CHAPITRE IV
CÔTE DE LIBÉRIA. — République de Libéria. — Les Kroumen.
Après avoir dépassé les rivières Gallinas, Soulina, etc., dont il vient d'être question ci-dessus, on arrive au cap de Monte.
De loin, le promontoire qui termine ce cap présente l'aspect d'une colline couverte de vastes parcs, de riants bouquets promettant un ombrage agréable. Mais si l'on s'approche de la terre, on s'aperçoit que cette végétation qui paraissait si luxuriante se réduit à des massifs de palétuviers et à des fourrés d'arbres, bas, épineux, touffus, aux branches entrelacées, et à travers lesquels il est difficile de se frayer un passage.
A partir du cap de Monte, commence l'établissement américain du nom de Libéria dont la capitale, la ville de Monrovia (3,500 habitants), est bâtie sur le versant nord du cap de Mesurade.
RÉPUBLIQUE DE LiBERLv. — L'établisscment de Libéria fut fondé, en 18*21, sur la côte des Graines par des hommes de couleur des États-Unis, fuyant les lois tyranniques de ce pays à l'égard des gens de leur caste, lois frappées depuis d'une juste réprobation par les États-Unis eux-mêmes.
Dès 18'28, des achats de terrain faits aux rois dos peuplades voisines avaient agrandi son territoire; de nouveaux établissements furent dans la suite créés sur toute la côte des Graines, dont le nom fut changé en celui de Libéria, donné par les colons à la république nouvelle.
En 1851, cette république fut reconnue par la France, l'Angleterre, les Etats- Unis. Elle a rendu de grands services à la cause de l'abolition de l'esclavage en contribuant puissamment à faire disparaître sur la côte qu'elle possède l'ignoble trafic des es-
claves.
Malheureusement,
d'après quelques explorateurs qui ont visité la côte de Libéria depuis cette époque , les belles
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