LA RBARRIERE DE VINCENNES
La barrière de Vincennes eU la porte Saint-Antoine étaient une seule et même entrée de Paris connue sous deux noms différents. Elle s'ouvrait sur la gauche de la Bastille, an commencement même du boulevard, iadis extérieur et devenu Mterieur depuis l'accroissement de Paris.
La place ne ressemblait Pas précisément, 4 cette époque, à ce qu'elle est aujourd'hui.
L'énorme monument, à la réputation lugubre, que quarante-quatre ans plus tard la Révolution devait abattre, dressait ses vrosses tours grises crénelées eur cette partie de la place, qui s'étendait depuis le canal] jusqu'aux murs du Jardin de l’Arsenal (jardin sur lequel On fit passer plus tard Je boulevard Bourdon).
En entrant dans Paris, par le pont établi sur le canal. On avait donc la Bastills à sa gauche, et à sa droite l’esplanade du boulevard avec une belle prairie allant jusqu'à la rue du Pas-de-la-Muie. En face le la porte, s’ouvrait la rue St-Antoine.
Cette nuit-là, le vent soufflait de l'ouest, le ciel était de plus en plus nuageux et ren‘lait l'obscurité plus opaque. La fonte des neiges faisuit de la place un véritable étang. Pas une lumière ne brillait aux petites fe-
nêtres percées dans les épaisses murailles de la pfison
u'Eta! Les maisons loisiNatites ofatent Lun Sortithie et Mttettés
1h Î it} Cuifs i { y»! : \: lil So)hiVrTaterit
l'avenue du faubourg et la ru Charenton, non pa vees toutes der tuvant leur lliissoes PAT to hiores pbrofon c
Place Ua ut f IMAONTENT Lie ib unient «| s et s POICTIX,
ehtendit nn P':Unement de c) Ux dans la d i de ht pla © R ale. Un Urotirx | ‘aval! eFs, ua: en bon ordre. apparut, se dirigeant vers porte San Antoine. ‘étaient des monsou dires Doi 'OSASTAN leur caserne de la rue de Char pton
ls disparurent et ! ruit éte t
| ue « inii-lu I cou) i, pu i } { rot:
tit au loin, en | iut ou faubour ee bru se ipjrochait rapidement. C'etait celui li roulement d'une voriure sur ce terrain fangeux. Au bruit du roulement se je luna nt celui du trot de pluie: re Chevaux et des
' ciaquements sonores.
Au centre de la chaueste du boulsvard, der
par la rue de Montreuil, s'uvancait ine cl de poste entrainee par la vive allure de quat: HITEUX p lé PONS, à iA Cr! re Nattéc et à la ue Bouce en rosetts Deux postillons, les jambes enferméee ana des bottes énorm fuishient clact le! - 4 L "= ira] DOPVETEENX sur GET étaient l denix homes « ‘loppes dans des lonpoelan. ces
la che se rontait : leinent et el t alieindr la port RAP UIRTEIEET le jilæ Ge Chacun des dos Fotos de ja ra incerent brusquement juatr( hommes.
Deux se jet Liète des chesans
* Arrêtez! dirent-il
Jarnidou! hurla le posüllon de tête en levant sat
fouet. Gare! oi Je te passe sur le ventre!
