, I. I, p. 208 et 382-38ti; t. II, p. 356}. D'après tes towUtions des habitants de Chiapa et de Soconusco, ce Wotao américain est le descendant de l'homme qui, lors du gnnd déloge, se sauva dans une barque et renouvela le genre bnmaÎD. Il fit faire de grandes constructions qui. de même que la pyramide mexicaine de Chdula, amenèrent la coofoslao des langues, la guerre et la dispersion des races. Soo nom s'introduisit aussi , comme celui d'Odin en Germanie , dans le calendrier des naturels de Chiapa, dont le vrai nom était Téochiapan. On nomma, d'après lui, une des périodes de cinq jours qui , réunies quatre par quatre, formaient le mcHS en usage chez les Aztèques et les Chiapanèques. Tandis que les Aztèques désignaient leurs mois par des noms empmnlÀ aux plantes et aax animaax, les Ghiapanëques diatinguaiori les mois par les noms de vingt chefs, venus du Nord, qui les avaient conduits jusque dans ces lieux. Les quatre [dus héroïques d'entre ces che& : Wotan ou Wodan , Lambal, Been et Cbinax, ouvraient les semaines de dnq jours , inangoito chez les Aztèques par les symboles des quatre élémeatt. Wotan et les autres chefe appartenaient inconteslaUemeot à la race des Tollèques qui , au vu* siècle, envahirent le pays. Le premier historien de la nation des Aztèques, IxtUlxochill, dont le nom chrétien étut Fernando de Alva, dit positivement dans des manuscrits qui datent du commencement du xvi* siècle , que ta province Téochiapan et tout le GnatémaU, d'âne cdie à l'autre étaient peuplés de Toltèques. Dans les premiers temps de la conquête espagnole, il y avùt encore an village de Téopixca une famille qui se vantait de descendre de Wotan. L'évéque de Chiapa, Francisco Nuîlez de la Végs, a recueiffi beaucoup de documents sur la légende américaine de Wotan, dans son Preaimbvio de las Consiitwsiones diocesattas. La légende du premier Odin Scandinave (Odinn, Olhinus), oa Wuotan, parti, dit-on, des nves du Volga, a-telle une origine historique? C'est là encore un point très-indécis (Jacob Grimm.
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Dnusche Mythologie, t. I, p. 120-150). A vrai dire, l'identité des deux béros, bteo qa'appuyée sur d'autres motifs que U ressemtdance des sons, o'est pas moins douteuse que celle de Wuotan avec Bouddha, ou celle que l'on est tenté d'établir entre le nom du législateur des Hindous et le nom de la pla-
L'existence d'une semaine hebdomadaire au Pérou, qui a souvent été présentée comme une analogie sémi^que entre !es deux continents, est an foit erroné. Le père Acosta qni visita le Pérou peu de temps après la conquête espagnole, l'avait déià démontré dans son Historia natvral y moral de lot Indias (1591, lib. VI, cap. 3). L'inca Gardiaso de la Véga rectifie luinnéme le renseignement qu'il avait donné d'abord (1» part., lib. II, cap. 35) en disant clairement : que dans chacun des mois qui étaient calculés sur le cours de la Lune, il y avait trois jours de fête, et que le peuple devait travailler huit jours pour se reposer le neuvième (l" part., lib. VI, cap. 23). Les semaines péruviennes étaient donc formées de neuf jours. Voyez i ce sujet mes Vu«r dei Cordillères, t. I, p. 3Al-3b3.
(3) [page 363]. Bœckh, PhUolais. p. 102 et 117.
(&) [page 365]. Il faut, Itvsqa'iHi veut écrire l'histoire des découvertes, distinguer l'époque où une découverte a été faîte de celle où elle a été publiée. C'est en négligeant cette précaution que l'on a laissé s'introduire dans les manuels astronomiques des nombres fautifs et mal concordants. Ainsi, par exunfde, Hu^hens découvrit le sixième satellite de Saturne, Titan, te 25 mars 1655 (Hugenii, Opéra varia, 172I| , p. 523), et ne le fit connaître que le 5 mars 1656 {Systema Saiumium. 1659, p. 2). Le même astronome qui , depuis le mois de mars 1655, s'occupait sans interruption de Saturne, avait acquis, dès le 17 décembre 1657, une notion claire et complète de l'anneau qui entoure cette planète {Syst. Sat., p. 21) ; ce ne fut cependant qu'en 1659 qu'il publia une explication
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«âentifique de tous les aspects sous lesquah se prteate en phéuomèiie. Galilée iTtit cm apereeroîr seulemeot de cfaaqne cdtâ de la phufete deux diiqiies circulaàres dAtscbés.
