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Le doute que mes propres observations, dans la caverne de Caripe (Cueva del Guacharo), ont pu faire naître à ce sujet {Relat. hist., t. 111, p. 191-196) disparaît devant la remarque suivante ; j'ai comparé la température moyenne présumée de l'air du couvent de Caripe {18",5), non pas à la température de l'air dans la caverne (IS",?), mais à celle du ruisseau sou-
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terrain (16,8) ; toutefois, j'avais déjà reconnu moi-inéme {Mat. hist., t. m, p. itt& et 19&) qu'il était fort possible que des eaux provenant des bautes montagnes vinssent se mêler aux eaux de la caverne.
(5) [page 250]. Bousàngault, dans les Annales de Chimie, t. LU, p. 181. La température de la source de Cbaudes-Aigues, en Auvei^e, ne dépasse pas aO", 11 est aussi à remarquer que toutes les sources situées sur les versants de certains volcans encore actifs (le Pasto, leCotopaxi, le Tunguragua) n'ont pas une température de plus de 36* à SU", tandis que lai Aguas ealimtes de las Trincheras (au sud de Porto-Cabello) sortent, d'un granit divisé en assises régulières, avec une température de 97".
(6) [page 251], La Gassotis (Fontaine de Saint-Nicolas) et la source de Castalie (au pied des Phédriades) sont décriUs dans Pausanias, 1. X, c. 7.k, et I. X, c. 8 -, le Pirène (Aorocorinthe), dans Strabon, p. 379; la source d'Erasinos (sur le Cbaon, au sud d'Ai^os) , dans Hérodote, 1. VI, c. 67, et dans Pausan., 1. II, c. 1h\ les thermes d'fdepse (en Eubée), dont la température est pour les uns de 31>, et pour d'autres de 62° à 75°, dans Strabon. p. 60, khi, et dans Athénée. 1. Il, c. 3; les sources des Thermopyles, situées au pied de l'CCta, et dont la chaleur est de 65*, dans Pausan., 1. X, c. 21 . (Extrait des notes manuscrites de M. le professeur Curtius, le savant compagnon de voyage d'Otfried Mûller.)
(7) [page 251]. Pline, 1. H, c. 106; Sénèque. Epxst. 79, g 3, éd. RuhkopO ; (Beaufort, Survey of the Cooit of Karamania, 1820, art. Yanar, près de Deliktasch, l'ancienne Phaaélis, p. 2fi}. Cf. aussi Ctesias, Fragm., c. 10, p. 250, éd. Baihr; Strabon, I. XIV, p. 665, Casaub.
{8} [page 251]. Arago, dans l'Annuaire pour 1835. p. 231.
(9) [page 251]. Àcta S. Patrieii. p. 555, éd. Buinaid, t. II,
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p. 385, Mazocbi. Dureau de la Malle est le premier qui ait signalé ce passage remarquaMe, dans ses Recherches sur la Topographie de Canhage, 1835, p. 276. (Cf. Sénèque, Naiur. Qiuest., I. III, c. 2Ù.)
(10) [page 25i]. Humboldt, Mat. hist., t. III, p. 562-567; Asie centrale, 1. 1, p. ftS, t. Il, p. 505-515; Vues des Cordillères, pl. XLI. Sur te Macalubi (de l'arabe makhlub, renversé, racine : khalaba), et sur n la terre fluide vomie par la Terre », voy. Solinus, c. 5 ; u idem ager Agrîgentitius éructât limosas scaturigines, et ut venae fontium sufficiunt rivis subministrandis, itainhac Sicilie parte, solo nunquam déficiente, aetema rejectatione terram terra cvomit. »
(11) [page 256]. Voy. l'excellente petite carte do llle de NyuTos, dans Ross, Reisen auf den griechischen Insein, t. II, 18&3, p. 69.
(12) [page 257]. Voy. Léopold de Buch, Canarische Insein, p. 326, et du même auteur, Ueber Erhebungscratere und Yuleane, dans les Annalen de PoggendorS', t, XXXVI, p. 169. Déjà Strabon distingue très-bien deux modes de formation des lies, dans le passage où U parle de la séparation de la Sicile et de ta Calabre : « Quelques lies, dit-il {1. VI, p. 258, éd. Casaub.), sont des fragments délacbés de la terre ferme; d'autres oot été soulevées du fond même de la mer, ainsi qu'on le voit encore aujourd'hui. Les Iles de la haute mer (les Iles situées loin des continents) ont été probablement formées ftinsî par le soulèvement d'une partie du sol soua-marin, tandis que les lies placées en avant des promontoires semblent avoir été séparées de la terre ferme, »
(13) [page 257]. Oa-e Fisùve (Mons Vesuvius), dans l'ancienne langue omiwique (Lassen, Deutung der Eugubinischen Tafetn. dans te Bhein. JTuseum, 1332, p. 387); le mot ocre signifie montagne, d'après lé témoignage de Festus lui-même. D'après VoBS, jEtna signifierait montagne brûlante ou montagne
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brillante; mais Voss croît le mot Km d'origine grecque, et il le rattache à attu ou & i^ttuoç; or le savant Parthey a contesté cette origine hellénique, d'abord par des motî& purement étymologiques, ensuite parce que l'Etna n'a jamais été, pour les navigateurs grecs, un phare lumineux, comme cet infatigable Stromboli qu'Homère semble désigner dans VOdyssie ' (1. XII, V. 68, 202 et 219), mais sans en fixer bien nettemmt la position. A mon avis, ce serait plutAt dans la langue des anciens Sicules qu'il faudrait chercher l'origine du mot Etna, si toutefois on parvenait jamais à recueillir quelques débris importants de cette langue. D'après Diodûre (1. V, c. 6), les Sicani, c'esl-à-dire les aborig&nes siciliens qui habitaient la Sicile avant les Sicuii, furent obligés de se con&ner dans la partie occidentale de l'Ile, pour fuir des éruptions de l'Etna qui durèrent plusieurs années. Ia plus ancienne àuption historique de ce volcan est celle dont Pindare et Eschyle ont fait mention ; elle eut lieu sous HiéroD, dans U 2* année de la 75* olympiade. Selon toute vraisemblance, Hésiode connaissait les éruptions dévastatrices de l'Etna avant l'étaUissement des colonies grecques; cependant il reste encore quelques doutes sur le mot ÀCmi qui se trouve dans le texte d'Hésiode. (Humboldl, Exœnen criligue, t. 1, p. 168.)
(U) [page 25T]. Sénèque, Epist. 79.
(15) [pa«e 257]. Élien, Yar. hisL. 1. Vni, c. 11.
(16) [page 2(S0]. Pétri Bembi Ojniscula (£(aa Dialogua), Basil., 1556, p. 63 : « Quicquid in JEtnte matris utero coalescit nunquam exit ex cratère superiore, quod vel eo incendere gravis maleria non queat, vel quia inferius alla spiramenta sunt, non fit opus. Despumant flammis ui^ntibus ignei rivi pigro fluxu totas delambentes plagas, et in lapidem indurescunt. Il
(17) [page 261]. Voy. mon dessin du volcan de lorollo, <ie
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ses Bomitos et àa Malpays soulevé, dans les Yues des Cordif- Urea, {d. XLIII, p. 239.
()8) [page 261]. Uumboldt, Essai sur la Géogr. des Plantes et Tabletoi phys. des régions iqainoxiales, 1807, p. 130, et Essai giogn. sur le Gisement des Roches, p. 321. Il suffit de considérer la plus grande partie des volcans javanais, pour s'assurer que la forme, la position et la hauteur absolue d'un -volcan ne suffisent pas à rendre compte de l'absence totale de courants de lave, pendant une période d'activité non interrompue. Voy. Léopold de Buch, Canarisclie Inscln, p. 419; Iteinwardt et Hoifmann, dans les Annalen de Poggendorff, tome XII, p. 607.
(19) [page 26Ii]. Voy. la comparaison de mes mesures avec celles de Saussure et du comte Minto, dans les Mémoires de l'Àfadémie des Sciences de Berlin, 1822 et 1823, p. 30.
(20) [page 265]. Pimelodes Cyclopum. Voy. Humboldt, Beeueii ^Observations de Zoologie et d'Anatomie comparée, 1. 1, p. 21-25.
(21) [page 267]. Léopold de Buch, dans les Annalen de Po^end., t. XXXVII, p. 179.
(22) [page 268]. Sur la formation du fer spéculaire dans les masses volcaniques, voy. Hitscherlich, dans les Annalen de Poggend., I. XV, p. 630. Sur le dégagement de gaz acide bydrochlorique dans les cratères, voy. Gay-Lussac, dans les tAnnales de Chimie et de Phys., t. XXII, p. A23.
(23) [page 270]. Voy. les belles recherches de Bïschof sur le lefroidissement des masses pierreuses, dans Wàrmelehre, etc., p. 384, 443, 500-512.
(24) [page 270]. Voy. Berzélias et Wœhler dans les Annalen de Po^end., 1. 1, p. 221, et t. XI, p. 146; Gay-Lussac, dans les Amudes de Chimie, t, XXII, p. 422; Bischof, Htasons
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agaUiH the Chemical Theary ofVokanoes, dans l'édiUon anglaise de la Wàrmelehre, p. 297-309.
