BOURGEOIS DE PARIS
Ces deux figures sont tirées de la même source que la pl. LYII de ce volume. (Willbiiei« t. II, 191).
N" i. Ce bourgeois porte une casaque brune, à collet rabattu, qui couvre ezacteiibent la poitrine, et descend jusqu'à mi-jambes. Les manches & bouffettes sont divisées en deux pièces, dans Fintervalle desquelles on aperçoit la chemise plissée ; la partie supérieure de ces manches est étranglée au milieu, de manière à produire une sorte de ballon - au-dessous de chaque épaule. La chemise, autour du cou, forme une bouffette tailladée. Les chausses sont jaunes et les babouches écartâtes. Le chapeau, posé sur une résille bleue rayonnée d*or, est noir, décoré de quatre plumes, dont deux roses, une bleue et une jaune.
N° 2. Ce bourgeois porte une casaque écariate, doublée de damas gris-taimé , et garnie de longues manches loDgitudinalement ouvertes. Le vêtement de dessous, aôqiiel sont sans doute attadiées de fausses mandies ou
bouffettes noires, est laque-rose. Les chausses sont bleucéleste et les babouches noires. La coiJûfure, rehaussée d*or» se compose de deux bonnets ou bérets posés Vun sur
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i* autre, le premier noir, le second éc&rlate, tous deux bordés d'or.
I. GoimRB. « Les deux bonnets superposés n'étaient pas absolument une innovation» car on avait vu longtemps
des espèces de capots , coiffes ou calottes, se loger sous le chaperon, la barette, le chapel de feutre ou le cainail d'étoffe; mais, ici, ces deux bonnets, étant absolument de même forme, le premier plus petit que le second qui s'évase en mitre renversée, produisent on effet singulier.
Quant à l'usage de placer une résille sous une toque à plumes, cette mode élcgai;tc et coquette eut beaucoup de vogue sous le règne de Ff(f^oiâ i'^'. C'était une importation d'Espagne; elle eut lioj^raisemblablement apr^ le mariage du roi avec Eléonbre'd'Autricbe en i529;
II. GsAUSSoaR. — Les souliers a la guimOardç étaient de plus en plus découverts, tellement que, se^s la bride qui les retient attachés au coude^^pied , et sans 1» hauteur du quartier qui monte à la ehevilie, on les aurait souvent
perdus en marchant. Ces souliers se fabriquaient en cuir souple de veau ou de cordoiian, pour la ville; op étsoffe de soie ou eu tissu de laine, pour la cour.
GOSTCMËS HISTORIQUES.