CHAPITRE VI
LAVENIR
Nous avons cherché, dans les chapitres précédents, à exposer les faits d'une façon consciencieuse et vraie. Il ne nous semble pas inutile maintenant d'en tirer quelques conclusions pratiques. Notre travail a un double but ; d'une part, dissiper un certain nombre d'erreurs géographiques ou scientifiques, ainsi que beaucoup d'erreurs de jugement, sur Costa Rica ; d'autre part, attirer l'attention des émigrants européens sur celte république encore à peu prés inconnue. Quoique le tableau que nous avons essayé de tracer du pays et de ses habitants reste forcément incomplet, ne soit même qu'une légère esquisse, nous ne croyons pas devoir insister encore sur ce premier point. Nous avons surtout tenté de donner la note juste, c'est-à-dire voulu montrer Costa Rica^ tel qu'il est aujourd'hui. Nous avons, pour cela, puisé aux sources les ijIus sûres; nous avons cqn- XxMé la. plupart des renseignements qu'elles nous fournissaient ; nos appréciations et nos jugements enfin, que- 130US n'exposons pas, d'ailleurs, comme indiscutables, sont dictés par l'expérience qu'un séjour suffisant dans le paj^s nous a permis d'acquérir. L'étude de Costa Rica reste encore à faire ; ce n'est que dans plusieurs années que les matériaux auront été rassemblés en assez grand nombre pour permettre^
<i*écrire un livre complet ; nous ne revendiquons, pour notre part, que le mérite modeste d'avoir, après d'autres, planté un nouveau jalon dans la voie à ouvrir-
La question de rémi^g^ation est trop importante pour que nous ne nous efforcions pas de mettre mieux en lumière quelques-unes des conclusions qui doivent ressortir des faits exposés dans le cours de cette étude. « De tous les phénomènes •« sociaux, l'émigration est l'un des plus conformes à l'ordre « de la nature, l'un des plus permanents à toutes les époques •<r de rhistoire. Il est aussi naturel aux hommes, dit Burke;, « d'affluer vers les contrées riches et propres à l'industrie, « quand, pour une cause quelconque, la population y est fai- •ff ble, qu'il est naturel à Tair comprimé de se précipiter dans -t les couches d'air raréfié (1). » Ce passage que nous empruntons au savant économiste M. Paul Leroy-Beaulieu, et où se trouve de plus cité un nom d'une haute valeur politique, exprime une pensée qu'on ne discute plus aujourd'hui. Pour la plupart des pays d'Europcl'émigration est non seulement un fait, mais un besoin annuel, c'est la saignée salutaire qui -empêche la pléthore.
Le large courant d'jémig^rants qui part de l'Ancien Monde suit la marche naturelle de l'humanité ; il se dirige à l'ouest. Au delà de l'Atlantique, deux grands continents, lîonnus delà
grande majorité des hommes depuis quatre siècles seulement,
offrent encore de larges espaces inoccupés, des richesses incalculables à peine en exploitation. Le courant, qui varie
(1) De la colonisation chez les peuples modernes, par M. Paul Leroy-Beauiàeu, page 467. Paris, Guillaumin et C*«.
de forme et d'intensité avec les époques, a actuellement deux bras principaux : l'un se dirige à l'ouest et déverse son flot de population sur les États-Unis, l'autre, plus récent, oblique fortement au sud et pénètre dans Testuaire du Rio de laPlatad'où il inonde la République Argentine. Dans les premiers siècles qui suivirent la découverte de l'Amérique, le courant d'émigration était autre. Unique, il se dirigeait sur Tarchipel des Antilles, et, de là, rayonnait sur les régions comprises entre les deux tropiques.
