‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 175 sur 264 · A UNE STATUE DE MARBRE · texte numérisé non relu

A UNE STATUE DE MARBRE

réalité, il y avait partout une anesthésie complète, sauf à la cornée qui était légèrement sensible. Le pouls , qui était d'abord à 120 , tomba a 100 pulsations. Quand Louise Lateau reprit connaissance, elle parut sortir d’un profond sommeil. Le sang continuait de suinter des plaies. La sensibilité revint graduellement ; le pouls remonta à 120. Le sens musculaire s’exerçait irrégulièrement, Louise Lateau ne pouvait, sans regarder, savoir dans quelle position un membre était placé. » Nous allons arriver à la description des trois périodes de l’extase de Louise Lateau, extase où la stigmatisée assiste en esprit à la Passion.

C’est là le phénomène qui produisait une impression si profonde sur les visiteurs de Marie de Mœrl. « Elle entra en extase à un moment prévu, deux heures de l'après-midi. Avant ce moment elle avait les pupilles légèrement contractées ; seS paupières étaient presque closes, les yeux sans expression. Mais lorsque la crise extatique commença, les yeux ouverts et mornes se fixèrent en haut, dirigés vers la droite ; les pupilles étaient dilatées et presque insensibles à la lumière. Pendant une couple d’heures, Louise Lateau fut étrangère à ce

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qui se passait autour d’elle. C'était la première période. La seconde fut celle de la gênufluxion, dans laquelle elle joignit les mains et resta pendant un certain temps dans l’attitude de la contemplation. Dans une troisième période, elle se prosterna à terre sans avoir de rigidité. Au bout d’un instant, elle fit un mouvement rapide, étendit les bras en forme de croix, et resta pendant une heure et demie dans la même attitude. »

Cette analyse du phénomène est singulièrement différente des descriptions enthousiastes inspirées aux spectateurs de l'extase de Marie de Mœrl. C’est que le docteur Warlomont et le docteur Tuke ne croient pas, tandis que les visiteurs de Marie de Mœrl croyaient à l'existence du spectacle offert à l’extatique et reflété par le merveilleux de son attitude. « Pendant l’extase, un abondant flux de sang coula des stigmates ; la peau était insensible. Le pouls tomba à 70 dans la troisième période et fut à peine perceptible. La respiration devint très lente et le murmure respiratoire faible. » Voici la réflexion de l’un des témoins de l’extase de Louise Lateau. Elle ne révèle rien d’enthousiaste. M. Critchett

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