\ it} x { UIA fers ! a tant Costiipiie » }4 ( ill set Î 1 t ( | ! ls He f { | fn Tije Coarepton ll et | la cha l Male a | ! ‘il re, et rani * PRE SE j ; ? lir ‘ju orte « iilerui urde jatstitr fa l } { i | ti EL 1 ‘3 ri 11 nti } ! Picot efu, Somme illai dans iniifl Î { sou, L'éclut de la niiere t ie Î 4 rent Dirttact lent {! regarc] autour cle (Er ! p'onenca quelques mots en hingus étrangèrent. Le] ou Avatt Upe grande chevelure noire, non pouorce, retoribant sur ses épaules, et de fines nousta-
PA ue de la maréchausete fit 1 UTOCr sA lanterne pro] i rer ejtl i VOvVaueUul fait bic set} \ y Hit lt Î POS «| -l Le jeune hormme. qui paraissait extrémon Dt éton
ne, B'ononça d'autres mots que ne comprit pas le gard jui, retirant sa lanterne, ln referina,
Cest bien ecla! dite à Pun de ses )APATNONS eroes dos contrevents dus portières et visce/-les! ” L'ordi fut exécute et les Contrev lisa en bois pleins
eleves, fat impossible au resward de pénet re r dans
Deux cavaliers se placéront en tête quatre en queue,
les quatre autres «en ent, par deux, de chaque côté
A ar ii ch se,
Deux = ôtorts clahcerent sur Île si8e, 86 maine lénañt prés des valots, on se cran ponpant aux larères | CHAT, Das a “IX autres se | lac: rent sur Île siare dé
derrière m1 | ba } 1 | Ds 4 , 1 pa Droit à ho au benlenant de police ! enrit je CANANCT Qui avait examiné l’intérieur de la voiture, en S auressant aux postillons, Au nom du roi, en route! ”
Lt C'idis il posie, escortée de dix gardes. partit ra-
——rememeenne,
pidement. Elle entra dan: Paris, s'engay-va sur Les boulevards quelle parcourut avec une extreme Vitesse, et elle atteignit l'entrée de L'hôtel de la rue des Capucine, au moment où onze heures sonnaivot.
Elle pénétra duns la cour: la porte se referma sur elle,
* N'ouvrez pas les portières!" dit le garde d'une VOIX imipérieuse en s'élancant sur le pavé où la cour.
Il abandonna son cheval et disparr. la voîte, Un huissier était à la porte du prem:
M. le Jicutenart de police? dit !
chaussée,
Entrez! il vous attend dans pondit l'huissier.
Le garde traversa plusieurs | ‘ écla rées. Un coup de sonnette reten: , pieivuai Vus doute le magistrat, car une porte s'ouvri . Fey
de Marville apparut sur le seuil.
“Avez-vous réussi? demanda le heutenant de police, -Oui, monsieur le lieutenant général,
—— Vous avez arrèté la voiture ?
-—Ce soir, à onze heures moins vingt minutes, j'ai arrété une chaise de poste, à la caisse peinte en brun avec des ornements verts, ntteléo de quatre chevaux. avec deux domestiques sur le siège et un jeune gentilhomme seul dans l'intérieur.
—Ce gentilhomme ne parle pas françats ?
—Non, monsieur le lieutenant.
Quelle langue parle-tt"
Je lignore: je n'ai pas cOMpris un mot de ce qu'il a dat. j Où etait la voiture ?
——A la porte St-Anioine.
— Personne autre que vous n'a vu ce £cntiihormme ?
— Personne autre aue mai J'ai éteint ja lantern
ct fait fermer les contrevents. qui ont été maintenus
extérieurement avee nn cadenas et des vis, de sorte qu’il est impossible de les abaisser de l'intérieur.
— Très bien.
-La voiture vient d'entrer: elle est dans la seconde cour de l’hôtel,
— Faites passer vos gardes et les agents dans l’autre cour et attendez seul, sans ouvrir la portière, J'ai donné des ordres concernant les valets. ”
Le garde s'inclina et sortit.
“Enfin, murmura M. Feydeau avec un sourire joyeux J'aurai, de ce côté, satisfait immédiatement los désirs de Sa Majesté, ”
Il quitta à son tour le cabinet el traversa les salons, se dirigeant vers Ja cour dans laquelle stationnait la vorturt
La chaise de poste était devant le perron. Les che- Vaux avaient été dételés. Les valets, les gardes, les agents avaicnt disparu. Le garde de la maréchaussée était seul, fa main appuvée sur le bouton de lu portière,
ML Feydeau de Marville s'étant arrèté sur l'avant-dernière marche du perron. 11 examinait attentivement la voiture «uéclairaient les denx lampes placées dans le vestibule,
C’est bien cela! murmurast-il.
