‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 113 sur 264 · LES RELIQUES DE SAINT NICOLAS · texte numérisé non relu

LES RELIQUES DE SAINT NICOLAS

éteinte accidentellement, la rallumait aussitôt. » Ces derniers détails dépassent beaucoup ce que le docteur Imbert a vu de l’incendie de Palma. Le docteur Imbert examine divers autres cas ; il écrit enfin (page 136) : « Je viens de citer vingt-cinq faits d’incendie divin empruntés à l’histoire des saints : naturellement, l’histoire profane fait silence à ce sujet. C’est surtout parmi les stigmatisées qu’ils ont été les plus nombreux et les plus fréquents, les deux tiers environ, en y joignant sainte Colète et sainte Catherine de Gênes, qui ont participé aux douleurs de la Passion. »

Le docteur Imbert aborde ensuite l'examen historique d’un nouvel ordre de phénomènes. « L’huile qui est sortie par accident du corps de Palma n’est pas sans analogue dans l’histoire des saints ; toutefois, les faits sont très rares. » Le docteur Imbert rapporte le cas de saint Nicolas. Il le fait en ces termes : « Le fait le plus célèbre est celui de saint Nicolas, évêque de Myre.

Ce miracle remonte au quatrième siècle et continue encore de nos jours. L’évêque de Myre, en Lycie, est resté célèbre dans l’Eglise grecque ; c’est à cette heure un des saints les plus honorés en Russie. En

ÉVÊQUE DE MYRE EN LYCIE 141 1078, des marchands italiens s’emparèrent de ses reliques et les transportèrent à Bari, leur patrie. Elles y sont encore l’objet d’une grande vénération, surtout de la part des Grecs. Chaque année, il en vient, un grand nombre pour visiter ce lieu de pèlerinage et en rapporter la liqueur précieuse qui coule toujours de ses os, se renouvelant sans cesse sans s’épuiser jamais. »

Le docteur Imbert invoque l’autorité de Baronius et incidemment critique sévèrement Baillet. Cependant, on ne saurait refuser à Baillet d’avoir été un ecclésiastique de mérite, un érudit, un personnage austère. Pour en être assuré, il suffît de recourir à la Grande Encyclopédie de Lamirault. Sous la signature Léon-G. Pélissier, on y trouve les lignes suivantes :

« Baillet (Adrien), érudit français, né au village de la Neuville, en Hez, près de Beauvais, le 13 juin 1649, mort à Paris le 21 janvier 1706. Fils d’un paysan ; aîné de trois frères et de trois sœurs ; élève du petit séminaire de Beauvais, puis du grand séminaire (1670-1671), professeur au collège de Beauvais (1672-1675) ; ordonné prêtre en 1676 ; premier vicaire à Lardières, 1676; chappier de l’église de Beaumont (mai 1677) ;

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