‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 191 sur 264 · SKETCHES OF THE PHILOSOPHY · texte numérisé non relu

SKETCHES OF THE PHILOSOPHY

que chacun croit être la vérité, est souvent mise sous le boisseau pour des considérations tirées de l’intérêt.

Le docteur Brierre poursuit (page 520) :

« Nous ne sommes pas les premiers qui, persuadés de l'origine toute divine du christianisme, avons proclamé la ligne de démarcation qui sépare les apparitions de l'Ecriture sainte de celles de Vhistoire pro- [ane et même d’un grand nombre de personnages chrétiens. Les médecins anglais qui se sont le plus occupés de la matière avaient déjà émis une opinion semblable. »

Le docteur Brierre reproduit, en ces termes l’opinion du protestant Arnold : « Un chrétien rationaliste ne peut admettre l’inspiration que chez le Christ,lies prophètes et les apôtres. Quant au don de prophétie aux temps des païens et chez les chrétiens modernes, il ne peut être revendiqué que par les fous , les dupes et les imposteurs. Les motifs de ceux qui trompaient les hommes étaient des vues particulières d’ambition, de réputation, d’intérêt ou de ZÈLE POUR LE BIEN PUBLIC. »

Non moins formelle est l’opinion du protes tant Hibbert : (Sketches of the philosophy ofapparitiuns, 2 e édition, Edimbourg, 1825) :

OF APPARITIUNS DU DOCTEUR HIBBERT 241

« On s’est demandé si tous les faits authentiques d’apparitions et d’auditions devaient être considérés comme des cas pathologiques ; il faut faire une distinction pour ce qui concerne ^Ecriture sainte. Il serait, en effet, fort inconvenant de faire des observations sur la manière dont Dieu, dans un but déterminé, a voulu communiquer directement avec l’homme, mais, cette distinction établie, il est nécessaire de faire remarquer que RIEN NE NOUS PROUVE QUE DES FAITS SEMBLABLES aient eu lieu depuis les temps apostoliques ; aussi pensons-nous que tous les cas de ce genre, postérieurs à ces temps, sont plutôt du ressort de la médecine que de celui de la théologie. »

Après avoir reproduit les dires d’Arnold et de Hibbert, le docteur Brierre remarque (page 522) : « On a trouvé singulier qu’un chrétien rationaliste , quelque peu philosophe, en eut appelé à Fautorité d’auteurs protestants. Notre réponse est fort simple :

si nous croyons à l’excellence de la religion catholique, si nous avons l’intime conviction que notre pays ne sera raisonnable èt heureux que quand il se sera habitué à la respecter, nous ne faisons pas de catégo-

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