A TROIS LIEUES DE CAVALESE
suffisait pour mettre l’extatique Domenica Lazzari à l’abri de la curiosité du gros des touristes. A Capriana, les visiteurs étaient rares. « On nous fit entrer dans une petite chambre où le jour pénétrait à peine par une fenêtre qu’on tient ouverte jour et nuit, même à l'époque des plus grands froids, et nous vîmes le spectacle le plus saisissant et le plus extraordinaire qu’on puisse imaginer. »
Au point de vue des stigmates, Domenica Lazzari offrait un spectacle beaucoup plus émouvant que Marie de Mœrl. Ses souffrances atteignaient un degré d’acuité de nature à donner l’illusion complète du crucifiement, avec les phénomènes de l’agonie « Domenica était couchée sur le lit de douleurs qu’elle ne quitte jamais et où elle offrait comme une image vivante de Jésus crucifié. On pouvait à peine distinguer son visage, parce qu’à l’exception de la bouche et du menton, il était couvert de sang à moitié séché comme d’un masque.
Le sang continuait à couler du front par une foule de petites blessures représentant celles de la couronne d'épines. Il se répandait sur son cou et sur des linges placés au-dessous de sa tête. Ses mains forte-