(25) [page 272]. D'après les idées gëognostiques de Platon, telles que Phédon nous les présente, le Pyriphégéthon jouerait, par rapport à l'activité volcanique, le même rôle à peu près que la cbaleur interne de la terre et l'état de fusiOD des couches profondes, dans nos idées actuelles (/^fiiedon, éd. Ast., p. 603 et 607; Annot., p. 808 et 817). « Il règne, dans l'intérieur de la terre et tout autour d'elle , des conduits souterrains de toute grandeur. L'eau y coule en abondance; mais il y coule aussi du feu et des courants formés d'une vase liquide plus ou moins impure, semblables aux torrents de boue qui précèdent, en Sicile, l'éruption des torrents de feu et qiû recouvrent, comme ces derniers, tous les lieux situés sur leur passage. Le Pyriphlégéthon se déverse dans on espace iotmense rempli d'un feu ardent et actif, et là, il forme un lac plus grand que notre mer, un lac où l'eau et la vase sont constamment en ébuUition. Il sort ensuite de ce lac et il roule ses eaux troubles et fangeuses, en décrivant un cercle autour de la terre. » Ce fleuve de terre fondue et de vase est si bien la source ginirale des phénomènes volcaniques que Platon ajoute expressément : u Tel est le Pyriphlégéthon , dont quelques petites parties s'échappent vers le haut, et forment des torrents de feu, lÀ pûnxK, qui apparaisent en quelques lieux que ce soit sur la terre [jn^ &■> tu^wn tt ; ti!:] ■ > Ces scories volcaniques et les coulées de laves sont donc des parties du Pyriphlégéthon lui-même, ou de la masse en fusion, sans cesse en mouvement dans les entrailles de la terre. Que cette expression d ^iixcK, signifie : cowrants de lave, et non point : numiagnes ignivotnes, comme le veulent Schneider, Passow et Scbleiermacher, c'est ce qbî résulte clairement d'une foule de passages déjà rassemblés en partie par Ukert, dans sa Geogr. der Grùehen tmd RÔmer, 3* partie., t. I, p. 200. Kof est le phénomène volcanique pris du cAté ie plus saillant, le courant de
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ïlave; de la vient l'expression les ^{,tut de l'Etna. Cf. Aiistot., *Mirab. Ausc, t. Il, p. 833, sect. xxxvii, éd. Bekker; Tbucyd., I. m, c. 116; Théopfar., de Lapid., 22, p. &27, éd. Schaen der; Diodore, 1. V, c. 6, et 1. XIV, c. 59, dans lequel on ÏA ces mots remarquables : <i Plusieurs villes situées près de la mer et non loin de l'Etna, ont été ensevelies : InA tw ii%u,v^ivM ^■xm; » Strabon, I. VI, p. 269, 1. XIII, p. 628, et sur les célèbres vases brûlantes des plaines de Lélante, en Eubée, 1. 1, p. 58, éd. Casaub.; enfin Appien, de Bellis civilibus, I. V, c. lU. Le bUme déversé par Aristote {Meteor., 1. II, c. 2, 19) BQF les fantaisies géognostiques du Pbédon ne porte, à proprement parier, que sur l'origine des fleuves qui coulent à la surface de la terre. On s àt remarquer, dans le passage de Platon cité plus haut, une assertion singulière, mais très-prédse ; à savoir qu'en Sicile, des éruptions de vases précèdent les courants ignés. Faut-il, pour expliquer ce passage, admettre que des rapillis et des cendres, rejetées du oratère, pendant un OK^e vulcano-électrique, et détrempées par la pluie ou la neige fondue, ont pu passer pour des boues expulsées avant l'éruption? ou bien ces courants de vase humide (b^os *ifpô iKTOfiu) n'étaient-ib, pour Platon, qu'une simple réminiscence des salses d'Agrigente (volcans de boue), qui vomissent la boue avec fracas, et dont il a été question (note 80). Cette incertitude nous fait regretter qu'un écrit de Tliéopbrasle, « sur le courant volcanique en Sicile » (ici^l tsû ^ûuct I. ZwiU?), ait partagé le sort des nombreux écrits du même auteur, et ne soit pas parvenu jusqu'à nous. Ce livre est cilé par Di{^ne Laêrce, 1. V, S ^^^
(26) [page 273]. Léopold de Bucb, CanarUche Insein, p. 326-1107. le doute que l'on puisse considérer, avec l'ingénieux C. Darwin [Geolog. Observât, on the Yolcanic Islands, i^ttli, p- 127), les volcans centraux comme formant, en gé- ! néral, des cbatnes volcaniques peu étendues et disposées sur des failles parallèles. Déjà Frédéric Hofi'mann, en étudiant le
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groupe ^es lies de Upari, où il a reconnu les traces de deux fissures d'éruption qui se croisent à Panaria, avait cru troaver dans ce groupe une sorte d'intermédiaire entre les volcans centraux et les chaînes volcaniques de Léopold de Buch. Voy. les Ànntûen de Poggend., t. XXVI, p. 81-80).
(37) [page 27(ij- Humboidt, Geogn. BeobatiU. weber die Vi^kane von Qutio, dans les Ânnalen de Poggend., t. XLIV, p. 1%.
(28) [page 27/i.] Après avoir parlé d'une manière très-remarquabie de l'ati^sement problématique de l'Etna, Séoèqne dit dans sa 79* é[dU« : a Potest hoc accidere, non quia montis altidudo desedit, sed quia ignis evanuit et minus vebemens aciargus effertur ; ob eamdem causam, ^mo quoque per diem segniore. Neutrum autem incredibile est, nec montent qui devoretur quotidie minui, nec ignem non manere, eumdem ; quia non ipse ex se est, sed in aiïqua inferna valle cooceptus exfestual et alibi pasdtur : in ipso monta non alimentum babet, sed viam. n (Eld. BufakopQana, t. III, p. 32). Strabon reconnaît parfaitement qu'il doit exister une communication souterraine entre les volcans de Sicile, ceux de Lipari. de Pithecus (Ischia) et le Vésuve (1.1, p. 2I|7 et 2f|8}. Il ajoute que la contrée entière est placée sur un foyer souterrain,
(29) [page 275]. Humboidt, Essai poHi. sur la Nouvelle- Espagne, t. Il, p. 173-175.
(30) [page 276]. Voici les vers d'Ovide {Meumorph., I. XV, V. 296-306) :
Est prope Pittheun tnmoluB Trceieiu itne alUi Arduus arb«rlbu», quondam planiidiuk campi Area, dddc taniDltu : oam — tt» horrendi relato — Vis fera Tentorum, csdi inclma caTeraii, Eiapirare aliqna capiens, luctaUqaa fhistra Liberlore frui cœlo, caoi orcere rima NollB foret toto, nec perria flatiboa eetet, BiUntam tnmelixit bumiua i cea ■piritoa orl
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Tendere vcdom BOlet, aat dlrecta bicorni Terga capro. TumoT îlle loci pemumsii, et ald CollU h»bet gpeciem, loDgwjue induruil nvo.
Cette description d'un soulèvement en forme de cloche a un véritable intérêt au point de vue géognostique, en outre, elle s'accorde parfaitement avec un passage d'Aristote relatit au soulèvement d'une lie d'éruption [Meleor., I. II, c. 8, p. 17-19) : « La terre ne cesse pas de trembler tant que le vent {4fi|»o<), cause de l'ébranlement du sol, ne trouve pas d'issue à travers la terre. C'est ce qui est arrivé dernièrement à Héraclée, dans le Pont, et plus anciennement à Hiera, l'une des Iles d'Éole. Dans celle-ci, une partie du sol se gonfla et s'éleva avec fracas, sous forme de monticule, jusqu'à ce que le Boufile puissant (iniûfis) eût trouvé une issue; alors il lança au dehors des étincelles et des cendres qui couvrirent la ville voisine des Lipariens, et atteignirent même plusieurs villes d'Italie. » Cette description dislingue parfaitement la période de soulèvement de l'éruption elle-même. Strabon a aussi décrit le phénomène de Méthone (I. I, p. 59, Casaub.) : « Une éruption de flammes eut lieu près de Trézène; un volcan surgit jusqu'à la hauteur de sept stades (1). Le jour, il était inaccessible à cause de sa forte chaleur et de son odeur de soufre; mais ta nuit, il exhalait une bonne odeur (?]. Il s'en dégageait tant de chaleur que la mer bouillait sur une étendue de cinq stades; à vingt stades de là, elle était trouble et encombrée de blocs de rochers rejetés par le volcan, u Sur la constitution minéralogique actuelle de la presqu'île de Méthana, voy. Fiedier, Beise durch GrUcfienland, 1" part., p. 257.
(31) [page 276]. Léopold de Buch, Canarisdte Insein, p. i|02 ; voy. aus» le même auteur, dans les Annalen de Poggendorff, t. XXXVII, p. 183. Dans ces derniers temps, une lie sous-marine s'est formée de nouveau dans le cratère de Santorin; elle était, dans l'année 1810, à 15 brasses au-dessous
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du niveau de la mer, et en 1830, elle D'en était plus éloignée que de 3 ou II brasses. Cette ile est escarpée; on dirait un énorme cylindre qui s'élève du fond de la mer. L'activité continue du cratère sous-marin se révèle encore par un dégagement de vapeurs acides de soufre qui se mêlent aux eaux de la mer, dans la baie orientale de la Néo-Kammeni, comme à Vromûlimni, près de Méthana. Les navires revêtus de cuivre vont souvent jeter l'ancre dans cette baie, a&n d'en mettre à profit les propriétés naturelles, ou plutôt volcaniques, pour nettoyer leur bordage de cuivre et le rendre brillant. Voy. Virlet, dans le Bulletin de la Société géologique de France, t. III, p. 109, et Fiedler, Reiie dwch Griechenland, pi. II, p. Ii69 et 58ÎI.
(32) [page 276]. Apparitions de l'ile nouvelle près de l'île San-Miguel, une des Açores : 11 juin 1638, 31 déc. 1719, 13 juin 1811.
(33) [page 276]. Prévost, dans le Bulletin de la Société géologique, t. II, p. 3k; Frédéric Hoffmann, Hinterlassene Werke, t. II, p. Ïi51-Z|56. ,
(34) [page 277], « Accedunt vicini et perpeloi £tn£ montis ignés et insularum £olidum, veluti ipsis undis alatur incen* dium ; neque enim aliter durare tôt seculis lantus ignis potuisset, nisi humons nutrimentis alerelur. » (Justin, I. IV, c. 1.) Jusltn commence la description physique de la Sicile par une théorie volcanique fort compliquée. Des lits de soufre et de résine situés à une grande profondeur; un sol très-mince, rempli de cavités, sujet à se fendiller; une agitation eilréme produite par les flots de la mer, lesquels, en battant le rivage, entraînent l'air avec eux et le forcent à pénétrer jusqu'au foyer qu'il alimente : telles sont les données que Justin met en œuvre dans sa théorie, copiée de Tïogue-Pompée. Au reste, en imaginant que l'air pouvait être forcé de pénétrer dans les entrailles de la terre pour y alimenter les foyers
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volcaniques, les Anciens avaient en vue l'influença qu'ils attribuaient à certains vents sur l'activité volcanique de l'Etna, de Hiera et de Stromboli (Voy. un passage remarquable de Strabon, I. VI, p. 275 et 276.) L'He de Stromboli (Strongjile) passait pour la demeure d'Éole, « le régulateur des vents », parce que les navigateurs prévoyaient les changements de temps d'après le degré de violence des éruptions du volcan de Stromboli. Les mêmes phénomènes se reproduisent encore de nos jours. Voy. Léopold de Buch, Canarîsche Insein, p. 33&, et Hoffmann, dans les Annalen de Poggendorff, t. XXVI, p. 8. On a reconnu que les éruptions de ce petit volcan dépendent à la fois de la hauteur du baromètre et de la direction des vents; mais il faut avouer cependant quo nous sommes bien éloignés de pouvoir en donner une explication satisfaisante, dans Tétat actuel de nos connaissances sur les phénomènes volcaniques et sur les faibles variations que les vents produisent dans la pression atmosphérique. — Bembo, dont l'éducation avait été confiée à des Grecs réfugiés en Sicile, a raconté ses excursions sur l'Etna dans un livre écrit avec tout le charme et toute l'ardeur de la jeunesse {^ina Dialogus, vers le milieu du xvi' siècle) ; tl y développe la théorie de l'introduction des eaux de la mer dans les foyers des volcans, et il cherche à prouver que le voisinage de la mer est une condition nécessaire de la production des phénomènes volcaniques. Voici les questions qu'il agite en gravissant l'Etna : « Esplana potius notûs qua3 petimus, ea incendia unde oriantur et orla quomodo perdurentl — In omni tellure Quspiam majores fistule aut meatus ampliores sunt quam in locis quœ vel mari vicina sunt vel a mari protinus alluuntur : mare erodit illa facillime pergjtque în viscera terrœ. Itaque €um in aliéna régna sibi viam faciat, ventîs etiam facit; ex quo lit ut loca quœque manlima maxime terrœ motibus subjecla sint, parum mediterranea. Habes quum in sulfuris venas venti furentes inciderint, unde incendia oHantur Etaœ tuie. Vides, quœ mare in radicibus babeat, quœ sulfurea sit, quae
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cavernosa, que a mari aliquando perforata ventos admîserit œstuantes, par quos idouea Oamni» niateries inceDderetur. a
(35) [page 277]. Voy. Gay-Li^sac, Sur les Volcans, dans les j4nnal« de Chimie, t. XXII, p. 427 ; et Bischof, Wàrmtlehre, p. 272. Les éruptions de fumée et de vapeurs d'eau que l'on a vues, à différentes époques; autour de Lanceroie, de l'Islande et des Kouriles, pendant l'éruption des volcans voisins, autorisent à croire à la réaction des foyers volcaniques contre la pression hydrostatique des eaux voisines; et même ces éruptions gazeuses prouvent que l'élasticité des vapeurs qui se développent dans ces foyers peut devenir bien supérieure à cette pression.