Le changement actuel de direction s'explique facilement. Ce que la grande masse des émigrants du XVPetduXVIP siècle allaient chercher en Amérique, c'était la fortune facile, c'était la mine d'or qui leur permît de revenir riches au bout de quelques années en Europe,el de finir leurs jours dans leur pays natal. Ce que l'émigrant d'aujourd'hui désire, c'est un coin de terre pour y bâtir sa maison, des champs pour les ensemencer, ce n'est pas la fortune inespérée, c'est une tranquille aisance, c'est l'oubli de la misère et de la lutte terrible pour l'existence; c'est, en un mot.le calme et la paix au sein d'une nouvelle patrie. On comprend que, dans ces conditions, l'Européen se porte de préférence vers les régions tempérées au nord et au sud des tropiques qui lui rappellent davantage la patrie abandonnée et lui évitent de passer par une acclimatation quelquefois difficile. Ce fut naurel aussi à l'origine, puisque, réputées autrefois moins ri-ches en métaux précieux, elles étaient moins peuplées que les régions tropicales et offraient plus de champ libre à la colonisation.
Toutefois le moment actuel est un moment critique. Les États-Unis et la République Argentine commencent — malgré
leurs immenses territoires encore inoccupés — àsepeuplei^ outre mesure sur certains points. On oppose déjà des digues, dans le premier de ces deux pa3'^s, au flot de 1 émigration. Contrarié dans sa marche, celui-ci est obligé de chercher une autre route que celle qu'il suivait depuis bien longtemps. Où se dirigera-t-il? Nous croyons le moment venu pour lui de reprendre son cours primitif. Les paj^s de l'Amérique espagnole ont perdu leur réputation d'Eldorado; ils gardent leur fertilité. Ils auront toujours la vraie richesse, celle du sol. sans cesse renaissante. D'immenses régions n'attendent que la pelle et la pioche pour produire non les trésors qu'on leur a demandés pendant longtemps, mais des récoltes abondantes; non de Tor, mais des moissons dorées.
Entre toutes les républiques latines de l'Amérique, Cjsta Rica occupe certainement un des premiers rangs, si on les classe suivant les avantages et les ressources que chacune d'elles offre à l'émigration. Peu de paj^s ont en perspective un plus brillant avenir. Son climat est salubre, tempéré^, et comparable à un perpétuel printemps ; la fertilité de son sol a fait sa richesse actuelle et la garantit ; sa position est certes privilégiée ; la faiblesse numérique de sa population lui permettra d'accueillir pendant longtemps les étrangers,non comme une charge, mais comme un bienfait.
Où trouver, en effet, un meilleur terrain pour l'émigration et l'emploi fructueux des capitaux étrangers ? L'agriculture manque de bras ; elle les demande à grands cris et plus elle en aura à sa disposition, plus elle sera la source féconde delà richesse non seulement de quelques-uns, mais du pays tout entier. Les terres en friche sont nombreuses, d'une fertilité reconnue,et leur prix en permet l'achat aux capitaux les plus
TOinirnes ; pour qui veut faire usage de ses bras, elles ne coûrtent même que le travail de la mise en culture. La main d'œuwre de métier atteint un prix très élevé ; les bons ouvriers .-sont assurés d'une excellente rénumération de leur travail. L'activité industrielle a un large champ ouvert devant elle ; •plusieurs industries s'introduiraient avec profit ; le développement de celles qui y sont déjà implantées donneraient de très beaux résultats. Les capitaux rendent au moins le double de ce qu'ils produisent en Europe, si Ton s'en rapporte unique- .mentautaux de Targent.ice rendement est beaucoup plus ^considérable si l'on considère le revenu des terres, le gain du <x)mmerce ou les bénélîces de l'industrie.
