LES STIGMATISÉES DU TYROL
rant de tous ces phénomènes ; j’en fis l’expérience. Le lendemain, pendant la messe, elle eut trois extases, dont une aérienne.
Des milliers de personnes ont été témoins de ce genre d'extase. Miniquina est morte en 1858. » C’est là un témoignage formel.
Je l’admets volontiers comme.très probant sans connaître son auteur, la dame fort distinguée que le docteur Imbert ne désigne pas autrement.
Je ne saurais garantir que maint lecteur, à mon exemple, admette ce témoignage comme très probant. Chacun a son libre arbitre là-dessus. Le docteur observe enfin (page 311) : « Il existe à cette heure à ma connaissance huit stigmatisées vivantes :
Louise Lateau, Palma, sœur Xavier de Requista (Aveyron). Palma est, dit-on, en relation dame avec une autre stigmatisée, Paschalina, à Jérusalem. On parle aussi d’une sœur Espérance de Jésus, au Canada, et d’une simple paysanne de Suisse. Mélanie de la Salette, qui habite au couvent de Castellamare, près Naples, aurait les stigmates, à ce qu’on assure. Il faut ajouter Mme Miollis, qui vit encore à Draguignan, et qui a été autrefois stigmatisée. Je suis persuadé, pour plusieurs raisons, que le
PAR M. LÉON BORÉ 165
nombre des stigmatisées vivantes est encore plus considérable. »
J’ai sous les yeux un livre dont le titre ressemble à celui du docteur Imbert. Il a été imprimé vingt-huit ans plus tôt. Les stigmatisées du Tyrol, par M. Léon Boré, porte la date de 1846 avec la mention deuxième édition. C’est un livre de xx-254 pages, dont VAvertissement débute ainsi :
« La première édition des Stigmatisées du Tyrol , imprimée à mille exemplaires au mois de mars 1843 et épuisée à la fin de la même année, prouve suffisamment l’intérêt qui s’est attaché parmi nous à un sujet bien digne, en effet, de l’attention et l’on peut dire aussi de l’admiration publique. »
Ce curieux ouvrage, difficile à se procurer aujourd’hui, sortait de l’imprimerie Siron et Desquers, 37, rue des Noyers. Il était édité par Jacques Lecoffre, libraire, rue du Vieux-Colombier, 29. M. Léon Boré écrit, dans Y avertissement de la seconde édition ; « Déjà, depuis 1835, don Antonio Riccardi, en Italie, Joseph Gœrres, en Allemagne, M. Edmond de Caza- Jès, en France, lord Shrewsbury, en Angleterre, avaient successivement publié le récit de leur voyage à Kaltern et à Ca-