‹ Cosmos; essai d'une description physique du monde;Chapitre 13 sur 14 · SO · texte numérisé non relu

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Le grand accord que les données météorolc^iques des vallées du Rhin et du Mein présentent entre elles, et dans la manière dont la chaleur de l'année se trouve répartie entre )eâ diverses saisons, prouve l'exactitude des observations sur lesquelles ces données reposent. Dans ce tableau, l'hiver comprend les mois de décembre, de janvier et de février, selon l'usage adopté, avec raison, pour tous les tableaux météorologiques. Quand on compare la qualité des vins en Franconie ou dans les pays des bords de la Baltique avec la moyenne température des mois d'été et d'automne à Wurtzboui^ et i Berlin, on est presque suq>iis de ne trouver que des différences de i' à 1", 2 ; mais celles du printemps dilTèrent de 2*. L'époque de la fleuraison de la vigne pendant les gelées tardives de mai et après un hiver plus froid aussi de 2", est un élément tout aussi important que peuvent l'être l'époque de la maturation tardive de la grappe et l'inlluence de la lumière solaire directe et non diffuse. La différence dont il est question dans le texte, entre la température vraie superficielle du sol et les données d'un thermomètre placé à l'ombre, a été étudiée parDove,àratded'observationsrecueiIlies pendant quinze ans, dans un jardin de Chiswick, près de Londres {Bericht ùber die Yerkandlungen der Berl. Àcad. dev Wissmsch., août ISijS, p. 285).

(97) [page 390]. Cf. mon traité ûber dû Hmiplursachen der Temperaturvcrschiedenheit aufder Erdoboiflâche, dans les Mém. de lÂcad. de Berlin, 1827, p. 3H.

(08) [page 390]. Le sol de la Sibérie compris entre Tobolsk. Tomsk et Uurniiul, depuis l'Allaï jusqu'à la mer Glaciale, n'est [lus aussi élevé que celui de Manheini et de Dresde ; et même Irkulsk, situé à l'est du lenisei, est \ [ilusbasque Munich; la hauteur est de fi05 m.

(99) [page 392], Humboldl, Itecueil d'Obseivalions astronomiques, 1. 1, p. i^G-lZ|0; Helalion historique, t. 1, p. 119,

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H1 el 237 ; Biol, dans la Connaissance des temps poar l'an 1841, p. 90-109.

(100) [page 395]. Aiiglcrius, de llebus Oceantcis, dec. Il, I. II, p. liiO (éd. Co!., 157Ù). Dans k Sierra de Santa Maria, dont les plus hautes ctities paraissent di^passer 5,800 m., un de ces hauts sommets porte encore le nom de Pico de Gaira. Voy. ma Relation histor., l. II!, p. 21(|,

(1) Ipage 396]. Voy. malablo des hauteurs des neiges perpétuelles dans les deuï hémisphères, depuis 71° i de latitude boréale, jusqu'à 53° 5fi' de latitude australe, dans l'Asie centrale, l. m, p. 360.

(2) [page 3971. Darwin, Journal of the voyages of the Advénture and Beagle, p. 297, Comme à cette époque le volcan d'Aconcagua n'était point en éruption, l'absence des neiges - (ce phénomène se présente parfois sur le Cotopnxij ne saurait être attribuée à un échauETement rapide de l'inlérieur du cratère ou à l'émission de gaz fortement chauffés à travers les fissures. (Gillies, dans le Journal ofNat. Sciences, 1830, p. 316.)

(3) [page 398]. Voy. mon Second Mémoire sur tes Montagnes de l'Inde, dans les Annates de Chimie et de Physique, t. XIV, p. 5-55, et Asie centrale, t. III, p. 281-327. Les voyageurs les plus habiles et les plus expérimentés qui aient visité l'Himalaya, Golebrooke, Webb et Hogdson, Victor Jaquemont, Forbes Noyle, Cari de Hùgel et Vigne, ont tous confirmé l'excès de hauteur des neiges sur le versant tbibétain ; et pourtant ie fait a été mis en doute par John Gérard, le géologue Mac Clellaiid, éditeur du Calcutta Journal, et le lieutenant Thomas Hutton (Assistant Surveyorof the Agra division). L'apparition de mon ouvrage sur l'Asie centrale a ranimé ce débat. Un numéro récent d'un journal publié aux Indes (Mac Clelland and Griflith, tlu: Calcutta Journal of nalurat history, t. IV, lihh, January), contient une notice fort remarquable et tout à fait décisive sur les limites des neiges de l'Himalaya.