(5) [page 365]. Cotmot, t. I, p. 99. Voyez aassi ïbcke, (tans les Atironomitche Na^richun de Schumacher, t XXVI,
(6) [page 377]. Boeckb, de PUumieo Sytumate. p. XXiV, et PhiUtlaùt, p. 100. La série des planètes, telle qu'elle est donnée par Gésénius, celle qui a servi, comme nous venons de le voir (note &4). à dénommer les jours de la semaine, d à les mettre sous l'invocation des dieux , est positivement désignée conune la plus ancienne par Ptolémée {ÀlmagesU, lib. XI, cap. 1). Ptolémée Uàme les motifs pour lesquels a les modernes ont placé Vénus et Mercure en deçà du SoleîL •
(7) [psge 378]. Les Pytiiagoriciens prélendaîMit, afin d'étaUir la réalité des sons musicaux produits par la rotation des sphères, que l'on ne peut entendre que là oii il y a aIt«naliTC de bnift et de silence (Aristote, deCalo, lib. H, cap. 9, p. 294. n»* 2(i-30, éd. Bekker). On excusait aussi parla snrdilé, k non-perc^tion de ces accords des sphères (Gicéro , de Bepublicâ. lib. VI. C9p. 11). Aristote lui-même qualifie la &ble muùcale de Pytfaagore de belle et d'iog^euse (xo(ji4^ nn iKfiTT&i), il ne lui reinttcfae que de n'être pas vraie (Und.. n<- 12-15).
(8) [page 378]. Bœckh, Philolaùs, p. 90.
(9) [page 378]. Platon, de Republicâ. lib. X, p. 6t7. Ce philosophe calcule les distances des planètes d'après deux progressions différentes dont l'une a pour raison 2, l'autre 3, ce qui compose la série 1, 2, 3, U, 9, 8, 27. C'est la même série que l'on trouve dans le Timèe, à l'endroit qui traite de la division aritftmétique de Vàme du monde (p. 35, éd. Estienne). Plalwi a considéré simultanément les deux {HY)gressions géométriques 1, 2, &, 8 — et 1, 3, 9, 27; puis il a intercalé les
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termes, ce qui a dmné la suite des nombres 1, 2, 3, fi, 9, 8, 27. Voyez Bœckh, dans les Studien de Daub et Creuser, t. Ul, p. 31i-fi3; H.UwtiD, Éludes sur le Timie. t. I, p. 384 et t. U, p. 6U- Voyez ansû Prévost, tur FAme ctt^ris Plalon, dans les Mèmoir«t de l'Àcadèmù de Berlin pour 1802, p. W et 97; vt un autre écrit du même auteur dans la Bibliothèque britan^ nique. Sciences et Arts, t. XXXVII, 1S08, p. 153.
(10) [page 579]. Voyez l'ingénieux écrit du professeur Ferdinand Piper, von der Harmonie der Sphœrm, 1850, p. 12-18. Ideier fils (Hermapion, 18^1, 1" part., p. 196-2tA) a traité en détail , et avec beaucoup de science et de critique , du prétendu rapport existant entre les sept voyelles de l'ancienne langue égyptienne et les sept planètes, ainsi que d'hymnes astrologiques dans lesquels abondaient les voyelles et que chantaient les prêtres égyptiens. Cette hypoth^, mise en avant par Seyflkrth, qui se fondait sur un passage du Pseudo- Démétrius de Phalère , peut-être Démétrius d'Alexandrie {de hiterpret., S 71), sur une épigramme d'Eusëbe et sur un manusmt gnostique conservé à Leyde , avait été déjà contredite par les recherches de Zoéga et de Tœlken. Comp. Lobeck, Aglaophamus, p. 932,
(11) [page 379]. Sur le développement progressif des idées musicales de Kepler, voyez le Commentaire de ['Harmonice Mvndi, par Apeit, dans l'ouvrage intitulé : Johann Kepler's Weliansicht, 18^9, p. 7&-116, et Delambre, Histoire de l'Astronomie moderne, t. I, p. 352-360.
(12) [page 379]. Comos. t. 11, p. 377.
