‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 107 sur 264 · JE NE SAIS QUEL PRESTIGE · texte numérisé non relu

JE NE SAIS QUEL PRESTIGE

anonyme de Magdeleine Morice, le nouveau propriétaire de Porcaro, désigné seulement par l’initiale de son nom, ce qui est fort insuffisant pour le lecteur qui aime la précision, aurait reçu la fameuse cassette dans ces circonstances tout à fait singulières. « Les nouveaux propriétaires avaient fait cette acquisition comme malgré eux, les yeux fascinés par je ne sais quel prestige, qui disparut bientôt en voyant le triste état du château, et ils ne pouvaient s’expliquer ni leur arrivée en ce lieu, ni la singulière cession de ces papiers qui semblaient, d’après la conduite des anciens maîtres, faire partie du domaine vendu. La cassette resta longtemps, plusieurs années même, dans le cabinet de travail de M. de P.,, sans qu’on songeât à l’ouvrir. Les récits naïfs et extraordinaires des habitants du lieu, leur vénération pour les restes de Magdeleine ensevelis dans la petite chapelle de Porcaro, à quelques minutes du château, semblèrent à Mme de P... de vrais contes à dormir debout et d'étranges superstitions. »

Les aventures de la cassette sont assez singulières ; elles n’ont cependant rien d’invraisemblable. Le malheur, c’est que

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