H. Batten (Bmgal service) écrit do camp de Semulka, sur Ir rivière de Cosiliah, dans la province de Kumaon : n Je viens de lire avec surprise les assertions de M. Thomas Hutton sur la limite des neiges élemelles. Il est de mon devoir de contredire de pareilles assertions, surtout quand je vois M. Mac Clelland aller jusqu'à parler du service que M. Hutton vient de rendre aux sciences, en détruisant une erreur généralement répandue (Journal of ihe Asiatic Society of Bmgal, t. IX, Calcutta, 18î|0, p. 575, 578 et 580). On a tort d'affirmer que tout vojaceur qui aura parcouru l'Himalaya partagera les doutes de M. Hutton. Je suis un de ceux qui ont visité le plus souvent la partie occidentale de notre puissante chaîne. Je suis allé, par le Borendo-Pass, dans ta vallée de Duspaet dans le hasKunawur, et je suis revenu dans les montagnes du Gurwal, en traversant le col élevé de Rupin. J'ai atteint les sources du Jumma, vers lumnotri; de là, je me suis diiigé vers les affluents du Gange de Mundakni et Wischnou-Aluknunda, vers Kadamath et le célèbre pic neigeux de Nundidevi. Souvent j'ai traversé le Niti-Pass, pour atteindre le plateau ihibétain. J'ai moi-même fondé l'élablisseraent de Bhote-Mehals. La situation de ma demeure, au milieu des montagnes, m'a mis, depuis six ans, en communication hahituelle avec les voyageurs européens et indigènes, dont j'ai pu tirer les meilleurs renseignements sur l'aspect du pays. Tous les documents que j'ai réussi k rassembler ainsi, dans mes voyages ou par mes relations personnelles, m'ont conduit à une conviction que je suis en mesure de défendre, savoir, que, dam l'Himalaya, la Itmile des neigss ilemelles esi plus ilevè» sur le versant septerUriofuU (thibitain) que sur le versant méridional [indieti). M. Hutton change la question, tout en croyant s'atlaquer aux conclusions de M. de llumholdt sur le phénomène pris dans sa généralité; il combat une idée qu'il s'est foliée lui-même; il cherche à prouver, et nous sommes prêt ik le lui accorder, que dans certaines montagnes de l'Himalaya, la neige a pu durer plus longtemps sur le versant du nord que sur celui du

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sud. » (Cf. aussi la note 5, p. U^è.) Si la hauteur moyenne du plateau thibétain est de 3,500 mètres, il est permis de le comparer au plateau fertile de Caxamarca, dans le Pérou; mais cette évaluation même le place à fiOO mètres au-dessous du plateau de Bolivia, où se trouve le lac Tilicaca, et du pavé des rues de la ville de Polosi. D'après l'évaluation que Vigne a conclue du point d'ébullition de l'eau, la hauteur de Ladak est de 3,0I|6 mètres. Cette hauteur est probablement aussi celle de H'Lassa (Voul-Sounp), ville entièrement monastique, entourée de vignes et nonunée par les écrivains chinois : Royaume de la joie; peul-éire ces vignes sont-elles situées dans des vallons profondémunt découpés.

(ù) [page 399]. Voy. Dove, Meleorolorpsche Vergleichung von Nordamirika und Europa, dans le Jnlirbvch de Schumacher pour 18/|1,p- 311, et Meieorologisclie VnterswJivngen do même auteur, p. IfiO.

(5) [page f|00]. La quantité moyenne de pluie a été, k Paris, de 1805 h 1822, de 507 millimètres, d'après Arago; à Londres, de 1812 k 1827, de 632 millimètres; à Cenève, par une moyenne de vingt-trois années d'observation, de 776 millimètres. Sur les cAtcs de l'Hindoustan, la quantité annuelle de pluie varie entre 292fi et 32^8 millimètres ; à Cuba, en 1821, il n'en tomba pas moins de 3600 millimètres. Voy. sur la distribution de la quantité de pluie, selon les saisons, dans l'Europe moyenne, les excellentes observations de Gasparin, de Schouw et de Bravais, dans la Bibliothèque univerulte, t. XXXVIIl, p. 5A et 26&; Tablettu du cUmnt de l'Italie, p. 76, et les notes dont Martins a enrichi sa belle traduction française de Kfemlz, Court complet de Météorologie, p. 1Ù2.