On parle beaucoup, il est vrai, en Europe de l'insiabilité des 'gouvernements et du peu de sécurité qu'offrent les Iran- .sactions dans les républiques hispano-américaines. Cette opinion est erronée en ce qui concerne Costa Rica. Le paj^s n'a presque pas connu les révolutions ; il est aujourd'hui sagement gouverné ; ses finances sont prospères et son état de civilisation le met à l'abri de tout changement rétrograde. On se représente aussi tous les pa3^s de l'Amérique centrale, depuis l'isthme de Panama jusqu'au Mexique comme excessivement malsains. C'est une complète erreur : Costa Rica n'est pas Panama, ni la côte des Mosquitos. Le climat est au contraire^ comme nous l'avons répété plusieurs fois, tout à fait salubre, plutôt tempéré que chaud. S'il existe «ncore dans le pays, comme partout, des régions malsaines, elles s'assainiront sans aucun doute, avec le défrichement, et, d'ailleurslesterresdisponiblessontsi nombreuses que, delongtémps encore, l'émigrant n'aura pas besoin de s'établir dans celles qui ne lui donneraient pas toute satisfaction. Une troi-
— iâi —
siême erreur, trop répandue et que nous avons cherché à combattre en exposant l'état de civilisation auquel est arrivé Costa Rica, consiste à croire que ce pays est encore à moitié plongé dans la barbarie etTignorance. Cette appréciation; est •entièrement fausse ; Taspect des villes, le caractère des habitants, les progrès de l'instruction publique, la sagesse administrative du gouvernement et le développement du commerce •en sont la preuve. Le monopole de la civilisation n'appartient plus à l'Europe ; il est vrai que d'elle est sortie la lumière; mais le flambeau brille maintenant dans bien des endroits jadis plongés dans les ténèbres, et Costa Rica peut se vanter avec raison d'avoir atteint en peu d'années un degré de culture enviable.
On pourra faire à l'émigration pour Costa Rica deux objections plus sérieuses, mais qui ne sont point aussi redoutables qu'elles le paraissent à première vue. La première consiste en la cherté de la vie ; la seconde naîtrait du souvenir de quelques tentatives malheureuses de colonisation risquées autrefois dans des conditions tout à fait déplorables.
La première objection tombe facilement. La vie est chère à Costa Rica, j'en conviens ; mais cette cherté est bien compensée par le taux des salaires. La vie est chère parce que le pays est riche ; il n'est pas besoin dans de longues considérations d'économie politique pour le prouver ; les Etats- Unis nous dispensent d'une démonstration inopportune. D'aiWeurs tout n'est pas cher. L'Européen qui arrive dans le pays doit chercher à s'habituer promptement à la manière de vivre en usage. Ce qui est cher c'est de vouloir conserver Intactes les coutumes de la vie européenne. L'émigrant d'Europe devra être supporter quelques privations qui ne dure-
ront d'ailleurs qu autant que l'habitude n^aura pas été perdue. Il fera bien, par exemple, de renoncer au vin qu'il peut boire en France ou à la bière qui ne lui coûte presque rien en Allemagne. Les haricots prendront la place des pommes de terre dans son alimentation principale. Mais sont-ce là de graves inconvénients? Nous ne le pensons pas, et nous n'aurions pas même parlé de règles de conduite aussi élément taires, si l'expérience ne nous avait pas démontré plusieurs fois l'utilité d'insister sur ce point.
Du fait, que quelques tentatives de colonisation à Costa Rica, n'ont pas donné les résultats qu'en attendaient ceux qui les avaient entreprises, on ne saurait déduire que l'émigration soit à déconseiller. La meilleure entreprise peut devenir malheureuse, si elle est mal conduite. Loin de nous, l'idée de jeter la pierre aux colons étrangers venus les premiers à Costa Rica. Ces tentatives datent d'un certain nombre d'années déjà et le pays n'était certes pas il j a, vingt ou trente ans, ce qu'il est aujourd'hui. Il leur fallut lutter donc contre des obstacles qui ont disparu maintenant.