(36) [page 279]. Abel Rémusat, Lettre à M. Cardm; dans les Annales des Mines, t. V, p. 137.
(37) [page 279]. Humboldt, Asie cmtrate. t. II, p. 30-33, 38-52, 70-80 et f|26-A28. L'existence de volcans actils dans le Kordofan, à 100 myriamëtros de \i mer Rouge, a été niée récemment par Rûppel {Reisen in Nubien, 1829, p. 151).
(38) [page 280]. Dufrénoy et Élie de Beaumont, Ea^licalion de la Carte géologiqtie de la France, 1. 1, p. 89,
(39) [page 280]. Sophocle, Philoct., v. 971 et 972. Sut l'époque présumée de l'estinction des feiur de Lemnos, vers le temps d'Alexandre, cf. Buttmann, dans le Muséum der Atierthumswissenschaft, t. I, 1807, p. 295; Dureau de la Malle, dans \es Annales des Yoyagesde Malte-Brun, t. IX, 1809, p. 5; Ubert. dans les geogr. Ephem. de Bertuch, t. XXXIX. 1812, p. 361; Rhode, Res Lemnicx, 1829, p. 8; et Walter, ueber
. Âbnahme der vulkanischen Thàtigheit in historiscken Zeiten, \%k, p. 2A- On a supposé que le cratère éteint du Mosychlos a été englouti par la mer à une époque reculée, ainsi que l'Ile déserte de Chryse, antique demeure de Philoctète (Olfried Mûller, Minyer, p. 300); la carte hydrographique de l'Ile de
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Lemnos, exécutée par Choiseul, donne beaucoup de vraisemblance à cette opinion ; ies récifs et les écueîls situés au nordest de Leuinos indiquent encore la place où la mer ^ée possédait autrefois un volcan actif semblable \ l'Etna, au Vésuve, au Stromboli et au Volcano des lies Liparî.
- (liO) [page 281]. Cf. Reinwardt et Hoffmann, dans les Anna- Im de Poggendorff, t. XII, p. 607 ; Léopold de Buch. Canaritdie Insein, p. £i2Ii, ^26. L'éruption des boues argileuses du Car^uairazo. en 1698, lors de la démolition du volcan', les LodazaUs d'Igualata. et la Moya de Pelileo, offrent des phénomènes volcaniques du même genre sur le plateau de Quito.
(41) [paige 283]. Dans un profil des environs de Tezcuco, de Totonilco et de Moran (Atlasgéogr. etphys., pi. Vil), que je destinais originairement (1803) à un ouvrage inédit (Pasigrafia geognoslica desiinada al ust» de los Jovenes dcl Cotegio de Mineria de Mexico), j'ai désigné plus lard (1832) les roches d'éruption plutoniques et volcaniques, sous le nom d'endogènes (engendrées dans l'intérieur), et les roches de sédiment sous le nom d'exogènes (engendrées extérieurement sur l'écorce terrestre). Dans le système graphique que j'avais adopté, les premières étaient indiquées par une flèche dirigée vers le haut, et les secondes par une flèche tournée vers lebas. Cette mt^thode a du moins l'avantage de ne point défigurer les profils, où il s'ngit ordinairement de représenter desséries de couches sédlmentaîres disposées horizontalement les unes au-dessus des autres ; dans un grand nombre de profils plus récents, les éruptions et les pénétrations de basalte, de porphyre ou de syénite, sont figurées par des veines ascendantes, d'une manière tout à fait arbitraire et peu conforme à la nature. Les dénominations que j'ai proposées dans le profil pasigrapfaico-géognostique, avaient été formées d'après celles de de Caudolle {endogines pour les plantes monocotylées, exoghnes pour les dicotylées); mais Mobl a prouvé, par-
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une analyse plus exacte du règne végétal, qu'en Itifese générale et rigoureuse, la croissance des monocotylées ne s'opère pas du dedans au dehors, ni celle des dicolylées, de dehors en dedans (Link, Elementa philosophUe botanicx, t. I, 1837, p, 287; Endlicher et Unger, Grundzûge der Bolanik, 18ù3, p. 89; et Jussîeu, Traité de Botanique, t. I, p. 85). Ce que je nomme endogène, LyeU le désigne par l'expression caractéristique de netherformed ou de hypoget\e rocks {PrincipUs of Geology, 1833, t. IIl. p. 37(|).
(Ii2) [page 283]. Cf. Léop. de Buch, Veber dolomil als Gebirgsart, 1823, p. 36 ; et le même auteur, sur le degré de iluidilé qui doit être attribué aux roches plutoniques à l'époque de leur éruption, ainsi que sur la transformation du schiste en gneiss, par l'action du granit et des matières qiù ont accompagné le soulèvement de cette roche, dans les Mim. de VAcad. de Berlin, 18i!i2, p. 58 et 63; et dans Jahrbuch fur wissenschaflliche Krtlik, 18/|0, p. 195.
(A3} [page S35]. Darwin, vokanic Islands, iHhU, p. k9 et 15A.
(/iZi) [page 285]. Moreau de Jonnès, Bist. phys. des AnlUles, t. I, p. 136, 138 et 5Z|3; Humboldt, Relat. hUlor.. t. III, p. 367.
(i5) [page 285]. Près de Teguiia; Léop. de Buch, Canarisclie Insein, p. 301.
(/i6) [page 285], Voy. plus haut, p. 7.
(47) [page 286]. Bemhard Cotta, Geognosie, 1839, p. 273.
(Ii8) [page 286]. Léop. de Buch, ueber Granil und Gneiss, dans les Mém. de l'Acad. de Berlin, 1842, p. 60.
(A9) [page 286]. Le granit qui s'élève, près du lac Kolivan, sous forme de murailles divisées en ébvites assises parallèles, contient fort peu de cristaux de titanite ; le feldspath et
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l'albite y prédominent; voy. Humboldt, Asie centrale, t. 1, p. 295; Gustave Bose, Reisenach dem Vrai, 1. 1, p. 52I|.
(50) [page 286]. Humboldt, Mal. hislor., t. II, p. 99.
(51) [page 287]. Voy. dans l'ouvrage cité de Bose, t. 1. p. 58(i, le plan du Biri-Taou que j'ai dessiné du côté du sud, là oii se trouvaient les tentes kii^hises. — Sur le granit spliéroïdai qui se divise en écailles concentriques, voy. Humboldt, Relat. hisior., t. II, p. 597, et Estai géogn. sur le gisement des rodus, p. 78.
(52) [page 287]. Humboldt, Asis centrale, 1. 1, p. 299-311, et les dessins du Voyage de Bose, t. I, p. 611; ces dessins reproduisent la courbure des écailles du granit, indiquée par Léop. de Buch comme trait caractéristique.
(53) [page 287]. Ce gisement remarquable a été décrit, pour la première fois, par Wetss, dans Karsten's Arckiv. fur Bergbau und HûUenwesen, t. XVI, 1827, p. 5.
(5Ii) [page 288]. Durrénoy et ÉUe de Beaumont, Géologie de laFrance, t. 1, p. 130.
(55) [page 288]. Ces lits intercalés de diorite jouent un râle important dans le district des mines de Naila, près de Sleben -, mes plus doux souvenirs de jeunesse se rattachent à cette contrée, où j'ai étudié la conduite des travaux des mines, vers la fin du dernier siMe. CF. F. Hoffmann, dans les Annalen de Poggendorff, t. XVI, p. 558.
- (56) [page 288]. Dans l'Oural méridional et Baschkirien ; Toy. G. Bose, Reisenach dem Vrai, t. II, p. 171.
(57) [page 289]. G. Rose, Reise nach dem Ural, t. Il, p. (|7 52, sur l'identité de l'éléolilhe et de la néphéltne (la proportion de chaux est un peu plus forte dans ce dernier minéral) ; voy. Scheerer, dans les Annalên de Poggend., t. XLIX, p. 359-381.
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(58) [page 293]. Voy. les belles recherches de Hitscber^ lich, dans les Mèm. de l'Acad. deBerlin, 1822 et 1823, p. 25- 41 ; dans les AnmUn de Pog^end., t. X, p. 137, 152 ; t. XI, p. 323-332; t. XLI, p. 213-216; et Gustave Rose, ueberBOdung des Kalpaths und Âragonites dans les AnneUm de Poggend., t. XLII, p. 353-366 ; Haidinger, dans les Transact. of ihe Royal Society of Edinburg, 1827, p. 1118.
<59) (page 295], Lyell, Principles of Geology, t. III, p. 353 et 359.
(60) [page 296]. Cette descripUon des rapports de gisemeot du granit met en relief le caractère fondamental et général de toute la fonnation. Cependant, l'aspect que le granit présente dans quelques localités autorise à croire que cette roche n'a pas toujours manqué d'une certaine fluidité, au moment de l'éruption. Voy. plus haut, p. 286; voy. aussi la description d'une partie de la chaîne de Narym, voisine des frontières de l'empire chinois, dans Rose, Reise nach dem Vrai, t. I, p. 599 ; on peut en dire autant du trachyte ; voy. Dufrénoy et Élie de Beaumont, Description géologiqite de la France, t. 1, p. 70. Puisque j'ai parlé plus haut, dans le texte, des fissures étroites par lesquelles les épanchements basaltiques ont eu lieu quelquefois, je mentionnerai ici les laides failles qui ont livré passage à des mélaphyres (cette dernière roclia ne doit pas être confondue avec les basaltes) ; voy. dans Murchison, Silurian System, p. 126, l'intéressante description d'une felUe de 1^6 m. de largeur, par laquelle le mélaphyre a été injecté dans la houillère de Corobrook, Hoar-Edge.
(61) [page 297]. Sir James Hall, dans les Edinb. Transact.. t. V, p. /|3 ; t. VI, p. 71 ; Gregory Watt, dans les PMios. Transaclions of (Ae Royal Society of London for ISOIj, 1. 11, p. 279; Dartigues et Fleuriau de Bellevue, dans le /ournoJ de Pky siqae, t. LX, p. £i56; Bischof, Wârmekhre, p. 313 et AA3.
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(62) [page 397]. Gustave Rose, dans tes Annalen de Poggend., t. XLII, p. 36&.
(63) [page 297]. Voy. sur le dimorpbisme du soufre. Mit»chertich, Lehrbuch der Chemie, $ 55-63.