(6) [page ùOO]. D'après Boussingaull (Économie rurale, t. Il, p. 693), la quantité de pluie, à Marmalo (lat. 5" 27'. hauteur 1425 m., tempérât, moyenne SO-'.i), a été, en 1833

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et en 183Ii, de 1629 millimëires pour la moyenne des deox années, tandis qu'à San(a-Fe de Bogota (lat. k' 26', hauteur 26(|7 m., et tempérât, moy. U°5), eUe n'était que de 1004 millimètres.

(7J [page kH\ Pour le détail de cette observation, voy. mon Asie centrait, t. III, p. 85-89 et 967 ; sur l'état hygrométrique de l'atmosphère des plaines basses de l'Amérique du Sud. voy. ma Iteka. hist.. t. 1, p. 2fi2-248; t. Il, p. 45.

(8) [page 401]. Kœmtz, Vorlesvngen ùber Météorologie, p. 117.

(9) [page 402J. Sur l'électricité qui provient de l'évaporation à une température élevée, voy. Peltier, dans les Annales de Chimie, t. LXXV, p. 330.

(10) [page ^02]. Pouillet, dans les Afinales de Chimie. t. XXXV. p. 405.

(11) [page (i02]. De la Rive, dans son excellent Essai historique sur l'Éteclricité, p. 140.

(12) [page 402]. Peltier, dans \es Comptes rmdw de l'Aead. des Sciences, t. XII, p. 307 ; Becquerel, Traité de FÈle^ricili ei du Magnétisme, t. IV, p. 107.

(13} [page fi02]. Duprez, sur l'Électricité de l'air (Bruxelles, 1844, p. 56-61).

(14) [page fi03]. Humboldt, Belat. historique, t. III, p. 318. ]e ne parle id que des recherches que j'ai faîtes avec un éleciromèlre de Saussure, armé d'un conducteur métallique long d'un mètre, recherches dans lesquelles l'électromètre ne recevait aucun mouvement, de haut en bas, ni de bas ea haut, et oii le conducteur n'était point armé d'une éponge imbibée d'alcool enflammé. Ceux de mes lecteurs qui sont au courant des points actuellemeut controversés, dans la théorie

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de t'électrïcilé atmosphérique, comprendront le but de cette restrictioD. Quant à la formation des orages sous les tropiques, Toy. ma Relal. hisu. t. Il, p. (|5 et 202-209.

(15) [page I|03]. Gay-Lussnc, dans les Annales de Chimie et de Physique, t, VIII, p. 167. Le désaccord qui règne entre les vues de Lamé, de Becquerel et dePeltier.ne permet guère de rien décider encore sur la cause de la distribution spécifique de l'électricité dans les nuages, les uns chargés d'élec- Iricilé positive, les autres d'électricité négative. L'électricité négative, qui se développe dans l'air, près des cascades où l'eau est incessamment réduite en poussière fine, est un phénomène extrêmement frappant ; il a été découvert, en premier lieu, par Tralles, et j'ai eu souvent l'occasion de le vérifier sous des latitudes irès-diverses; ses eRêls sont encore sensibles à 100 ou à 130 m. de dislance pour un bon électromètre.

(16) [page AOIi]. Arago, Annuaire du Bureau des £onptliutes pour 1838, p. 246.

(17) [page hUtt]. Même ouvr., p. 2Ù9-266. Cf. p. 268-279.

(13) [page A05]. Même ouvr., p. 388-391. L'académicien de Baer, qui a fait faire- tant de progrès à la météorologie du nord de l'Asie, n'a point eu en vue l'excessive rareté des orages en Irlande et dans le Groenland; il dit seulement que l'on a entendu tonner quelquefois à la Nouvelle-Zemble et au Spitzbci^ {Bull, de l'Acad. de Saint-Pétersbourg, 1839, mai),

(19) [page I|07]. Kœmtz, dans le Jahrbruch de Schumacher pour 1838, p. 285. Sur la comparaison des lois de la distribution de la cliateur à l'est et à l'ouest, en Europe et dans l'Amérique du Kord, voy. Dove, Repertorium der Physik, t. III, 'p. 392-395.

