‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 167 sur 264 · SUR LA MÉDECINE · texte numérisé non relu

SUR LA MÉDECINE

pour et mille raisons contre, parce que la définition de l’hystérie est arbitraire. On conçoit la rigueur d’une classification fondée sur un caractère précis, sur un fait que l’œil ou l’oreille suffit à apprécier. Quand il s’agit de phénomènes de l’ordre mental, maint docteur jouissant d’un état mental moins solide que le malade, qualifie ce malade d’hystérique, parce que ce malade a le tort grave d’admettre une théodicée autre que la sienne et de percevoir avec les yeux de l’esprit des phénomènes que le docteur lui défend de percevoir !

Marie de Mœrl était-elle une hystérique?

Les docteurs de nos académies se hâteront de dire : Oui . Il est facile de répondre ainsi. Le difficile, c’est de montrer que le mot hystérique, pris d’ordinaire en assez mauvaise part, implique une déraison ou une faiblesse de la raison, quand il s’agit de Marie de Mœrl. On comprend mal une classification réunissant sous la même étiquette ce que la raison humaine a de plus haut et ce qu’elle a de plus dégradé ! C’est pourtant ce que présente l’extension du mot hystérie à des cas tels que la maladie de Marie de Mœrl. Un mot 11 e saurait exprimer cet état ni suppléera la description

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