‹ Costumes historiques des XIIIe, XIVe et XVe siècles, extraits des monuments les plus authentiques de peinture et de sculpture, dessinés et gravés (volume 2)Chapitre 33 sur 87 · MATRONE SIENNOISE · texte numérisé non relu

MATRONE SIENNOISE

On a déjà pu observer dan9 les costumes précédens que la coiffure des femmes servait à faire distinguer leur état dans la société. Les ajustemens de tête des femmes mariées présentent de grandes variations , et plusieurs sont aussi remarquables par leur élégance que par la singularité de leurs formes. La figure suivante est extraite d’un tableau de Yanni conservé dans l’académie des Beaux-Arts à Sienne *. Ce peintre y a représenté les triomphes de Pétrarque. Le costume que j’ai choisi appartient à la femme d’un magistrat de la république , et l’usage en était assez répandu dans le reste de l’Italie , ainsi qu’on en voit une preuve dans les historiens de cette époque , tels que Ricobaldo de Ferrare et Jean Musso de Plaisance.

Cette Siennoise est coiffée d’un bonnet violet et d’un léger voile de la même couleur , ornés l’un et l’autre de broderies d’or. Un petit filet noir lui passe sur le front. La robe est verte avec des fleurs d’or ; les manches en sont fort larges et doublées d’une fourrure brune. La ceinture est noire et enrichie de boutons d’or.

* Il ne faut pas confondre ce Vanni avec les peintres du même nom que cite l’abbé Lanzi en parlant de l’école siennoise. Celui-ci est fort antérieur, et appartient au commencement du quatorzième siècle. Je n’ai pu en trouver aucune notice; le nom seul du peintre écrit sur l’un de ces tableaux est tout ce qu’il m’a été possible d’apprendre d’un artiste qui mérite un rang distingué dans la première école siennoise. Les panneaux sur lesquels il peignait étaient entièrement dorés, et il se servait d’outils et de poinçons pour enlever la couleur, et avec l’or du dessous faire les broderies et les ornemens qui abondent sur les vêtemens et les figures.

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MCCC.

MCCC. — N° 39.

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