(20) [page Ù09]. L'Histoire des Plantes, qui a été c^quissOe avec talent parEnillichcr et Unger(Cruiu/:t(de(/crSoiam^,18I|3,

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p. fif|9-fi68), avait été distingué de la GèographU des planta, un demi-siècle auparavant, dans les aphorismes de ma Flore souterraine : «Geojmosia naturam animanlem et inanimam vel, ut vocabulo minus apto, ex antiquitale saltem haud petito, utar, corpora organica œque ac inorganica considérât. Sunt enim tria quibus alïsolvitur capila : Geographia oryctologica quam simpliciter geognosiam vel geologiam dicuot, virtfue ucutissimus Wernerus egregie dîgessit; Geographia zoologica, cujus doctrinffl fundamenta Zimmermannus et Trevinmus jecerunt; et Geographia plantarum quam sequales nostri diu intactam relîqueruDt. Geographia plantarum vincula et cognationem tradit, quibus omnia vegetabilia jnter se connexa sint, terne traclus quos teneant, in aerem atmosphericum qu» si( eoruro vis ostendit, saxa atque rupes quibus polissimum a)garum primiM^iis radicibusque destruantur docet. et que pacto in telluris superficie humus nascatur commémorai. Est itaque quod différât inter geographiam et physiographiam, hisioria natwalis perperam nuncupatam, quum Zoognosia, Phytognosia et Oryctognosia, quK quidem omnes in natune iovestigatioae versantur, non nisi singulorum animalium, planiarum, rerum metalUcarum vel (venia sit verbo) Tossilium fonnas, anatomeu, vires scrutantur. Historia telluris, Geognosi^ magis quam Physiographiae afRnis, nemini adhuc tenlata, plantarum animaliumque gênera orbem inhabitanlia primievum, migrationes eorum compluriumque interitum, orlum quem montes, valles, saxorum strata et venœ melallirerœ ducunt, aerem, mutatis temporum vicîhus, modo purum, modo viiiatum, terrse superficiem humo plantisque paulaiîm obtectam. fluminum inundantium impetu denuo nudatam, iterumque STCcatam et gramine vestitam commémorât. Igilur Historia zoologica, Historia plantarum et Historia oryctologica, qufe non nisi pristinum orbis terrœ statum indicant, a geognosia prohc distiguendœ. « {Humboldt, Flora Fribergensis sublerranea cui accedunl apfwrismi ex Physiologia cliemica plantarum, 1793, p. ix-x.) Sur les mouvements spontanés dont il est question

pli» bas dans le texte. Cf. un passage remarquable d'Aristole (de Calo, ). 11, c. 2, p. 28(i, fiekker), où la distinction enlre les corps animés et les corps inanimés est tirée du mode de déterminaUon du mouvement, soit intérieur, soit extérieur. n L'Ame nutritive des végétaux, dit le Stagirite, ne produit aucun mouvement, parce qu'elle est plongée dans un engourdissement dont rien ne peut la tirer (Aristote, de General, animal., I. V, c. 1, p. 778, Bekker) : ils n'ont en propre aucun désir qui les invite à produire d'eux-mêmes des mouvements, m (Aristote, de Somtio et Yigil., c. 1. p. /|55, Bekker.)

(21) [page f|13]. Mémoire d'Ehrenberg ûber dos kleinste Leben im Océan, lu ft VAcad. des Sciencei de Berlin, le 9 mai i%lili.

(22) [page tiU]. Humboldt, TiAleaux de la Naiur

(23) [page /lU]- Sur la multiplication par la division spontanée du corps générateur et par l'iritercalation d'une substance nouvelle, voy. Ehrenberg, von den jetzt tebenden Tkierarien der Kreidebildung, dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Berlin, 1839, p. Ql\- La plus grande faculté génératrice, dans la nature, est celle des Vorticelles. On trouve l'évaluation du maximum de rapidité que puisse atteindre le développement de leur masse, dans le grand ouvrage d'Ehrenberg intitulé : die Infusionsthierchen als vollkommne Organitmen, 1838, p. xm, xix et 2Ziù. « La voie lactée de ces organismes est formée des espèces Monas, VUtrio, Baclerium et Bodo. a La vie est répandue dans la nature avec une telle profusion que de petits infusoires vivent en parasites sur d'autres infusoires plus grands; et même que les premiers servent, à leur tbur, de demeures à d'autres infusoires encore plus petits, voy. p. i%. 211 et 512.

