‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 134 sur 264 · BONNES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES · texte numérisé non relu

BONNES ÉCOLES ÉLÉMENTAIRES

destie ne faisait nullement regretter l'absence du voile recommandé par Vapôtre (I r0 épître aux Corinthiens, xi). » Ce tableau tracé par Don Riccardi n’est pas sans intérêt, ne serait-ce que pour apprécier l’état d’esprit du narrateur au moment où il était témoin des phénomènes qu’il rapporte.

« Les habitants me parurent polis et affables, autant que j’en pus juger pendant un trop court séjour et sans m’entretenir avec eux, car ils parlent tous allemand. Pour converser avec les ecclésiastiques de l’endroit, je fus le plus souvent obligé d'employer la langue latine. »

Don Riccardi fut ravi de la politesse des habitants de Kaltern. Ses rapports oraux avec eux furent toutefois à peu près nuis, puisque Don Riccardi ne savait pas l’allemand. Ses conversations ne furent échangées qu’avec des ecclésiastiques. « Le phénomène spirituel de Kaltern, si l’on peut ainsi l’appeler, est l’extase presque continue dans laquelle se trouve depuis plusieurs années une jeune fille pleine de bon sens et de pureté , qu’il est impossible de voir sans admiration et sans attendrissement. » Le bon sens de l’extatique est à noter. A noter aussi sa pureté. Ces deux

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traits sont requis. Palma, la voyante cTOria, possédait ces deux particularités au dire du docteur Imbert, avec la différence, toutefois, qui sépare l’état de vierge de l’état de veuve.

Don Riccardi poursuit ainsi l’exposition des phénomènes de Kaltern : « Je sais bien que lorsqu’il s’agit de visions et d’extases, on doit, selon la doctrine des Pères, s’exprimer avec beaucoup de prudence et de réserve... Marie de Mœrl est née à Kaltern le 16 octobre 1812, de Joseph Mœrl de Mühlen et Sichelburg et de Marie Selva, appartenant à une pieuse famille bourgeoise de l’endroit. » Au moment où Don Riccardi entreprenait son voyage d’agrément, l’extatique de Kaltern avait juste vingt-trois ans. « Jusqu’à l’âge de quatorze ans, elle fut formée à toutes les qualités de sa condition, et surtout aux sentiments d'une piété éclairée par sa mère elle-meme, femme douée de facultés remarquables . L’aimable enfant correspondit à la grâce toute spéciale que Dieu lui avait faite en lui donnant une excellente mère : elle était le modèle des jeunes filles de son âge et se faisait aimer de tout le monde par sa bonté et sa modestie. »

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