CHAPITRE V
CÙTE DE GUINÉE. — Aspect général. — Climat.
Une grande partie des renseignements qui suivent nous ont été fournis par M. Tralboux^ lieutenant d'infanterie de marine, qui a effectué un séjour d'une année sur cette côte.
La côte de Guinée s'étend depuis le cap des Palmes jusqu'aux bouches du ^'uJer. Elle se subdivise en côte d'Ivoire, côte d'Or et côte des Esclaves. A part le Golfe du Bé/iin, elle n'offre pas de découpure notable. On y remarque encore le cap Saint- Paul, le cap Goast, le cap des Trois- Pointes.
Les cours d'eau n'ont d'importance que par la] masse d'eau qu'ils déversent dans la mer. Leur longueur est relativement faible; cela tient à ce qu'ils descendent tous des montagnes de Kong, dont la distance maxima à la côte ne dépasse guère 600 à 800 kilomètres. La partie supérieure de tous ces cours d'eau est généralement à sec d'octobre à mai. Au moment des pluies ils roulent un volume d'eau considérable. Le courant est alors d'une telle violence que la navigation est impossible.
La rivière Volta décolore les eaux de la mer à plusieurs milles au large. Cette rivière est celle de la côte de Guinée dont le cours est le plus long; viennent ensuite VAkba eiVOnémé.
La côte, surtout dans sa partie orientale, est couverte de lagunes qui longent la plaire à une distance très faible. A Grand-Popo, par exemiilc. la bande de sable qui sépare la mer de la lagune n'a qu'une largeur de .") mètres. Aux fortes marées, la mer franchit cette espèce de digue et vient tomber dans la lagune.