‹ Cotillon II [microforme]Chapitre 5 sur 44 · LE CHATEAU D’ETIOLES · texte numérisé non relu

LE CHATEAU D’ETIOLES

Placé dans une situation ravissante, construit avec une entente parfaite d'architecture, le château d’Etioles semblait être une création féerique à laquelle eussent présidé ce luxe éblouissant et ce goût délicat des arts qui ont glorieusement caractérisé le dix-huitième siècle, ce siècle étrange de notre histoire, qui a vu mourir Louis XIV et naître Napoléon ler; ce siècle qui a vu s'éteindre la vieille dynastie des rois et apparaître la nouvelle dynastie impériale: ce siècle du progrès par excellence qui a enfanté Voltaire et Rousseau; ce siècle fort, puissant, où tout fut exagéré: grandeur et décadence, luxe et misère, gloire et *onte; ce siècle enfin qui à tout brisé, tout détruit, tout anéanti et qui a tout reconstruit, tout réédifié !

Mai:, pardonnez-moi, lecteur, je me laisse entraîner loin du sujet de ce livre; rentrons donc vite dans ce charmant château d'Etioles, dans cette attrayante demeure où tout semble réuni pour attirer l’admiration et procurer le bien être: splendeur des ameublements, grandeur des équipages, recherche exquise de la table, multiplicité des fêtes, magnificence des réceptions : c'est un «jour enchanteur dont une enchanteresse fait les honneurs.

Je déjeuner avait été servi dans une salle à manger

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