(2fi) [page {|15J. Aristote, Hisl. animal., 1. V, c. 19, p. 552, Rckker.

(25) [page I|16]. Elirenberg, ouv. cité, p. xiv, 122 et &93.

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A la multiplication rapide des animalcules microscopiques vient se joindre pour quelques-uns (anguilles du froment, infusoires roulés en cercle, ours d'eau ou tardigrades] une étonnante vitalité. Après avoir été desséchés pendant 23 jours dans le vide, à l'aide du chlorure de chaux et de l'acklesulfurique, après avoir été chauffés fk 120°, ces infusoires ont pu encore être rappelés à la vie et sortir de leur engourdissemenl. Voy. les belles recherches de M. Doy^^e, dans son mémoire sur les Tardigrades et sur leur propriété de revenir à la vie, 1842, p. 119, 129. 131 et 133. Cf. en général, sur la ^ésu^ rection des infusoires desséchés pendant des années entières. Ehrenberg, p. i|92, U9&.

(26) [page &16j. Sur la a transformation primitive n présumée de la matière organique ou inorganique en plantes cl en animaux, comp. Ehrenberg, dans les Atmates de Po^endorff, l. XXIV, p. 1-Ii8, et du même auteur. Inftisionsihierchm, p. 121 et 525, avec Jean Millier, Plwfsiologie des Mensehen {(i* éd., 18Ii4), t. 1, p. 8-17. Il me parait cstrémemenl remarquable que saint Augustin, en traitant cette question: comment les Iles ont-elles pu recevoir, après le déluge, de nouvelles plantes et de nouveaux animaux, ne se montre aucunement éloigné d'avoir recours à l'idée d'une génératioa spontanée (gctteralio xquiooca, spontanra aiU primarta). "Si les anges ou les chasseurs des conlincnls, dit ce Père de l'Église, n'ont point transporté d'animaux dans les îles éloignées, il faut bien admettre que ta terre les a engendrés; mais alors on se demande à quoi bon renfermer dans l'arche des animaux de toute espèce. » Si e terra exorta sunt (besliie) secundum originem primam, quandodîxit i Producat Km imimam vivam ! mullo clarius apparet, non tani reparandorum animalium causa, quam figurandarum variarum gcntium (?) propter Ecclesiœ sacramentum in Arca fuisse omnia geners, si in insulis, quo transire non posseni, multa anîmalia lena produxit (Augustinus, de CivUtUe Dei, I. XVI, c. 7: t. VII.

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Venet., 1732, p. t|22 de l'édition des Bëniklrctrns). — Deux siècles avant l'évêque d'Hrppone, nous trouvons déjà établie, dans l'abrégé de Trogue-Pompée, entre le dessèchement primitif de l'ancien inonde, du plateau asiatique, et la génération spontanée, une connexion semblable à celle qu'on retrouve dans la théorie du grand Linné sur le Paradis terrestre eldans les rêveries du ivm* siècle sur l'Atlantide Tiibuleuse : o Quod si omnes quondam terrée submersa; profundo fuerunt, profecto editîssimam quamque partem decurrentibus aquis primum detectam ; humillimo autem solo eamdem aquam diutissime immoratam, et quando prier quatque pars terrarum siccata sit, tanto prius animalia generare cœpisse. Porro Scythiam adeo ediliorem omnibus terris esse, ut cuncta tlumiiia ibi nata in Mteotim, tum deinde in Ponticum et £gyptiuni mare decurrant » (Justin, 1. 11, c. 1]. L'opinion erronée qui fait de la Scythre un plateau élevé est fort ancienne ; nous la retrouvons déjà très-nettement indiquée dans Hippocratc {de Aère et Aquis, c. 6, S 96i "^dit. deCoray). « La Scylhie, dit-il, forme une plaine haute et sèche qui, sans être couronnée de inonlagnes, va toujours en s'élevant vers le nord. »

(27) [page Iil7]. Humboldt. Aphorîsmi ex Physiologia chemkaplaniarvim, dans la Flora Fribergensis sui>lerr(inea, 1793, p. 178.

