JEUNE FRANÇAISE
Les costumes qui figureut dans les deux planches suivantes sont encore du même manuscrit. La forme des vêtemens des femmes avait beaucoup d’analogie avec ceux des hommes. Leurs manches étaient disposées de la même manière. Les miniatures de cette époque ne présentent pas plus de variétés dans le costume des femmes; elles adoptèrent même jusqu’à cette bizarre chaussure à la poulaine qui défigurait le pied d’une manière si désagréable.
Cette jeune française a les cheveux entortillés dans un lacet noir autour de la tête. La robe est blanche, brodée en argent, et contournée, au cou, aux épaules, aux coudes et dans le bas, par des filets d’or. Les petites manches qui arrivent du coude au poignet sont à carreaux rouges et blancs, et garnies de deux filets d’or. La chaussure est noire.
Toutes les autres femmes figurées dans ce manuscrit sont vêtues de la même manière; il n’y a de variété que dans la couleur et les étoffes. On observe cependant quelques diffe'rences dans les coiffures. Quelques-unes ont les cheveux entortillés de la même manière que celle que j’ai choisie , mais dans un voile blanc entrelacé d’un ruban bleu enrichi de perles; d'autres ont les cheveux épars et portent en guise de couronne un petit bandeau de perles.
Ce costume offre encore beaucoup d’analogie avec celui de Laure, n“ 45 , tome I. Non seulement il prouve la confiance que doivent inspirer les jieintres italiens du XV* siècle pour ce qui tient aux costumes de leur époque, mais il sert encore à confirmer l’authenticité du portrait de Laure dans le chapitre des Espagnols à Florence.
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