MAITRESSE DE MAISON
la volonté humaine, libre et inconstante dans ses actes. »
Voici un des traits les plus importants de la relation de Gœrres. On voit que la malade jouit de l’intégrité de sa raison et de son jugement ; en un mot, elle s’entend au ménage.
w II ne faut pas croire que les contemplations et les pieux exercices de Marie de Mœrl l’empêchent de vaquer aux devoirs de la famille. De son lit , elle dirige toujours le ménage dont elle partageait précédemment la conduite avec une de ses sœurs que la mort lui a enlevée. Comme elle jouit depuis plusieurs années d’une pension qui lui a été obtenue par des personnes bienfaisantes et qu’elle n’a besoin de rien pour elle-même, elle consacre cet argent à l’éducation de ses frères et sœurs. Chaque jour, vers deux heures de l’après-midi, le R. P.
Capistran la rappelle à la vie ordinaire pour qu’elle s’occupe des affaires de la maison.
Alors, ils confèrent ensemble sur les difïicultés qui sont survenues : elle pense a tout , prend soin de tout, prévient les besoins de ceux dont elle s'est chargée et son grand sens pratique fait qu 1 autour d'elle tout se trouve parfaitement ordonné. »