(28) (page Iil7], Sur la physionomie des végétaux, voy. Hnmboldt, TabkmiJ: de la nature, 1. 11, 1851, p. l-2fi3.

(29) [page /|18]. ^Ina Dialogus {Opuscula. Basil., 1556, p. 53-5Ii}. Dans ces derniers temps, Philippi a donné une belle géographie des plantes de l'Etna. Voy. Lmnxa. 1832, p. 733.

(30) [page ^20]. Ehrenberg, dans les Annales des sciences naturelles, t. XXI, p. 387-^2; Humboldt, Asie centrale, t. 1, p. 339-31)2; t. III, p. 9â-10ii.

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(31) [pape (i21]. Schleiden, ûfter die Entewkkelung der Pfîanzenzellen, dans Muller's Archiv fur Analomie und Phiftiotogie, 1838, p. 137-176, et Grmdsûge der wissenschaftiicft#n Dotanik, 1" part., p. 191 ; 2' part., p. 11 ; SchwanD, mikroskopische Untersuditmgen ûber die Ubereinstimmung in der Slruktur und dem Wachslhutn der Thiere xmd Pflatueti, 1839, p. 45 et 220. Cf. J. Mûller, Physiologie des Mmschen. 18A0, 2* part., p. 61Ii.

(32) [page 421]. Schleiden, Gmndzùge der Boianik, 1842, p. I, p. 192-197.

(33) [page 423). Tacite, dans ses considérations sur la population de la Bretagne {Agricola, c. 2), distingue à merveille ce qui peut tenir aux influences du climat, de ce qui, chez les tribus venues du dehors, appartient, au contraire, à l'antique et immuable pouvoir du type héréditiiîre. « Britan* niam qui morlales inttio coluerunt, indigenœ an advecti, ut inter barbaros, parum compertum. Habilus corporis, atque ex eo argumenta ; namque rutilie Caledoniam habitantium coma?, magni artus Germanli^ni orlginem adseverant. SUunim colorât! vultus et torti plerumque crines, et posita contra Hisp»nia. Ibères veteres trajecisse, easque sedes occupasse fidem faciunt : proxrmi Gallis, et similes sunt : seu durante origints vi; seu, procurrenlibus in diversa terris, positio cœlî corporibus habilum dédit. » cr. sur la permanence des types de configuration dans les régions chaudes et froides de la terre et des montf^nes du Nouveau Continent, ma Relation lùstonguÊ, 1. 1, p. 498-503; t. il, p. 572-574.

(34) [page 423]. Voy. sur la race américaine en général le nagnifique ouvrage de Samuel George Morton : Cranta amt' ricana, 1839, p. 62-8C, et sur les crânes apportés par Pentland du haut pays de Tittcaca, Dublin Journal of médical and Chemical Sciencei, t. V, 1834, p- 475; Atcide d'Ortugny, l'Homme américain considéri sous ses rapports physiologiquis

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et moraux, 1839, p, 221. Voy. aussi Seise in das innere von Nordameriha, par le prince Maximilien de Wied, 1839, livre si riche eo fines observations ethnographiques.

(35) [page Îi24]. Rudolph Wagner, iiber Blendlinge und Baslarderxtugung, dans ses remarques jointes à la traduction allemande de l'ouvrage de Prichard, Nalurgesckichie des MenschengesiAlechu, t. 1, p. 17/i-î88.

(36) [page Ii2Zi]. Prichard, t. I, p. 431 ; t. Il, p. 363-369.

(37) [page li2h]. Onésicrite, dans Strabon, ). XV, p. 690 et 695 , Casauh. — Welcker {Griechîsche Tragœdim , t. III, p, 1078), pense que les vers de Théodecte cités par Strabon étaient empruntés à une tragédie perdue, qui portait peutêtre le tiu^ de Jfemnon.

(33) [page ii2&]. Joh. Mùiler, Physiologie des Menschen, t. Il, p. 768, 772-774.

(39) [page/i27]. Prichard, l'^-part., p. 295; 3» part., p. 11.