(6/i) [page 297j. Sur le gypse considéré comme cristal à un seul axe, sur le sulfate magnésien et les oxydes de zinc et de nickel, voy. Mi(scherlich,dansleSi4nnafondePoggend., t. XI, p. 328.
(65) [page 298]. Voy. les recherches faites par Coste, au Creusot, sur la transformation du fer laminé en fer cassant à firoid, dans les Mèm. gèolog. d'Élie de Beaumont, l. Il, p. I|ll.
(66) [page 298]. Mitscherlich, ueber die Ausdehnung der kristallisirtm Kôrper durch die Wàrme, dans les Annalen de Foggendorff, t. X. p. 151.
(67) [page 298]. Sur les doubles joints de stratification, voy. Élie de Beaumont, Géologie de la France, p. ftl ; Credner, Geognosie Thûringens und des Harzes, p. 40 ; Bœmer, das rheinische Vebergangsgebirge, 18/|/i, p. 5 et 9,
(68) [page 298]. La silice n'est pas simplement colorée par l'oxyde de fer, elle est encore accompagnée d'aigle, de chaux et dépotasse; voy. R(ise,Reise, t. Il, p. 187. Sur la formation du jaspe par l'action du porphyre dioritique, de l'augite et de Vbypersthenfels, voy. le même auteur, (, II, p. 169, 187 et 19S. Cf. t. I, p. 427, où l'on voit le dessin des globes de porphyre entre lesquels le jaspe se présente aussi, dans la grauwacke calcaire de Bogoslowsk, comme un produit de l'action platonique de l'augite, t. 1!, p. 545, et Humboldt, Asie centrale, t. I,p. 486.
(69) [page 299], A propos de l'origine volcanique du mica, il est important de rappeler que les cristaux de mica se trouvent : dans le basalte du Hittelgebirge bohémien; dans la
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lave rejetée par le Vésuve, en 1822 (Monticellî, Storia del Vesuvio, negli anni IS2\ e 1822, § 9d);danslesfragineDtsde schiste argileux enveloppés de basalte scoriacé qu'on tronve sur le Hobenfels, non loindeGerolsteîn.dansrKife^Toy. Mîtscfaerlich, dans les Basall-Gebilde de Leonhard, p. 2!^l^). Sur le feldspath produit dans le schiste argileux par le contact du porphyre, entre Urval et Poïet (Forez), voy. Dufrénoy, Géol. de la France, 1. 1, p. 137. C'est à un ccnatact de ce genre qu'il faut attribuer la singulière structure amygdaloîde et cellulaire des schistes que j'ai rencontrés à Paimpol, en Bretagne (t. I, p. 23fi}, dans une excursion géologique entreprise de concert avec M. le professeur Kunih.
(70) [page 293]. Rose, Reise nach dem Ural, t. I, p. 586-588.
(71) [page 299]. Léopold de6uch,dansles Mim. de l'Acad. de Berlin, 18I|2, p. 63, et dans les Jahrbikher fur toissenschafti(Ae Kriiik, 18/|0, p. 196.
(72) [page 299]. Élie de Beaumont, dans les Annales dei Sciences naturelles, t. XV, p. 362-372 : a En se rapprochant des masses primitives du Mont-Rose etdes montagnes sïtuéesft l'ouest de Coni, on voit les couches secondaires perdre de plus en plus les caractères inhérents à leur mode de dépOt. Souvent alors elles en prennent qui semblent provenir d'une tout autre cause, sans perdre pour cela leur stratification, rappelant par cette disposition la structure physique d'un Uson & moitié cbarbonné, dans lequel on peut suivra les traces des Sbres ligneuses, bien an delà des points qui présentent encore les caractères naturels du bois. » (Cf. les Annales des Sciences naturelles, t. XIV, p. 118-122, et M. de Decben, Géognosie, p. 553). Parmi les preuves les plus happantes de la métamorphose des roches sous l'influence plutonique, il hat compter les bélemnites du schiste de Nnffenen (vallée alpestre d'Égine et glacier de Grîes), et celles que M. de Cbarpentiw a trouvées
dans le calcaire prétendu primitif, sur le flanc occidental du Col de Seigne (entre l'Enclove de Mont}ovet et la butte alpine de La Lanchette), et qu'il m'a montrées à Bex, dans l'automne de 1822 [Annales de Chimie, t. XXIII, p. 262).
(73) [page 299], Hoffmann, danB les Annalen de Poggend., t. XVI, p. 552 : « Les strates de schiste argileux de transition qu'on peut suivre, dans le Pichtelgebirge, sur une étendue de trois myriamètres, ont été transformées en gneiss aux deux bouts seulement par lesquels ces couches se trouvent en contact avec le granit. Là, on voit comment le gneiss s'est formé peu à peu, comment le mica et lesaraygdaloides feldspathiques se sont développés dans la masse intérieure du schiste, qui contient déjà lui-même presque tous les éléments de ces minéraux, n
(7Z|) [page 300]. Parmi les œuvres d'art que nous a léguées l'antiquité grecque ou romaine, on ne trouve ni colonnes, ni grands vases de jaspe; aujourd'hui même, les monts Ourais sont seuls en possession de fournir les pièces de jaspe de grandes dimensions. La matière qu'on exploite dans l'Altaï {Revennaja Sobka, sous le nom de jaspe, provient d'un ma* gniftque porphyre rubané. Le mot lui-même se retrouve dans les langues sémitiques; il a été appliqué aussi à des fragments dejaspachat et à une opale jaspoïde connue des anciens, sous le nom àejasponyx : c'est\i du moins ce qui parait résulter de la description fort embrouillée qu'on UtdansThéophraste (de Lapid., c. 23 et 27); et dans Pline (1. XXXVll, c. 8 et 9) : ce dernier range le jaspe au nombre des gemmes opaques. Cette matière était si peu commune chez les anciens qu'en parlant d'un morceau de jaspe de onze pouces de longueur, Pline croît devoir afSrmer qu'il a vu lui-même cette rareté : u Hagnitudinem jasptdis undecira unciarum vidimus, foratamque inda efiBgiem Neronis tboracatam. » D'après Théophraste, la pierre nommée smaragd, ou émeraude, dont on a taillé de grands obélisques, ne serait qu'un jaspe non
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(75) [page 300]. Humboldt, LellrB à M. Broehanl de VUtiers, dans 1^ Annales de Chimie et de Physique, t. XXIII, p. 261; Léop. de Buch, Briefe ueber dos sMliche Tyrùl, [^. 101, 105 et 273.
(76) {page 300]. Sur ta transfomialion du calcaire com* pacte en calcaire granulaire, par le granit, dans les Pyrénées (Montagne de Rancie), voy. Dulrénoy, dans les Mémoires ^ologiqws, t. 11, p. AbO ; et dam les montagnes de l'Oisons, aie de Beaumont, Mém. gioi., t. Il, p. 37ï^f|15 ; par le poiphyre dioritique et pyrozénique {ophyte; Élie de fieaumoat, Géol. de la France, t. , p. 72), entre Tolosa et Saînt-Sébastien; voy. Dufrénoy, dans les Mém. géol., t. II, p. 130-, dans rile de Skye, où le calcaire métamorphosé par la syénite présente encore des traces visibles de pétrificaUons, voy. M. de Dechen, Giognosie, p. 573. Dans la métamorphose de la craie en contact avec le basalte, les molécules ont dû sulrir on déplacement très-remarquable, pour donner lieu & la structure cristalline ou grenue de ta roche actuelle; car, avant la transformation, ces molécules formaieat une infinité de petits anneaux séparés, ainsi qu'Ehrenberg s'en est assuré par des recherches microscopiques sur la roche primitive. Voy. les Ann<denàe PoggendorfiT, t. XXXIX, p. 105,etsurdes anneaux formés par des précipités d'aragonite, Gustave Rose, mérae collection, t. XLII. p. 354.
(77) [page 301 ]. Lits de calcaire granulaire dans le granit, au port d'Oo et à Mont de Labourd. Charpentier, ConttitMim géologique des Pyrénées, p. 1A(|-U6.
(78) [page 301]. Léopold de Bucb, Canartsàu Insein, p. 39ii; Fiedier, Heise dvirch Griechenland, 2* part., p. 181, 190 et 516.
(79) [page 301]. J'ai déjà fait allusion, dans un autre endroit, à ce passage remarquable d'Origëne: Philosophwnena, c. lli {Opéra, éd. Delarue, t. 1, p. 893). Tout porte i croire
— 5ft5 — que XéDO|^ne n'a pas voulu parler d'une empreinte de lattrier (tùroi Sifnt), mais bien d'une empreinte àe poisson (njcav à<p6ii<}; Delarue blâme à tort Jacob Gronovius d'avoir préféré la seconde version et d'avoir substitué le mot sardine au mot laurier. En tout cas, la découverte d'un poisson Tossile est plus vraisemblable que celle d'une image de Silène (Pline, I. XXXVI, c. 5), trouvée, dit-on, par des ouvriers, dans .les carrières de Paros (marbres du mont Marpêssos, Servius, fldVirg. ^n., 1.VI. v. 471).
(80) [ page 302]. Sur la constitution géologique des environs de Carrare (ville de la Lune, Scrabon, 1, V, p. 222); voy. Savi, Osservazionî sui terrent antkhi Toscani, dans le Ifuovo Giomate de LiUerali di PUa, n" 63, et Hoffman, dans Karsten's Archiv fur Mineraiogie, t. VI, p. 258-263; voy. aussi du même auteur, Geogn. Reise durât, Italien, p. 2Iiii-265.
(81) [page 302]. Cette hypothèse a été émise par un observateur distingué, Karis de Leonb&rd; voy. son Jahrbuch fur Mineraiogie, 1834, p. 329, et Berohard Cotta, Geogmsie, p. 310.
(82) [page 303]. Léop. de Bucb, geogn. Briefe an A. von Humboldt, 1824, p- 36 et 82; le même, dans les Annales de Chimie, t. XXIII, p. 276, et dans les Kém. de VAcad. de Berlin, 1822 et 1823, p. 83-136; H. de Decben, Geognosie, p. 574-576.
(83) [page 305]. Hoffmann, Geogn. Reise, revu par H. de Dechen, p. 113-119, 380-386; PoggendorTs Annalen, t. X.\VI, p. 41.
(84) [page 305]. Dufrénoy, dans les Mhn. géologiques. t. II, p. 145 et 179.
(85) [page 305]. Humboldt, Essai gèogn. sur le Gisement des Roches, p. 93. Asie cenlrale, 1. 111, p. 532.
(86) [page 305]. Élie de Beaumont, Annales d«s Sciences nalarelles, t. XV, p. 362; Murchison, Silurian System, p. 286.
(87) [page 306]. Rose, Reise nach dem Vrai, t. I, p. 36!i et 367.
(88) [page 306]. Léop. de Buch, Briefe, p. 109-129. Cf. Étie de Beaumont, sur le contact du granit avec tes coucbes du Jura, dans les Mémoires giolog., t. II, p. &08.
(89) [page 306]. Hoffmann, Reise, p. 30 et 37.
