‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 118 sur 264 · IL ÉTAIT AISÉ A BARONIUS · texte numérisé non relu

IL ÉTAIT AISÉ A BARONIUS

mais d'un ton peu affirmatif et seulement sur le bruit vulgaire que le miracle de cette liqueur qui sortait sans cesse de ce tombeau subsistait encore de son temps.

Il lui était si aisé d'y aller lui-même en savoir des nouvelles certaines sur le témoignage de ses yeux , ou d’en apprendre

DE CEUX QUI EN ÉTAIENT REVENUS, qu'il semble avoir voulu négliger un tel éclaircissement pour laisser toujours lieu d'en douter. » Voilà le terrible passage qui a déplu au docteur Imbert. Sans doute, il y a quelque audace à Baillet d’avoir écrit que Baronius eût aisément pu aller voir à Bari ce qui en était. C’est là une audace d’écrivain qui eût pu être évitée par Baillet avec profit. Cependant il ne faut pas en exagérer l’importance.

Voici le dire de Baronius sur le baume coulant des reliques de saint Nicolas* tel que je le trouve dans Martyrologium Romanum Gregorii XIII jussu editum (Romæ Typis Vaticanis, 1630, 640 pages in-folio), à la page 232 : « Ex ejusdem sancii Antistitis corpore , ut e perenni quodam charismatum fonte stillat liquor salubris sicut olim cum esset Myræ : quamobrem Emmanuel lmp.

dum de eo agit in constit. novella de feriis

d’aller lui-même a bari 149

his titulis eum exornat ; Nicolaus miraculis insignis, unguentorum fragrantia scatens , etc... » A la page 595 du même ouvrage, se trouve encore un passage de Baronius relatif au même phénomène : « De unguento ex ejns sepulchro manare solito , in sacro hymno quem legimus in Breviario Toletano hi versus describuntur.

Cujus turnba fert oleum,

Matres olivæ nesciunt ;

Quod natura non protulit,

Marmor sudando parturit.

QUOD MIRANDUM HACTENUS VIGERE DICITUR mirifîcum templum Justinianus imperator eidem Nicolao erexit ut scribit Procop. lib. I de ædific. Justiniani lmp. restituitque Basilius Augustus ut Cedren. testatur... »

J’ai cité ces deux textes de Baronius : en effet, l’indication de Baillet (Bar. Mart. R., p. 510) se rapporte à une édition du Martyrologe antérieure à celle de 1630 que j’ai sous les yeux et paginée autrement. Il convient à la vérité de remarquer que les deux texles précités ne semblent pas justifier la critique de Baillet dans les termes où elle est formulée.

Voici, enfin, la notice consacrée à Baro-

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