‹ Cotillon II [microforme]Chapitre 7 sur 44 · UN AMI SINCERE · texte numérisé non relu

UN AMI SINCERE

“Ainsi, vous êtes heureuse, madame? Parfaitement hei.reuse ?

—-Pourquoi m'adresser cette question, monsieur le duc ?

— Parce que je vous suis attaché sincèrement, ma charmante amie.”

C'était dans une petite allée du pare d'Etioles qu'avait lieu cette conversation,

Antoinette marchait lentement, s’abritant du soleil sous une ombrelle de plumes d'autruche, dont elle se servait souvent pour se cacher le visage. lle avait l'oeil rêveur et elle paraissait en proie à une émotion très-vive,

Richelieu, jouant avec sa tabatière, la tête légèrement inclinée à droite, la dominait du regard, parlant, gesticulant et marchant avec cette aisance du grand sei- £neur qui, en toute circonstance est maître de lui-même,

“Vive Dieu! reprit l’hon ne de cour par excellence en tendant le jarret pour nucux dessiner sa jambe fine, quand je vous vois si belle, gi charmante, si gracieuse, il me semble que vous méconnaissez ce pourquoi vous

ttes née en demeurant ce que vous êtes,

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