COSTUME PLÉBÉIEN
Si les costumes des simples et pauvres citoyens des villes libres d’Italie aux treizième et quatorzième siècles ne sont pas remarquables par celte profusion des riches ornemens qui brillent sur les vêtemens de la noblesse , ils ne seront cependant pas entièrement dépourvus d’intérêt , lorsqu’on réfléchira que c’était l’active industrie de ces laborieux artisans qui était la source féconde de la prospérité et de la puissance des républiques italiennes.
Le costume suivant est extrait des peintures de Simon Memmi dans le chapitre des Espagnols de Sainte-Marie-Nouvelle à Florence. Il est à regretter qu’à défaut de mémoires la tradition n’ait pas du moins conservé les noms de tous les personnages dont ce peintre a réuni les portraits. Celui que je présente ici ne peut être désigné que par le titre que je lui ai donné; car la simplicité de ses vêtemens démontre assez clairement qu’il doit appartenir à la classe du peuple.
On y observera combien l’usage du capuchon était général dans les treizième et quatorzième siècles , et que cet usage, se perdant par la suite , resta un attribut des moines. Personne n’ignore que l’habit des religieux n’est pas inventé à caprice , mais qu’il dérive de celui qui était en usage à l’époque de l’institution de chaque ordre, et qu’ils adoptèrent de préférence, et pour faire preuve d’humilité , le costume des gens de la plus basse condition.
Un sarreau jaune fermé par des boutons noirs, un capuchon de la même étoffe que le sarreau , et une chaussure noire , tel est l’ensemble du costume suivant.
Toi,
ÆC<CC. JV? 37°
DES XIII0, XIVe ET XVe SIÈCLES.
MCCC. — 1V° 57.