Et se tournant vers le garde. il allait lui donner l'ordre d'ouvrir, quand une réflexion subite parut le frapper.
Mais je ne sais pas le polonais, se dit-il à luimême: comment pourrai-je linterroger ?
Il réfléchit,
© Bah! reprit, je lui parlerai pur signes, D'ailleurs, M. d'Argenson s'expliquera, hu, comme il l'entendra. ”
Et s'adressant au garde:
** Ouvrez!” Jui dit:il,
læ garde ouvrit la portière. L'intérieur du carrosse
fait profondément obscur puisque con ‘autre portiere élait fermé. Le voya 7e Lt a'ut pas faire un mouvement
* Veuille: descendre! 41 M. Feydear
Ah! secria une : IX fraîche ot enjoué y Je aus donc arrivée, C'est hi à heureus !
La phrase avait ét prononcées en excellent français
À poince D ach A it=uile € nu un tete char M ile Hit
ne, avec des Cheveux poudrés à den enfermés sou: une oiffe de vorage, apparaizea lans l'ouverture de ‘a
pornére, et qu'une pette main s'étenduit en avant pour demander un point d'apyui Cetie main rencontra k bras du heutenant de pt Lee,
eue femme, vétue du plus coguet costume s'élana
lestément sur les marches du berron Cette forme M PRE + 11 | * } etait Jeune et pumpante, légère, avec dus alures de gran-
de dame M. Feydeau était stupéfait. Il rogardn 1 garde Celui, qui ouvrait de srande vi UX, 80 prec'pila dans la voiture. Elle était absolument vida OT" fital
M. 1 evdeau le warde de la natéchatissee di lé rerent face À face, sans faire un mouvement: on eût dt qu'ils étaient transformée en tatu
La jeune femme, ei paraissait aussi à l'aise que si: la Coût de Cut hôtel cui CE ile de son balhit 107) El
HCCURANt à répare! hs désordres le & fotjeite
giavaiont causes fes cahots de la 1oitur or rigcant UN TUDAN, fusunt boutfer su coitlure, s'enserran dans sa Malte vaTiie d'une + run l pris devait être effravan à cette « poque, U IA lourrur D tit à Îla
portée que des premieres tortures de France
Mis, dit-ell SADS set lon l \ le regarder | deux ho ts 1 QUI GVedis-frou }{ } di f#i teri lex Vi itures S ju n1i Qui 4 à Pa {ln irait l CH n Î [ ] i ili
L} CAT} «ti? i 1 jé nava ji CONNU : UhiforMe dit Ja AINELL MESTEL J'tUPaAS eu res srulile peur, Je vous l'affirime. ” | 1 ile lt rit jialtil nl 1 chan CAT tof au oli HAE IG VivVféite dd élocution t{ {fi ’ Eh Bien! mon cher 1 dr l tot s lis q'is ‘ \ i in: t INEETS AY LUE Gi } d! habuinde de prendr Lest-co pis vs ‘ lis litiil= eti lil MT t Lai VU sSécria fr j l bonne! repéta le lieutenant d polici ' Pire , Uresardint fixement la jeune et charmante Femine NL Ties, “AT: l ñ le s vraces di SOIi Sexe : le doute & L perhis , ( LE ‘ le iclitepant de [10e { outyca j'üs, in | reg rda fixement à sol \h! dit-el . je Be Vous Coi nais pas. Cei ea ‘done plus 1 qui était ivi autrefois? Vons etes donc le Boite oatatitr HANEFTS K \i 1j Jhiattil t Fe {} il l'OVEZ-VoUus Pt on | iiie et ii file COTUISit' a l'H5t ‘ urone, à i St-llonor C'est là qu'on [EL “tie Gordiuaire n HO äphairtemet \adan: | RUTU: h }] a l'A fi ÆEvuron:
(Er Es 4 hot de | DOC fu rOVAii] 7 Lit ha? le Hotice ?
Cu, DENT Et pourquoi done :
\ D compacner, madame jo Väis vou le dir BÉEALUE RARE a main de Ja jeune et joli ntraîn: sons Je vestih: