‹ CouleursChapitre 32 sur 50 · SIDOINE = CLOTILDE · texte numérisé non relu

SIDOINE = CLOTILDE

LOTILDE. Un amant? Non, j'aime trop ma liberté. Un amant?... Des soupçons, la jalousie, des tourments. Un amant?... Non, je veux pouvoir aller et venir dans la vie, selon mon gré. Un ADO OU AIS CUIR CHENE ColntdetamuetdenlatPaxemiRttendais. | Quoi ? Une voiture. Ah! Et il ne croit DAS SOU eRSMoUIeditMNC eStRDien singulier. Un amant! Non. J'ai bien assez

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d’un mari. Mon mari est un gardien débonnaire et qui ne craint... que le scandale. Me sachant bien élevée, il ne me surveille que de très loin, et puis linfatuation propre aux maris fait que, même sil me voyait en conversation suspecte, il n’en croirait pas ses yeux.

Mais un amant ?

#& Sipoine. = Votre mari a raison...

Soupçonner sa femme, c’est l’injurier, et un galant homme ne saurait injurier SaRTenATIE.

# CLoTILDE. Si sa femme est honnête, cela va bien. Si elle ne l'est pas, les soupçons deviennent donc légitimes, avant même le commencement de preuve?

& Sipoixe. Les soupçons ne sont jamais légitimes.

# CLorirpe. æ Ne dites pas de bêtises.

Les soupçons sont toujours légitimes. Mais on en a ou on n'en a pas, cela dépend des caractères... Je ne sais pas si mon

COMMMELUURES

mari m'a jamais soupçonnée ; il ne la jamais fait paraître. Vous savez pourtant aussi bien que moi, non, pas tout à fait aussi bien, mais enfin vous savez que J'ai eu un amant, puisque vous étiez non seulement son ami, mais notre confident.

Alors, avouez que vos belles phrases ne sont que de belles phrases.

& SipoinE. = Du tout. Quand on aime, quand on se croit aimé, les soupçons sont infâmes. Je dirais plus, ils sont bêtes. La vie est un acte de confiance. Tromper, cest se dégrader. Or, peut-on jamais supposer que celle qu’on aime est un être dégradé ?

F'CLOMBDEMEMEN HN ANTON M TEMSAIS que les amants sont soupçonneux, et rien ne m'énerve davantage. Votre ami m'a torturée pendant trois ans. J’en ai assez.

Les chagrins qu’il m'a causés ne valaient pas les plaisirs qu'il m'a pourtant fort libéralement donnés. Une autre femme

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aurait été heureuse avec lui, peut-être. Je ne le fus pas. Assez d’une expérience. Je ne dis pas que je ne céderai jamais à un caprice. Oh! Dieu, non! Des caprices, mais jen cherche et je bénirais le ciel, je ferais une neuvaine à Notre-Dame-des- Victoires, si cette plante germait dans ma tête. Hélas! voilà des années que je ne sens rien, ma chair ne se lève pour rien ni pour personne. Je suis désolée. Quant à mon cœur, n’en parlons pas.Je lai mis à la raison.

& Sipoine. — Vous êtes une délicieuse petite égoïste, Ce n’est pas pour cela que je vous aime, mais je vous aime.

# CLoriLpe. - Vous me l’avez assez dit.

Aimez-moi, qui vous en empêche ?

&SipoinE. = Mais pour aimer il faut être deux.

# CLoTiLpe. = Le beau mérite, alors!

Moi, jai aimé votre ami pendant six

3 DE A 4 # mois, avant qu'il eût seulement daigné jeter les yeux sur moi.

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& SipoiNE. = Mon mérite, si c’en est un, est bien plus grand, puisqu il yaun an jour pour jour... que Je vous fais la cour.

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effet, si vous m'aimiez vraiment.

& SIpoinE. = Comment, vous ne croyez même pas à ma sincérité ? |

# CLoTILDE. On ne croit à la sincérité que de ceux qu'on aime et je ne vous

aime pas.

& Sipoixe. Me voilà bien!

# CLOTILDE. = Qu'avez-vous?... Vous pâlissez ?

& SIDOINE. = ... Le coup a été un peu direct. Adieu.

# CLorirpe. æ Sidoine, ne partez pas

sur cette mauvaise IMPTrEssIOn.

& Sinoine. = Ah! vos yeux ne sont plus méchants, merci! je puis donc rester encore un peu ?

# CLOTILDE. = Oui, mais pas assis.

CO CPP RAURRS

& SiDoiNE. æ Je resterai donc debout.

# CLoTiLpe. # Pas debout, à genoux.

& SIDoINE. Oui, je vous demande pardon de vous aimer trop.

# CLorirpe. Eh bien, je vous pardonne, et même, voici ma main à baiser. C’est complet, hein ?

& SIDOINE. æ On est bien à vos genoux.

# CLOTILDE. & Que c’est bête, un homme amoureux. C’en est attendrissant.

& Sipoine. Elle pleure vraiment. Ah!

tu m'aimes, Clotilde!

# CLOTILDE. # Oui.

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