(13) [page 380]. Tycho avait renversé l'hypoUièse des q)hères de cristal, dans lesquelles on supposait les planètes ench&ssées. Kepler le loue de cette entreprise ; mats il persiste à représenter le firmament comme une enveloppe sphérique solide, de deux milles allemands d'épaisseur, sur laquellt; brillent douze étoiles de première grandeur, situ(!-es toutes ù égale distance de la Terre, et répondant aux angles d'un ico-
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saëdre. Les étoiles, dit-il, /umina tua ab itous emiUvnt; et même petidint longtemps il crut les planètes lumineuses par etles-m&mes, jusqu'à ce que Galilée l'fiut ramené à des idées plus justes. Bien que , d'accord en cela avec plusieurs philosophes de l'antiquité et avec Giordano Bruno, il considérât toutes les fixes comme des soleils semblables au nôtre, cependant , en examinant l'hypothèse d'après laquelle chacune de ces étoiles serait entourée de planètes, il n'incline pas & l'adopter autant que je l'avais supposé d'abord (Cotmot, t. II. p. 391), Voyez Apelt, KepUr's WeiUmsiclU, p. 21-2&.
(lH] [page 380]. C'est seulement en 1821 que Delambre {Bistoire de VAttron. moderne, t. 1, p. 31^) a fait remarquer, dans les passages qu'il a extraits des œuvres de Kepler, et qui, complets au point de vue astronomique , ne le sont point an point de vue astrologique, l'hypothèse d'une planète imaginée par Kepler entre Mercure et Vénus. « On n'a fait, dit-il, aucune attention à cette supposition de Kepler, quand on a fbnné des projets de découvrir la planète qui (selon une autre de ses prédictions) devait circuler entre Mars et Jupiter. »
(15) [page 3S1]. « Ce remarquable passage au sujet d'une lacune (hiatus) entre Mars et Jupiter se trouve dans l'ouvrage intitulé Prodromus disserlationum cosmographieamm, cmtinens Mysterium cosmographicum de adtnirabUi proporlione orbium eœleslium, 1596, p. 7 : « Cum igitur hac non succederet, alla via, mirum quam sudaci, tentavi aditum. Inler Jovem et Martem interposui novum Planelam, itemque alium inter Venerero et Mercurium , quos duos forte ob exilitatem non TÎdeamus, îisque sua tempora periodica ascripsi. Sic enim existimabam me aliquam ieqnalitatem proportionnni effecturum, quœ proportiones inter binos versus Solem ordine minuerentur, versus fixas augescerent : ut propior est Terra Veneri quantitate orbis terrestris, quam Mars Terne, in quanlitate orbis Martis. Verum hoc pacto neque unius planète intcrpositio sufficiehat ingenti hialu, Jovem inter et Martem:
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— G97 — msnebat enim major Jovis ad illum novuni proportto , quam
est Satumi aâ Jovem. Rursus alio modo exploravi »
Kepler avait vingt-cinq ans & l'époque où il écrivit ces lignes. On voit combien son esprit mobile se plaisait à créer des hypothèses, qu'il abandonnait bientôt pour d'autres. Il conserva toujours la îwme espérance de découvrir des lois numériques là même ob les perturbations multiples des forces attractives ont déterminé la matière cosmique k se condenser en globes planétaires , et à se mouvoir, tantôt isolément sur des orbites simples et presque parallèles entre elles, tantdt par groupes, sur des orbites merveilleusement entrelacées. Kepler ne comprenait point que, par suite de l'ignorance oix nous sommes des conditions accessoires, ces perturbations compliquées échappent au calcul, et qu'il en est ainsi pour l'origine et pour la constitution d'un grand nombre d'objets dans la nature.
(16) [page 381]. Newrtoni, Opvseuta malhematica, phUosophica etphUologica, 17U, t. H. Opusc. XVUl, p. 2(|6 : u Chor^ dam musice divisam potius adbibui. non tantum quod cum ptooiomenis (luds) optime convenit, sed quod fortasse, altquid circa colorum harmonias (quarum pictores non penîtus ignari sunt), sonorum concordantiis furtasse analogas, involvat. Quemadmodam verisimilius videbitur animadvertenti afiinitatem, quœ est inter extimam Purpuram (Violarum colorem) ac Rubedinem, Colorum extremitates, qualis inter octave terminoa (qui pro unisonis quodammodo haberi possunt} reperitur... » Voyez aussi Prévost dans les Mimoires de l'Académie de Berlwi pour 1802, p. 77 et 93.