(90) [page 307]. Sur la formation du fer spéculaire et sur les réactions chimiques qui la déterminent, voy. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie, t. XXII, p. kl5, et Mitscherlich, dans les Annalen de Poggcnd., t. XV, p. 630. Les cavités de l'obsidienne de Cerro del Jacal, que j'ai rapportée du Mexique, contiennent aussi des cristaux d'olivine formés sans doute par voie de sublimation (Gustave Rose, dans les Annaien de Poggend., t. X, p. 323). Aîn^i l'olivine se présente dans le basalte, la lave, l'obsidienne, les scories artificielles, les pierres météoriques, la syénîte d'Elfdalen, et sous le nom d'hyalosidérite, dans la wacke de Kaîserstuiile.
(91) [page 307], Constantin de Beust. Hber die Porphyr' Gebilde, 1835, p. 89-96; et du même auteur, Bdeuchlung der Wetiier'schen Gangtheorie, p. 6; C. de Weissenbacb, Abbildungen merkwûrdiger Gangverkàltnisse, 1836, flg. 12. Hais la structure en forme de bandes étroites n'est pas générale; de même, l'ordre dans lequel les divers membres de ces masses se succèdent n'indique pas nécessairement leur fige relatif; voy. Freiealeben, vber die lachsischen Erzgmge, 18ù3, p. 10-12.
(92) [page 308]. Milscherlich. ùber die kûnsaiche Darsteliung der Mineralien, dans les Mém. de t'Acad. de Berlin, 1822 et 1823, p. 25-iil.
(93) [page 308]. Les scories ont offert: des cristaux de feldspath, découverts par Heine, dans un fourneau de fonte pour le minerai de cuivre, près de Sar^erliausen, et analysés par Kersten {Poggend. Ànnakn, t. XXSIU, p. 337); des cristaux d'au(;ite, dans les scories de Sahle (Mitsclterlicb, Mém. de l'Âcad. de Berlin, 1822 et 1823, p. ^0); des cristaux d'olivine (Sefstrœm, dans l'ouvrage de Lconhard, BasaU-Gebilde, t. II, p. I|95); du mica, dans les vieilles scories de Garpenber? (Mitscherlicli, dans l'ouvrage cité de Leonhard, p. 506); des cristaux d'oxyde magnétique de fer, dans les scories de Châtillon-sur-Seine (Leonhard, p. khi); du fer spéculaire produit dans de l'ai^ile k poteries (Mitscherlich, dans Leonhard, p. 234).
(9{|) [page 308]. Les minéraux que l'on a réussi k reproduire de toutes pièces, sont : l'idocrase et le grenat (Mistcherlîch dans les Poggend. Àmalen, t. XXXIII, p. 3fiO), le rubis (Gaudin, Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. IV, P. I, p. 999); l'olivine et l'augite (Mitscherlich et Berthier, dans les Annales de Chimie et de Physique, t. XXIV, p. 376). Quoique l'augite et la hornblende présentent, d'après G. Rose, la plus grande similitude dans la forme de leurs cristaux, et qu'elles aient presque la même composition chimique, cependant la hornblende ne s'est jamais renconti'ée, dans les scories, à côté de l'augite, et les chimistes n'ont encore pu reproduire ni la hornblende, ni le feldspath (Mitscherlich, dans les Poggend. Annalen, t. XXXIII, p. 3ù0, et Rose, Reise nach dm, Vrai, t. II, p. 358 et 363). Cf. aussi Beudant, Mim. de VAcad. des Sciences, t. Vlll, p. 2S1, et les recherches ingénieuses de Becquerel, dans son Traité de l'Èlectricili, t. I, p. 33/i ; t. 111, p. 218 i t. V, 1" part., H8 et 185.
(95) [page 308]. D'Aubuisson, Journal de Physique, U LXVIII, p. 128.
(96) [page 310]. Léop. de Buch, geoçn. Briefe, p. 75-82î
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on voit en même temps, dans ce passage, pourquoi le grès rouge (le lodUiegende des couches de flœtz de la Thuringe) et le terrain houiller doivent être considérés comme produits par l'éruption des roches porphyritiques,
(97) [page 313]. C'est une découverte de miss Hary Anning, qui a trouvé aussi les coprolitbes des poissons. Ces coprolithes et ceux des îchLhyosaures sont si nombreux en Angleterre (par exemple, à Lyme BegisJ, que fiuckland les compare à des pommes de terre répandues en abondance sur le sol. Cf. Buckland, Geology considered toith refermes lo mturai Theotogy, t. I, p. 183-202 et 305. Sur Pespoir manifesté par Hooke u to raise a chronology » de l'étude des coquilles fossiles, « and to state the intervais of the time wherein such or sucli catastrophes and mutations hâve bappened, u voy. Posth. Works, lecture Feb. 29, 1688.
(98) [page 313]. Léop. de Buch, Mém. de CÀcad. de Berlin.
(99) [page 31Ii]. Le même, Gebirgsformaiionen von Rusiland, 181)0, p. 2k-li0.
(100) [page 315]. Agassiz, Monographie des Poissons /"os* siles du vieux gris rouge, p. VI et k-
(1) [page 315]. Léop. de Buch, Mim. de l'Aead, de Berlin,
1838, p. 1I|9-168; Beyrich, Beitr. Jtur i^ennm. des rliem. Vebergmgsgebirges, 1837, p. &5.
(2) [page 315]. Agassiz, Recherches sur les Poissons fossiles, t. I, Introd. p. xvui (Davy, Consolations in Travel. dial. 111).
(3) [page 315]. D'après Hermann de Meyer, ce serait un Protosaurus, La câte d'un saurien trouvée, dit-on, dans le calcaire de montagne (calcaire carbonifère) du Northumberland (Herm. de Meyer, PaUeotogica, p. 299), est trèsdouteuse, selon Lyell (Géologie, 1832, t. 1, p. 1I|8). L'auteur
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de la découverle en fixe lui-mênae la place dans les couches d'alluvion qui recouvrent le calcaire de montagne.
(Il) [page 316]. F. d'Albert!, Monographie des bunien Sandsteins, Miachelkalks und Keupers, 1834, p. 119 et 31I|,
(5) [page 316]. Voyez les ingénieuses considérations de H. de Meyer, sur l'oi^nisation des sauriens volants, dans les PaXxologica, p. 228-252. C'est à Solenhofen, dans le schiste lithographique de la formation jurassique supérieure, que l'on a trouvé le Plerodaayhis crassirostris, ainsi que le P. longirostris {Omithocephalus, Sœmmering) plus anciennement connu. Le professeur Goldfuss a même trouvé, sur un exemplaire fossile de la première espèce, des traces de l'aile membraneuse et l'empreinte de plusieurs mèches de poils recourbés, ayant, çà et là, quelques centimètres de longueur.
(6) [page 317]. Guvier, Recherches sur les Ossements fossiles, t. I, p. LQ-Lvu. Cf. l'Echelle des époques géologiques, dans Philips, Geology, 1837, p. 166-185.
(7) [page 318]. Agassiz, Poissons fossiles, t. I, p. xxs et t. III, p. 1-52 ;BuckIand, Geology, t. I, p. 273-277.
(8) [page 318]. Ehrenbei^, ubêr noch jetxl kbende Thierarten der Kreidebildimg, dons les Mém. de l'Acad. de Berlin, 1839, p. 16&.
(9) [page 318]. Vatenciennes, Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. VII, 1838, P. Il, p. 580.
(10) [page 318]. Dans le weald^Iay; voy. Beudant, Géologie, p. 173. Le nombre des omitholithes augmente dans le ^ypse de la formation tertiaire, cf. Guvier, Ossements fossiles, t. Il], p. 302-328.
(11) [page 319]. Léop. de Bucta, dans les Mém. de VAcad. de Berlin, 1330, p. 135-187.
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(12) [page 310]. Quenstedt, Flœzgebirge Wûrtenbergs, 18Zi3, p. 135.
(13) [page 320]. Le même, p. 13.
(IZi) [page 320]. Murchison fait deux divisions du bunur sandstein; l'une est le trias supérieur d'Alberli; l'aulre division comprend le trios inférieur, auquel appartient le grès vosgien d'Élie de Beaumont ; le zechstein (calcaire magnésien) et le todtliegende (nouveau grès rouge inférieur) forment le système permien. Il fait commencer les formations secondains au trias supérieur, c'est-à-dire à la division supérieure du bunter sandstein allemand; le système permien, le calcaire carbonifère ou calcaire de montagne, les strates devoniennes et siluriennes constituent les terrains paléozoîquts de Murchison. Dans ce système, la craie et le calcaire du Jura portent le nom de formations secondaires supérieures; et le keuper, le calcaire coquillier, le grès bigarré, portent celui de formations secondaires inférieures; le système permien et le calcaire carbonifère composent la formation paléozoï(|ue supérieure, tandis que les couches devoniennes et siluriennes sont, ensemble, désignées sous le nom de formation paléozoïque inférieure. Les bases de cette classification générale sont développées dans le grand ouvrage où l'infatigable savant anglais doit exposer la géologie d'une grande partie de l'Europe orientale.
(15) [page 321]. Cuvier, Ossements fossiles, 1831. t. I, p. 157, 261 et 26f|. Cf. Humboldt, ùber die Hodiebait ro» Bogota, dans la deMsche Vieruljahrs-Sdtrifl, 1830, t. 1, p. 117.
(16) [page Z2i]. Jowiial of Ute Asiatic Society, 18/i4, n'IS, p. 109.
(17) [page 322]. Beyrich, dans Karsten's Àrclùv fur Minéralogie, ISlii,. U XVIII, p. 218,
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(18) [page 322]. Par l69 excellents travaux du comte Stemberg, d'Adolphe Brongniart, de Gœppert et de Lindley.
(19) [page 323]. Voy. Robert Brown, Botany of Congo, p. 42, et d'Urville, dans le mémoire : de la Distribution des Fougères sur la surface du globe terrestre.
(20) [page 323]. Telles sont les cycadées découvertes par Je comte Sterobei^, dans l'ancien terrain houiller de Nadnite, en Bohême, et décrites par Corda (deux espèces de cycadites et le zamites Corday ; voy. Gœppert, fossile Cycadeen. dans les Arbeiiender Schles, Geseilschafl, 1843, p. 33, 37, 40 et 50. On a trouvé aussi une cycadée, le Purophyllum gonorrltachis Cœpp; dans le terrain houiller de la Silésie supérieure.
(21) [page 323]. Lindley, Fossil Flora, a" 15, p. 163.
(22) [page 323]. Fossil coniferx, dans Buckland, Geology, p. 483-I|90. M. William a le grand mérite d'avoir le premier reconnu l'existence des conifères dans la végétation primitive de l'ancienne formation carbonifère. Autrefois, la plupart des troncs d'arbre que l'on rencontrait dans cette formation étaient considérés comme des palmiers. Au reste, les espèces, du genre Araucarites ne sont point exclusivement propres aux terrains houillers des Iles Britanniques; elles se trouvent aussi' dans la Silésie supérieure.
(23) [page 323]. Adolphe Brongniart, Prodrorm d'une Histoire des Vi^iaux fossiles, p.l79; Buckland, Geology, p. 479; Endlicher et Unger, Grundsùge der Botanik, 1849, p. 455.