Cependant nous croyons que si les projets avaient été plus longuement mûris, et le terrain mieux étudié, on n'aurait pas e\x à regretter la non réussite des entreprises. C'est une grande erreur — malheureusement trop commune — que de croire que les colonies se fondent d'un seul coup. A Costa Rica, pas plus qu'ailleurs, on ne saurait songer à voir villes et villages sortir de terre comme par enchantement, dans des lieux autrefois déserts. Certaines circonstances rares> l'affluence subite de la population dans une région riche en mines d'or, par exemple, permirent ces prodiges. Près-
— disque toujours les colonies ont d'humbles débuts. Les défrichements se font peu à peu. 11 faut qu'un premier champ ait été ensemencé et produise déjà de quoi nourrir un certain nombre d'individus, pour qu'un groupe puisse se former et la colonie se constituer sans crainte de périr misérablement. Dans le cas exceptionnel cité plus Imut, c'est au poids de l'or que les émigrants achètent de quoi subvenir à leurs premiers besoins. Mais les colons agricoles sont toujours pauvres à leur arrivée ; ils ne peuvent compter que sur le travail de leurs bras. En attendant que la forêt ait été jetée à bas, que les semences aient été conllées à la terre, que le premier grain de blé ou de maïs puisse être récolté, de quoi vivront-ils? De quoi vivront-ils, surtout loin des habitations d'autres hommes, dans des régions encore à peu près désertes où les denrées alimentaires ne parviennent qu'avec la plus grande difficulté? Ils souffriront mille maux; ils perdront la confiance et l'espoir dont ils étaient armés à l'origine et, dégoûtés du travail, soupirant après la condiiion dans laquelle ils se trouvaient autrefois et dont ils ne voient plus que les beaux côtés, ils abandonneront l'un après l'autre leur dure entreprise. Ceci seul explique ce qui s'est passé à Costa Rica et ce qui s'y passerait encore si Ton y entreprenait l'émigration dans les mêmes conditions. Il ne faut pas songer à y transplanter des colonies entières tout d'un coup, à moins que ce ne soit dans un terrain préparé longtemps à l'avance, déjà en partie en ^cultivé et pouvant subvenir aux premiers besoins des nouveau venus.
Costa Rica cependant désire l'arrivée des émigrants. Nous avons même démontré plus haut qu'ils étaient pour ce pays presque une nécessité,et,en tout cas,une condition de sa pros-
— iU —
périté future. En parlant des colonies, Téconoiniste que nous avons déjà cité dit : « Les seuls émigrants dont les colonies «retirent quelque avantage, ce sont les jeunes gens vigou- « reux, pleins de courage et de patience; les enquêtes an^ « glaises ont prouvé qu'au-dessous de 16 ans et au-dessus de « 40 ans, l'émigration était plutôt une charge qu'une res- « source pour les colonies » (1). Quoiqu'il ne s'agisse pas ici de métropole et de colonies, nous nous rallions entièrement à l'opinion émise dans les lignes que nous venons de transcrire. Ce qu'il faut à Costa Rica, ce sont des jeunes gens ou des hommes faits, tant qu'ils ne dépassent pas une certaine limite d'âge ; mais il les faut surtout vigoureux, pleins de courtage et de patience. Une erreur assez commune chez les émigrants consiste à croire que la vie sera de toute manière plus facile pour eux dans les pays d'outre-mer. Nous n'hésitons pas à le dire, elle est soMYent plus dure à l'origine* L'Amérique offre cet avantage que la, sueur y est plus fé* conde, que le travail y est plus rémunérateur et qu'une fois les premières difficultés vaincues, l'aisance s'y acquiert plus facilement. Mais celle-ci ne s'obtient pas sans peine; il faut de la vigueur, il faut du courage et de la persévérance.
Il faut autre chose encore. L'homme faible, le lâche ou l'inconstant ne gagneront pas même leur vie ; celui qui ne sait rien faire ne réussrra'pas davantage. Costa Rica est un pays neuf, mais c'est aussi un pays qui progresse chaque année. On exige de l'étranger non seulement qu'il travaille bien^ mais encore qu'il travaille mieux que l'ouvrier indigène.
(1) P. Leroy-Beaulieu, ouv. cit., p. 481.
