LA CONTRITION COMMENÇA A
prononcée en faveur de Magdeleine dans un temps où tout Ploërmel était soulevé contre cette sainte fille, qu’elle l’avait accueillie avec générosité, lui offrant asile dans sa propre maison ; et Mlle de la, Vol tais avait entendu raconter tous les faits concernant Magdeleine par ses tantes qui avaient été témoins de la plupart de ces évènements prodigieux. » Force est d’omettre les traits secondaires du récit de l’auteur anonyme pour arriver à la conclusion. « Décidément Magdeleine est donc une sainte ! se dit Mme de P..., et la contrition commença à lui venir. Elle se reprocha les plaisanteries qui, plus d’une fois, avaient égayé la conversation sur le compte de cette âme privilégiée ; et pour faire amende honorable, elle se mit à déchiffrer le moins indéchiffrable de ces papiers : c’était un précis de l’enfance de Magdeleine jusqu’à sa première communion, écrit par elle-même.
Elle ne tint pas contre cette épreuve et ceux qui liront les premières pages de cette vie seront obligés de se rendre aussi à l’esprit qui parle en cette humble et naïve servante de Dieu. Au reste, Mme de P...
n’était pas la première à subir cette impression. »