‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 117 sur 264 · AUTORITÉ CAPABLE · texte numérisé non relu

AUTORITÉ CAPABLE

Lycie, peut nous convaincre que dans le rang des saints que nous honorons sous le titre de confesseurs, il n’y en a point à la gloire de qui l’Eglise semble nous intéresser davantage qu’à la sienne. L’étendue et la célébrité du culte qu’elle a institué à sa mémoire et qu’elle entretient avec tant d’éclat suppose que le mérite de ce saint doit avoir été bien extraordinaire et qu’elle le croit toujours très puissant auprès de Dieu. » Ces observations sont en fort bon style ; elles sont claires ; elles n’ont rien de blâmable, non plus que les suivantes : «Le choix môme qu’elle en a fait pour donner aux personnes de diverses professions et surtout aux jeunes gens un modèle à suivre, un protecteur particulier et un patron tutélaire à réclamer, nous a disposés dès l’enfance à concevoir de lui tout ce qui se peut imaginer de plus grand dans les saints. De sorte qu’avec un préjugé si favorable dont nous sommes redevables à une éducation chrétienne, nous ne trouvons plus rien qui soit absolument impossible ou même incroyable, dans tout ce qu’on a publié des actions merveilleuses de sa vie.

Nous attendons seulement une autorité capable d'en attester ou d'en garantir la

d’en garantir la vérité

vérité. » Ce dernier trait est, sans doute, de ceux qui peuvent donner lieu à la discussion. Sur les questions d’autorité en matière de témoignage, on est plus ou moins difficile, selon son tempérament. Nousmêmes avons sur ces questions pensé maintes fois autrement que le docteur Imbert, bien que nous professions le respect le plus profond pour le caractère et pour l’esprit de notre savant émule. Baillet poursuit :

« On ajoute que les miracles que Dieu avait opérés à Myre, en considération de saint Nicolas, se continuèrent à Bari avec encore plus de bénédictions et d’abondance. C’est ce qui y attira un concours prodigieux de peuples chrétiens, les plus éloignés de l’Europe, et qui y forma ce fameux pèlerinage qui subsiste toujours avec grande dévotion. Nous en avons vu un exemple célèbre au 8 de novembre, en la personne de saint Godefroy, évêque d’Amiens, qui y alla vingt ans environ après cette fameuse translation et qui en rapporta une petite fiole pleine de l’huile sainte qui distillait de son tombeau, à Bari, de la môme manière qu’on l’avait vu à Myre. Le cardinal Baronius qui écrivait, il y a plus de cent ans, semble témoigner.

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