(^0) [page 428]. L'arrivée tardive des tribus turques et mongoles, soit sur l'Oxus, soit dans le steppe des Kirghises, est en opposition avec l'opinion de Niebulir, selon laquelle les Scythes d'Hérodote et d'Hippocrate auraient été des Mongols. 11 est beaucoup plus vraisemblable que les Scythes (Scolotes) doivent être rapportés aux Massagèles indo-germains (Alains). Les Mongols, les vrais Talares (ce dernier nom fut donné phis tard mal à propos à des tribus purement torques, en Russie et en Sibérie), habitaient alors bien loin dans l'est de l'Asie. Cr. mon Asie centrale, 1. 1, p. 239 et f|00 ; et l'Examen critique de l'histoire de la Géographie, t. II, p. 320. Vn linguiste di^ingué, le professeur Buscbmano, rappelle que Firdousi, dans le Schahnameh, qui débute par une histoire à demi mythique, fait mention d'une « forteresse des Alains » eur les bords de la mer, où Selm, le lils aine du roi Féridoun (deux siècles certainement avant Cyrus), voulait se réfugier.

Les kti^hises du steppe dit scythiqae étaient originairement une population Itnnolse; ils sont aujourd'hui vraisemblablement, avec leurs trois bordes, le plus nombreux de tous les peuples nomades, et ils vivaient déjà au vi* ùëcle dans le steppe ott je les ai vus. Le Byzantin Ménandre (p. 380-3S2. édit. de Niebuhr), raconte positivement que le chakan des Turcs (Thou-Khiou), en 669, fit présent d'une esclave kii^faise h l'ambassadeur de Justin li, Zémarque; il appelle cette esclave une X'W', et de même chez Aboulgasi (fOsloria Mongolorum et Talaroratn) les Kirgbises sont nommés Kirkiz. La ressemblance des mœurs, là où la nature du pays leur imprime un caractère dominant, est une preuve fort peu certaine de l'identité des races. La vie des steppes produit chez les Turcs (l'i. Toukoiu), chez les Baschkirs (Finnois) chez les Kirghîses, chez les Torgod et les Dsungares (Mongols), les usages communs aux tribus nomades, celui des tentes de feutre, par exemple, transportées sur des chars, et dressées auprès des troupeaux.

(Cil) [page (|28]. Guillaume de Humboldt, ù^ die Venchiedenheit des mensclUidien Sprachbaties, dans le grand ouvrage iiier die KawiSpradie, aa{ der Insel Java, t. I, p. ixi, XLViu et ccxiv.

(fi2) [page £|30]. La doctrine si désolante, et plus tard tant de fois reproduite, de l'inégalite du droit à la liberté parmi les hommes, et de l'esclavage comme étant une institution fondée sur la nature, se trouve, hélas I développée avec une rigueur toute systématique dans la Poliligut d'Aristote, I. I, c, 3, 5, 6.

((|3) [page Ù31]. Guillaume de Humboldt, fiber die Kaioi- Sprache, l. Kl, p. Ci26Jg tire du même ouvrage les réflexions suivantes : n Les impétueuses conquêtes d'Alexandre, celles des Romains, conduites avec une habileté toute politique, celle des Mexicains, si sauvages et si cruelles, les despotiques

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réunions de territoire des Incas, ont contribué, dans les deux mondes, à faire cesser Tisolement des peuples et à fonner de plus vastes sociétés. De grandes et fortes âmes, des nations entières agirent sous l'empire d'une idée qui, dans sa pureté morale, leur était complètement étrangère. Ce fut le christianisme qui la proclama le premier, dans sa vérité et su charilé profonde, quoiqu'il lui ait fallu bien du temps pour la faire accueillir. L'on ne trouve auparavant que des accents épars et fugitifs préludant à cette grande voix. Les temps modernes ont donné un essor nouveau & l'idée de la civilisalion, et ont suscité le besoin d'étendre de plus en plus les relations des peuples entre eux, et les bienfaits de la culture morale et intellectuelle. La cupidité elle-même commence à trouver qu'il y a plus à gagner pour elle, en suivant celte voie de progrès, qu'en maintenant par la force un isolement rétrograde. Le langage, plus qu'aucune autre faculté de l'homme, forme un faisceau de l'espèce humaine tout entière. Il semble, au premier abord, séparer les peuples comme les idiomes; mais c'est justement la nécessité'de s'entendre réciproquement dans une langue étrangère qui rapproche les individualités, en laissant à chacune son originalité propre. • (Ibid., p. /|27).

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