(2fi) [page 324]. « By meaos of Lepidodendroo a better passage is established firom Flowering to Floweriess plants than by either Equisetum or Cycas, or any other known genus. n Lindley et Uutton, Fossil Flora, t. Il, p. 53.
(25) [page 324]. Kunth, Anor<htung der Pflanzenfamilien, dans son Handbuch der Bolanik, p. 307 et 314.
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(26) [page 32fi]. Le charbon de terre ne provient point de végétaux carbonisés par le feu, mais de végétaux décomposés par la voie bumide, sous l'influence de l'acide sulfurique. La preuve la plus frappante dont on puisse arguer en faveur de cette opinion a été donnée par Gœppert, dans Karsten's Archiv fur Minerai., 1. XVIII, p. 530. Gœppert a examiné un fragment de l'arbre à ambre qui a été transformé en cbarbon noir, sans que l'ambre ait subi d'alteration ; te charbon et l'ambre s'y trouvent juxtaposés. Quant à la part qui revient aux petits végétaux, dans la formation des couches carbonifères, TOy. Link, dans les Mém. de rAead. de Berlin, 1838, p. 38.
(27) [page 325]. Voy. les excellents travaux de Cbevandier, dans les Comptes rendus de l'Âcad. des Sciences, ISÎii, t. XVIII, P. I, p. 285. En comparant cette couche de carbone, de 16 millimètres d'épaisseur, avec les couches de charbon de terre, il faut tenir compte de l'énorme pression à laquelle ces dernières couches sont soumises ; cette pression se manifeste par la forme aplatie de presque tous les troncs d'arbres souterrains. « Les montagnes de bois que l'on a vues sur le rivage méridional «le la Nouvelle-Sibérie, tie découverte en .1806, par Sirowalskoi, consistent, d'après Hedenstrœm, en une série de couches de grès horizontales, alternant, sur une hauteur d'environ 60 m., avec des troncs d'arbres bitumineux. Au sommet de la montagne, ces troncs sont disposés verticalement. La couche, remplie de bols flotté, est visible sur une étendue de 5 myrïamètres. » Voy. Wrangel, Beise làngs der Nordkùsle von Sibérien, in den Jahren 1820-182A, 1" part., p. 102.
(28) [page 326]. C^corypha est la soyate (en 8Ztèque,zoy(itO ou le PalmadviceA^s indigènes; voy. HumboldtetBonpIaod. Synopsis Plant, xquinoct. Orbis Nooi, t. I, p. 302. Un homme profondément versé dans les langues de l'Amérique, le professeur Buschmann, fait remarquer que le Palma soyate est
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désigné sous ce nom dans le Vocabulario de la lengua Oihomi de Yepes, et que le mot aztèque zoyatl (Molina, Vocabulario en Imçfua mezicana y caHellana) se retrouve dans les noms de lieux, tels que Zoyatitlan et Zoyapanco, dans l'État de Cbiapa.
(20) [page 326]. A Baracoa et à Cayos de Moa; voy. le journal de l'Amiral, à la date du 25 et du 27 novembre 1/|92. et Humboldt, Examen critique de VHist. de la Géogr. du iVouveau Continent, t. Il, p. 252 et t. III, p. 23. Colomb accordait une attention si soutenue à tous les faits naturels, qu'il reconnut, le premier, la différence du Podocarpus au Pinus. Je trouve, dit-il, « en la tierra aspera del Cibao pinos que no llevan piQas, pero por tal orden compuestos por naturaleza, que (los frutos) parecen aieytunas del Asarafe de Sevilla. u Le grand botaniste Richard ne soupçonnait guère, en publiant son excellent traité sur les Cycadées et les Conifères, que bien avant L'Héritier, le Podocarpus avait déjà été distingué des Abiétinées, par un navigateur du xv* siècle.
(30) [page 327]. Charles Darwin, Journal ofthe Voyages of Ihe Adventure and Beagle, 1839, p. 271.
(3Î) [page 327]. Gœppert décrit encore trois Cycadées (espèces du genre Cycadites et Pterophylium) provenant du schiste aigileux carbonifère d'AUsattel et de Commotau en Bohême; elles appartiennent peut-être à la période éocène; voy. Gœppert, dans l'ouvrage cité, noie 20, p. 61.
(32) [page 328]. Buckland, Geology, p. 509.
(33) [page 329]. Léopold de Buch, dans les Mém. de l'Acad. de Berlin, 181M815, p. 161, et dans les Annalend& Poggendorff, t. IX, page 575; Elle de Beaumont, dans les Annales det Sciences natur., L XIX, p. 60.
(34) (page 331]. Cf. Élîe de Beaumont, Descript. géol. ds ta Fra}\ce, 1. 1, p. 65; Beudant, Géologie, 18U. p. 209.
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(35) [page 336]. Transactions of the Cambridge Philoi. Society, t. VI, 2' part., 1837, p. 297. Selon d'autres auteurs, le rapport est celui de 100 ô 28i|.
(36) [page 337]. On croyait, dans le moyeu âge, qus les mers couvraient la septième partie seulement de la surbce terrestre ; et cette croyance, le cardinal d'AIlly la basait sur le IV* livre apocryphe d'Esdras. Christophe Colomb, qui pnisaît toutes ses notions cosmologiques dans i'œuvre du cardinal, avait un grand intérêt à défendre cette opinion de la petitesse relative des mers, que l'expression mal comprise de H Fleuve de l'Océan a venait encore renforcer. Cf. Uuraboldt, Examen critique de VHisl. de la Géographie, I. I, p. 186.
(37) [page 337]. Agathémère, dans les Geographi minores d'Hudson, t. II, p. h- Cf. Humboldt, Asie centrale, t. I, p. 120. 125.
(38) [page 338]. Strabon, 1. I, p. 65, éd. Casaub. Cf. Humboldt, Examen critique, t. 1, p. 152.
(39) [page 339]. Voy. sur la latitude moyenne du littoral de l'Asie septentrionale, et sur la véritable dénomination do cap Taïmoura (Cap Siewero-Wostotschnoi) et du cap do Nord-Est (Schalagskoi Mys), Humboldt, Asie centrale, t. III. p. 35 et 37.
(40) [page 339J. Même ouvr., t. 1, p. 198-200. De même, la pointe méridionale de l'Amérique, ainsi que l'archipel cpii porte le nom de Terre-de-Feu , se trouvent sur le méridieu de la partie la plus septentrionale de la baie de Baffiu et de la grande terre polaire dont les limites ne sont pas encore fixées, et qui appartient peut-être au Groenland occideutal.
(41) [page 3(|0]. Strabon, 1. Il, p. 92 et 108, Casaub.
(k2) [page 3&0]. Humboldt, Asie centrale, t. III, p. 25. Dès 1817, j'ai montré, dans mon ouvrage de Oislritufion*
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geograpkîca Plantarum secundum eœti temperiem et alHtudinemmontium, de quelle importance il est, pour la dJraatotogie et l'étude de la civilisatioa, de dislinguer entre les continents articulés et les continents compactes : « Regiones vel per sinus lunatos in longa cornua porrectte, angulosis Uttorum recessibus quasi membratim discerptae, vel spatia patentia io Inimensum, quorum littora nullis incisa angulis ambit sine anfractu Oceanus » {p. 81 et 182). Sur le rapport de l'étendue des cAtes à la superlîcie d'un continent, rapport qui permet de juger, d'une manière générale, à quel point l'intérieur est accessible, voyei les Annalen der Erdhmiie de Berghaus, t. XII, 1835, p. 490, et Physikal Atlas, 1830, n" III, p. 69.
(!i3) [page 3f|0|. Strabon, I. Il, p. 126, Casaub.
{ht») [page ZliO]. Pline a dit en parlant de l'Afrique (1. V, c. 1} : « Nec alia pars lerrarum pauciores recipit sinus, n La petite péninsule Transgangétique, avec sa figure triangulaire, nous offre une troisième forme très-analogue à celles de l'Afrique et de l'Amérique du Sud. L'idée d'une certaine régularité dans la configuration de la terre ferme a régné dans l'anfiquité grecque. On croyait alors qu'il y avait quatre grands golfes, parmi lesquels le golfe Persique et la mer d'Hyrcanie (ia mer Caspienne) devaient être opposés l'un à l'autre [Arrieu, !. VII, c. 16; Plularque, Vie d'Alexandre, c, kk; Denys le Périég&te, v. f|S et 630, p. 11 et 38, Bcrnh.). Bien plus, quatre golfes se retrouvaient sur la surface de la Lune, comme un reflet des grandes formes de la surface terrestre. Voy., sur cette fantastique conception d'Agésianax, Plutarque de Fade in Orbe Lunx, p. 921, 19. Il faut lire dans Macrobe, Comm. in Sûjnnium Scipionis, 1. Il, c. 9, la description de la terra quadrifida ou des quatre continents disposés deux par deux au nord et au sud de l'équateur. J'ai soumis celte partie de l'ancienne géographie à une discussion nouvelle et approfondie, afin de la dégager de la confusion inextricable oCi elle avait été laissée; voy. mon Examen cril. de rHisl. de la
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Gèogr., t. I, p. 119, 1A5, 180-185, et mon Asû cmtrtde, t. II, p. 172-178.
((i5) [page 3I|0]. Fleurreu, dans le Voyage de Marduoid autour du monde, t. IV, p. 38-/i2.
(ii6) [page 3Z|1]. Humboldt, dans le Journal de Physique, t. LUI, 1799, p. 33, et Retat. hUt., t. II, p. 19; t. II!, p. 189 et 198.
(/|7) fp^ge 3Zil]. Humboldt, dans les Âtmaien de PoggeodorlT, t. XL, p. 171. Le dédale de fiords qui s'étend au sudest de l'Amérique a été décrit par Darwin dans son Journal (NaTrative of Ou voyages of the Àdvenlure and Beagle, t. III), 1839, p. 266. Le parallélisme des deux chaînes se maintient depuis le b" degré de latitude boréale, jusqu'au 5" degré de latitude australe. Le changement de direction que la côte pf^ sente vers Arica, parait être la conséquence d'un changement analogue dans l'immense fissure sur laquelle la CordUlera de los Andes a été soulevée.
(/|S) [page 3U]. De la Bêche, Sections and Yiews illusiror' tivB of geological Phenomena, 1830, tab. hO i Charles fiabbage, Observations on the Temple of Swapîs al PoizuoH, near Ntxpies. and on c^lain causes wieh may prodtue geologUal Cycle$ of great exleni, 183Ii. o Si la température d'une couche de grès. ds 8000 mètres d'épaisseur, augmente de 55", la surface de cette couche dilatée s'élèvera de 7 m. Le contraire a lieu pour des couches argileuses ; leur échauffement produit une contraction, et, par suite, une dépression du soL d Voy. les calculs que BiSchof a faits sur l'exhauBsement séculaire de la Suède, en supposant que la température d'une couche de 45500 m. d'épaisseur augmente de 3" Réaumur {Wâiinelelire etc., p. 303).