(17) [page 382]. Sénèque. Naturales Qiuestionei, lib.VIlI, cap. 13 : a Non bas tantum stellas quinquc discurrere, sed solas observalas esse : ceterum innumerabiles ferri per occultum. »
(18) [page 382]. Je ne m'étais pas trouvé satisrait des explications données par lleyne, dans sa dissertation de Arcadibus
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Lutia anti^iorilms (Opusc. euad., t. II, p. 532), sur rorigioc du mythe asIroDomiqae des Prosélènes, si répandu dans l'aotiquité; ce (ut avec un plaisir d'autant pins vif que je reçus d'un philologue doaé d'une grande pénétrsUoD, mon ami le professeur J. Franz, une solution nouvelle et fort heureuse d'un (ffoblèroe si souvmt discuté. Cette solution , obtenue à l'aide d'une ample association d'idées, n'a aucun rapport ni avec les dispositions du calendrier des Arcadiens, ni avec le culte de ce peuple pour la Lune. Je me home ici à donner un extrait d'un travail inédit et beaucoup plus complet. Dans uD ouvrage oîi je me suis fait une loi de rapprocher fréquemment l'ensemble de nos connaissances actuelles des connaissances de l'antiquité et des traditions variables ou généralement regardées comme telles, cette explication sera, j'espère, bien venue de quelques-uns de mes let^uis.
H Nous commencerons par les passages principaux qui, chez les anciens, ont trait aux Prosélènes. Etienne de Byzance, au mot Àfxa;, indique le logograpbe Hippys de Rhegium, contempcHrain de Xerxës et de Darius, u»nme le premier qui ait nommé les Arcadiens itfoaiMvou;. Le Scoliaste d'ApoUoiuas de Rhodes (lib. IV, v. 26A] et celui d'Aristophane (tfuto, V.397) s'accordent à dire que la haute antiquité des Arcadiens est surtout attestée par la qualification de TçpaaChrtM. Ainsi, il y avait un peuple qui était réputé antérieur à la Lune ; c'est ce qu'affirment aussi Ëudoxe et Théodore ; le dernier même ajoute que la Lune apparut peu de temps avant le combat d'Hercule. Aristote dit, en traitant de la constitution des Xégéates : que les Barbares qui peuplaient originairement PArcadie avaient été chassés et remplacés par d'aubres habilaols, avant l'apparition de la Lune, d'ofi leur vint le nom de «poctliivoi. D'autres racontent qu'Endymioii découvrit le mouvement de la Lune, et que, comme il était Arcadien, ses compatriotes furent appelés itfotjÙ.mni. Lucien s'élève contre les prétentions des Arcadiens (de Aslrologiâ, cap. 26) : a Cest folie de leur part, dit-il, de vouloir être antérieurs à la Lune, d Le
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e d'Eschyle (ad Promeih,, v. A36) remarque que npon- Xmj[juvov a le même sens que i>€piÇ<î[ttvov, et qne les Arcadieus furent surnommés icpocAiivot à cause de leur violence. Tout le monde coondt les passages -d'Ovide sur l'existence antélunaire des Arcadiens. Une nocvelle opinion s'est bit joue dans ces derniera temps : c'est que l'antiquité entière se serait laissé Inimper par la forme irpotrO-irvot, qui ne serait autre qne le mot icpo^iivoi, et signifierait : antérieur aux Hellènes. On sait que l'Arcadie était en ^et habitée par des Ptiasges.
« Si on peut prouver, continue le professeur Franz, qu'un autre peuple rattachait aussi son origine à celle d'un autre astre, on sera dispensé de recourir à des étymologies trompeuses. Cette preuve exi^ de la manière la plus Tonnelle. Le savant rhéteur Hénandre, qui vivait dans la seconde moitié du oi* siècle après Jésus-Cbrist, dit textuellement dans son Trùté de Eneomiis (secL 11, cap. 3, éd. Heeren) : « Le troisième point qui ajoul« à la valeur des choses et peut servir k leur éloge, c'est le temps; c'est un mérite qu'on ne manque pas d'invoquer pour tous les objets très-anciens, ItM^ue par exemple nous disons d'une ville ou d'un pays qu'ils furent fondés ou habités avant tel ou tel astre, ou au moment même de son apparition, après ou avant le déluge, comme les Athéniens prétendent être nés en même tempsquele Soleil,comme les Arcftdiens croient remonta- au delà de la Lune, comme les babitants de Delphes affirment qu'ils sont venus au monde immédiatement après le déluge : car ce sont là des points de d^>art dans le temps, et comme autant d'ères distinctes.
