JUGES DISEURS
Cette planche et les suivantes sont encore extraites du manuscrit du roi René, auquel j’ai emprunté les n®’ et a8. Elles serviront à réunir ici tout ce qu’il importe le plus de connaître sur les formalités qui précédaient ou accompagnaient les tournois. Le roi d’armes, ainsi que je l’ai dit plus haut, se rendait avec ses deux hérauts vers les quatre juges désignés pour le tournoi, et il leur présentait ses lettres de créance. Lorsqu’ils avaient accepté, ils le priait de fixer le jour du tournoi, et attachait ensuite leurs écussons aux quatre coins du parchemin armorié. Il se rendait, après cette formalité, sur la place publique pour y faire le cri du tournoi. Dans la miniature qui exprime cette scène, le roi d’armes, costumé de la même manière que dans la planche suivante , est monté sur une pierre élevée ; il est environné de ses hérauts, et crie à haute voix : or ouez, or ouez , etc.
Le roi d’armes est vêtu comme dans la planche n® a4; sauf cette différence, qu’il porte en guise de chlamyde la pièce d’étoffe que lui a donnée le seigneur auquel il a transmis le défi du tournoi.
Le premier des juges diseurs a un chapeau noir , un pourpoint de velours cramoisi ; une soubrevesle jaune , dont la doublure est bleue ; des chausses couleur de plomb , et un poignard , dont le fourreau est noir et la poignée , partie en acier et partie dorée.
Le suivant est coiffé d’un chaperon écarlate ; la soubrevesle est bleue , la manche gauche est jaunej la ceinture est noire et les chausses sont couleur de laque.
Le troisième porte un chapeau noir , un pourpoint bleu , une soubre-