LE SEIZE OCTOBRE
L’enfance de l’extatique, les qualités de sa mère sont fort instructives à noter au point de vue de la personnalité de Marie de Mœrl, dont les manifestations sont si extraordinaires.
Don Riccardi aime beaucoup faire du style. Ce n’est pas, en somme, un gros défaut. « Dès ses plus tendres années , elle fut comme saisie de Uamour de Dieu : il s’empara de tout son cœur et y déposa le germe de cette éminente piété, dont la sève vivifia et embellit sa virginale adolescence. Le meilleur signe d’un noble cœur et l’inséparable compagne du divin amour, la commisération pour les pauvres , brillait parmi toutes ses autres vertus comme une rose dans un bouquet. Toute petite encore, elle savait s’imposer maintes privations pour secourir les indigents et surtout les malades qu’elle visitait avec une grande joie. » Ce portrait de l’enfance de Marie de Mœrl est sans doute tracé d’après des renseignements sûrs. C’est à ce titre qu’il est reproduit. Tel aussi l’incident relatif à la première communion de l’extatique. « A l’âge de dix ans, lorsqu’elle s’approcha pour la première fois de la Sainte Table, ce fut avec une joie si vive et un si ardent