« Ainsi l'Ile de Delphes, dont la relation avec le déluge de Oeucalion est établie d'ailleurs par d'autres témoignages (Pauaanias, lib. X, cap. 6), le cède en ancienneté à l'Arcadie, et l'Arcadie le cède à Athènes. Apollonius de Khodes s'est inspiré des mâmes traditions, lorsqu'il dit (lib. IV, v. 261) que rÉ(:ypto fut la première contrée qui reçut des habitants : (i Tous les astres ne décrivaient pas encore leurs orlùtes dans le firmament; nul n'avait entendu parler des Ris de Danaûs; une seule
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race exisUit, les Arcadiens, qaî, suivant les poètes, rmient avant la Lune et se nourrissaient de glands sur les numlagnes. ■ Nnutis dît aossi, de la ville de Béroê en Syrie, qu'elle fnt haiHlée antérieurement à l'apparitioD du Sfdeil {Dûmyt., lib. XU).
u L'habitude d'emprunter des termes fixes aux grandes époques de la création du monde a pris Qaiasaoce dans cette période contemplative dont les fictions nous semblent eneoni si vivantes, et ont plus d'intérêt ponr nous que les conceptions des âges postérieurs; elle appartient à la poésie généalogiqae qui a fleuri dans diaqne localité. Ainsi, il n'est pas invraisemblable que la légende du combat des géants en Arcadie,! laquelle font allusion les paroles dtées plus haut de l'historien Théodore, natif de la Samothrace, suivant qudques criUques, et dont l'ouvroge devait embrasser une vaste matière, que cette légende, dis-je, chantée par quelque poète de l'Arcadie, ait répandu l'usage du mol icpoaOinvot8ppliquéauxArcadîens.>
Au sujet de la double dénomination de kfxâiti nî)My{ni,et sur la distinction entre les deux races qui se sont su<xédé en Arcadie, voyez l'excellent ouvrage d'Ernest Curiius, der PelC' potmeiot.iZbl, p. 160 etl80. J'ai déjà montré ailleurs (ffem Schr^tm, t, i, p. 115] que dans le nouveau c<mtinent, sur le plateau de Bogota, la peuplade des Muj'scas on Mozcas se vantait aussi de remonter su delà de la Lune. La naissance de la Lune se rattache à la légende d'une grande inondation, causée par les sortilèges d'une femme nommée Huytbaca ou Schia, qui accompagnait le magicien Botschika. Chassée par Botschika, cette femme quitta la Terre et devint la Lune, « qui jusqu'alors n'avait pas encore lui sur les Huyscas. • Botschika, ayant pitié de l'espëce humaine, ouvrit d'une main puissante un pan de rocher abrupt, près de Canoas, à l'endroit où le Rio de Punzha forme aujourd'hui la célèbre cascade de Tequendama. La vallée inondée fut ainsi mise à sec — Ce roman géologique se répèle en divers lieux; notamment dans la vallée alpestre de Cachemire, où le génie puissant qui chassa les eaux se nomme Kasyapa.
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(19) [pape 383]. Charles Boanet, Contemplation de ta Nature, traduction allemande par lltius, 2* édition, 1772, p. 7, note 2 (la première édition était de 1766). Dans l'ouvrage ori< ginal de Bonnet, il n'est nullement question de cette loi des dislances. Voyez aussi Bode, Anleitwig zur Kenntniss des gatimten Rimmels, 2' édit., 1772, p. 462.
(20) [page 385]. Sî, avec Titius, l'<m divise en cent parties la dislance du Soleil à Saturne, réputé à cette époque ta planète la plus reculée, et si l'on fixe les distance des autres planètes ainsi qu'il suit, d'après la prétendue progression t|, 4 + 3, 4 + 6. i + 12, i + Sd. ft + i|8 :
Jupiter 53/100.
Hercure Ténus la Terra Hars Pet. Plan. ft/100 7/100 10/100 16/100 SB/100
on peut, en évaluant la distance de Saturne à 197,3 millions de milles géographiques, dresser le tableau suivant, qui permet de juger des erreurs qu'entraîne la loi de titius :