S'il se moatre bon artisan, bon cultivateur, bon industriel, son mérite sera promptement reconnu ; sll travaille mal ou même médiocrement, on se détournera de lui non sans raison. Il faut aussi avoir plus d*une corde à son arc. Dans, un pays où les bras manquent, on est souvent obligé de se mettre atout. Chacun ne doit compter que sur son.intelligence et sur ses forceSé^
• Malgré tous les avantages qu'on pourrait lui offrir, rénûgrant ne doit pas non plus arriver sans ressources. Quelque soit le travail quMl compte entreprendre, des fonds lui sont toujours nécessaires pour son premier établissement, . Et pour attendre* les premiers gains, s'il ne veut pas être à la charge d'autrui ou commencer par contracter une dette qu'il n'éteindra ensuite pas facilement. De toute manière, un petit capital lui assurera Tindépendance ; le manque complet, de ressources propres risque fort de Tempêcher de l'acquérir dé longtemps^*
• Une bonne immigration ne comptera donc dans ses rangs ni gens faibles, ni personnes inutiles, ni individus complètetnent misérables. Ceux-là ne réussiront pas à Costa Rica,. Les.' forts, les persévérants, les habiles, ceux qui possèdent quelques ressources y ont, au^contraire, leur avenir assuré. On désire surtout des agriculteurs^ des artisans sachant bien, leur métier et des ouvriers industriels capables d^ entre ^ prendre eux-mêmes les mille petites industries productives qui manquent encore dans le pajjs.
Les pays qui font appel à l'immigration ont toujours pris des mesures pour aider les émigrants. Costa Rica n'entend pas rester en arrière sur ce point. Comme preuve à l'appui, nous pouvons citer le fait suivant : à la fin de l'année 1888,
plus d'un millier d'Italiens occupés aux Iravaux'de la ligne du chemin de fer en construction abandonnèrent leur travail demandant à être rapatriés (1). Désireux de garder, en pirlie du moins, dans le pa3^s cette immigration déjà sur place, le gouvernement offrit aussitôt aux Italiens, qui le désireraient, de faire venir leurs familles à ses frais. Quelquesuns acceptèrent Toffreet sont aujourd'liui définitivement établis à Costa Rica. La grande majorité cependant préféra regagner ses foyers à la suite d'un arrangement conclu avec une agence maritime. La décision du gouvernement à 1 égard des familles italiennes peut être prise de nouveau en faveur d'autres émigrants. Nous croyons de môme pouvoir affirmer que promptement une somme assez importante du budget sera destinée à encourager l'immigration, soit en pa3^ant le passage des émigrants, soit en leur assurant à leur arrivée ici, des moyens desubsistance immédiats.
De toute manière les renseignements seront faciles à pren-> dre. Costa Rica possède des consuls dans les principales villes d'Europe et des Etats-Unis. Ils fourniront à ceux qui en ferontla demande toutes les explications désirables et transmettront volontiers à leur gouvernement les propositions qui leur seront faites par les personnes qui désirent s'expatrier. Mon-
(1) Nous n'avons pas à jujrer le difierend survenu entre l'entreprise du chemin de ier et les Italiens qui avaient été engagés pour les travaux. Nous dirons cependant qu'aucun d'eux n'a fwj le moindre sujet* de plainte vis à vis la population de Costa Rica qui les a secourus et hébergés pendant plusieurs seniaines avec un dévouement digne d'éloges. Quelques journaux d'Europe ont accueilli des correspondances qni faisaient retomber sur le pays tout entier les infortunes des ouvriers, triste conséquence de l'abandon des travaux. Comme témoin oculaire des événements, nous croyons de notre devoir dé déitientir formellement ces récits mensongers qui no prouvent que la noire ingratitude de leurs auteurs.
sieur le Consul général résidant à Paris se chargera spécialement de recevoir les demandes et c'est à lui qu'on devra s'adresser de préférence (1).
Nous nous tenons nous-mêmes àla disposition de tous ceux
qui voudraient des détails plus précis, sur des points qui pourraient les intéresser particulièrement. Nous serons très heureux, si ce que nous avons exposé, sans rélicence ni exagération d'aucun genre, est utile aux hommes qui cherchent une nouvelle patrie.
(1) Ecrire à M. E. Falacios^, Consul Général de Costa Rica en France, rue des Petites Ecuries, 28, Paris.