‹ Costumes historiques des XIIIe, XIVe et XVe siècles, extraits des monuments les plus authentiques de peinture et de sculpture, dessinés et gravés (volume 2)Chapitre 74 sur 87 · DOMINICAIN · texte numérisé non relu

DOMINICAIN

Innocent III crut devoir opposer des bornes à la multiplication excessive des ordres religieux ; et dans le concile tenu à Saint-Jean-de-Latran l’an iai5 , ce sage souverain pontife défendit formellement la création de nouveaux ordres religieux. Dans ce même concile saint Dominique ayant demandé l’approbation de son ordre, fut invité par le pape à en choisir un déjà approuvé. Il donna la préférence à celui des chanoines réguliers ; de sorte que l’institution des frères prêcheurs ne se trouva pas en opposition

avec le décret du concile. En effet , ces religieux eurent d’abord le titre

de chanoines de la règle de saint Augustin. La piété, le zèle ardent des premiers dominicains firent faire des progrès si rapides à leur ordre , qu’en peu d’années ils eurent des couvens dans presque toutes les villes *.

Un grand objet des prédications des moines dans le treizième siècle , un objet vraiment digne de la religion chrétienne et d’une mission divine , fut le

rétablissement de la paix en Italie, Toutes les villes étaient armées les unes

contre les autres ; les factions divisaient les familles les plus puissantes ; le sang ruisselait dans les cités et dans les campagnes ; partout le désordre était à son comble. C’est alors qu’avec le même zèle que les ministres des autels avaient quelques années auparavant prêché les croisades et la destruction des hérétiques et des ennemis de la foi , on vit de nouveaux missionnaires parcourir les villes, prêcher aux peuples , et, au nom du Dieu de paix , leur commander la réconciliation et le pardon des injures.

Le costume suivant est extrait de la pierre sépulcrale du septième maître

Murator. Antiq. Italie- raedii ævi. Diss. LXY.

du sacré palais , mort le 7 mars 1 3oo. Cette précieuse mosaïque existe dans le pavé de l’église de Sainte-Sabine à Rome. Le dominicain quelle représente porte une tunique et un scapulaire blancs. Le manteau , ouvert seulement depuis la ceinture , est noir. La doublure du capuchon est blanche.

DES XIIIe, XIVe ET XVe SIÈCLES.

MCCCC. — IV0 88.

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