(ii9) [page 3^5]. On a supposé jusqu'à présent que la pesanteur reste invariable, en chaque point de la surfuce. Mais
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depuis qae l'on a constaté un soulèvement graduel sur de grandes étendues de la surface terrestre, cette hypothèse, en apparence si bien établie, est devenue jusqu'à un certain point incertaine. » Bessel , vber Mass und Geteieht, dans le Jahrlmch de Schumacher pour 13i|0, p. 134.
(50) [page 3Ei5]. Léop. de Buch, Eeise durch Norwegen tmd Schwedm. 2* part. (1810) p. 389. Cf. Hallstrœm, dans les Kongl. Yetenskaps-Àcademiens HaniMingar (Stockholm), 1823, p. 30 ; Lyell, dans les Philos. Transact. for 1835, p. 1 ; Blom, Stat. Beschreib. von Norwegen, 18f|3, p. 86-116. Dès 1802, avant la publication du voyage de Léopold de Buch en Scandinavie et après l'époque du voyage lui-même, Playfair présumait que le niveau de la mer ne s'abaissait point, mais que le s») de la Suède s'exhaussait (IHuslrationi of the Huttonian theory, S 393) ; selon Keilhau {Om Landjordens Stigning in Iforge, dans le Nyt Magazinfor Ifaluroidenskaheme), Playfair, à son tour, aurait été précédé, dans cet ordre d'idées, par le Danois Jessen. H&tons-nons d'ajouter que ces opinions n'ont exercé aucune influence sw les progrès de la phyaque du globe, ni sur les travaux du grand géologue allemand auquel elles restèrent entièrement inconnues. Dans un ouvrage intitulé :. Kongeriget Norge fremsiillel efter dels nalurltge og borgerlige Tilstand, Kjœbenb., 1763, Jessen a cherché à approfondir les causes des variations qu'éprouve la différence de niveau de la mer et de la terre ferme, en prenant pour base les déterminations anciennes de Celsius, de Kalm et de Dalin. Après avoir débuté par des assertions erronées sur la faculté qu'il attribue aux pierres et aux roches de croître comme par intussusception, il se prononce finalement pour une hypothèse plus rationnelle, et il rattache aux tremblements de terre, comme conséquence, l'exhaussement gra< duel du sol. a Quoique le tremblement de terre (à Egersund) n'ait point été suivi d'un soulèvement de ce genre, il est possible, dit Jessen, que les secousses aient préparé les voies à l'action de quelques autres causes. »
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(51) [page 3^5]. Berzélius, Jahresberichl ûber die F»rtschritU der physisdien Wissensch., n" 18, p. 686. L'Ile de Bomholm et celle dé Saltbolni, sitnée vis-it-vis de Copenhague, s'élèvent fort peu; l'exhaussement esta peine d'un tiers de mètre par siècle pour Bomholm. Voy. Forchhammer, dans le Phiioi. Magazine, 3* série, t. II, p. 309.
(52) [page 3i5]. Keilfaau, dans le Ifyt Mag. for Naturvkl., 1832, t. f, p. 105-25i! t. Il, p. 57; Bravais, sur les ligna d'ancien niveau de ta mer, 18I|3, p. IS-bO. Cf. aussi Darwin, On ihe parMel roads of Glen-Roy and Lochaber, dans les Philos. Transact. for 1839, p. 60.
(53) [page 3(|T]. Uumboldt, Asie centrale, t. Il, p. 319- 324 ; t. III, p. 5i|9-551. La dépression de la mer Bouge a été déterminée successivement par les mesures barométriques du comte Bertou, par les mesures beaucoup plus soignées de Bussegger, et par les opérations trigonométriques du lieutenant de vaisseau Symond. Cett& derniËre mesure donna, d'après une lettre adressée par M. Alderson à la Société géographique de Londres (cette lettre m'a été communiquée par mon ami, le capitaine Washington), fi89 m. pour la différence de hauteur entre le niveau de la mer Morte et la plus haute maison de laffa. M. Alderson croyait, à cette époque [28 nov. 182il), que la mer Morte était à /|27 m. au-dessous de la Méditerranée. Dans une communication plus récente du lieutenant Symond (Jameson's Edinb. New Philos. Journal, t. XXXIV. 18/i3, p. 178), le résultat définitif de deux mesures trigonométriques parfaitement concordantes est Îi00 mètres.
(5£i) [page 3{|7]. Voy., sur la mobilité du fond de la mer Caspienne, VAsie centrale, t. Il, p. 283-29â. En 1830. l'Académie impériale des Sciences de Saiiil-Pétersbourg a chaîné, sur ma demande, le savant physicien Lenz de poser des marques fixes sur la presqu'île d'Abschéron, près de Bakou,
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afin d'indiquer le niveau moyen des eaux pour une époque déterminée. De même, j'ai insisté, en 1839, dans un appendice aux instructions données au capitaine Ross pour l'expédition antarctique, sur la nécessité d'établir, comme en Suède et comme sur les rives de la mer Caspienne, des points de repère sur les rochers qui bordent la mer dans l'hémisphère sud. Si une pareille mesure eût été prise à l'occasion des premiers voyages de Cook et de Bougainville, nous saurions aujourd'hui si le changement séculaire du niveau relatif des eaux et des (erres est un phénomène général ou un fait purement local, et s'il existe une loi fixe dans la direction des points qui s'élèvent ou qui s'affaissent simultanément.
(55) [page 3(|7]. Sur l'affaissement et l'exhaussement du fond de la mer du Sud, et les diverses « areas of altemate movements, » voy. Darwin's JoumtU, p. 557 et 561-566.
(56) [page 351]. Humholdt, Relat. hist.. t. 111, p. 232-23I|. Voy. aussi d'ingénieuses remarques sur la configuration de la terre et la disposition des lignes de faite, dans Albert de Roon, Grundzûge der Erd-vôlker und Staaletihunde, l'* part., 1837, p. 158. 270 et 276.
(57) [page 351]. Léopold de Buch, viier die Geognosti^ schen Système von Deuuchland, dans ses Geognosl. Brufen an Aiexander von Huti^oldt, 182I|, p. 265-271; Élie de Beaumont, Recherches sur les rivohtiions de la surface du globe, 1829, p. 297-307.
(58) [page 352]. Humboldt, Asie centrale, t. I, p. 277-283. Voy. aussi mon Essai sur le gisement des Boches, 1822, p. 57, et ma Relat. hist., t. III, p. 2£ili-250.
(59) [page 352]. Asie centraU, t. 1, p. 28fi-286. La mer Adriatique suit également la direction sud-est nord-ouest.
(60) [page 353]. Voy. de la Hauteur moyenne des Continents, dans mon Asie centrtàe, t. I, p. 82-90 et 165-189. Les résultats que j'ai obtenus doivent être considérés comme des
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nombres-limiles. Laplace estima à 1000 mètres la hauteui moyenne des continents; ce nombre est, pour le moins, trois fois trop fort. L'immortel géomètre avait été conduit à ce résultat par certaines considérations hypothétiques sur la profondeur moyenne des mers [Mécanique eélesle, t. V, p. 1&). J'ai montré dans VAsie centrale, t. L, p. 93, que déjà les mathématiciens de l'école d'Alexandrie avaient cru que cette profondeur des mers était déterminée par la hauteur des montagnes (Plutarque, Vu de Paul Emile, c. 15). La hauteur du centre de gravité des masses continealales suhit vraisemblablement de faibles variations dans le cours des siècles.
(61) [page 35/|]. Deuxihme Lettre géologique d'Élie de Btaur mont à Alexandre de Hutnboldt, dans les Annalen de Pof^eadorff, t. XXV, p. 1-58.
(62) [page 355J. Humboldt, Bêlai, hisl.. t. III, c. XXIX. p. 51£i-530.
(63) [page 357]. Voy. la série des observations que j'ai faites dans la mer du Sud, depuis O" 5' jusqu'à 13° 16' de latitude boréale, dans VAsie centrale, 1. 111, p. 35(|.
(64) [page 357]. On pourra (par la température de l'océ&n sous les tropiques) attaquer avec succès une question capitale restée jusqu'ici indécise, la question de la constance des températures terrestres, sans avoir à s'inquiéter des influences locales, naturellement fort circonscrites, provenant du déboisèment des plaines et des montagnes, du dessèchement des lacs et des marais. Cliaque siècle, en léguant aux siècles futurs quelques chiffres bien faciles i obtenir, leur donnera le moyen peut-être le plus simple, le plus exact et le plus direct de décider si le soleil, aujourd'hui source première & peu près exclusive de la chaleur de notre globe, change de constitution physique et d'éclat, comme la plupart des étoiles, ou si, au contraire, cet astre est arrivé à un état peemanent. Arago, dans les Comptes rendus des séances de l'Acad. des Sciences, t. XI, P. 2, p. 309.
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(G5) [page 358]. Humboldt, Asie centrale, t. tl, p. 321 et 327.
(66) [page 358]. Voy. les résultats numériques, même ouvrage, t. II, p. 328-333. Un niveMenient géodêsique que mon vieil ami, le général Bolivar, a fait exécuter sur ma pritre, en 18S8 et 1829, par Lloyd et Falmarc, a prouvé que le niveau de 1» mer du Sud est à 1 mètre tout au plus audessus de celui de la mer des Antilles, et même que l'une de ces deux mers est tantôt plus haute, tanUJt plus basse que l'autre, selon les heures de leurs marées respectives. Or, comme le nivellement a été. effectué sur une ligne de 12 myriamètres, en 933 stations et par autant de coups de niveau, on admettra facilement que l'erreur du résultat final puisse aller à 1 mètre, et l'on pourra considérer ce résultat comme une nouvelle preuve de l'érjuilibre des eaux qui communiquent vers le cap Hom (Arago, Animaire du Bureau des Longitudes pour 1831, p. 319). J'avais déjà cm reconnaître, en 1799 et ISOIi, par mes observations barométriques, que, s'il existait une différence entre le niveau de la mer du Sud et celui de la mer des Antilles, cette différence ne pouvait dépasser 3 mètres. Voy. ma Ftelat. hist.. t. 111, p. 555- 557, et les Annales de Chimie, 1. 1, p. 55-6Ii. Les mesures qui paraissent établir un excès de Imutcur pour les eaux du golfe du Mexique et pour celles de la partie septentrionale de k mer Adriatique (en combinant les opérations trigonométriques de Delcros et de Choppin avec celles des ingénieurs suisses et autrichiens), ne paraissent pu» mériter, sur ce point, une grande confiance. Malgré la forme de la mer Adriatique, il est invraisemblable que le niveau de la partie septentrionale soit à 8<",I| au-<lessus du niveau de la Méditerranée, h Marseille, et à 7'',6 nu-dessus de l'océan Atlantique. Voy. mon Asie centrale, t. Il, p. 332.
(67) [[Kige 360]. Kessel, -liber Flulh und Ebbe. dans le Jahrbucii de Schumacher pour 1833, p. 225.
