JEUNE OUVRIÈRE
Sexe charmant, aimable moitié du genre humain, sous tous Îes climats de la terre , n'importe sous quelles couleurs, et sous quel costume , l'empire de tes uraces étend sa bienfaisante influence, et rend meilleurs les hommes, en impo sant une trêve aux passions haineuses qui les agitent. Malgré son teint pale et olivatre, la jeune ouvrière mexicaine ne renonce pas au privilège de plaire. et Sail, par sa vivacité naturelle, par ses mouvemens rapides et gracieux, faire oublier parfois la gentille grisette parisienne. Une coiffure artificielle, des huiles parfumées ne chargent point sa tête, La nature à donné l'éclat du jais a son épaisse chevelure, etun simple ruban en emprisonne les longs flots d'ébene. Les roses ne contrastent point ave le lis de ses joues, mais des veux vifs et pétillans , noirs comme l'aile du corbeau , nager” ‘ans la volupté sous deux ares de velours qui se rejoignent sur un nez aquilin. Aucun corset ne géne sa Guille flexible comme le serpent des prairies et ses formes se dessinent sous le léger tissu qui la couvre. Sa coquelterie se borne à bien tourne: un petit pied enfermé dans un soulier de satin, afin qu'il appelle l'attention : et larrangement perpétuel de sa mantille laisse à deux bras arrondis la fa culté de prendre les poses les plus séduisantes. Son esprit naturel lui sug gcre des réparties piquantes qu'elle n'a pas puisées dans une lecture qu'elle ignore : légère, enjouée sans prétentions, sans apprét. sa piété religieuse est son seul bouclier contre la séduction.
Nota. La robe est d'indienne grossicrement imprimée dans le pays. ainsi que la bordure. La mantille ou tapalo est d'une etotle de coton trés-serree qu'on appelle manta avant d'être peinte, On en fabrique à Puebla de los Angeles. et on en envote d'Angleterre en blane qu'on peint ensuite dans le pays
Dlunche Quatrième.
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