LE DICTIONNAIRE DE THÉOLOGIE
ries, parce que Dieu seul s’est réservé le jugement des consciences. » Cette déclaration du docteur Brierre de Boismont est la preuve manifeste de ses convictions religieuses : elle rend singulièrement instructives les réserves formelles établies par le docteur sur l’origine des phénomènes hallucinatoires de notre siècle et des dix siècles qui l’ont précédé. Le docteur poursuit ainsi. « Des écrivains se sont beaucoup récriés contre la distinction que nous avons faite en faveur des apparitions des livres sacrés.
Mais au lieu de nous reprocher d’avoir eu la faiblesse de nous incliner avec trop de respect devant les récits canoniques, ils nous ont attaqué comme un éclectique qui attaquait d’un côté et rejetait de l’autre. En agissant ainsi nous n’avions pas la prétention d’étre plus orthodoxe que les Pères de l’Eglise et les savants théologiens qui ont été rationalistes comme nous à l’endroit des hallucinations de plusieurs saints personnages ; c’est ce qu’attestent les citations suivantes. » Nous ne croyons pas utile de reproduire ces longues citations. Nous avons hâte d’arriver à la conclusion de réminent physiologiste. Il la formule ainsi (page 523). « Ainsi donc, si nous nous