RÉSULTATS DE L'OBSERVATION
Nous prenoDS de nouveau notre point de départ dans [es profondeurs de l'espace, où des amas sporar diques d'étoiles se présentent à i'œil armé du télescope comme de pâles nébulosités. De là, nous descendrons successiTement aux étoiles doubles, souvent teintes de deux couleurs et tournant autour de leur centre de gravité commun, puis aux strates stellaircsdont notre re entouré; nous décrirons e, et par là, nous arrivenous sert de demeure, au é de r
généra idées ei e d'un
sujet le Cosmos. Il ne s'agit poiol ici, en effet, de s'astreindre aux conditions logiques de l'analyse : raoa- Irse commencerait par l'étude des phénomènes organiques au milieu desquels nous vivons ; elle s'élèverait progressivement aux mouvements réets des corps célestes, en passant par l'étude préalable des mouvements apparents. C'est le contraire que nous faisons.
Le règne uranologttfue, opposé au règne tellurique, se partage en deux branches : l'une est t'astrognosie oa astronomie sidérale; l'autre comprend le système solaire ou planétaire. Il est inutile de s'arrêter à signaler ici, une fois de plus, combien cette nomenclature ou ces subdivisions sont incomplètes et peu satisbisantes. Oo a introduit des n<Kns, dans les sciences ■ nalarelles, longtemps avant d'avoir suffisamment apprécié le vrai caractère de leurs divers objets, et d'avoir dâimité ces objets d'une manière rigoureuse (flS). Hais là n'est pas le point capital : il est dans l'encbaloement des idées et dans l'ordre suivant lequel doivent être traités les différents sujets. Les changements dans les dénominations générales, les sens nouveaux donnés à des mots d'un usage fréquent, ont l'ioconvénient de dépayser et peuvent même induire en cireur.
lE SIDÉRALE.
dans l'univers; les étoiles fixe tuvenl : Halley, le premier,
l'a AR-turus, Aldébaran; et, de
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nos Jours, les preuves les moios contestables oot surgi de toutes parts (à9). Depuis vingt et un siècles, c'està-dire depuis les observations d'Aristille et d'Bipparque, la brillante étoile du Bouvier, Arcturus, a sensiblement mardié dans le ciel par rapport aux étoiles voisines : le déplacement est égal à une fois et demie le diamètre apparent de ta Lune. Si l'antiquité nous eût légué des observations analogues pour ]l de Cassiopée et la 61' du Cygne, on pourrait aujouM'bui, d'après Encke, constater que ces étoiles ont parcouru, sur la voûte céleste et dans le même laps de temps, la première, un arc égal à trois fois et demie, la seconde, un arc égal à si\ fois le diamètre du disque lunaire. On ■ est donc fondé à croire, en se laissant guider par l'analogie, que partout s'opèrent des mouvements de translation et même de révolution.
Le nom dVfot/es /îœes conduit, comme on le voit, à des appréciations erronées, soit qu'on lut restitue le sens qu'il avait primitivement chez les Grecs, celui d'astres cloués à un ciel de cristal, soit qu'on lui laisse le sens actuel, d'origine plus spécialement romaiûe, celui d'astres eu repos ou conservant du moins leur immobilité relative. La première de ces deux idées devait d'ailleurs conduire à la seconde. Toute l'astîquité grecque a classé les astres en astres errants et en astres immobiles (âcrpa ic>cw<i[«va ou ir>awiTa, et âit>jwïï; àoTÉpeî ou àickecn, âcTpa). Cette notion remonte jusqu'à Anaximèoe, philosophe de l'école ionienne, ou au pythagoricien AIcméon (50). Outre cette dénomination généralement employée pour les étoiles fixes.
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que Macndte a traduite eo tatia , dans le Somnium Seipionit, par le terme de spkœra aplanes (51), on micoDtre souveot dans Aristote (52), qui semble avoir eu à cœar d'introduire ud nouveau terme tecbniqae, le nom d'astres fixés {i^^t\Uw sfirrpix). De là sont sorties successivement les expressions de Cic^n, sidéra infixa cœlo; celles de Pline, stellas jiua piUamtts affixas, et mêioe, chez Maniiius, ]& lenoe déSoitif astra fixa , équivalent 6dèle de ce que DOQS «itendons par les fixes (53). Cette idée d'astres attachés conduisit à l'idée corrélative d'immobilité, de repos dans une même position déterminée; c'est ainsi que toutes les traductions latines du DH^ren âge altérèrent peu à peu la signification originelle du mot infixum ou affixum sidtis, de manière k laisser subsister seulement l'idée d'immobilité. Cette tendance se desàçe déjà dans Tant, où Sénèque {Nal. Quœst., 1. VII H» sans quelque affectation de langi nbOilé de découvrir une nouvelle p antoD in hoc maximo et pulcherrimo inDoniOTabiles stellas quœ noctem vario décore dislingaunt, quœ aéra m'inime vacuum et incrlem esse pationtur, quinque sotas esse, quibus esiercere se lic«9t : esteras stare, fixum et immobilem poputum? Ce peupte-là, calme et immobile, ne se rencontre nulle part
Afin de disbnbuer commodément par groupes les [nadpaQx résultais de l'observation, et les conclusions m tes conjectures auxquelles ils conduisent, je distin-
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guerai successivemeot dans la sphère sidérale les points suivants :
I. Espaces célestes; conjectures sur la matière qui parait remplir ces espaces.
II. Vision naturelle et télescopique ; scintillation des étoiles ; vitesse de la lumière ; recherches photométriques sur l'intensité de la lumière émise par les étoiles.
m. Nombre, distribution et couleur des étoiles; amas stellaires; Voie lactée dans laquelle on rencontre très-peu de nébuleuses.
IV. Étoiles nouvelles; étoiles qui ont disparu; étoiles dont l'éclat varie d'une manière périodique.
V. Mouvements propres des étoiles; existence problématique d'aslres obscurs ; parallaxe et mesure de ia
;s étoiles.
ubles et temps de leur révolutioD Ire de gravité commun.
>5 mélangées parfois, comme dans ellan, d'un grand nombre d'amas oires {sacs de charbon) qu'on voit dans quelques régions de ia voûte céleste.
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