(68) [page 360]. La densité de l'eau de mer dépend à la fois de la température et du degré de salure ; c'est un élément dont on ne s'est pas assez préoccupé dans la recherche des causes qui produisent les courants. Le courant sous-marin qui ramène vers l'équateur les eaux froides des contrées circumpolaires, suivrait une direction diamétralement opposée ; il irait de l'équateur aux pdies, » les différences de salure étaient seules en jeu. Sous ce point de vue, la distrir bulion géographique de la température et de la densité des eaux de la mer, est d'une haute importance. Les observations nombreuses de Lenz (Poggmd. annalen, t, XX, 1830, p. 129), et celles qui ont été recueillies pendant les voyages du capi* taine Beechcy (Voyage to Ihe Pacific, t. II, p. 727), mérileot une attention particulière. Cf Humboldt, Mat. hist., I. E, p. 7(i, et Asie centrale, t. III, p. 356.
(69) [page 361]. Humboldt, Relat. hist.. t. I, p. 6&; Ifoa-
velles Annales des Voyages, 1839, p. 255.
(70) [page 361]. Humboldt, Examen crit. de IHisl. de la Géogr., t. III, p. 100. Colomb ajoute : « C'est dans la mer des Antilles que ce mouvement est le plus fort d (NavarrÈle, Coleccion de los viages y desatbrimimlos de los EspaiioUs, t. I, p. 260). Et en effet, Rennell nomme cette région a not a current, but a sea in motion, n (Investigation of Currenls, p. 23).
(71) [page 362]. Humboldt, Examen critique, l. Il, p. 250. Belal. hist., t. I. p. 66-7i.
(72) [page 362]. Petrus Martyr de Angleria, de lîiinis Oceanicis et Orbe Nom, Bas. 1523, Dec. III, libr. VI, p. 57. Cf. Humboldt, Examen critique, t. li, p. 254-257, et t. III, p.l^.
(73) [page 362], Humboldt, Examen orUique. t III, p. 611-109.
(7fi) [page 367]. Cette voix mystérieuse lui disait :
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a Maravillosamente Dios hizo sonar ta nombre en la tierra ; de los atamientos de la mar Oceana, que estaban cerrados' con cadenas tan fuertes, te di(5 las llaves. » Colomb a raconte ce songe dans sa lettre au roi d'Espagne, en date du 7 juilleli 1503 (Uumbotdt, Examen critique, 1. 111, p. 23Z|).
(75) [page 368]. Boussingault, Reclierdies sur fa composition de r Atmosphère, dans les Annales de Chimie el Ae Physique, t. LVII, 1834, p> 171-173. D'après Boussingault et Léwy, la proportion d'acide carbonique contenue dans l'atmosphère, à Andilly, par conséquent loin des émanations des villes, oscillerait seulement entre 0,00028 et 0,00031 en volume.
(76) [page 369]. Liebig, dans son important ouvrage : Dîo organisa Chemie m ihrer Ànwendwig auf Agricultw wid Physiologie, IS&O, p. 6A-72. Sur le rdie que joue l'électricité atmosphérique dans la production du nitrate d'ammoniaque, lequel est transformé en acide carbonique par le contact avec la chaux, voy. Boussingault, Économie rurofe considérée dans ses rapport» avec la Chimie et la Météorologie, l&kk, t. Il, p. 210 et 697. Voy. aussi 1. 1, p. 8I|.
(77) (page 369]. Léwy, Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. XVII, B. 2» part., p. 235-248.
(1S) [page 369]. J. Dumas, Annales de Chimie, 3* série, t. 111. 2« part., p. 257.
(79) [page 369]. J'ai omis de mentionner, dans cette énumération, l'acide carbonique que les plantes exhalent pendant la nuit, en même temps qu'elles absorbent l'oxygène, parce que cette émission d'adda carbonique est laidement compensée par l'acte de la respiration des végétaux pendant le jour. Cf. Boussingault, Économie rurale, t. 1. p. 53-68; Liebig, Chimie organique, p. 16 et 21.
(80) [page 370]. Gay-Lussac, dans les Annales de Chimie, t. LUI, p. 120; Payen, Mémoire sur la composition chimique des véqélaux, p. 36 et 42; Liebig, Organisàie Chemie,
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p. 209-3f|5; Boussingault, Économie rurale , t. I, p. ili2-153.
(81) [page 371]. Ea appliquant les Tormules que Laplace avait communiquées au Bureau des Longitudes, peu de temps avant sa mort, Bouvard a trouvé, en 1827, que la partie des variations horaires de la pression atmosphérique, qui dépend de l'attraction de la lune, ne saurait augmenter, à Paris, b hauleur du mercure dans le baromètre, de plus de 0,018 da millimètre : tandis que, d'après onze années d'observations fnites à Paris, l'oscillatioD moyenne du baromètre était de 0,756 de millimètre, de 9 heures du matin à 3 heures de l'après-midi, et de 0,373 de millimètre, de 3 heures de l'après-midi & 9 heures du matin. Voy. Mémoires de l'Acad. des Sciences, t. VII, 1827, p. 267.
(82) [pige 372], Observations faites pour constater la marclte des variations horaires du baromètre joui Us Tropiques, dans ma Relation historique du Voyage aux Régions iquinoxiaies, t. IIE, p. 270-313.
(83) [page 373]. Bravais, dans Ksmtz et Marlins, HiHorologie, p. 263. k Halle (lat. 51° 29'), l'amplitude de l'oscillation est encore de 0,631 de millimètre. Pour les montagnes des zones tempérées, la détermination précise des heures do maximum et du minimum parait exiger une longue série d'observations. Cr. les observations de variations horaires qui ont été recueillies en 1832, 18ùl et 1812, sur le sommet du Faulhorn, dans Hartins, Météorologie, p. 25f|.
(8Ei) [page 373]. HumboldL, Essai sur ta Géographie des plantes. 1807, p. 90; Relal. hist.. t. 111, p. 313; et sur la diminution de la presaon atmosphérique dans les régions intertropicales de l'océan Atlantique, voy. PogendorFs Annalen, t. XXXVII, p. 2fi5-258, et p, Ii68-ii8fi.
(85) [page 37Z|]. Daussy, dans les Comptes rendus, t. III. p. 156.
(86) [page 374]. Dove, vber die Stûrme, dans les Ànnalen de Poggend., t. LU, p. 1.
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(87) [page $l!t]- téopold de Buch, BarômetrUdie Wmdrose, dans les Mém. de l'Acad. de Berlin, 1818-1819, p. 187.
(88) [page 375]. Dove, Meleorologische Unlersachxmgen, 1S37, p. 99-3^3; voy.' aussi les remarques iagéuieuses de Ksmtz sur le courant d'ouest supérieur, qui retombe vers les latitudes élevées et sur les phénomènes généraux de la direction des vents, dans les Yorlesungen ûber Météorologie, p. 58-66, 196-200, 327-336, 353-364 1 Ksemtz , dans le /o/»^ buch de Schumacher pour 1838, p. 291-302. Dove a publié une exposition très-intéressante des principaux phénomènes météorologiques, dans un petit écrit : Witterungsverhàltnisse von Berlin, 18I|2, La rotation des vents a été connue des anciens navigateurs (Churruca, Viage al Magellanes, 1793, p. 15). Sur une expression remarquable de Christoi^e Colomb, que son fils don Fernando Colomb nous a conservée dans la Vida del Almiranie, c. 55, voy. Humboldt, Examen critique de l'hist. di la Géographie, t. IV, p. 253.
(89) [page 375]. Monsun (en malais mutim, l'hippalus des Grecs) vient de l'arabe mausim, époque fixée, saison, époque du rassemblement de ceux qui font le pèlerinage de )a Mecque. Ce mot a été appliqué à la saison des vents réguliers, lesquels tirent leur nom spécifique des contrées d'où ils soufflent; ainsi on dit le mausim d'Aden, le mausim de Guzerate, du Malabar, etc. (Lassen, indisdte Atterthumskande, 1. 1, 18b3, p. 211). Sur l'influence contraire de la base solide et de la base liquide qui portent l'atmosphère, voy. Dove, dans les Mém. de l'Acad. de Berlin, 18Ei2, p. 239.
(90) [page 382]. Humboldt, Becherdies sw les causes des inflexions des lignes isothermes, dans VAsU centrale, t. 111, p.l03-ll/i, 118, 122,188.
(M) [page 383]. Geoi^e Forster, fcteine Schrifïen, 3' part., 179Ii, p. 87; Dove, dans le /o/irbucft de Schumacher pour
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18I|1, p. 289îKaemlz, Jfiléoroiogie, 1.11. p. 61, 43. C7 elOG; Arago, dans les Comptes rendus, t. I, p. 368.
(92) [p<^e 38â]. Dante, Divina ammedia, Purgaiorio, canto 111.
(93) [page 381). Humboldt, Sitr les tignes isothermes, dans les Mém. de Phys. et de Chim. de la Sociéli d'Arcueil. t. III. Paris, 1817, p. 143-1&5; Knight, dans les Transact. o', \he hortkuiturai SocUty of London, t. 1, p. 32; Watson, Remarks on the geographical disiribution of Brilish Plants, 1835, p. 60 ; Trevelyan. dans le New Edimb. Philos. Joumd de Jameson, n' 18, p. 15fi ; Mahlmann, dans son excellenl2 traduction allemande de mon Asie cenlraie, 2* part., p. 60.
(94) [page 388]. o Haec de lemperie aeris, qui terram late circumrundit, ac in quo, longe a solo, instrumenta nostrs meteorologica suspensa habcmus. Sed alia est caloris vis, quem radii solis nullis nubibus velati, in foliis ipsis et fruclibus maturescenlibus. magis minusve coloratis, gignunt. quemque, ut egregia demonstrant expérimenta amicissimorum Gay-Lussacii et Thenardi de combustione chlort et hydrogenis, ope thermometri meliri nequis. Etenim locis planis et montanis, vento libère spirante, circumfusi aeris temperies eadem esse polest cœlo sudo vel nebuloso ; ideoque ex observationibus solis thermometricis, nullo adhibito Photometro, haud cognosces, quam ob causam Ga liœ septentrionalis tractus Armoricanus et Nervicus, versus l'ttora cœlo temperato sed sole raro utentia; vitem fere non tolérant. Egeni enim stirpes non solum caloris stimule, sed et lucis, qu» magis intensa iocis escelsis quant planis, duplici modo plantas movet, vi sua tum propria, tum calorem in superficie earum excitante, n (Humboldt, de DisiriiAilione geographica plantamm, 1817, p. 163-164)
(95) (page 388]. Humboldt, ouv. cité, p. 156-161 ; Meyen, Grundrisi der Pflansengeographie, 1836, p. 379-467, Bous* singault, Économie rurale, t. Il, p. 675.
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(d6) [page 388]. Je place ici un tableau <tont l'échelle décroissante représente les diverses situations de l'industrie vinicole, en Europe, et la dépréciation de ses produits, en raison des climats. Voy. mon Asie centrât», t. III, p. 159. Aux exemples cités dans le texte du Cotmos, pour la production du TÏD à Bordeaux et i Potsdam, je joins ici les données relatives aux bords du Rhin et du Mein (lai. S8°35' — SO»?'). On voit par Cherbourg et Dublin, dont les climalâ paraissent différer si peu de ceux de l'intérieur de l'Europe continentale, lorsqu'on en juge par les indications d'un thermomètre suspendu à l'ombre, on voit, dis-je, que l'étal habituellement serein ou nébuleux du ciel peut influer sur les productions végétales, au point de hâter ou d'arrêter la maturation.